À quand notre République française d’Amérique ?

À la veille de cette fête du Canada, plutôt que de m’attarder sur les lamentations et les colères que suscitent quotidiennement l’attitude colonisé-cocu-content de trop de nos compatriotes, j’ai décidé d’oublier toutes les notes que j’avais prises pour ce blogue ( artistes putassiers et anglos qui jouent maintenant les victimes dans le but de nous culpabiliser), parce que je trouve important de vous refiler un document de l’amie et militante Danièle Fortin qui nous apporte une bouffée d’air frais dans l’éternel débat sur l’avenir du Québec.
J’ai été renversé quand j’en ai pris connaissance et je considère ce document, prélude aux futurs États généraux de la Souveraineté, d’une importance capitale. Inutile de préciser que j’y adhère de tout coeur, raison pour laquelle je le reproduis ici in extenso.

LE DOCUMENT

Sur « Facebook » il y a une page consacrée aux États généraux sur l’indépendance ( ÉGIQ ) mené par Romain Morales.
Sur un forum de cette page, nous pouvons y lire cette question :

La souveraineté pour vous, ça veut dire quoi?

Voici ma réponse :

Voilà plus de quarante ans que nous parlons QUE de souveraineté ( les plus déterminés, eux, adoptent le terme « indépendance » ), et pourtant rien n’avance sauf par de très rares « pics » en faveur de notre option dans les sondages. Or l’indépendance n’est pas une fin en-soi mais bien une étape, qu’il faut bien préparer évidemment. Pour moi, l’indépendance est la phase qui nous mènera à un régime d’État que je souhaite républicain. Un régime pour le peuple et par le peuple. L’inverse d’une monarchie. C’est cela qui me motive. Or, depuis la fondation du Parti québécois, l’idée de république ne fut que très rarement ( sinon jamais ) discutée. Peut-on émettre l’hypothèse que la crainte de l’indépendance, chez les citoyens, soit due justement parce que JAMAIS nous ne discutons de ce qui viendra après ? Pourtant deux peuples qui nous ressemblent le plus en Occident ( les Français et les Irlandais ) et issus, comme nous, d’un pouvoir monarchique se sont, dès le départ, identifiés comme étant républicains et non à partir d’une appellation reliée à la phase ( l’indépendance ) signifiant leur rupture d’avec le pouvoir en place.
De plus, se dire républicain signifie clairement une indépendance totale du régime de monarchie constitutionnelle et non une souveraineté à 70% ou à 85%. La phase transitoire entre un vote en faveur de l’indépendance et l’établissement d’un régime tout autre, fera en sorte qu’Ottawa mettra tout en œuvre pour accorder de plus en plus de pouvoirs au Québec afin qu’il ne quitte pas le giron fédéraliste. Acculée au pied du mur, la capitale canadienne fera des pieds et des mains afin que le Canada ne s’effondre.
Et de cela, je n’en veux pas. Je ne veux pas que le sort d’un pays étranger repose sur les épaules de notre peuple. Ce sera leur problème, pas le nôtre !
L’indépendance politique de mon peuple m’est chère dans la mesure où ce nouveau pays sera complètement français avec nos valeurs, l’héritage de nos ancêtres qui ont défriché et mis en valeur ce pays, ajouté à l’apport des citoyens venus d’ailleurs. Notre histoire collective est riche de grands personnages malheureusement occultés par un système à la remorque du grand patron canadian.
Pour toutes ces raisons et combien d’autres encore, il nous faut sortir de la survivance et bâtir la seule république française en Amérique.

——

L’extrait en gras est très important. Je crois avoir éclairci un peu plus le mystère du silence du Pq à propos de l’idée de république appliquée à notre lutte. Le Pq n’avance pas dans cette direction tout simplement par une très malsaine et hypocrite stratégie. Mettre de l’avant la mise en marche vers la république signifie DÈS LE DÉPART une VOLONTÉ de ROMPRE TOTALEMENT avec Ottawa. Manifestement, le Pq s’y refuse.

LA RÉPUBLIQUE EN 20 POINTS

-Voici, en vingt points, ce qui nous apparaît important et devrait être pris en compte dans le cadre du projet des États Généraux tel que proposé par Monsieur Gilbert Paquette sur le site Vigile.net. L’ordre numérique de ces points ne correspond pas nécessairement à leur ordre d’importance.

1. Nous sommes en guerre
2. Notre régime politique sera républicain
3. Des intérêts particuliers se sont appropriés le projet du moteur-roue
4. Nous constatons que le projet du MUHC est encouragé au profit du CHUM
5. La politique actuelle d’immigration doit être considérée comme une politique d’implantation
6. Encourager le secteur culturel à faire la promotion de la République française d’Amérique
7. Convenir de l’urgente nécessité de contrôler tous nos médias et toutes nos communications
8. Les États généraux donneront naissance à une Assemblée permanente et indépendante de toute autre association ou parti politique et sera sous l’égide d’un État-major ou d’un Comité des Sages
9. Reconnaître le caractère inaliénable du français et l’instituer comme seule langue nationale
10. Convenir de la nécessité de se doter d’une milice nationale
11. Rechercher et développer une source de revenu pour assurer l’indépendance de l’Assemblée découlant des É.G.
12. Convenons que la devise de l’ennemi est « Gagner du temps »
13. Reconnaissance des droits historiques des Premières Nations
14. Relever le caractère métis de notre peuple ( ? )
15. Un seul impôt géré par la Capitale
16. Rédaction d’un manifeste
17. Serment d’union ( inspiré du Serment du Jeu de Paume ) faisant suite aux É.G.
18. Se doter d’un service de sécurité et de renseignements
19. Assurer l’intégrité territoriale ( déterminer les frontières )
20. Lutter contre l’impérialisme et le colonialisme

Danièle Fortin, Marc-André Arseneault, Luc Bertrand ( Ahunstic ), Julie Cormier.

Ne reste qu’à espérer que ces idées feront leur chemin et nous permettront de sortir d’une léthargie politique collective ahurissante.

Pierre Schneider

18 pensées sur “À quand notre République française d’Amérique ?

  • avatar
    3 juillet 2009 à 8 08 07 07077
    Permalink

    Ce texte reprend presque mot à mot ce que préconisait Pierre Bourgault en 1972 !
    Bourgault a fait rire de lui, a été conspué par René Lévesque, a été tenu loin du pouvoir quand le PQ était à Québec et pourtant, c’est lui le plus grand de nos indépendantistes !

    Répondre
  • avatar
    3 juillet 2009 à 9 09 00 07007
    Permalink

    Je suis heureux d’apprendre que nous visons une république et non une démocratie.

    Répondre
  • avatar
    3 juillet 2009 à 13 01 49 07497
    Permalink

    Bonjour monsieur Schneider,

    Ce commentaire me donne encore plus la chaire de poule que bien des discussions enflammées que j’ai pu avoir avec différentes personnes. J’accroche à plusieurs endroits dans ce billet à commencer par la république en vingt points.

    J’ai défendu il y a une quinzaine d’années le fait québécois en adhérant au Partie Québécois et en m’impliquant le plus possible. Depuis, j’ai siégé à la table de différents organismes communautaires qui avaient tous comme point commun l’objectif de changer les choses. Au cours de ces expériences et au fil des années j’ai compris une chose de la nature québécoise. On ne veut pas bouleverser le quotidien. La peur du changement au sein du peuple québécois est tissé de la même fibre que la xénophobie. Elle se trouve dans l’inconnu. Je suis en total accord avec la teneur du propos lorsqu’il s’agit de présenter la démarche dans un processus d’émancipation de la nation québécoise. Par contre les moyens et l’objectif ciblé ne m’inspire guère.

    En aucun cas je n’encouragerai un discours ou le poids des mots peut peser lourd de violence. Car une des distinctions de notre nation est qu’elle est foncièrement non-violente et compatissante. Nous ne sommes pas non plus au point de parler de milice et de déclarer que nous sommes en guerre. C’est justement cette attitude « boomer bébé» qui nous a plongée dans un dialogue de sourd depuis les années 70.

    Quelques points de l’énuméré contiennent une partie de véracité. Oui, il faut convenir de l’importance du contrôle de nos médias et « surtout » de leur impartialité. Oui, il faut lutter pour convenir de la reconnaissance historique des Premières Nations « ET » des Premiers Colons. Cette alliance de peuples d’où découle métissage et colonisation du territoire d’un océan à l’autre se doit d’être reconnue. Il y a les premiers arrivants, les premiers conquérants et après….non mais quand même on pourra continuer dans 20 siècles. Il faut seulement se faire reconnaitre dans la participation à la création de la nation canadienne. Et cette reconnaissance devra nous donner certains privilèges. Par contre si nous sommes ici aujourd’hui n’est ce pas parce que nous avons su coexister? Il faudra savoir aussi cohabiter tel des colocataires, en divisant les charges équitablement sans revendiquer que le salon est notre pièce à nous seul car on l’a décoré et que notre télé y est installé.

    Sun Wu disait connais ton ennemi comme tu te connais.

    Pour le peuple québécois le vrai ennemi n’est plus le Canada. Le fait français ne doit plus se défendre en dressant un mur entre nous et les autres provinces par une frontière souveraine. Pour la simple raison que le déclin du français ne surviendra pas par l’assimilation physique mais plutôt médiatique.

    En effet, les médias sociaux qui anglicisent notre langue et américanisent notre côté latin, par le rythme de vie que les opportunités que ceux-ci proposent, sont en voie d’être une source d’assimilation plus grande que l’implantation d’immigrant. Ce rythme de vie moderne fait qu’en moins de quarante ans nous sommes passés d’un peuple pour qui la famille et les liens entre celles-ci étaient primordiaux, à une société ou les familles sont composées essentiellement de parents se disputant la garde d’un seul enfant et parfois même d’un chien. Nous sommes passés d’une civilisation paysanne à une société de droit.

    Cette société de droit n’a plus de devoir. Elle s’égare dans le bien des multinationales et PME réglant la vie de leur employé à l’horloge atomique d’une clientèle qui achète en anglais et vend la traduction succédanée rédigée par moins cher.

    Notre distinction ne réside plus dans notre différence langagière ou nos habitudes de vie. Car notre distinction est maintenant entre nous même et plus perfide, elle se nomme « Individu ». Là, se trouve l’ennemi du fait français en Amérique du Nord et de ses racines latines.

    L’individualité est mère nourricière de l’ambition. Cela n’est pas un défaut, mais c’est ce qui fait tourner le nouveau monde. Le danger réside dans cette nouvelle réalité. Ce nouveau monde qui n’a de frontière maintenant que l’économie qui le conduit. Il faut favoriser le développement intégral d’une nation qui ne se distingue plus que par sa langue et son folklore ensevelis sous les « bit torrent » et « téléchargement audio virtuel ».

    Il faut contrer le désintérêt pour notre histoire par l’acharnement à faire reconnaître notre importance dans la culture canadienne et le développement du territoire. Pour nous envelopper que dis-je, nous armer de la force et de la grandeur d’un pays non-émergeant. Un pays québécois est un beau rêve mais c’est selon moi euthanasier notre langue et nos passions. L’isolement empêche la reconnaissance.

    Il faut aussi oublier l’esprit d’une république qui est le terreau fertile du mercantilisme car sa représentation législative n’est favorable que selon une proportion non représentative de la société qui la compose. La démocratie telle que nous la connaissons n’a qu’un seul défaut à mon avis. Elle fait place à plus d’opportuniste que jamais. Les gens sont tellement désintéressés qu’aucun candidat intéressant n’ose maintenant se présenter car ils se doutent qu’ils ne seront pas écoutés, encore moins appuyés. À l’heure actuel les lobbies quels qu’ils soient n’on qu’à ce trouver bonne antenne pour « gagner » sans grande bataille leur combat. De manière à protéger notre intégrité démocratique il faut fermer la porte à l’opportunisme des lobbies qui dénature cette dernière et lorsque les occasions se présentent ne pas avoir peur, par référendum, d’établir les loi selon une la règle des proportions votante qu’elle qu’en soit le coût.

    Je comparerais votre génération « boomer » qui a déclenché les hostilités à des adolescents. Ils ont criés, revendiqués mis des bombes pour se faire voir et entendre. Certains ont même poursuivis à travers les années, sans échos autres que d’avorter des projets non commandités par la bonne « gang ». Mais un beau jour ils ont fugués. Laissant leur chambre sans dessus-dessous, les lieux souillés, vandalisé par leurs colères.

    Ma génération se doit maintenant d’être plus raisonnable. De comprendre son ennemi et ainsi savoir raisonnablement aborder la question pour que le problème se règle une fois pour toute. Comme une bonne mère de famille, ma génération devra penser les plaies et essuyer les larmes pour apaiser les colères. Il faudra ensuite démontrer que nous n’aimons pas un plus que l’autre et que nous pouvons former une famille qui «ensemble» pouvons franchir le 21ème siècle tout en préservant l’intégrité de nos enfants. Je crois discerner que ma génération veut transmettre l’espoir d’un avenir. Seulement un «avenir».

    Au nom du père…

    Cher « boomer » qui détenez le poids politique, qui envahirez les urgences, qui pèseront lourd dans la balance économique lorsque nous n’aurons plus le poids de contrebalancer vos erreurs, aidez nous. À force de vouloir nous isoler vous nous étoufferez.
    Nous ne jouons pas notre air de vie sur la même gamme. Votre air est « autre », la notre est « grave ». Ce qui était musique à vos oreilles à une époque ou tout était permis est maintenant dissonance même au sein de votre Partie. J’ai délaissé ce « Partie » justement parce que l’on n’écoutait pas les idées nouvelles. Comme la loi des singes il était interdit de parler, il fallait les écouter penser.

