À qui devons-nous la dette du Québec ? À quel endroit ?

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JEAN-CLAUDE THERRIAULT :

Avant de répondre à cette question, il faut savoir que la Banque du Canada est avant tout publique, même si elle ressemble à une banque privée; elle est responsable de $ fiduciaire pour environ 2%; les banques commerciales, elles comme la BMO ou la BRC sont responsables de $ scripturale, soit forme électronique ou écritures comptables, l’argent-dette appelé fiat. C,es 98% du marché monétaire.

De facon générale, $ est prêté non par la B du C mais par les banques privées; le Québec fonctionne aussi avec la B du C et les banques commerciales.

Les dépenses du budget du Québec sont aussi absorbées par une partie des impôts sur le revenu des particuliers et des compagnies, les diverses taxes; de plus , nous prêtons de $ au Gouvernement quand nous achetons des obligations d’épargne, des obligations gouvernementales, des bons du Trésor….

Par ailleurs, dans les budgets des gouvernements, il faut considérer qu’il y a toujours environ 11% des dépenses consacrées au paiement de la dette comme telle, sur les emprunts faits par l’Etat aux particuliers et aux entreprises. Pour l’année 2013-14, le Gouvernement du Québec a payé 10 milliards $ en frais d’intérêts sur sa dette.

Selon le rapport 2014 de l’IRIS, il est difficile de dire qui détient la dette du Québec. Il parle de 3 éléments :

1- 29% est contrôlée par le Gouvernement du Québec; il se divise comme ceci : 14,9% vient des 28.4G$ des 191 G$ de la dette brute du Québec qui est dû aux employés (e) même de l’Etat en raison de leur régime de retraite. 14,1% la moitié des obligations détenues par la Caisse de dépôt et placement du Québec pour le total des obligations du Québec pour un total de 27,9G$-

2- 15% qui est possédée hors Canada;

3- 56% possédée par des gens du Québec et du Canada.

En additionnant 56% et 29% nous arrivons à 85% à la fois par le gouvernement du Québec et des gens du Québec et du Canada ensemble. Selon le ministère des Finances du Canada, depuis la crise financière de 2008, la portion étrangère aurait augmentée de la portion de 85% serait descendus à 70%.

La grande majorité de la dette du Gouv.du Québec est contractée par l’émission d’obligations. Plus de 90% de la dette du Gouv. Du Québec en 2013 a été contractée sous cette forme. Les particuliers détiennent également 4,6% de l’endettement du Gouv. Du Québec par l’entremise des produits d’épargne qu’ils contractent par l’entremise d’Epargne Placement Québec. La balance de la dette du gouv. Du Québec est répartie entre des emprunts temporaires (1,9%) et des Bons du Trésor (1,7%); l’utilisation des autres instruments financiers est marginale.

Par ailleurs dans un autre document Jean Louis Perez, «  depuis les années 1970, la B du C, avec le consentement du gouv. Du Canada a crée de moins en moins d’argent, tout en laissant aux banques privées une part de plus en plus grande de l’argent au pays »- Possiblement le 98% de l’argent scripturale en circulation, dont nous avons parlé. Il faut aussi savoir que la dette du Canada a augmentée de 16,4G$ à plus de 503G$ en 2006, depuis le début du gouvernement Trudeau en 1968 et pendant la période de 1970-2006, le fédéral a remboursé environ 700G$ en frais d’intérêts sur la pérennité de sa dette accumulée. Il faut savoir que cette fédérale est composée à 93% d’intérêts composés depuis le temps.

Si la B du Canada contrôlait 100% de la création monétaire, nos gouvernements n’auraient pratiquement peu d’intérêt sur la dette à rembourser; le véritable problème c’est à qui nous devons la dette publique, qui sont les véritables créanciers de la dite dette publique? Le cercle infernal devient encore plus vicieux quand nous devons réemprunter de nouveau pour rembourser des intérêts. Je ne me souviens plus exactement dans le cas du Canada, mais en France, l’augmentation des budgets correspond exactement à la dette publique en raison des intérêts composés.

Quelles sont donc les solutions à cette affaire de dette publique?Selon la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics ( Février 2015); voici quelques-unes d’entre elles :

1- l’augmentation du taux provincial d’imposition des entreprises à 15%, au lieu du 11,9% actuel;

2- réduire les subventions aux entreprises;

3- augmenter les redevances sur les ressources naturelles;

4- lutter contre l’évasion fiscale, par ex : considérer les paradis fiscaux avec un minimum d’imposition de 15%;

5- lutter contre la corruption et la mauvaise gestion pour les contrats du gouvernement;

6-adopter une politique de rémunération maximale des cadres et dirigeants des institutions publiques, para-publiques et sociétés d’Etat : ex : HQ, CSST’ LOTO QUEBEC’ Hopitaux, etc.

Selon mon étude, les solutions permanentes devraient être les suivantes :

1- paradis fiscaux : soit le éliminer, car elles sont surtout un réflexe au côté immorale et illégitime de l’impôt sur le revenu, en particulierdes particuliers; OU fixer un montant d’au moins 15% de l’impôt;

2- banques commerciales : relever de beaucoup l’impôt à payer, min de 15- 20% sur les profits;

3- ne plus participer au sauvetages bancaires ( bail out) et encore moins au bail-in.

Comme on le constate il n’y a pas de raison que les populations vivent l’austérité qui est de plus contestée avec raison, et ce dans plusieurs pays. Il semblerait donc facile d’éliminer complètement la section Gestion de la dette des budgets des Etats si des vraies solutions étaient utilisées et encore plus si la B du C avait le contrôle total de la masse monétaire, ce qui n’est pas le cas.

 

 

 

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Jean-Claude Therriault

Recherchiste, auteur et conférencier. Incidemment, Jean-Claude Therriault est l'auteur du lire LES BANKSTERS.

2 pensées sur “À qui devons-nous la dette du Québec ? À quel endroit ?

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    19 janvier 2019 à 14 02 54 01541
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    Je vais te dire ce que je penses sérieusement. Si pour commencer le gouvernement ARRÊTERAIT de payer des régimes de retraites EXTRÊMEMENT JUTEUX à ses fonctionnaires ça aiderait a 30% de ton problème. Apres ça, si le gouvernement je dis bien ESSAYERAIS de racheter ses action, ses obligations ou bon du trésors a la caisse de dépôt, bien les intérêts BAISSERAIENT largement. et après ceci, je dirais SI le GOUVERNEMENT au lieu de mettre de l’argent sur la dette directement rachèterait A LA PLACE ces dettes contracter bien ton compteur de la dette publique va fondre considérablement. LE PROBLÈME ce passe au Ministère des finances et il faudrait que cela soit les compagnies ou les particuliers qui payent d’avantage pour les imbéciles qui émettent des action,m des obligations et des bons de trésors pour acheter la dette du Québec et faire défoncer le compteur de la dette publique.

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