Joe Biden et l’Ukraine

Par Adam Israël Shamir. Sur Entre la Plume et L’Enclume.

 

Les frontières de l’Ukraine, c’est un enjeu historique depuis des siècles. C’est là que Stockholm, Berlin et Moscou se disputent la prééminence. Karl XII y avait perdu contre Pierre le Grand, Staline y a vaincu Hitler. Et maintenant, les Clintonistes vont probablement connaître leur ultime défaite, en Ukraine. Les démocrates ont commis leur plus grosse erreur du siècle, en attaquant Trump sur l’affaire Biden (du moins, à condition que les Américains gardent un peu de bon sens). Le vice-président Joe Biden a arraché des millions de dollars par extorsion pour se sucrer personnellement en Ukraine, État client et vulnérable. Quand cette sordide affaire est tombée sous le coup d’une enquête, il a fait du chantage aux Ukrainiens, en usant de sa position et en se servant de l’argent des contribuables américains pour forcer l’État souverain à mettre à pied son procureur général, parce qu’il mettait le nez dans ses pots de vin.

 

Au lieu de se voiler la face dans la honte et de renoncer à compter sur Biden pour en faire un candidat potentiel aux élections de 2020, les démocrates, conduits par la très périmée Nancy Pelosi a décidé de destituer le président pour avoir démasqué ce voyou. Dans l’inoubliable film Dirty Harry les avocats essayaient de sauver un criminel en attaquant le policier qui n’avait pas informé le suspect de son droit au silence (dit avertissement Miranda). Il est là le modèle des démocrates, dans leur tentative de destitution du président Trump.

 

Le racket pratiqué par Joe Biden n’était pas un secret. Il s’en était vanté en public, et s’est rendu célèbre en reconnaissant la chose en ces termes : « Je vous le dis [vous les dirigeants ukrainiens] vous n’allez pas le toucher, le milliard de dollars. Je le redis, vous n’allez pas toucher le pognon. J’allais repartir de là environ six heures plus tard. Je les ai regardés et j’ai dit: je repars dans six heures. Si le procureur n’est pas mis à la porte d’ici là, vous n’aurez pas le pognon. D’accord, fils de pute (rires). Il a été viré, et ils ont mis en place quelqu’un qui était solide à ce moment« .

 

Les Ukrainiens ont alors mis en place quelqu’un qui était solide à ce moment, tellement solide qu’il a bouclé l’enquête sur la compagnie pétrolière Burisma. Cette compagnie, c’était le moyen utilisé pour transférer les pots de vin au vice-président Biden, via son fils Hunter Biden. John Solomon a écrit dans The Hill:

« Les documents bancaires US montrent que la firme de Hunter Biden, basée en Amérique, la Rosemont Seneca Partners LLC, a reçu des transferts réguliers vers l’un de ses comptes, habituellement plus de 166.000 dollars par mois, de Burisma, depuis le printemps 2014 jusqu’à l’automne 2015, une période pendant laquelle le Vice-président Biden était le principal officiel US à gérer les relations avec l’Ukraine, et ses tensions avec la Russie. »

 

Mr Viktor Shokin, le procureur viré, a dit que Biden fils faisait l’objet d’une enquête. Après son limogeage dû à l’interférence de Biden père, l’argent a continué à s’écouler des plates poches des Ukrainiens vers les coffres rebondis de Biden. Mes connaissances à Kiev ont le souvenir d’un jeune homme bon à rien, si ce n’est dans le domaine de la coke et des gonzesses, qui par lui-même n’aurait jamais pu gagner un pareil salaire.

 

Vous allez me dire: mais pourquoi Biden a-t-il reconnu la malversation? Il se considérait intouchable, comme Mrs Clinton et d’autres personnes de son cercle. Le président Trump, taquin, a alors décidé de poursuivre Biden pour concussion et extorsion de fonds, comme s’il s’agissait d’un mortel quelconque. C’était une menace directe contre les Clintonistes (ce surnom est commode pour désigner un certain pouvoir qu’on englobe aussi dans l’appellation démocrates, libéraux, internationaux, financiers, maîtres du discours, ou encore Etat profond). C’est ce défi inattendu qui les a amenés à négliger toute prudence et à démarrer une furieuse campagne préventive contre le culotté Trump.