    Laissez-nous penser les plaies qui astreignent la bonne entente mais ne nous laissez pas nous vendre. Préservez nous de nous perdre dans les dédales du pouvoir. Portez nous vers un terrain d’entente qui est déjà notre. Mais que nous ne reconnaissons plus car nous sommes pressé. Jouer votre rôle, celui que votre âge vous incombe. Cessez d’être adolescent et devenez ces grands-parents qui préservent la mémoire et racontent notre histoire. Qui nous rappellent combien nous étions beaux et bons et comment nous avons franchis les étapes qui nous ont permis de gagner ces compétitions. Aidez nous à nous faire reconnaitre de grâce, pas à nous isoler d’avantage.

    Je vous laisse sur cette petite prière :

    À nos pères rendus vieux,
    Que vos guerres soient arrêtées,
    Que vos terres nous reviennent,
    Que vos volontés soient celles de ceux qui restent derrières,
    Pardonnez leurs leurs offenses pour qu’ont se fasse accepter,
    Ne nous soumettez pas à l’isolation,
    À nos ambitions soyez loyal.
    Amen.

    Répondre
  • avatar
    3 juillet 2009 à 21 09 00 07007
    Permalink

    Premièrement, les vingt points mentionnés ne sont pas des dogmes mais des sujets appelés à être discutés lors de futurs États Généraux de l’Indépendance.
    Je ne vois rien de violent dans les propositions. Quand les auteurs disent que nous sommes en guerre, ils font référence à la déclaration de guerre contre les indépendantistes lancée par les hautes autorités fédérales après le dernier référendum. S’ils nous ont déclaré la guerre, nous n’avons pas le choix que de défendre notre pays du Québec, non ?
    Pour ce qui est des milices citoyennes, relisez l’histoire du Québec et vous vous rendrez compte que si la population avait su se défendre quand elle a été sauvagement attaquée tout au cours de son histoire, des milices organisées auraient été bienvenues pour la défense de notre territoire.
    Je veux bien que tout le monde soit contre la violence, mais il faut savoir défendre ses valeurs et ses droits.
    Votre propos candide m’indique un manque de connaissances de l’histoire de la domination du système de la monarchie constitutionnelle sur nos compatriotes.
    L’idée de la République citoyenne est intéressante car elle serait inacceptable pour nos voisins du Canada et parce qu’il est temps de mettre de l’ordre dans le chaos actuel dans lequel nous sommes plongés.
    Trop facile de blâmer les baby boomers de tous les maux de la terre car il faut faire la part des choses: certains d’entre-eux ont largement profité
    des combats menés par mes compagnons pour s’enrichir et devenir des petits rois nègres, colonisés, cocus mais contents.
    N’oublions jamais que notre pire ennemi c’est la peur de ne pas savoir s’assumer en tant que pays, La peur, ce cancer qui ronge de partout les peuples colonisés.
    Ainsi soit-il…

    Répondre
  • avatar
    4 juillet 2009 à 1 01 01 07017
    Permalink

    Pour discuter il faut deux êtres ouvert. Je perçois dans votre propos une fermeture évidente de par la manière dont vous articulez votre réplique. Selon moi vous tuerez ce que vous défendez en maintenant un discours semblable autant dans la forme que dans le ton.

    Un combat armé de ce genre de discours n’en est pas un utilisant les bonnes armes. À trop crier on en perd la voix. Dans le contextre j’aurais aussi bien pus mettre un « e » à voix.

    Pour ce qui est de l’histoire sachez que toutes milices citoyennes utilisent le chemin de la violence. Est-ce que vous pouvez croire que si des membres d’une certaine faction du FLQ n’avaient pas mis de bombes en 1970 que Bourassa aurait demandé la loi des mesures de guerre. La violence de la méthode employée a fournis la raison à cette époque. Ne leur en fournissez pas en stimulant l’envies de prendre les armes. L’histoire est souvent bien écorchée lorsqu’il s’agit de l’utiliser comme prétexte au combat du fait québécois. Mes propos peuvent vous sembler candides mais sachez que les rêveurs calmes ont fait avancer l’histoire. Les jacasseurs eux…mourraient ou croupissaient en prison.

    C’est par ce que ce genre de discours est encore tenu que ma génération ne suis pas les ambitions des vôtres.

    Votre idée de république me répugne lorsque vous soutenez que c’est pour écœurer « nos voisins », que vous considérez comme votre ennemi. Quel noble raison. Vous ne vous attardez pas à comprendre que le concept de république s’adapte bien à une population non instruite qui a besoin d’être dirigé, quand elle n’a d’esprit que la pluie et le beau temps. Que le mode décisionnel d’une république limite la démocratie. Vous souhaitez donc former une nation milicienne non démocratique?

    Je ne cherche en rien à lancer le blâme sur les baby-boomers, par contre il faut voir clair ce qui pointe à l’horizon. Notre poids ne vaut rien sur votre balance.

    Il y a aujourd’hui une semaine j’ai assisté au décès d’un membre de ma famille. Si vous aviez vue l’état dans lequel ils l’ont maintenu en vie. Après plus de trois mois de souffrances, il a lui-même tenté de mettre fin à ses jours car il n’en pouvait plus. Il n’était même plus capable à ce moment de fermer les paupières lui-même pour dormir. Dans un sursaut salutaire il avait réussis à s’étouffer dans son propre oreiller en se tournant sur le côté. Mais les médecins l’ont réanimé prétextant qu’il avait de quoi à vivre dans sa route vers la mort. Il s’est éteint deux jours plus tard déshydraté car l’éponge ne suffisait plus à mouiller sa gorge sèche. Son souffle s’est éteint de lui-même dans une détresse psychologique accablante mais il ne pouvait la partager aux ressources qui restaient sourdes. J’ai encore le cœur en larmes mais je ne peux m’empêcher de penser au coût social d’une telle action. Et à 74 ans c’était l’un des membres les plus âgés de votre génération. C’est dire qu’ils en restent à venir ou plutôt à partir. Voyez de quoi je veux parler quand je parle des baby boomers et du poids du nombre? Pouvez-vous le comprendre? L’acharnement dont font preuve nos spécialistes dans tous les domaines « ça coûte des sous » comme dirait mon plus vieux.

    Nos institutions sont à repenser depuis longtemps, les concepts mis de l’avant par monsieur Allard me suivent depuis quinze ans maintenant par le biais de son ouvrage Nouvelle société c’est à ton tour, qu’il m’avait dédicacé.

    Mais pour l’heure et depuis plus de trente ans nous sommes tellement occupé à nous quereller que nous oublions de voire ce vers quoi nous tendons. Alors la réingénierie de l’État continuera de n’être morcellement ou regroupement de ministères en oubliant que nous dédoublons des institutions existantes pour être souverain.

    J’ai voulu embarquer dans ce rêve de pays il y a longtemps. J’ai débattu avec Turner à Vancouver lors d’un échange inter-province de jeunes partisans sur la confédération canadienne. J’ai pris part au débat. Je n’ai jamais crié et ils m’ont écouté. Me concédant des points m’en faisant perdre d’autres. J’ai aussi côtoyé des gens convaincus en 1994-1995, j’ai travaillé avec et pour eux. Des Garon, Carrier-Perreault, Parizeau et les autres. Mais après la défaite j’ai compris une chose, c’était ma dernière.

    C’était ma dernière car même avec une proportion de 50+1 des voies nous fesions fausse route. Pourquoi? Nous fesions fausse route car j’ai compris que le poids de la population active qui restera dans 30 ans pour terminer de construire cette nation ne sera plus suffisant pour soutenir des institutions devenus indispensables tel que l’école, les services de soins, les pensions aux personnes âgés et autres rentes. Il faudra aussi compter sur le 49% restant qui bouillera dans son coin et qui tentera de renverser la machine.

    Prenez exemple sur les fusions. Est-ce que Montréal subit le contre coup des fusions ou des dé-fusions selon vous? Vous ne pensez pas qu’il en serait de même le lendemain d’un référendum gagnant pour « Le Clan ». À moins que c’est là que votre milice interviendrait?

    Non je ne suis pas pour le chemin que vous avez choisi comme d’autres mouvements au Québec. Ça ne m’empêche pas de me battre pour préserver ma langue, enseigné à mes enfants l’histoire de nos familles, de mes racines. De leur permettre d’être en contacte le plus possible avec notre paysage en voyageant à travers ma province plutôt que d’allé me vautrer à Disney World ou sur une plage vendant du soleil à rabais comme bons nombres tenant le même discours que le vôtre.

    C’est par des méthodes de ce genre que je soutiens ma nation. C’est en encourageant le talent de chez-nous sans me fermer à la culture des autres, y compris nos voisins, que je poursuis le combat.
    Je ne veux plus être souverain, je veux être reconnu, aimé et protégé. Mais pour atteindre cela je devrai réussir à convaincre les irréductibles que pour préserver le fait français en Amérique du Nord et la culture de mes ancêtres nous devons nous tenir debout mais rester digne et calculé.

    Nous devons respecter les valeurs de nos traditions en adaptant les erreurs commises par nos ancêtres mais aussi des autres nations. Un être doué d’intelligence peut apprendre des erreurs des autres non?

    Ouvrez les yeux. Non, notre pire ennemi n’est pas la peur de former un pays. C’est le nombre qui restera, le petit nombre d’individualistes formés pour un marché et divisé de surcrois.

    De mon point de vue je trouve plus rentable et sensé de convaincre et m’allier 32.9 millions de personnes par la richesse que je leur apporte. Et les conscientiser que pour préserver cette richesse il faut me protéger. Que de m’enfermer avec 7,6 millions de québécois déchirés entre deux moitiés pour faire face à l’inondation d’une culture qui coule dans nos rues, nos radios, notre télévision et nos livres, appuyée de 306 millions d’états-uniens . Bientôt nous ne serons plus suffisants pour nous battre et nous devrons fourbir nos armes si nous n’avons pas le nombre.

    Se replier dans nos tranchés n’est pas la solution. Même les animaux l’on comprit, le nombre fait la force. Connais ton ennemi, apprivoise le, ensuite fait en un allier de taille.

    C’est par des discours encourageant et stimulant cette flamme que mes enfants pourront vivre dans la langue de leur choix et travailler dans la langue qu’il faudra pour continuer d’avoir les moyens de faire vivre leur culture et selon leurs espérances.
    Vous savez mieux que quiconque sûrement que durant ces 35 dernières années la nation québécoise n’a pas avancé pour la peine. Il est peut être temps d’adapter le discours à la nouvelle génération et changer le plan d’action non?

    Prenez le temps de penser pour qui vous voulez une nation enfermée dans de nouvelles frontières. Au travail, on utilisait une parabole lors des formations et conférences sur la gestion de projet qui me fait penser aux gens qui se donnent le même genre de mission que vous proposez. Je vous la récite :

    Une famille s’amusant un jour sur la plage sortit pelles et sots pour construire un château. En bon père de famille le monsieur creusait les tranchés et remplissait les sots que ses petits garçons renversaient en empilant les tas de sables pour façonner l’édifice. Au fil de la construction une autre famille s’établit près d’eux et se mit à jouer eux aussi dans le sable. Un des petits garçons alla voir la construction et revint voir le père en disant que l’autre famille construisait un gros alligator et qu’il voulait faire de même. Les enfants étant ce qu’ils sont il n’en fallut pas plus pour que le second frère acquiesce dans le sens du premier. Mais le père, un homme de bonne foie et de rigueur, habitué à faire ce qu’il fallait tenu le cap et continua de construire le château en disant à ses fils qu’ils allaient être fiers lorsque viendrait le temps d’y planter un fanion. Il s’affairait si bien que la construction terminée, il s’aperçut que ses enfants étaient à construire le reptile de ses voisins en s’amusant comme des fous avec les enfants de ce compétiteur inconnu. Il se rendit compte alors qu’il avait réalisé son idéal mais qu’il avait manqué l’objectif principal. Celui de passer une journée mémorable avec ses enfants en leur enseignant que peu importe la manière il faut s’en tenir à l’essentiel pour atteindre son but.

    Dans le cas qui nous concerne j’ajouterais qu’à sa mort, ses enfants se souvenaient de cette magnifique journée ou ils construisirent un alligator. Mais qu’ils ne se souvenaient plus ou était leur père alors qu’ils jouaient. Et cette oublis était par ce qu’ils ne lui en tenaient pas rancune.

    Bonne nuit chers rêveurs de souveraineté. Faîtes de beaux rêves d’autres restent éveillés.

    Répondre
  • avatar
    4 juillet 2009 à 4 04 34 07347
    Permalink

    Malheureusement, toutes les statistiques démographiques viennent contredire cote beau discours.
    Si nous ne contrôlons pas entièrement notre destin en tant que nation, nous sommes appelés à connaître le même sort que les minorités francophones d’Amérique du Nord, soit l’assimilation à petit feu jusqu’à ce que notre peuple ne soit plus qu’une petite tribu bien inoffensive.
    En ce qui concerne les milices, je connais les abus
    qui ont été constaté dans certains pays de type dictatorial, mais je constate aussi leur efficacité dans d’autres pays, comme les États-Unis d’Amérique où elles sont connues sous le nom de « national guard ».
    Tous les pays du monde ( et ils sont légion) à avoir adopté le statut républicain sont-elles anti démocratiques ? Ce serait faire insulte à une grande partie de la planète que d’endosser cette thèse.
    Et sachez que votre mépris des gens de ma génération ne fait que démontrer une incompréhension totale de l’esprit pacifique et égalitariste qui l’a animée.
    Je crois que les années 70, malgré toutes les dérives, ont tenté de mettre fin aux guerres et aux injustices. Peace and love ! Ce qui n’avait pas été vu depuis un certain Jésus de Nazareth.
    Je constate également que les générations suivantes sont devenues très centrées sur leur petit nombril et qu’elles font preuve de beaucoup d’intolérance.
    Les X et les Y n’ont jamais voulu améliorer le monde, mais plutôt le leur en méprisant et en tassant leurs prédécesseurs.
    Si vous consultez les dossiers publiés régulièrement sur le site Quebec101.org, vous pourriez constater que vous auriez intérêt à lire la documentation répertoriée par « les vieux de la vieille » qui persistent à croire plutôt que de se mettre à genoux devant nos voisins au nom du bon-ententisme de mon cul.

    Répondre
  • avatar
    4 juillet 2009 à 10 10 57 07577
    Permalink

    Garamond

    Je suis d’accord avec vous.
    Les troubles du PQ ont commencés « LÀ » et ils ont CONTINUÉS avec toutes les TEMPÊTES que nous connaissons.
    Est-ce VOLONTAIRE de la part de CERTAINS ou c’est l’INTELLECT de ces personnages qui en est la CAUSE?????????????????????????????????????
    QUESTION que je me demande depuis 95.

    Répondre
  • avatar
    4 juillet 2009 à 11 11 21 07217
    Permalink

    Vous noterez que je ne vous ensevelis pas de mots ce coup-ci car je crois que vous n’êtes pas à même de garder votre attention jusqu’à la fin d’un texte chargé. Vous vous enflammez trop vite.

    Monsieur Schneider, vous dénaturer mon propos. Je n’ai aucun mépris envers les gens de votre génération. Mais vous devez avouer que la lourdeur et les exigences du maintient d’un système comme celui en place demandera une proportion de gens plus importante que le nombre que nous serons. C’est vous qui tenez un discours méprisant envers les générations que vous avez engendré. Vous portez des œillères et ne voulez pas admettre qu’un jour la vie ne vous laissera d’autre choix que celui de céder votre place. Mais vous serez nombreux à quitter en même temps.

    Pour ce qui est du fait français en Amérique du Nord, si durant les 30 dernières années nous ne nous étions pas battu seul à vouloir nous séparer peut-être aurions nous pus nous allier ces autres communautés et ainsi aider à les rendre plus fortes? Vous ne pensez pas…en fait non, je crois justement que vous ne pensé plus. Vous réagissez.

    La fête de la St-Jean Baptiste était la fête des francophones d’Amérique du Nord bien avant que nous nous l’accaparions. Nous étions tellement passionnés que nous avons laissé derrière nos frères qui nous tendaient la main. Au nom de quoi? De l’isolation. Vous avez contribué à leur isolement et maintenant vous utilisez leur peines comme argumentaire pour défendre la cause….sans cœur!

    Pour ce qui est des républiques, j’en conviens, une majorité de la planète sont des républiques. Mais ces pays que nous connaissons aujourd’hui n’en sont plus au stade de la naissance. Référez vous à leur naissance et dîtes moi par la suite qu’elles n’ont pas été violente. Vous êtes tellement « peace and love » qu’il n’y a pas eu autant de conflit armé en même temps sur la planète que depuis les romains justement. Ce n’est pas dût à une génération précise ça. C’est dût au nombrilisme que vous nous imputé qui fait que chacun regarde sa courre et ne ce soucis plus de ce qui arrive dans celle du voisin. Là ou les gens sont dupent c’est que notre voisin en cette ère technologique est la l’Afrique et l’Orient en entier. Auraient-ils des combats qui risquent de nous affecter plus rapidement?

    Est-ce que la Syrie, le Congo, la Chine, le Pakistan, l’Iran sont des républiques ou règne l’ordre social par la force d’une démocratie saine? Pour ce qui est de votre modèle américain, leur système est-il vraiment représentatif? Représente-il actuellement ce que vous nous souhaitez, c’est-à-dire une politique contrôlé par les institutions financières sans vergognes.

    L’implantation d’un système républicain dans un contexte de formation d’une nouvelle nation se devrait d’être totalitaire pour ne pas être voué à l’échec et c’est là que je décroche. Notre système actuel de représentation est beaucoup plus à même de représenter un grand bassin de la population. Il faut seulement corriger certaines lacunes qui permettent à des lobbies super puissants de jouer avec notre appareil.

    Vous voulez créer un pays, allez-y. Mais posez-vous les questions pourquoi, pour qui et la plus importante comment survivra ce pays, votre nouvel enfant lorsque vous serai parti.

    Répondre
  • avatar
    4 juillet 2009 à 11 11 52 07527
    Permalink

    @Buffle entreprenant,

    Vous reprochez à Scheider1837 de ne pas discuter, mais vous aussi ne discutez pas, ni n’avancez de points structurés et cohérents en faveur de votre opinion. En fait, vous prêchez. Afin de convaincre, il faut des arguments. Ainsi, je vous demanderais de bien vouloir nous éclairer sur quelques-uns des arguments que vous avancez:

    1) En quoi une république n’est pas démocratique ?

    2) En quoi l’indépendance du Québec nous isolerait et de qui nous isolerait-elle ?

    3) En quoi le fait de demeurer dans le Canada préserverait mieux notre langue et notre culture que l’indépendance ?

    Je vous remercie à l’avance de vos explications

    Bonne journée!

    Répondre
  • avatar
    4 juillet 2009 à 12 12 55 07557
    Permalink

    @Casimir

    1-)
    République –
    l’État ou l’administration n’a de sens que dans la propriété d’un peuple ou de population de la gestion souveraine de la res-publica (bien et chose publique). Dans cette conception, la république est le plus souvent associée à l’affirmation (constitutionnelle ou non) d’un bien commun et d’une chose publique, que son gouvernement tente de préserver. Une simple confédération d’intérêts particuliers ne suffit donc pas à fonder une république.

    Si le concept est assez large pour inclure des démocraties représentatives, une république n’implique pas forcément une démocratie. Un État de forme républicaine peut être une démocratie limitée, où certains droits ne sont réservés qu’à un groupe restreint : la république est alors dictatoriale ou totalitaire. Par ailleurs, si la république est associée à la poursuite du bien commun, des régimes politiques d’inspiration libérale, comme la monarchie constitutionnelle anglaise, qui prennent les décisions au nom du bien individuel ou communautaire, ne peuvent pas non plus êtres considérés des régimes républicains dans le sens strict du terme.

