Et pourtant, nous étions courageux, câlisse!!!

 

 LARTISTE :

Une phrase d’un commentaire de notre ami PJCA m’a fait sursauter. La voici :

« Tout indique la fin de tout amour, de toute compassion, de toute solidarité, de toutes valeurs. »

Et cette phrase, je dois le reconnaître, est d’une exactitude déprimante (issimus).

Par contre, comment peut-on imaginer un seul instant que nous pourrions, malgré tout,  jeter la serviette?

Personnellement, je n’y parviens pas, mais vraiment pas du tout. Le simple fait d’en considérer la possibilité me révolte au plus haut point.

Amour, compassion, solidarité et valeurs peuvent être disparus, c’est tout à fait possible et presqu’évident lorsqu’on contemple notre situation; mais peut-on croire à la disparition totale de ce COURAGE qui coule dans nos veines depuis plus de 400 ans?

Je ne peux pas le croire. Je refuse d’y croire!!!

Mais alors, dans ce cas, comment pouvons-nous accepter notre situation actuelle de moutons bêlant, asservis et obéissant à des connards  de profiteurs hypocrites qui nous dirigent vers un gouffre systémique qui ne pourra assurer la survie qu’aux termites, aux fourmis et aux cancrelats?

Comment pouvons-nous accepter de vivre dans un système qui nous refuse d’user de notre jugement, parce que dans ce genre de système, le raisonnement n’a plus aucune importance puisque tout est établi « mathématiquement »?

Comment pouvons-nous accepter l’idée qu’il nous faille un médecin de famille pour qu’il puisse vérifier, une fois l’an, si nous sommes en santé?

Est-ce qu’un malade se sent en forme?

Est-ce qu’une personne bien portante doit se renseigner si par hasard, étant en forme, il serait malade quand même?

Pourquoi avoir peur d’être malade si on se sent bien? C’est comme d’avoir peur d’être pauvre si on est riche, d’avoir peur d’être laid si on est beau, d’avoir peur d’être petit si on est grand ou d’avoir peur d’être noir si on est jaune.

Qu’est-ce que toutes ces foutues peurs imaginaires qui nous mènent par le bout du nez?

Est-ce que le courage qui coulait dans les veines de nos aïeux s’est évaporé?

Où est cette qualité du sang qui permettait à nos ancêtres de s’aventurer dans l’inconnu sur des arpents de neige (comme dirait l’autre), parmi des peuples possédant une culture complètement différente de la leur.

Où est ce respect de soi-même qui les habitait et qui leur permettait de vivre côte à côte avec ces peuples différents, où les qualités d’une culture étaient assimilées par l’autre, dans un respect mutuel et avantageux pour chacun?

Où est ce courage qui a empêché tous les envahisseurs d’antan de pénétrer sur nos terres, sauf pour ceux que l’on voulait qu’ils y pénètrent? Les américains ne voulaient même plus traverser notre frontière; et lorsqu’ils y furent obligés, ils sont retournés chez eux, la queue entre les jambes.

Ce sont tous des faits historiques; et ce sont des faits réalisés par ceux chez qui coulait le même sang qui coule dans nos propres veines aujourd’hui.

Où est ce courage démontré par nos patriotes qui ont combattu et donné leur vie pour une confédération de deux « États libres » et équitables, l’une de langue française et l’autre de langue anglaise, représentée sur trois de leurs drapeaux officiels? Ne pas avoir réussit élimine-t-il leur courage?

Où est ce sang qui a permis à nos arrières grands-pères de traverser l’océan pour aller combattre une puissance d’abuseurs systématiques qui voulait s’accaparer de toute l’Europe?

Où est ce courage qui a imposé à nos grands-pères de retraverser le même océan pour aller mâter un violeur des lois humaines les plus naturelles parce qu’il n’avait aucun respect pour l’être humain?

Comment pouvons-nous, aujourd’hui, ne pas rougir de notre comportement de soumission abjecte que nous démontrons quand on nous oppresse de plus en plus, qu’on nous manipule avec autant de cynisme et qu’on nous pousse graduellement dans une pauvreté de plus en plus abjecte?

Où est ce courage individuel qui permettait à nos ancêtres de reconnaître le courage de tous les autres individus qui les entouraient, sans pour autant vouloir se hausser en les dévalorisant.

Où est cette honnêteté intellectuelle et cette fierté honorable que l’on retrouvait chez chacun des colons de notre patrie.

