Chronique : Simples corrections

Chérif Abdedaïm

Le 24 avril  dernier, le Fatah et le Hamas « se sont réconciliés ». Espérant que ce sera pour de vrai quand on sait qu’ils l’ont déjà fait le 28 avril 2011 et que ce n’était pas la première fois. Suite à cette annonce, Israël a décidé de punir Abbas en mettant fin aux « pourparlers de paix ». Une « puni-sion » d’autant plus méritée que le « président » palestinien n’a toujours pas reconnu le caractère exclusivement juif d’Israël.

Dans l’espoir insensé de se faire pardonner cette grave lacune, Abbas a déclaré, deux jours plus tard, que « l’Holocauste est le crime le plus odieux de l’ère moderne ».  Une déclaration qui en dit long sur les connaissances historiques de Mahmoud Abbas.

La conversion subite de l’homme fort de Ramallah à la TSRH (la très sainte religion holocaustique) n’a pas été appréciée par Netanyahou qui n’y croit pas un seul instant. L’homme fort de Tel Aviv en veut pour preuve : 1) l’alliance du Fatah avec le négationnissime Hamas ; 2) un livre pas très fiable qu’Abbas a écrit sur le sujet ; 3) le nouvel Holocauste que le leader palestinien s’apprête à faire subir aux « pauvres » Juifs.

Cela dit, bon nombre d’historiens ont pourtant démontré, preuves à l’appui, que ce mythe « holocaustique » a été une pure invention. Ce qui leur a valu d’être taxés de « révisionnistes ». Ce qu’il faut rappeler à Mahmoud Abbas sur le sujet c’est que cette allégation est non seulement une exagération, mais aussi une invention de la propagande d’après-guerre. Cette allégation est l’invention la plus colossale et l’escroquerie la plus réussie qu’on ait jamais vues.

Pour commencer, faudrait-il se demander pourquoi  les histoires d’atrocités de la Deuxième Guerre Mondiale sont-elles devenues si différentes de celles de la Première Guerre? Pourquoi les histoires de la Première Guerre furent-elles désavouées alors que celles de la Deuxième Guerre Mondiale ne font que croître et embellir? Et pourtant, lors de la Première Guerre Mondiale, près de 80 millions d’européens ont péri. Est-il possible que l’histoire des Six Millions de Juifs ait un but politique et qu’il s’agisse même d’une forme de chantage politique? En ce qui concerne le peuple juif, cette escroquerie lui a procuré un avantage incalculable. Toutes les races et toutes les nationalités eurent leur part de souffrances dans la Deuxième Guerre Mondiale, mais aucune race ni aucune nationalité n’a exploité sa part de souffrances dans une telle mesure que les Juifs. L’envergure prétendue de la persécution dont les Juifs avaient été l’objet éveilla rapidement la sympathie pour la patrie nationale juive qu’ils cherchaient depuis si longtemps; après la guerre, le gouvernement britannique ne fit pas grand-chose pour empêcher l’émigration juive en Palestine déclarée par lui être illégale, et l’on n’attendit pas longtemps avant que les sionistes lui arrachent la Palestine pour y créer leur refuge contre les persécutions, l’Etat d’Israël.

Il est vraiment frappant de constater que le peuple juif est sorti de la Deuxième Guerre Mondiale ni plus ni moins qu’en tant que minorité triomphante. Le Dr. Max Nussbaum, ancien Grand Rabbin de la communauté juive de Berlin, a déclaré le 11 avril 1953: « La position que le peuple juif occupe aujourd’hui dans le monde est – malgré nos pertes énormes – dix fois plus forte qu’il y a vingt ans ». Il faut ajouter, si l’on veut être honnête, que cette puissance a été fortement affermie financièrement grâce au prétendu massacre des Six Millions, sans aucun doute l’allégation d’atrocité la plus lucrative de tous les temps. Le gouvernement de Bonn a déjà déboursé à titre d’indemnités la somme renversante de six milliards de livres sterling, principalement à l’Etat d’Israël (qui n’existait même pas pendant la Deuxième Guerre Mondiale!) ainsi qu’à des demandeurs juifs individuels.

Quant au chantage politique, cependant, l’allégation que six millions de Juifs sont morts pendant la Deuxième Guerre Mondiale a des implications d’une portée bien plus vaste pour les citoyens britanniques et les Européens que les avantages qu’en retireront les juifs. Pourquoi  donc cet énorme mensonge? Quel est son but? Il a été utilisé en premier lieu sans aucun scrupule pour décourager toute forme de nationalisme. Quand des citoyens britanniques ou de n’importe quel autre pays européen essaient d’affirmer leur patriotisme et de préserver leur intégrité nationale à l’époque présente où l’existence même des nations est menacée, ils se voient marqués immédiatement du sceau d’infamie de « néo-nazis ». Parce que, naturellement, dans national-socialisme il y a nationalisme et nous savons tous ce qui est arrivé alors: « Six Millions de Juifs furent exterminés! »

Tant que ce mythe est entretenu, les peuples de tous les pays en resteront l’esclave; la nécessité de la tolérance et de la compréhension internationale leur sera enfoncée dans la tête par l’ONU jusqu’à ce que la nationalité même, véritable garantie de la liberté, soit supprimée. Un exemple classique de l’emploi des « Six Millions » comme arme anti-nationale se trouve dans le livre de Manvell et Frankl The Incomparable Crime (Londres, 1967) qui traite du « Génocide au Vingtième Siècle ». Tous les Anglais qui sont fiers d’être Anglais seront quelque peu surpris par l’attaque méchante de l’Empire Britannique dans ce livre.

Les auteurs citent Pandit Nehru qui a écrit ce qui suit pendant qu’il se trouvait dans une prison anglaise en Inde: « Depuis que Hitler est sorti de l’obscurité et est devenu le Führer de l’Allemagne, nous avons beaucoup entendu parler du racisme et de la théorie nazie du « Herrenvolk »… Mais nous, en Inde, nous connaissons le racisme sous toutes ses formes depuis le début de la domination britannique.

Toute l’idéologie de cette domination était celle du « Herrenvolk » et de la race supérieure… L’Inde comme nation et les Indiens comme individus durent subir les affronts, l’humiliation et le mépris. On nous raconta que les Anglais étaient une race impériale ayant le droit, par la grâce de Dieu, de nous gouverner et de nous tenir sous leur dépendance; si nous protestions, on nous rappelait  les « qualités du tigre d’une race impériale ». » Les auteurs, Manvell et Frankl, nous précisent alors très nettement que: « Les races blanches d’Europe et d’Amérique se sont habituées pendant des siècles à se considérer comme un « Herrenvolk ». Le 20e siècle, le siècle d’Auschwitz, a réalisé aussi la première étape de la reconnaissance de l’association multiraciale ».

L’objet de cette diatribe, avec son insinuation insidieuse de « l’association multiraciale » est on ne peut plus clair. L’accusation du génocide des Six Millions s’emploie donc non seulement pour saper le principe de la nationalité et l’orgueil national, mais elle menace aussi la survivance de la Race même. Cette accusation est maintenue au-dessus du monde  un peu comme la menace du feu éternel et de la damnation au Moyen Age.

Aussi,  y-a-t-il eu  depuis la guerre une production croissante et abondante de littérature à sensation sur les camps de concentration, en majeur partie d’origine juive. Dans chacun de ces livres, on accumule les détails horribles, de plus en plus horribles, on mélange des fragments de vérité avec les fantaisies et les impostures les plus grotesques, et l’on a créé sans rémission une mythologie qui n’a plus, depuis longtemps, aucun rapport avec les faits historiques, aucune preuve d’un génocide. Un des aspects les plus importants des Rapport de la Croix Rouge sur le sujet est qu’ilS  font la lumière sur la véritable cause des nombreux décès dans les camps vers la fin de la guerre: « Dans les conditions chaotiques de l’Allemagne après l’invasion, pendant les derniers mois de la guerre, plus aucun ravitaillement n’arrivait dans les camps de concentration et il y eut de plus en plus de détenus qui moururent d’épuisement. Alarmé par cette situation, le gouvernement allemand lui-même en informa finalement le CICR le 1er février 1945. En mars 1945, des entretiens du Président du CICR avec Kaltenbrunner, général de la SS, eurent des résultats encore plus décisifs. Les colis de vivres purent désormais être distribués par le CICR et un délégué de la Croix Rouge fut autorisé à séjourner dans chaque camp… » Il est donc évident que les autorités allemandes faisaient tout leur possible pour remédier à cette situation désastreuse. La Croix Rouge précise que le ravitaillement des camps fut interrompu à cause des attaques de l’aviation alliée sur toutes les voies de communication, et dans l’intérêt des détenus juifs, la Croix Rouge protesta le 15 mars 1944 contre « la guerre aérienne barbare des Alliés ».

Le 2 octobre 1944, le CICR avertit le Foreign Office de l’effondrement imminent du système de transport allemand en déclarant qu’il entraînerait inévitablement la famine pour tous ceux qui se trouvaient en Allemagne à l’époque.

Ainsi, les délégués de la Croix Rouge Internationale n’ont trouvé aucune preuve, dans les camps de concentration des pays européens occupés par l’Allemagne, d’une politique délibérée d’extermination des Juifs. Il n’est fait mention nulle part, dans les 1.600 pages du Rapport, d’une chose telle qu’une chambre à gaz. Le rapport  reconnaît que les Juifs, comme beaucoup d’autres peuples pendant la guerre, ont subi les rigueurs de la vie dans les camps et ont souffert de privation, mais le silence complet du rapport sur une extermination voulue et planifiée réfute amplement la légende des Six Millions. Comme les délégués du Vatican avec qui elle a travaillé, La Croix Rouge Internationale estime qu’il lui était impossible à la campagne irresponsable menée partout à grand fracas pour accuser l’Allemagne nazie d’avoir appliqué une politique de génocide.