    Démocratie parlementaire-
    est une forme de démocratie moderne, elle va souvent de pair avec la démocratie représentative dite aussi démocratie indirecte, par opposition avec la démocratie directe. Cette forme de démocratie s’appuie comme son nom l’indique sur une institution principale, le Parlement, composés de représentants élus du peuple, c’est-à-dire des citoyens. Le parlement fait la loi (pouvoir législatif) et élit éventuellement le gouvernement (pouvoir exécutif). C’est le type de démocratie le plus répandu dans le monde actuel.

    Mon choix, une démocratie moderne mis à jour en imposant un système, je ne sais pas encore lequel, qui pourrait faire contre poids au pouvoir des lobbies actuel.

    2-) L’indépendance du Québec nous isolerais d’avec nous-mêmes. Notre nation déchirée devrait travailler dur à penser ses plaies qu’une telle action entrainerait et ce avant même de pouvoir commencer à construire le pays.
    En quoi l’indépendance est une nécessité? La nécessité est d’être reconnu et de rapatrié une partie ou la totalité de nos impôts pour doter nos organisme qui instruise la culture de budget adéquat. Ce peut-il qu’il y ait d’autres moyens? Je crois que oui.

    Aussi, par exemple, êtes-vous prêt à être enclavé par un pays et donc de devoir entretenir et gérer la seule voie d’accès maritime du Canada vers l’Atlantique qu’est le St-Laurent? Si vous pensez établir un péage plus sévère oubliez le projet vous aurez des surprises car ils contrôleront les autres extrémités. Et ça ce n’est qu’un exemple parmi d’autre. Ce n’est pas de la paranoïa c’est le côté pratique qui semble se perdre dans le discours indépendantiste.

    3-) Le fait de demeurer au Canada « ET » d’être reconnu comme nation participative à «caractère» distinct de par nos origines peut nous permettre d’avoir un appui au sein de la communauté économique mondiale qui régit cette boulle encore bleue. Ce qui deviendrait un allié pourrait nous permettre de préserver non pas le fait français au Québec mais au Canada. Il y a d’autres communautés que la nôtre qui parle la même langue dans ce pays vous savez. Et ils ont besoin de nous autant que nous d’eux. De plus, les efforts et fonds investit dans un partie comme le Bloc Québécois nous seraient peut-être plus utile pour nous battre à préserver la plus grande différence que nous ayons, notre langue.

    Je ne cherche pas à dénigrer la cause québécoise au contraire. J’ai moi-même participé dans les années 90 du haut ma jeune vingtaine à promouvoir la souveraineté et ma culture. À mon grand désespoir j’ai subit le même échec que vous. Et cet échec est la plus belle chose qui s’est produit dans ma réflexion sur la cause. Et je me suis mis à réfléchir sur le pourquoi et non plus sur le comment. Et j’ai cherché des avenues et autour de tablées de bières et de bonnes bouteilles de vins, moi et de mes semblables avons refais le monde milles fois. Ma pensée a évoluée car je me suis rendu compte lors de mes échanges enivrés que la langue française se mourrait plus rapidement à l’extérieur du Québec qu’à l’intérieur. Et ne serait-ce que pour eux nous nous devons de former un partie politique d’un océan à l’autre et non pas dans une réserve. Car c’est ce que devient le Québec, et c’est ce qu’il sera s’il est un pays. Une réserve de blancs français.

    Savez-vous que si monsieur Duceppe avait représenté un partie nationaliste qui défend le fait français et qu’il avait présenté un député dans chaque comté du Canada, qu’il serait au pouvoir aujourd’hui. Selon les sondeurs durant les élections le chef qui avait le plus de crédibilité était monsieur Duceppe. Maintenant dîtes moi sans rire qu’un premier ministre canadien francophone convaincu aurait eu moins d’importance sur la scène international qu’un premier ministre québécois. Dans le premier cas il représente tout prêt de 40 millions d’habitants, dans l’autre même pas dix.

    Mon discours est simple, la force du nombre. La deuxième guerre a été gagné par des alliés.

    J’attends maintenant qu’on réponde aux questions que moi j’ai posé dans mes commentaires et que vous ainsi que monsieur Schneider avez contourné en s’attaquant à mon intégrité et en dénaturant mon commentaire en m’imputant mauvaise foie.

    1-) Au nom de quoi, pourquoi et pour qui un pays?
    2-) Comment survivra ce pays un coup les boomers partit?
    3-) Est-ce que si nous ne nous étions pas battu seul à vouloir nous séparer, aurions nous pus nous allier les autres communautés et ainsi aider à les rendre plus fortes et par le fait même nous rendre pus fort?
    4-) Avez-vous pensé qu’il est temps d’adapter le discours et de revoir les enjeux et les finalités possibles ?
    5-) Lors des fusions forcés les réactions de la population ne sont-elles pas un bon exemple de ce qui arriverait advenant un gain pour la cause ?
    6-) Pouvez-vous comprendre que les poids démographique de la génération des boomers est encore plus important que l’addition de celles des X et Y ? Alors quel en sera les conséquences si nous nous enfermons à 7 millions pour diviser les factures de la gestion du territoire, des frais de santé, des infrastructures et tout les autres organismes qui reçoivent des fonds de la péréquation?
    7-) Pourquoi le Partie Québécois n’est plus capable de garder un chef qui représente le peuple?
    😎 Pourquoi toujours revenir aux sempiternelles rengaines de peuples martyrisés? Nous ne sommes pas mieux. Parizeau avait à l’époque de Lévesque son réseau « CIA-esque ».
    9-) Croyez-vous sincèrement que les nouveaux médias sont moins dangereux dans une nation devenu pays?
    10-) Êtes-vous prêt à vivre sans vos belles rocheuses ? ( Ça c’était du sarcasme, une pointe d’humour ne fait jamais de mal)

    Alors au plaisir de lire vos réponses.
    Bonne journée

    Répondre
  • avatar
    4 juillet 2009 à 13 01 02 07027
    Permalink

    Le point 8 de mes questions s’est transformé en sourir baveux. Je m’en excuse c’est malgré moi.

    Répondre
  • avatar
    4 juillet 2009 à 16 04 46 07467
    Permalink

    Bonjour Buffle entreprenant,

    1) Vous démontrez qu’une république n’est pas nécessairement démocratique sans plus. Je suis d’accord avec vous pour dire qu’un pays gouverné en vertu du parlementarisme britannique n’est pas une république au sens strict. Je n’y réfère aucunement lorsque je mentionne le mot république. En terminant, plusieurs républiques s’appuient sur un Parlement. (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gime_politique)

    2) Selon votre logique, nous sommes déjà «isolés de nous-mêmes» car la nation québécoise est déjà divisée sur la pertinence ou non faire du Québec un pays. Cette division ne sera pas nouvelle dans un Québec indépendant. Actuellement, les indépendantistes pansent leurs plaies comme vous dîtes.

    Et oui, je suis prêt à ce que l’État du Québec gère la voie maritime et en retire un avantage stratégique et financier. Pour l’instant, les transports maritimes, ferroviaires et aériens relèvent du Fédéral. Nous aurions davantage d’outils pour développer notre économie en ayant le contrôle sur l’orientation des infrastructures de transports.

    3) Vous démontrez qu’un Québec dans le Canada permettra la préservation de la langue française au Canada et non au Québec.

    Voici mes réponses à vos questions (j’ai répondu à celle dont je saisissais le sens exact):

    1-) Au nom de quoi, pourquoi et pour qui un pays?

    Le peuple souverain du Québec (si une majorité se prononce en faveur de l’indépendance).

    5-) Lors des fusions forcés les réactions de la population ne sont-elles pas un bon exemple de ce qui arriverait advenant un gain pour la cause ?

    Absolument pas. Le gouvernement de l’époque a fusionné des villes dont la population s’était prononcée par référendum en défaveur des fusions. C’est pour cela que nous parlons de fusions forcées. Il n’est nullement question de faire l’indépendance de force. De plus, selon les résultats d’un sondage dévoilé par Jacques Parizeau dernièrement : «Une majorité de répondants estime que le Québec a le droit de se séparer (61 %), qu’il dispose des ressources humaines, naturelles et financières nécessaires pour devenir un pays souverain (60 %) [..]. De même, le projet d’un Québec souverain apparaît réalisable aux yeux de 56,6 % […]». Cela nous donne une marge de manœuvre advenant une victoire courte. À mon avis, ces gens se rallieront au pays naissant en vertu des principes de la démocratie. (source : http://www.ledevoir.com/2009/06/10/254293.html)

    6-) Pouvez-vous comprendre que les poids démographique de la génération des boomers est encore plus important que l’addition de celles des X et Y ? Alors quel en sera les conséquences si nous nous enfermons à 7 millions pour diviser les factures de la gestion du territoire, des frais de santé, des infrastructures et tout les autres organismes qui reçoivent des fonds de la péréquation?

    Nous aurons 100% des revenus d’impôts et des taxes ce qui compensera amplement (et même plus) pour les revenus de péréquation. De plus, nous ferons des économies au niveau des dédoublements de compétences qui n’existeront plus. Le Canada sera dans la même position démographique que nous alors il ne nous sera pas de grand secours.

    7-) Pourquoi le Partie Québécois n’est plus capable de garder un chef qui représente le peuple?
    Pourquoi toujours revenir aux sempiternelles rengaines de peuples martyrisés? Nous ne sommes pas mieux. Parizeau avait à l’époque de Lévesque son réseau « CIA-esque ».

    Les chefs des partis politiques représentent leur parti. Le Premier Ministre élu par la majorité représente le peuple.

    9-) Croyez-vous sincèrement que les nouveaux médias sont moins dangereux dans une nation devenu pays?

    Je ne saisi pas ce que vous voulez dire par «nouveaux médias». Si vous parlez d’Internet, je ne considère par que c’est un danger. Par contre, je vous répondrai que nous aurons le contrôle sur les médias dans un Québec indépendant. Pour l’instant les médias relève du CRTC qui lui relève du Fédéral.

    Répondre
  • avatar
    4 juillet 2009 à 17 05 26 07267
    Permalink

    Évidemment, lorsque je parle de république, dans le texte cité par schneider1837, il s’agit bien de république démocratique dans la mesure où l’étymologie du mot « res publica » renvoie à un régime d’État par le peuple et pour le peuple et dont les fondements relèvent de valeurs cardinales telles que le bien commun, la justice sociale, l’entraide. En cela, il est difficilement envisageable que le Canada devienne une république car cette entité étatique repose avant tout sur le (néo )libéralisme, le multiculturalisme ( où toute notion de peuple est évacuée au profit du communautarisme ) et bien sûr sur la Charte des droits et libertés des indvidus et non du peuple canadien ( ce peuple n’existe pas dans le statut du l’AANB ).

    Pour jeter un peu plus de lumière sur la question républicaine, j’aimerais porter à l’attention des commentateurs, quelques extraits de la conférence tenue le 18 juin 2009 à la SSJBM, dans le cadre d’une table ronde faisant suite à la publication du plus récent numéro du « Bulletin d’histoire politique » intitulé « L’idée de la république au Québec » sous la direction de Marc Chevrier.

    Prôner le républicanisme plutôt que l’indépendantisme simplement, serait un changement de paradigme qui déstabiliserait profondément Ottawa, Bay Street , Wall Street, Downing Street, et tutti quanti.
    Que l’on ne l’ait jamais clairement avancé depuis les débuts du nationalisme moderne au Québec, me dépasse.

    Il n’est pas trop tard.

    1- Stéphane Kelly – Sur l’idée républicaine au Québec

    http://www.youtube.com/watch?v=zEX2xAn-gzc

    2- Louis-Georges Harvey – Répression du régime actuel sur la production historique

    http://www.youtube.com/watch?v=jvwPWa9XguM

    3- S.Kelly – M.Chevrier – Le Pq et les régimes politiques
    Stéphane Kelly, dans cette intervention, nous fait part de l’idée du républicanisme à l’intérieur du nationalisme moderne au Québec et Marc Chevrier enchaîne par une anecdote à propos d’une brochure publiée par le Parti québécois lors du premier Congrès du parti en 1969. Cette brochure ( rédigée, je crois , par Marc Cuerrier ) avait pour objectif d’informer les délégués sur les différents régimes politiques.
    Or tous les régimes y étaient mentionnés sauf l’option du régime républicain !!!

    http://www.youtube.com/watch?v=wShAnZtWQKo

    4- S. Kelly – Sur la volonté du combat

    http://www.youtube.com/watch?v=XlDZ37g8tx8

    5- Éric Bédard – La hantise de la rupture

    http://www.youtube.com/watch?v=b2dEpE4dhZk

    J’y ai ajouté une autre intervention, celle-là de Agustí Nicolau Coll, géographe, historien catalan et Directeur-adjoint de l’Institut interculturelle de Montréal.
    M. Coll, nous fait comprendre combien il serait déstabilisant, pour l’adversaire, d’adopter le nouveau paradigme du régime d’État ( républicanisme vs monarchie constitutionnelle » ) plutôt que l’ancienne dichotomie un peu trop simpliste d’ « indépendantisme vs fédéralisme » fixée, voire enlisée depuis des décennies dans l’ornière sémantique d’Ottawa. Ce qui nous force, du coup, à reconnaître que le terrain langagier sur la question nationale est loin d’être complètement investi. À nous de confronter l’adversaire selon ce nouveau paradigme où il sera obligé de défendre ce sur quoi, jusqu’ici, nous l’avons aidé à ne jamais s’engager.

    Il faut être très attentif à ce que nous dit M. Coll. Il faudra faire un effort pour saisir son propos, son accent ne rend pas la tâche facile mais il n’en demeure pas moins que son intervention me semble très importante afin d’établir désormais NOS PROPRES RÈGLES plutôt que de demeurer dans celles de l’adversaire.

    http://www.youtube.com/watch?v=5d69uMHnrC4

    Répondre
  • avatar
    4 juillet 2009 à 18 06 42 07427
    Permalink

    Le débat sur la souveraineté du Québec sera éternel.

    Oui nous sommes isolés par nous même du fait de notre division. Et de continuer de se voir comme des martyres nous enferment dans ce marasme depuis longtemps. De devenir propriétaire en pensant contrôler les transports ne sera que fadaise car nous resteront enclavé entre deux territoires quitté. Une taxe sur au transporteur pourrait être imposé mais elle le serait doublement car nos voisin ne laisserais pas tomber leur acquis.

    Lorsque vous dîtes : « Vous démontrez qu’un Québec dans le Canada permettra la préservation de la langue française au Canada et non au Québec. » Et bien si le Québec fait partit du Canada et que le français y est préservé, alors pourquoi dîtes-vous qu’elle ne le serait pas au Québec ? Le français ne nous est pas exclusif.
    Faire la souveraineté au nom du peuple souverain ça revient à dire manger par ce qu’on a faim. Ce n’est pas une réponse. La cause derrière la souveraineté, la raison pour laquelle vous la désiré tant c’est quoi ? Que pensez-vous recréer dans un nouveau pays que nous n’ayons déjà, mis à part la sauvegarde de notre culture latine?

    Le gouvernement de l’époque qui a forcé les fusions est le même qui entend créer un pays. Dois0je en dire plus ? Je n’ai jamais parlé du droit à la séparation mais des impactes de la séparation sur la population. Cela ne sera pas fait du jour au lendemain en claquant des doigts. Si la constitution du Canada n’est pas encore claire aujourd’hui imagé comment traineront les ententes bipartites. Qu’est-ce qui empêcherait le Canada de renier le résultat et de faire comme nous, retenter sa chance encore et encore.
    Pour ce qui est d’avoir la totalité des revenus de notre population ne suffira pas à restructurer notre peuple en pays. Étant conseiller pour plusieurs ministère de l’État et voyant les défis qui nous attendent je vous assure que nos impôts ne seront pas diminué même si nous n’en versons plus au Canada. Encore une fois, le poids du nombre parle de lui-même.

    Pourquoi parler du PQ, Par ce que si un jour un référendum est en faveur de la création d’un pays, le PQ sera le gouvernement en place. Son chef doit donc représenter le peuple.

    Les nouveaux médias ne sont pas qu’Internet, ce sont le cinéma, la musique, les arts et autres modes en général. La culture populaire est rendue dans nos assiettes. La majorité des gens que je connais n’écoute plus leur film en français. Pire les jeunes, 20 ans et moins, que je côtois télécharge leurs films, jeux et musique en anglais. Le risque de notre langue ne vient plus de la constitution, il vient des médias consommés. Et si vous croyez que vous aurez le contrôle des médias dans un Québec indépendant vous ne savez pas comment se finance les médias. Ce qui les contrôle se sont la publicité, les entrées de fonds. Ce n’est pas le CRTC. Ils continueront de vendre n’importe quoi à une masse pour faire sonner la caisse publicitaire.

    Je vous laisse le rêve d’un pays, je l’ai porté durant longtemps et je n’y crois plus. Par contre svp prenez le temps de penser aux implications plus profondes sur ceux qui suivront. Le contre coup c’est eux qui l’auront.

    Au plaisir de discussion cordiale comme celle-là.
    Bien à vous et bonne soirée.

    PS. Votre lien me donnait une erreur 404, je n’ai donc pus lire l’article.

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2009 à 15 03 39 07397
    Permalink

    @Danièle Fortin

    Je vous remercie pour ses liens intéressants sur le républicanisme.

    @Buffle entreprenant

    Vous êtes fermement convaincu que le Québec doit demeurer dans le Canada. Ce qui est parfaitement légitime.

    Pour ma part, je suis fermement convaincu du contraire c’est-à-dire que nous avons besoin d’un pays pour assurer notre plein développement politique, économique, social et culturel. En tout respect de votre opinion, je mets donc un terme à cette discussion vouée à une série d’arguments et de contre-arguments.

    En terminant, je vous demande vous aussi de réfléchir, mais sur les conséquences pour notre nation d’être éternellement assujettie à une autre nation.

    Voici l’article en question et l’enregistrement vidéo de la conférence de M. Parizeau : http://www.vigile.net/Parizeau-il-faut-une-crise

    Au plaisir!

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2009 à 19 07 10 07107
    Permalink

    Voici un autre important extrait de la vidéo portant sur l’idée de la république au Québec. Tout le débat tenu le 18 juin dernier est important d’où mon intention d’en proposer des extraits à petites doses. Question de bien assimiler la richesse du contenu.

    Ici, André Binette ( avocat et juriste ) nous indique qu’un débat portant essentiellement sur l’abolition de la monarchie sans aborder la question du régime qui le remplacerait pourrait entraîner les citoyens québécois dans une querelle qui, au final, servirait encore l’actuel régime. En cela, l’exemple du référendum australien en 1999, est fort significatif.
    http://www.youtube.com/watch?v=amFiFUtH0R0

    Ce qu’il faut peut-être, par ailleurs, en déduire : dans un cadre politique de monarchie constitutionnelle, les « séparatistes » peuvent parler de n’importe quoi, de souveraineté, d’indépendance, d’abolition de la monarchie mais SURTOUT PAS DE RÉPUBLICANISME .
    Pour l’establishment néocolonialiste, l’idée républicaine, c’est l’diable !
    Ce qui obligerait les fédéralistes à être confrontés à leur propre néant constitutionnel qui n’est qu’au fond qu’un arrangement pour servir des intérêts particuliers. C’est ça leur Canada™ et rien d’autre !

    Répondre
  • avatar
    11 juillet 2009 à 20 08 59 07597
    Permalink

    Je crois que nous sommes très d’un Québec souverain.

    Je comprends que certains d’entre vous aime faire des gribouillis sur la planche à dessin, mais il faut aussi être réaliste.

    Par exemple, avez-vous une idée combien de fois le PQ a proposé, sous différentes formes, son projet souverainiste en 40 ans ?

    http://montrealaisorigine.wordpress.com/2009/07/10/le-pq-et-ses-nombreuses-strategies-pre-referendaires/

    Si le PQ n’est pas à l’aise à défendre son ancien article 1, dites-moi qui réalisera la souveraineté ?

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *