« FN un parti comme les autres »… le Conseiller se prend six mois avec sursis

 

 16 février sur le parvis de l’hôtel de ville d’Auxerre, quelques dizaines de manifestants s’étaient rassemblés pour soutenir le projet de loi ouvrant le mariage aux homosexuels, rapporte Le Parisien. Une altercation avait alors éclaté entre les manifestants et le Conseiller municipal FN. Trois personnes, dont une jeune fille de 17 ans, avaient été très légèrement blessées et avaient déposé plainte. La jeune fille a accusé l’élu de lui avoir donné un coup de pied au visage, tandis que les deux autres lui ont reproché de les avoir bousculés. Selon les victimes et des témoins, M. Jacob aurait tenu des propos comme « Les pédés au bûcher », « Je ne veux pas de pédé ici, vous devez crever »L’élu en question s’appelle Richard Jacob.

Il s’était déjà fait connaître en juillet 2010 par un communiqué de presse réclamant la peine de mort pour les pédophiles et comportant le délicat passage suivant : « J’invite tous ceux qui, lors de l’ouverture de la chasse, par le plus grand des hasards, ont au bout du fusil un pédophile, à appuyer vivement sur la détente avant que ce pédophile ne soit récidiviste. »

Autre fait d’arme rapporté par Auxerre TV,  en juin 2012, lors de l’organisation de la première « Marche des fiertés » à Auxerre, Richard Jacob avait menacé les organisateurs des risques de violences physiques. Le FN local n’acceptait pas le principe de marche LGBT [lesbienne, gay, bi, transexuel, NdA] à Auxerre, quitte à en venir aux mains. Richard Jacob, élu local frontiste avait demandé au préfet et au maire d’interdire la marche.

Sinon, « Ça va mal se passer », menaçait-il.  »Nous empêcherons qu’elle ait lieu », avant de menacer à nouveau de représailles physiques « s’il le faut ». Cette marche eut bien lieu et sans problèmes. » Pour son dernier dérapage en date, l’altercation de février dernier, il a été condamné hier par le tribunal correctionnel d’Auxerre à six mois de prison avec sursis, deux ans d’inéligibilité, 2000 € d’amende et à verser aux trois victimes 200 à 500 € de dommages et intérêts pour leurs dommages corporels et 500 € chacun pour leur préjudice moral. Il crie au complot politique et affirme vouloir faire appel.

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