Dans ce sens, abonde également l’historien français Paul Rassinier. Ce dernier nie l’authenticité du chiffre de Six Millions adopté pour les besoins de la propagande. Rassinier prouve qu’il est totalement faux en se basant sur une analyse statistique extrêmement détaillée. On a gonflé, d’une part, le chiffre de la population juive d’avant la guerre en ignorant toute l’émigration et l’évacuation, et d’autre part, on a réduit le nombre de survivants après 1945. Telle fut la méthode utilisée par le Congrès Juif Mondial. Rassinier rejette aussi tous les témoignages écrits ou verbaux des « témoins » qui indiquent le chiffre de Six Millions, parce qu’ils sont pleins de contradictions, d’exagérations et de mensonges. Il donne l’exemple du total des morts de Dachau: en 1946, le pasteur Niemoller avait répété le total  mensonger d’Auerbach (238.000 morts), mais en 1962, l’évêque Neuhausseier de Munich déclara dans un discours prononcé à Dachau que 30.000 personnes seulement y moururent « sur les 200.000 détenus de 38 pays qui avaient été enfermés à Dachau » (Le Drame des Juifs européens, p. 12). Aujourd’hui, cette estimation a encore diminué de plusieurs milliers d’unités et cela continue!

L’escroquerie : Rassinier insiste sur l’exploitation délibérée de la légende de l’extermination pour en retirer des avantages politiques et financiers, et il trouve qu’Israël et l’Union Soviétique sont d’accord pour exploiter ce « filon ». Il fait remarquer comment, après 1950, on vit apparaître une avalanche de livres mensongers sur l’extermination, sous l’estampille de deux organisations dont les activités sont synchronisées de manière si remarquable qu’on pourrait croire qu’elles sont conçues de concert.

La première organisation est le « Comité de Recherche des Crimes et des Criminels de Guerre » sous les auspices des communistes à Varsovie, et la deuxième est le « Centre Mondial de Documentation Juive Contemporaine » à Paris et à Tel-Aviv.

Leurs publications paraissent à des moments favorables du climat politique, et pour l’Union Soviétique, elles ont uniquement pour but d’entretenir la crainte du nazisme pour distraire l’attention de ses propres activités. Quant à Israël, Rassinier considère que le mythe des Six Millions a des motivations purement matérielles. Il écrit dans le Drame des Juifs européens (p. 31, 39):

« …Il s’agit simplement de justifier par un nombre proportionné de cadavres les sommes énormes versées chaque année à l’Etat d’Israël par l’Allemagne Fédérale au titre de réparation de dommages; cette indemnisation n’a aucune base ni morale ni légale puisque l’Etat d’Israël n’existait pas au moment des prétendus faits; c’est donc purement et platement une question de « gros sous » ».

« Qu’il me soit permis de rappeler que l’Etat d’Israël fut fondé seulement en mai 1948 et que les Juifs étaient des citoyens de tous les pays, sauf d’Israël, pour souligner les dimensions d’une escroquerie défiant la description dans toute langue vivante: d’une part, l’Allemagne de Bonn verse à Israël des sommes calculées sur la base de 6 millions de morts, et d’autre part, puisqu’il y avait au moins les 4/5 de ces 6 millions qui vivaient bel et bien à la fin de la guerre, elle verse aussi des sommes importantes au titre de Wiedergutmachung (indemnisation des victimes des persécutions du national-socialisme) aux Juifs encore vivantes dans des pays du monde entier autres qu’Israël et aux ayants-droit des Juifs décédés depuis lors, ce qui signifie que, pour les premiers (c’est-à-dire les 6 millions) ou autrement dit, pour la grande majorité, elle paie deux fois. »

Il est donc très significatif que le Centre Mondial de Documentation Juive Contemporaine de Paris dise maintenant qu’il y eut seulement 1.485.292 Juifs qui moururent, de mort naturelle ou autre, pendant la Deuxième Guerre Mondiale, et bien que ce chiffre soit certainement trop élevé, on voit au moins qu’il n’a rien à voir avec les Six Millions légendaires. Enfin, en référence au  statisticien juif Raul Hilberg, ce dernier  estime qu’il y eut 896.892 morts ou tués, total encore inférieur au précédent. On commence à se rapprocher d’un chiffre réaliste et il est certain que les corrections vont continuer.

Simples corrections, M. Abbas. « Si la parole est d’argent, le silence est d’or », dit un adage bien de chez nous.

Chérif Abdedaïm

 

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Chérif Abdedaïm

Chérif Abdedaïm est journaliste écrivain algérien. Auteur de plusieurs essais et recueils de poèmes dont « Aux portes de la méditation », « Le Bouquet entaché », « Abdelhafid Boussouf, le révolutionnaire aux pas de velours », « Constantine, la saga de beys », « la Contrée désolée », etc.

Une pensée sur “Chronique : Simples corrections

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    9 mai 2014 à 10 10 59 05595
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    L’histoire écrite a toujours été sous influence donc sa narration est faussaire. On ne peut apprendre des erreurs passées pour faire de meilleurs décisions puisque l’histoire est faussaire.

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