Ayatollah Khamenei : «Il n’y aura pas de guerre»

L’éditeur : voici deux articles  présentant, cote  à cote, l’état de deux centres de tensions internationales (Iran-Golfe persique et Union européenne) qui, à première vue, semble indépendant l’un de l’autre mais ne le sont pas du tout. Le fil d’Ariane qui relie ces deux foyers de tensions guerrières internationales a pour nom « le déclin de l’empire américain ». Rappelez-vous, que le guignole Donald Trump avait sévèrement critiqué ses prédécesseurs pour avoir fomenter des guerres ruineuses aux quatre coins du monde. Certains supporteurs de Donald Trump avaient prédit lors des élections présidentielles américaines que Hillary Clinton poursuivrait cette politique belliqueuse et que Donald Trump y mettrait fin. Il faudra bien finir par comprendre que l’impérialisme c’est la guerre et cela n’a rien à voir avec la personnalité d’un président des USA, ni d’aucun autre fonctionnaire étatique. Les lois de l’économie politique poussent les États des riches à conquérir de nouveaux marchés pour leurs produits (pétrole – gaz – armement) et cette quête de nouveaux marchés, où réaliser la plus-value, les amène inéluctablement à se confronter entre blocs-alliances-concurrents et alliés. L’Union européenne est à la croisée des chemins et se détache de son ancien suzerain américain… c’est son destin économique. Pour ce qui a trait à l’Iran, son rapprochement de l’Alliance chinoise des « Routes de la soie » ne fait aucun doute… et sur cette route la guerre l’attend nécessairement. L’Amérique n’attaquera pas directement l’Iran pour le moment (elle n’est pas encore assez désespérée) mais fera tout pour créer des troubles dans le Golfe Persique afin de faire monter le prix du baril et s’attacher les pétro monarchies tétanisées.  Robert Bibeau.  Éditeur  http://www.les7duquebec.com


Sur France-Irak Actualité.

Ayatollah Khamenei : «Dialoguer avec les USA, une solution empoisonnée»


 

Revue de presse : ParsToday (14/5/19)*

« Il n’y aura aucune guerre ; la résistance reste l’option définitive du peuple iranien face aux États-Unis », affirme le Leader de la Révolution islamique.

 

Lors d’une audience accordée à des responsables de l’ordre islamique, le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, a affirmé qu’il n’y aura pas de guerre.

« La meilleure option du peuple iranien est la résistance face aux États-Unis et dans ce face-à-face, c’est les États-Unis qui se verront obligés de faire machine arrière », a précisé l’Ayatollah Khamenei.

 

« Cette confrontation n’est pas militaire ; car il n’est pas établi qu’une guerre sera déclenchée. Personne ne cherche la guerre, ni nous ni eux. Ils savent bien qu’ils n’auraient aucun intérêt à déclencher une guerre. Cette confrontation est celle des volontés, et notre volonté est la plus forte. Parce que nous nous soumettons au décret de Dieu, ce qui renforce d’ailleurs notre volonté. »

 

Ailleurs dans ses propos, le Leader a expliqué pourquoi il n’est pas sage de négocier avec les États-Unis :

« Certains à l’intérieur du pays disent : mais quel est le problème avec les négociations ? La négociation est comme un poison. Et tant que le gouvernement actuel restera au pouvoir aux États-Unis, négocier avec Washington sera doublement empoisonné. »

Dans l’optique du Leader de la Révolution islamique, les Américains, loin de vouloir respecter les principes du dialogue, se focalisent sur nos points forts.

« Ils proposent de négocier sur notre armement défensif : “Négocions sur votre armement défensif, discutons ! Pourquoi fabriquez-vous des missiles de telle ou telle portée ? Réduisez la portée [de vos missiles], afin que vous ne pussiez pas riposter et frapper notre base [militaire] si nous frappons la vôtre.” Eh bien, ça va de soi qu’aucun Iranien sage et patriote n’acceptera de négocier ses propres points forts. Ou encore, ils disent : “Négocions à propos de votre profondeur stratégique” ; ce qui veut dire : acceptez de renoncer à votre profondeur stratégique aussi. »

Sur ce fond, le Leader a estimé que dialoguer ne serait pas sage, surtout avec l’administration américaine actuelle qui ne respecte aucun principe.

L’Ayatollah Khamenei a ajouté :

« Il n’y a nul doute que l’hostilité américaine, dont on a été témoin depuis les premiers jours de la Révolution islamique, a adopté aujourd’hui un caractère très évident. Cette hostilité a toujours existé auparavant, mais elle n’a jamais été aussi explicite qu’aujourd’hui. Aujourd’hui ils le montrent clairement et se permettent de menacer clairement. Et il faudrait se rappeler que quiconque menace à haute voix, sa puissance réelle n’est pas à la hauteur de sa voix. »

« Ils [les responsables américains] respectent les intérêts du régime israélien, plus que tout autre État. Ce sont les sionistes qui ont une mainmise sur beaucoup d’affaires [aux États-Unis]. Les Américains ont besoin de faire du bruit. Ils disent que leur comportement a changé [celui de] l’Iran ! Eh bien oui, ils ont quelque part raison ; en ce sens que la haine du peuple iranien envers l’Amérique est 10 fois plus grande qu’auparavant. Ce changement, on peut le constater dans le fait que leur objectif de porter atteinte aux intérêts de la RII devient chaque jour de plus en plus inaccessible. Ce changement, on peut aussi le constater dans le fait que la volonté de notre jeune génération pour préserver les lignes directrices du pays a augmenté, tout comme la vigilance de nos forces sécuritaires et militaires. »

« Regardez combien les ennemis se trompent dans leur évaluation de la situation. Leur président dit : il y a une manifestation tous les vendredis à Téhéran contre l’ordre au pouvoir. Alors que premièrement, il ne s’agit pas de vendredis, mais de samedis ; et deuxièmement, c’est à Paris et pas à Téhéran. »

*Source : ParsToday


 

Lire aussi

 

Qui allumera la mèche d’un conflit USA/Iran dans le détroit d’Ormuz ?

Publié par Gilles Munier. Le 15 Mai 2019,

Le détroit d’Ormuz

Revue de presse : France culture – La revue de presse internationale par Camille Magnard (13/05/2019)*

Quatre pétroliers ont été la cible d »opérations de sabotage dans le port émirati de Fujaïrah, laissant craindre un embrasement des tensions entre l’Iran et les États-Unis dans cette région explosive. Les États-Unis menacent l’UE de représailles si les 27 concrétisent l’Europe de la Défense.

Des questions ce matin sur la sécurité dans le détroit d’Ormuz.

Nous sommes là dans l’une des régions du monde les plus sensibles du moment, où la moindre étincelle semble pouvoir donner prétexte à un embrasement au moins régional. C’est d’ailleurs le dossier de Une du magazine The Economist cette semaine titré « Les Etats-Unis et l’Iran sur une trajectoire de collision« .

Le détroit d’Ormuz, au débouché du Golfe persique, entre la péninsule arabique et l’Iran, c’est le passage obligé pour un tiers du commerce mondial de pétrole, mais c’est aussi le premier terrain de confrontation, quand les tensions s’enveniment entre Téhéran et Washington. Et c »est indubitablement le cas en ce moment, avec le porte-avion américain Lincoln qui fait route vers la région. C’est lui, en photo, qui illustre d’ailleurs la Une de The Economist.

Le magazine britannique voit ses craintes prendre corps avec ce qui s’est passé hier dans le fameux détroit, au large des Émirats Arabes Unis et de leur port pétrolier de Fujaïrah hier matin : selon le journal en ligne émirati The National, quatre navires y ont été victimes d’opérations de sabotage.   Et c’est à peine si l’on en sait plus, tant les autorités locales semblent réticentes à en dire plus.

En fait, les Emiratis avaient d’abord tout nié en bloc, dimanche matin, quand les premières infos révélées par des médias libanais et russes (plutôt pro-iraniens donc) parlaient d’explosions, d’incendies sur le port pétrolier, d’avions de chasse américains et français qui survolaient la zone… Tout ça est donc à prendre avec énormément de précautions, redit The National : les autorités portuaires ne confirment que des « actes de sabotage » sans en dire plus, sur quatre navires marchands (et entre temps l’Arabie saoudite a fait confirmer que deux de ces bateaux étaient des pétroliers saoudiens).

A Abou Dhabi comme à Riyad, ont se borne à condamner « une dangereuse tentative de fragiliser le commerce maritime dans la région« … mais il n’en reste pas moins que de voir des pétroliers pris pour cible dans une des régions les plus sensibles et les plus surveillées au monde, c’est suffisamment rare pour éveiller l’attention.

D’autant plus que l’équilibre de toute la région est particulièrement instable depuis quelques jours.  

The Times, à Londres, nous fait le résumé des épisodes de la semaine dernière : les Iraniens ont menacé de sortir à leur tour du traité international sur leur programme nucléaire ; les Etats-Unis ont renforcées leurs sanctions contre les exportations justement de pétrole iranien. Les tensions sont au plus vif et l’incident d’hier dans le port de Fujairah vient encore envenimer la situation.