 

Leur accusation est parfaitement ridicule: ils prétendent que l’intention de Trump de traîner en justice Joe-les-pots-de-vin serait criminelle en soi, parce que Biden était sur les rangs pour candidater à la prochaine présidence, pour le compte des démocrates. Seulement voilà, la Constitution US ne garantit pas l’immunité à de semblables candidats, pour des poursuites concernant des  crimes passés et futurs. C’est juste que les clintonistes étaient habitués à se placer au-dessus des lois. Pendant trois ans, le président Trump avait évité de s’en prendre à eux. Les forfaits de Mrs Clinton étaient bien connus, depuis la simple affaire du serveur de ses courriels, jusqu’aux meurtres en Libye.

 

On s’attendait à ce que Trump une fois victorieux déchaîne les foudres de la loi sur la douairière battue, à cause du rôle de Mrs Clinton dans la décision de l’administration Obama de permettre à l’agence nucléaire russe d’acheter une compagnie minière d’uranium. Les conservateurs ont souligné abondamment les donations à la fondation familiale des Clinton, provenant de gens associés à cette firme qui s’appelle Uranian One, comme preuve de corruption, a publié le New York Times. Les clintonistes ont sauvé la peau à la vieille dame en déclenchant le russiagate, un hoax, un bobard. En 2016, lors du débat électoral, Trump disait à la Clinton que, s’ils avait la responsabilité de la justice dans son pays, « elle serait en taule ». Mais un an plus tard, il avait le poste, et elle n’était toujours pas en taule, ni même inculpée. La ruse du Russiagate avait soulevé une certaine inquiétude: le président accusé de collusion avec la Russie n’avait pas osé accuser son adversaire pour ce qui était une véritable injure.

 

Maintenant les clintonistes ont décidé de remettre le couvert et ont entrepris la procédure de destitution en espérant que cela occupera Trump pour un bout de temps, et le retiendra d’aller dévoiler ce qui se cuisine dans les chaudrons du diable en Ukraine. Que s’était-il vraiment passé en Ukraine? En 2014, les clintonistes  avaient bricolé un changement de régime dans cette ancienne république soviétique. Ils avaient chassé le président légitime et mis en œuvre le spectre complet des opérations illégales. L’Ukraine était devenue une colonie clintonique, et Joe Biden en était le vice-roi. L’implication de Biden dans le coup d’Etat était son plus gros crime, mais personne n’en parle, a fait remarquer Joe Lauria. Ils avaient retourné l’Ukraine contre la Russie, et manigancé la guerre civile dans la partie orientale de ce pays pauvre, malgré les solides efforts du président Poutine pour garder la Russie au large de la tourmente ukrainienne. Mais cela ne les avait nullement empêchés de pourvoir à leurs profits personnels, comme en Russie en 1990.

 

Joe Biden avait été traité royalement à Kiev. On l’appelait pour les rencontres au sommet du gouvernement, et il s’asseyait fièrement dans le fauteuil présidentiel. Les Ukrainiens ne sont pas réputés pour leur subtilité. Des gens charmants, mais plutôt simples, même selon les barèmes de l’Europe orientale. Ils se sont retrouvés mêlés à la campagne présidentielle de 2016 aux côtés des clintonistes. Aucun doute que le Vice-président Biden ait été l’homme qui dirigeait la soi-disant  « ingérence étrangère dans les élections US ». Les Ukrainiens obligeants lui avaient remis leurs dossiers sur les casseroles de Paul Manafort, et Manafort se retrouva en prison.

 

L’Ukraine, c’est la résidence secondaire de CrowdStrike, la firme de cybersécurité qui a été fonctionnelle pour faire accuser la Russie d’ingérence. Son fondateur et président, le juif russe et citoyen américain Dmitry Alperovich, déteste la Russie de façon pathologique, épousant en cela le modèle de Masha Gessen et de Max Boot. A Kiev, les gens disent qu’il a bâti l’accusation contre la Russie sur la base d’un seul serveur prétendument utilisé pour pirater le Comité national démocrate (DNC). Ce serveur se trouve en Ukraine, et non pas en Russie. Le président Trump a posé des questions sur sa localisation dans sa conversation avec le président ukrainien Mr Zelensky.

 

La question du serveur met bien des gens du camp clintoniste sur les nerfs. Ils lui ont déjà collé le tampon « complotiste », façon de dire: bas les pattes. Dans un autre cas de campagne anticonspirationniste, ils ont créé un épouvantail, en disant « l’idée selon laquelle il y a un « serveur » manquant, et que ce serveur doit exister quelque part, par exemple en Ukraine, ne repose sur rien, en réalité. Le réseau du DNC consistait en un ensemble de plusieurs serveurs et ordinateurs. » Pourtant, le serveur sur lequel Trump posait des questions n’est pas le serveur du DNC, mais le serveur dont on prétendait qu’il servait à pirater le serveur du DNC. Il avait laissé quelques traces en langue russe, et cela été présenté comme une preuve de la participation russe. Mais les hacqueurs d’Alperovich en Ukraine utilisent aussi le russe comme langue de travail, et cela offrait à ce juif détestant la Russie une occasion de créer la chaîne complète des soi-disant preuves de l’activité des pirates russes utilisant des pseudos. Mettre la main sur le serveur aurait mis un terme d’un coup au mythe des hacqueurs russes, et aurait rendu les allégations clintonistes indéfendables.

 

Alperovich, obsédé par sa haine, avait pu bricoler l’histoire de l’ingérence russe, mais il fallait qu’il ait reçu des ordres et qu’il ait été utilisé par quelqu’un de plus haut placé dans la chaîne alimentaire, très probablement Joe Biden. Et maintenant Joe Biden, le véritable criminel, qui s’est servi copieusement et qui a fait chanter les hauts fonctionnaires amicaux, et celui qui a orchestré l’ingérence étrangère dans les élections US, continue sa marche vers la candidature gagnante pour le parti démocrate. Les démocrates ont prétendu que Trump menaçait de retirer des financements d’Ukraine s’ils ne coopéraient pas avec l’enquête US. Cette allégation avait été mise en pièces après la publication de la transcription détaillée de la conversation entre les deux chefs d’Etat. Mais si même tout avait été vrai, cela rentrerait dans le cadre des moeurs habituelles aux US. Vous vous souvenez sans doute des menaces de couper toute assistance, menaces qui avaient été proférées par les représentants US à l’ONU afin de forcer des Etats souverains à voter pour Israël. L’exécrable Nicky Haley avait dit: « Les US vont prendre note des noms », et Donald Trump avait ajouté ses propres menaces de fermer le robinet.

 

Comment pourraient-ils blâmer Trump et le faire inculper pour avoir menacé de couper l’aide à l’Ukraine, s’ils pensent que Biden avait parfaitement le droit de faire exactement la même chose? Mais ces gens-là ne respectent aucune règle du jeu. La course à l’élection présidentielle est en train de devenir une affaire de portée mondiale, semble-t-il. Il y a tant de pays où l’influence US a été fournie par des agents du clan clintonesque, et tous sont tentés de faire ce que les clintonesques leur demandent, c’est-à-dire de donner un coup de pouce afin de couler le président Trump. En Ukraine, la bagarre entre clintonistes et trumpistes est loin d’être finie. Le président Zelensky a promis au président Trump de l’aider; mais les oligarques de l’Ukraine sont dans le camp des clintoniens. A une exception près: Igor (Benny) Kolomoysky, un oligarque juif excentrique et ami du président, qui est un ennemi du camp clintonien.

 

Précisément cette année, Kiev a dû rembourser six milliards de dollars au FMI pour rester solvable, et le FMI a refusé de renégocier son prêt. Les prêts ont été principalement détournés par le gang de l’ancien président, Mr Poroshenko. A Kiev, on dit qu’il y aurait environ 1,7 milliards de dollars du dernier emprunt qui ont été empochés par les soutiens américains de Poroshenko, autrement dit Joe Biden et ses hommes. Maintenant Mr Poroshenko suggère que le nouveau président ukrainien pourrait se déclarer en défaut, incapable d’honorer l’emprunt au FMI.

 

Kolomoysky est aussi le seul oligarque qui ne fricote pas avec les libéraux. L’équilibre du pouvoir en Ukraine n’est pas favorable aux Trumpeurs. Les Ukrainiens aiment  prêter main forte aux vainqueurs; une première fois, ils avaient fait une erreur en soutenant Mrs Clinton, parce qu’ils étaient sûrs qu’elle allait gagner. Ils vont peut-être refaire la même erreur. Cela pourrait dépendre du candidat démocrate actuel. Joe Biden avait fait sa petite cuisine en prélevant trop de gâteries en Ukraine mais un autre candidat pourrait avoir plus de chances, se disent les Ukrainiens. Mrs Warren peut-être? Ils caressent même l’idée de voir Mrs Hillary Clinton se présenter à nouveau et gagner, cette fois-ci. Les oligarques ukrainiens, et avant tous Mr Victor Pinchuk, un milliardaire juif de Dneprocity, n° 1 parmi les riches ukrainiens, ferait n’importe quoi pour elle. Il a contribué à coup de nombreux millions à la renflouer; il finance le Conseil atlantique, qui est le think-tank clintonien, dressé contre la Russie et les euro-sceptiques. C’est lui le « riche homme d’affaires » auquel se référait Trump dans sa conversation avec Mr Zelensky. A en juger par l’intérêt de Trump pour le serveur ukrainien, on dirait que le président se rend compte que la vieille dame est toujours capable de quelque méfait, et sa promesse de la faire mettre en taule, il ne l’a pas encore tenue.

 

Il est possible que lors de la course présidentielle de 2020, les démocrates utilisent la technique dite du drafting, comme les coureurs de fond (ou cyclistes ou skieurs de fond) le font. Le premier coureur en tête (dans le cas présent, Biden) donnerait tout, s’épuiserait, et au dernier moment il lâcherait la course, laissant la première place à un camarade bien reposé, que ce soit Warren, ou la Clinton ou tout autre. Gardant cela à l’esprit, les Trumpeurs pourraient garder un peu des munitions  qu’ils ont en réserve pour Biden  (et il y en a beaucoup à trouver en Ukraine) jusqu’à ce (ou plutôt à condition) qu’il obtienne sa nomination.

Israel Shamir can be reached at adam@israelshamir.net

This article was first published at The Unz Review

Traduction: Maria Poumier


The Biden Affair in the Ukraine

ISRAEL SHAMIR • SEPTEMBER 30, 2019

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

2 pensées sur “Joe Biden et l’Ukraine

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    1 octobre 2019 à 14 02 08 100810
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    Comme prévu et comme je m’y attendais, la tentative de destitution de Trump allait immanquablement déchaîner les pro Poutine et Pro ex président mafieux Ukrainien Victor Yanukovitch pour venir au secours de Trump ! Un journaliste aussi talentueux que Mr Israel Shamir est pour la cause, prêt à blanchir Poutine, son régime et ses sous-fifres de tous les crimes, les malversations, guerre électronique et par la même occasion hisser Mr Trump au rang de défenseur de l’éthique et de l’intégrité, au même titre que lui attribuer des valeurs humaines et sociales qui en feraient presque un candidat électoral idéal pour présider le parti communiste en Russie !:)))

    Je ne défends ni les Clinton, ni Biden, ni Trump et encore moins Poutine, mais de là à mener un putsch aussi flagrant sur la réalité pour mousser les agendas suspects de ces voyous intouchables…il y a une limite !…. comme imputer la révolte de l’Ukraine aux Clinton…on aura tout vu, lu et entendu ! Bref, tout ceci donne un aperçu sur ces néo-progressistes de droite comme je les appelle et comme ils sont en réalité…! et on attend la mouture du Saker sur ce même sujet qui risque d’être encore plus folklorique et conforme à la  »ligne éditoriale » ou la propagande Russe de Poutine !

    j’espère que Trump leur donne raison au moins sur celle-là en tous cas, car aussi bien eux que lui en auront bien besoin pour un semblant de crédibilité, rehausser ou soigner son image ! quoique je ne sois pas sûr que cela soit suffisant…car je ne serais plus étonné si demain ils changent leur fusil d’épaule et retournent leurs veste au point de sauver Netanyahu lui aussi…victime des Clinton et Obama !:)))

    Progressistes vous dites ?! sûrement ! et rien de moins ! se mettre au service des oligarques c’est aussi ça le progrès ! et non merci, très peu pour moi, qui ne suis après tout qu’un bougnoule du tiers monde…ayant l’immense chance et privilège de vivre en occident ! :))

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    2 octobre 2019 à 1 01 31 103110
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    Et j’ajouterai que ce genre d’exemple de sortie spectaculaire pour supporter Trump en ce moment, nous renvoie au problème crucial que posent les idéologies en tout genre et leur pouvoir dangereux à fabriquer de la désinformation d’un bord comme de l’autre !

    Il est certain que l’auteur de cet article aurait pu se contenter d’appuyer Trump sur ce point précis et s’y limiter, tout à son honneur, car ceci aurait largement contribué à la crédibilité des informations qu’il nous auraient présenté. Mais au lieu de cela, il en profite pour revisiter l’histoire, la moduler et la contraindre selon son préjugé idéologique, et aller jusqu’à réduire la révolte Ukrainienne à un simple fait de manipulation politique soudain, monté de toutes pièces et fomenté comme un coup de la CIA envers un ensemble  »tiers-mondiste » par une candidate américaine et ses collaborateurs dans l’ancienne administration Obama, qui n’est ni élue, ni disposant d’un tel pouvoir même en étant conseillère du président américain de l’époque, et tout ça se déploie dans le texte comme pour régler on dirait des comptes très personnels entre un Poutine revanchard et le camps démocrate aux états-unis ! balayant d’une main toute la suspicion qui repose sur Trump et son élection, et mettant celle-ci sur le compte du hoax et de la propagande  »honteuse » supposément dans le camps démocrate…. et comme un tour de passe passe incroyable, remet en question toutes les polémique et les faits avérés qui concurrent à suspecter Trump de quoique ce soit…! Je n’en reviens toujours pas !

    Bien entendu, on ne questionnera pas l’auteur d’un tel brûlot et coup de théâtre éditorial sur ses autres articles ou l’administration américaine avec Trump aux commandes, sont les ennemis et les fascistes qui tentent de déstabiliser le monde, nuire aux droits des peuples légitimes et autres exactions avec l’allié Israélien de droite ou peu importe (les arabes du golf…etc). Il faut en fait réagir devant ces montagnes russes et inconsistances idéologiques ou politiques par la résignation et la foi du  »progressiste » qui a une confiance aveugle en les directives, changements de politiques, ou sursauts exceptionnels de circonstance que le régime des justes, celui de Poutine, est mieux placer pour guider les camarades dans la voie de la vérité !

    Étant pleinement conscient que ce que j’écris ici ne plaira pas à beaucoup de gens, et en réitérant mon respect pour mon hôte des 7duquebec, je rassure ceux et celles qui me soupçonneraient  »d’agitation politique de bas calibre » comme au temps du KGB ou de la Stasi, que j’ai déjà et je continue effectivement de songer à fermer ma grande gueule, ne serait-ce que par précaution de ne pas devoir entendre ou dire ce qui ne me plairait pas, ou me classer dans la catégorie de  »petit con arabe tiers-mondiste résidu du capitalisme et du lavage de cerveau par les yankees », ou même me faire indésirable en règle générale… mais puisque j’ai une vieille expérience de voir toutes sortes de  »progressistes’, socialistes, communistes retourner leur veste durant les 30 dernières années, je ne suis surtout pas le genre susceptible devant un tel traitement que me feraient des gens qui ne soient pas d’accord avec moi. et je préfère exprimer en toute liberté mon opinion franche et sincère la-dessus !

    A mes yeux, et pour résumer mon point de vue, s’il y a un dirigeant Russe qui risque de faire éclater ce qui reste de la fédération de Russie, lui asséner le coup de grâce et ruiner ce qui lui reste comme espoir de renaître de ses cendres, c’est bien Poutine ! point à la ligne ! et ça fait 30 ans que l’ancien KGB à amorcé sa folie meurtrière dans le bloc de l’Est, dans les Balkans, la crise et guerre Yougoslave, la deuxième guerre de Tchéchénie, la rebellion dans le Caucase (Arménie, Azerbaidjan, Géorgie), et la lutte contre les mouvements de libération ou de révoltes en Ukraine, ou en Bielorussie, le KGB d’alors avec Poutine comme chef militaire en son sein supervisait lui même les opérations de  »maintien de l’ordre » ou celles politiques, à tel point qu’il constituait déjà à l’époque une star qui figurait sur les principaux magazines occidentaux comme the Times, ou Newsweek ou même Paris-match ! Bref, personne ne s’intéressait à Borris Eltsine, ni aux quadras du partis, sachant que l’homme fort du KGB était presque partout et décidé à briguer le pouvoir. Excellant dans l’art du parasitage dans l’actualité mondiale depuis cette époque avec ses camarades des services et au pouvoir au Kremlin, habile politicien, mais aussi tueur à sang froid rompu à la guerre psychologique et à la chasse aux ennemis de l’URSS, libéral aussi et mégalo frimeur qui adore le bling bling de la nouvelle ère des oligarques qui s’annonçait, Poutine est indiscutablement la bête déchaînée qui fit de la chute de l’ancien URSS sa première cause, son obsession, son leitmotiv et la voie royale qui le mènera au pouvoir absolu ! Et depuis, La Russie fonctionne un peu comme si aucun Russe progressiste et rompu à l’art de la politique ai jamais existé ou qu’il s’en trouve qui puisse égaler notre Poutine incontournable !

    Et si les politiques et guerres d’agression occidentaux ont toujours fourni à Poutine une bonne excuse de fourbir ses armes les plus meurtrières, en développer de nouvelles, et inonder le monde de sa propagande la plus élaborée, depuis la première guerre du golf en fait, il faut dire qu’il n’a pas toujours eu des amis dans le camps communiste des pays non alignés comme on pourrait croire, comme il n’en a jamais eu de vrais amis même au sein de la Russie il faut croire ! la perte de l’Ukraine restera gravée dans l’histoire comme son plus grand échec à convaincre pacifiquement le peuple Ukrainien de prendre fait et cause pour la Russie ! mais gérée comme un province-izba ou ferme du régime, avec des mafieux à sa tête fidèles à Poutine, A quoi il s’attendait franchement ?!!!

    Je déplore en tous cas le développement fait par l’auteur dans ce texte car certains Ukrainiens du Maidan l’auraient lynché pour moins que ça ! car ce qu’il affirme de la manière la plus honteuse est que ces Ukrainiens innocents morts pour leur cause, ou même pas, souvent victimes collatérales d’un conflit armé sans pitié du côté russe, tout comme les passagers du vol KLM 17 Malaysia Airlines par un missile russe au sol, sont tous morts pour les Clinton ! Le Maidan c’était Clinton, le champs de bataille c’était Clinton, les villages brûlés c’était pour Clinton, et les cadavres de fillettes c’était Clinton ! un peu comme ce que nous disaient les mêmes trolls du conflit Syrien, tout opposant à Bachar ne peut-être qu’un terroriste sunnite, allié aux Clinton !

    Bref, nous vivions déjà en pleine désinformation et lavage de cerveau par les administrations occidentales, pour que Poutine vienne avec ses hordes de soldats de la plume, ses spécialistes des médias et autres brouilleurs parasites et armées électroniques des réseaux sociaux nous achever et nous donner le coup de grâce !

    Qu’est ce que ça peut nous foutre au final que cette URSS ou cette Amérique ou cette Chine ou toutes ces superpuissances se désagrègent ou se fassent la guerre !? qu’ils se la fassent leurs putain de guerre et qu’ils nous foutent la paix ! pourquoi devrait-on suivre l’un ou l’autre dans leur folie destructrice, leur mégalomanie, leur idéologies ou leur ethnocentrismes à la con ! Poutine ne réalise pas encore qu’il ne vaut rien sur le plan économique comparé aux géants de ce monde, il ne l’accepte toujours pas en tous cas, et il croit que le peuple va bouffer ses missiles supersoniques ou ses S-400 ! La Chine qui l’a menée par le bout du nez pendant toutes ses années, à déjà copié la majorité de son armement, ses avions de combat, ses missiles, ses systèmes avancés et toute la technologie dont il se prévaut encore ! autant pour la Corée du nord et de nombreux pays asiatiques alliés et non des moindres dont l’Inde ! Toute la gesticulation du pauvre poutine est visible au monde entier en est une d’orgueil mal placé, d’égo sous développé, et de mentalité dépassée qui ridiculise sa personne et plaint la Russie d’avoir hérité d’un tel dirigeant ! malgré toutes les réformes économiques et sociales dont certains occidentaux même le créditent ! et c’est à croire que ces Russes sont tous des bras cassés incapables de se gouverner ou de trouver un candidat qui les représente mieux que cette boule de nerfs explosive et meurtrière qui tue froidement des opposants pour beaucoup moins que ce que je lui en tartine dans la face ! Et justement, dans le cas, ou il m’enverrait des agents avec des dérivés radioactifs à mettre dans mon café, c’est que j’aurais au moins accédé au rang important de parasite qui dérange à son niveau ! et je crois bien que je vais arrêter le café pour ça !

    Désolé d’être long…. mais des  »progressites » caméléons qui changent de couleurs comme dans la pub de BASF, on en a bavé depuis les années 80 et 90, dans tous les pays du monde, et dans toutes les cultures et pays sur terre ! il suffit de leur faire miroiter ce qui leur tient à cœur le plus, qu’ils seraient prêts à retourner leur veste cinq fois par jour ! et je me contenterai de ça ! et c’est dommage de lire ce journaliste de la sorte alors que je commençais pourtant à l’apprécier plus que tous les intervenants ici sur les 7duquébec ! hélas !

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