Où est cette compréhension d’antan que le courage des autres ajoute à notre propre courage; que la ténacité de chacun ajoute à la ténacité de l’ensemble; que l’honnêteté de chacun assure l’équité envers tous?

Il n’est quand même pas question ici de qualités « divines »; mais simplement de « caractères humains » qui nous appartiennent.

Pouvons-nous croire un seul instant que toute cette base de la personnalité qui est la nôtre soit complètement disparue?

Et, finalement, peut-on croire un seul instant que les qualités de chacune des autres populations du globe, aussi valables et honorables que les nôtres, soient disparues elles aussi?

Je m’y objecte de tout mon être.

Par contre, si c’est vraiment le cas, eh bien allons-y;  pleurons mes amis; car alors, nous sommes tous cuits.

 

*Reprise de cet article publié le 22 octobre 2011

11 pensées sur “Et pourtant, nous étions courageux, câlisse!!!

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    21 septembre 2013 à 10 10 01 09019
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    Mon ancêtre Joseph Huet dit Dulude a fuit les folies et les bêtises qui avaient cours au Royaume de France en 1665 pour s’établir en Nouvelle-France, pays de liberté et loin de la bêtise royale. Aujourd’hui, nous avons d’autres bêtises qui ont pris place en Amérique. Dis-moi connaîtrais-tu un endroit où fuir ces folies et ces bêtises qui ont cours dans notre pays? Ne dis pas les U.S.A. c’est pas mieux qu’ici.

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      21 septembre 2013 à 10 10 45 09459
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      @ Robet Huet

      Quand le dehors est dedans, il faut sortir le dehors du dedans. La sortie passe par la porte.

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    21 septembre 2013 à 10 10 54 09549
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    L’Artiste,

    Vous posez plusieurs bonnes questions. À plusieurs de ces questions, je répondrais que la cause ultime est l’état de dépendance qui résulte du fait de se fier à l’état pour tout les choses importantes de la vie, comme la santé, l’éducation des enfants, le travail, l’argent, les communications, etc…

    Les gens se fient à l’état pour éduquer leurs enfants, les soigner, leur fournir un emploi assuré et rémunérateur et leur verser une pension adéquate à la retraite.

    Grosse erreur!

    Par ailleurs, en ce qui concerne nos ancêtres qui sont allés se battre outre-mer dans la 1ère et la 2e guerre mondiale, il faudrait quand même rappeler qu’ils y sont allés uniqeuement après des protestations et des émeutes contre la guerre, de sorte que le gouvernement canadien a adopté une loi sur la conscription pour les forcer à s’enrôler.

    Donc, ce n’est pas par gaieté de coeur que plusieurs de nos ancêtres sont allés à la guerre, ce qui ne veut pas dire qu’ils n’étaient pas courageux. Une personne saine d’esprit ne veut pas aller en guerre dans un autre pays, à moins que son propre pays soit menacé. C’est normal.

    Par contre, je ne suis pas si certain que ça que nos ancêtres étaient tous aussi courageux. Certainement, les coureurs des bois, les bûcherons etc. étaient des hommes qui n’avaient pas peur, mais pour le reste de la population qui vivait dans les villes, notamment à Québec et Montréal, la vie était certainement moins dangeureuse et plus confortable que dans le bois au Québec en hiver.

    Les gens se fient trop à l’état et accordent trop de respect à des dirigeants qui n’ont aucun pouvoir légitime. La population est sous hypnose. On le sait.

    La soumission à toute forme d’autorité est la valeur numéro un des Québécois, suivie de près par le déni de la réalité.

    Le gouvernement du Québec exerce des pouvoirs en vertu d’une constitution qu’il a refusé de signer, et les gens se soumettent, parce qu’ils ont cessé de réfléchir de façon critique depuis très longtemps, étant apparemment sous une hypnotise collective qui les empêchent de distinguer la réalité de la fiction, et de rechercher la vérité.

    On prèfère croire plutôt que de réfléchir. Merci gouvernemaman!

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      21 septembre 2013 à 13 01 19 09199
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      L’oligarchie exerce le pouvoir par l’intermédiaire du gouvernement serait tellement plus près de la réalité. Vraiment les libertaires ont tout faux dans leur cerveau rabougri.

      Quand vas-tu immigrer aux U.S.A. cher A. L. comme tu l’avais annoncé il n’y a pas si longtemps sur ce blog?

      Tu pourrais demande à Joanne Marcotte de t’accompagner si elle veut bien de toi. Pauvre toi, tu es encore au Québec à souffrir des décisions de l’État, tu es si intelligent et tu pourrais devenir un homme libre et milliardaire mais l’état québécois t’en empêche, quel injustice! quel malheur qu’est le tien!

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        21 septembre 2013 à 13 01 40 09409
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        Je n’ai jamais annoncé sur ce blogue, ou n’importe ou ailleurs, vouloir déménager aux É-U. Vous m’attribuez des propos que je n’ai jamais tenu.

        Le Québec n’est pas un état. Le Québec est une province en vertu d’une constitution que le Québec n’a jamais signé. Le Québec est dans un espèce de vide juridique.

        Le Québec n’a pas d’armée pour défendre le territoire de son supposé état, car le Québec n’est pas un état. Le Québec n’a pas de monnaie, car il est une simple province, au mieux. Si le Québec est un état, l’Ontario aussi serait un état, et les huit autres provinces également.

        Le Québec est une vaste bureaucratie, mais pas un état. Le Québec n’a aucune monnaie et ne peut même pas règlementer le transport ferroviaire, maritime ou aérien sur son territoire. Le Québec ne peut même pas décider qui immigre ou pas dans son état. Le Québec n’est définitivement pas un état, même si vous répétez indéfiniment le contraire et que vous épelez ‘État’ avec une majuscule.

        Montrez moi donc la constitution du Québec, cher Robert.

        Ce qu’il ne faut pas entendre.

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      21 septembre 2013 à 22 10 49 09499
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      « …de sorte que le gouvernement canadien a adopté une loi sur la conscription pour les forcer à s’enrôler. »

      Il y avait plus d’enrôlés volontaires que de « conscrit ».

      Peut-être avez-vous raison pour Québec mais Montréal était une ville de « coureurs de bois » depuis le début. La plupart venaient de la région de Trois-Rivières.

      « La soumission à toute forme d’autorité est la valeur numéro un des Québécois, suivie de près par le déni de la réalité.!

      Depuis environ une centaine d’années.

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        22 septembre 2013 à 1 01 48 09489
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        Bonjour André, j’espère que tu vas bien. Tu as raison. J’ai écrit ‘enrôlé’, mais je voulais plutôt dire ‘conscrit’.

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    21 septembre 2013 à 23 11 26 09269
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    Ma famille étant d’origine acadienne, l’idée de s’enrôler pour « aider l’Angleterre » n’a suscité à l’époque qu’un enthousiasme mitigé. Bien de mes cousins, conscrits potentiels dans le Madawaska, on choisi de redevenir « coureur des bois » pour un temps et les « M.P » qui les ont poursuivi au début on vite laissé tomber. Comme racontait un de mes grands-oncles en riant après la guerre,: « Y a rien qui ressemble autant a un ours qu’un « bloke » en kaki qui marche dans le bois. Il y’a eu des accidents … »

    PJCA

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      22 septembre 2013 à 4 04 44 09449
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      Maintenant, je sais pourquoi j’ai toujours cette envie de retourner dans les bois pour voir passer les grands accidents. 😀

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    22 septembre 2013 à 4 04 47 09479
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    J’ajoute quand même que selon Hagège, qui n’est pas un simple du tout puisqu’il parle toutes les langues du monde sauf le Demian (mais ça viendra car il le comprend forcément), et bien Hagège a dit que c’est la langue et même le dialecte qui fait une entité que d’aucuns appellent une nation. Donc y a de la marge…

    Une armée de mots suffit pour libérer un peuple « avé l’accent ».

    DW

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    22 septembre 2013 à 16 04 12 09129
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    @Lartiste

    J’adore votre article. C’est un vent qui souffle sur les récoltes sèches, défait les souches, permet d’oser.

    Aucun peuple ne peut s’épanouir s’il dépend trop de l’État. Il y a des structures établies que nous payons et pour lesquelles nous obtenons des services : cueillette d’ordures, éducation, système de santé, forces policières, etc. Mais voyez comment ces structures sont en train de s’affaisser sur notre tête!

    Vous faites vibrer la corde des caractères humains que nous sommes (les ancêtres du Québec et nous leurs descendants), «honnêteté intellectuelle, fierté honorable, courage» beaucoup à la dérive depuis quelques décennies!

    Déjà en parler c’est les sortir des tiroirs-fantômes. Il reste maintenant à nous les approprier pleinement à travers nos comportements.

    Carolle Anne

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