L’iranienne Press TV en profite pour nous rappeler, que, selon ses informations qui cette fois n’ont pas été confirmées de source saoudienne, il y avait eu la semaine dernière une série de puissantes explosions sr le port pétrolier de Yanbu, en Arabie Saoudite.  Il y aurait donc apparemment « quelqu’un » qui s’en prendrait aux intérêts saoudiens dans la région, en visant spécifiquement le commerce du pétrole. Le fait est aussi, que ce sont les médias pro-Iraniens qui en parlent le plus, quitte à en rajouter dans la dramatisation…

Ca correspond d’ailleurs bien avec l’escalade verbale elle aussi en cours : Al Jazeera cite un commandant des Gardiens iraniens de la Révolution, selon qui le porte-avion USS Lincoln, envoyé sur zone par Washington pour « adresser un message fort à l’Iran« , n’est « pas une menace, mais bien une cible » pour Téhéran.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, vient de son côté d’annoncer qu’il se rendra aujourd’hui à Bruxelles, en urgence, pour discuter avec les européens de la crise avec l’Iran.Un peu comme si l’on assistait à un grand concours de pyromanes au-dessus d’un baril de pétrole.

Alors que Mike Pompeo se rend à Bruxelles, le quotidien espagnol El Pais nous donne un aperçu de la manière dont les Américains parlent aux Européens dans les coulisses du dialogue diplomatique.

El Pais affirme s’être procurée une lettre, en date du 1er mai, dans laquelle le Sécrétariat américain à la Défense multiplie les menaces, plus ou moins voilées, contre les vélléités euopéennes de bâtir une défense commune.

Le Pentagone ne décolère pas après le vote au Parlement de Strasbourg le 18 avril qui a créé le Fonds Européen de la Défense et l’a doté de 13 milliards d’euros. Ce fonds est présenté comme une première étape en vue de doter l’UE de moyens de se défendre par elle-même… et c’est justement cette volonté affichée d’indépendance stratégique qui irrite et inquiête les Américains, confirme El Pais après avoir lue la fameuse lettre. Les 27 y sont accusés de « mettre en péril des décennies de partenariat transatlantique en matière de production d’armes, et de coopération militaire« , en clair  de menacer l’existence-même de l’OTAN.

Si d’aventures les Européens devaient poursuivre dans cette voie, le Pentagone les menace donc de représailles politiques et commerciales : l’auteur de la lettre, la sous-secrétaire à la Défense Ellen Lord, est une ex-femme d’affaires qui a fait fortune dans le puissant lobby de l’armement aux Etats-Unis, et elle prend soin de rappeler les montants des plus importants contrats passés ces dernières années entre des marchands d’armes américains et des entreprises européennes, manière de dire à demi-mots que ces contrats pourraient être remis en cause si d’aventure les 27 persistaient dans leur volonté d’indépendance militaire.

On est donc clairement passé, côté américain, dans le registre de l’intimidation.  Pour l’expert en géostratégie Luis Simon, cité par El Pais, c’est le Brexit qui a achevé d’inquiéter le Pentagone : jusque-là, avec  le Royaume-Uni dans l’UE, les Américains savaient qu’ils n’avaient rien à craindre d’une Europe de la Défense puisque Londres y mettait systématiquement son véto.  Désormais, avec le rapprochement opéré entre Paris et Berlin, les projets européens semble pris au sérieux et Washington qui se sent menacé répond par la menace.

*Source : France culture

avatar

Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

5 pensées sur “Ayatollah Khamenei : «Il n’y aura pas de guerre»

  • avatar
    17 mai 2019 à 2 02 26 05265
    Permalink

    @ tous e

    Chaque reporter et scribouilleur d’en remettre – pendant ce temps les commandes d’armement rentre au Pentagone ( rappelons trois objectifs de cette montée en tension internationale dans le Golfe persique 1: faire augmenter le prix du baril de pétrole et autre énergie fossile en créant une psychose de guerre 2: Paniquer les alliés Émiratis des États-Unis afin qu’il ne songe pas à lâcher le dollar et leur suzerain américain 3: vendre encore davantage d’armes américains à ces galopins effrayés )

    Voici un exemple de ceci  » Les USA ont annoncé un nouveau déploiement de missiles antiaériens Patriot au Moyen-Orient et ont envoyé plusieurs bombardiers B-52 à une base américaine au Qatar. Le département d’État a approuvé la vente de 60 systèmes de missile de type Patriot Advanced Capability 3 (PAC-3) et de 100 missiles de type Patriot Guidance Enhanced-Tactical (GEM-T) aux Émirats arabes unis, une vente se chiffrant à 2 milliards de dollars. Récemment, les missiles intercepteurs Patriot n’ont pas réussi à intercepter des missiles houtis lancés contre l’Arabie saoudite. »

    Tiré de cet article : http://www.france-irak-actualite.com/2019/05/en-etat-d-alerte-le-corps-des-gardiens-de-la-revolution-iranienne-envoie-un-avertissement-clair-aux-pays-du-golfe.html

    On se demande parfois si l’IRAN n’a pas intérêt à crédibiliser la tactique américaine de tension dans le Golfe persique ???

    Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

    Répondre
  • avatar
    17 mai 2019 à 9 09 53 05535
    Permalink

    Les 2 revendications phares des hippies des années 60 étaient Non à la guerre et Non à la société de consommation. Ce furent d’ailleurs les 2 slogans phares des tous premiers jour de Mai 68 à Paris avant que la gauche productiviste n’entre en scène avec ses syndicats et transforme le Non à la guerre en éphémères augmentations des salaires et que des braillards opportunistes emmenés par Kon Bendit ne travestissent l’écologie et son Non à la société de consommation en greenwashing.

    Aujourd’hui nous savons que le seul complexe militaro-industriel absorbe plus de 50% des ressources naturelles extraites mondialement de la Terre et que si demain c’était la paix, un pays comme les USA ferait instantanément faillite (voir https://www.youtube.com/watch?v=2kh2RRzd0vk ). C’est sans doute ce qui à l’époque faisait dire à Franck Zappa que les politiciens étaient le secteur divertissement du complexe militaro-industriel, et cela ne s’est pas arrangé depuis.

    Sur le plan de l’écologie, ses deniers avatars comme Extinction-rébellion et la suédoise sont financés par des multi-milliardaires dont le seul but est de faire financer leur greenwashing industriel au frais des contribuables. Tout ce qui reste de l’écologie peut se résumer à des mouvement comme Deep Green Resistance, Earth Liberation Front et Earth Frist!, c’est-à-dire à pas grand-chose alors que plus que jamais, en raison de l’extermination du vivant, extermination qui comme depuis le début de la catastrophe industrielle accélère avec chaque nouvelle technologie industrielle, même celles labelisées vertes ou durables, nous nous trouvons dans une situation où il faudrait pouvoir compter sur un véritable mouvement de résistance mondial à la société de consommation, à cette société industrielle de consommation, de domination et d’exploitation de masse.

    Dans ce contexte et comme toujours, la gauche productiviste s’entête à vouloir sauver ce mode de vie industriel qui est en train d’exterminer le vivant dont nous faisons partie. Ceci n’est pas étonnant car son productivisme l’empêche d’admettre que le travail industriel est hautement hiérarchisé, une hiérarchie qui va des enfants esclaves dans les mines ou les plantations aux riches actionnaires, une hiérarchie qui s’ajoute et renforce les hiérarchies basées sur le pouvoir et la richesse pour aboutir à la plus grande catastrophe sociale et écologique de l’histoire. Devant l’acceptation d’un tel mode de vie guerrier et mortifère, comme quand il s’est agit de lutter contre les nazis, je ne peut que crier Vive la résistance! et rajouter Vive le vivant! car c’est notre seul allié dans ce mssacre appelé civilisation industrielle.

    Répondre
    • avatar
      17 mai 2019 à 10 10 04 05045
      Permalink

      J’ai oublié de dire que la gauche productiviste est toujours incapable de nous dire comment, après s’être débarrassée de son ennemi officiel, le Capital, elle fera pour construire son productivisme. Ce n’est pas étonnant car sans Capital, le productivisme industriel ne peut pas exister. Mais même ça, elle ne capte pas, ce qui est le comble du ridicule pour quiconque prétend appliquer les théories marxistes. Cela pouvait encore être compréhensible du temps de Marx, époque où la puissance naissante de l’industrie pouvoir naïvement faire croire que l’industrie pouvait prendre le dessus sur le nerf de la guerre, le Capital, mais aujourd’hui nous savons que l’inverse s’est produit, que l’industrie est financiarisée, tout comme, par lobbies et ONG interposées, la politique d’ailleurs.

      Répondre
      • avatar
        18 mai 2019 à 4 04 30 05305
        Permalink

        @ Dominique

        J’avoue ne pas comprendre ton argumentaire… voici quelques questions que je me pose

        1. Gauche productiviste qu’est-ce que c’est au juste – je connais Gauche et je connais productivisme mais les deux ensembles ???
        2) Qu’est qu’il y a de mal à atteindre de haut niveau de productivité – en industrie notamment ???
        3) Tu écris ceci : « sans Capital, le productivisme industriel ne peut pas exister. » puis tu ajoutes ceci « l’industrie pouvait prendre le dessus sur le nerf de la guerre, le Capital, » Qu’est-ce que le CAPITAL selon toi ???
        4) Tu écris ceci : « l’industrie est financiarisée, » Alors je te demande Qu’est-ce que la financiarisation selon toi ?

        Merci pour tes posts

        Robert Bibeau

        Répondre

Répondre à Dominique Michel Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *