LA MAGOUILLE = LA NORME

LA MAGOUILLE = LA NORME

Un nouveau traversier pour Lévis.
Le coût à l’origine était de cent millions.
Maintenant il est à trois cent millions
Et deux ans en retard.

Le prix a triplé pour la construction du
Quartier des Spectacles de Montréal.
En retard, lui aussi.

Les sinistrés des inondations de 2017
Payent maintenant $250 par mois
Leurs assurances maison.

Et ça continue partout
Dans la province.
La magouille c’est la norme.

Mais, on n’a pas d’argent pour la Santé?
Les CHSLD tombent en ruine
et il n’y en a pas assez!

L’éducation, c’est un désastre.
Pas d’argent là non plus!

Les priorités sont où?
Et pour qui?

John Mallette
Le poète prolétaire

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Équipe de l'édition

L’équipe vous offre ici sa mixture. Elle assume et elle assure...

13 pensées sur “LA MAGOUILLE = LA NORME

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    27 septembre 2018 à 4 04 42 09429
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    J’aime vos vers. L’éducation ne peut qu’être « un désastre »… pensez à tout ceux (notamment ceux que vous avez correctement identifiés) pour qui elle n’est pas la bienvenue…

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      13 octobre 2018 à 18 06 11 101110
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      J’apprécie votre commentaire. L’éducation, c’est un désastre. Moi je suis dyslexique, ainsi que mes deux filles et mes deux petites-filles. Trois générations qui ont soufferts et survécus à ce système qui ne change pas. Ce n’est pas juste les bâtiments qui sont délabrés.

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        14 octobre 2018 à 8 08 30 103010
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        Pour vous consoler de cette dyslexie probablement dérivée d’une forme ou d’une autre de « méthode globale » dispensée par les abrutisseurs professionnels et les laveurs de cerveaux stipendiés que nous savons; vous seriez surpris du nombre d’individus réellement performants — non pas les ‘boostés’ à l’hélium; au PROZAC ou aux stéroïdes qui font les choux gras et les « maronniers » de la contristante et très nivelante (non par « par le bas » maisPAR LE HAUT, car on ARASE le cône traditionnel) presse « peep-hole » (celle-là est de moi) — qui ont forcé le destin et on dignement mérité d’être célèbre.

        J’ai moi même eu le privilège d’en connaître quelques uns.

        Vous n’êtes pas délabré(s) puisque vous réagissez. Et vos vers sont agréables à lire, en ce qui me concerne, puisque j’y réagis.

        PS: il m’est interdit de faire partie du club… j’ai appris mon B-A BA dans un abécédaire. Ce qui doit faire de moi un très ancien fossile.

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        14 octobre 2018 à 8 08 38 103810
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        Pour: « on dignement mérité d’être célèbre. » merci de lire: « ont dignement mérité d’être célèbres. »
        Vous voyez, moi aussi, je suis incorrigible.

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    27 septembre 2018 à 6 06 45 09459
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    La première solution finale ne concernait que 1,1 millions d’individus( et ne fut pas si finale que cela la preuve….) . La seconde sera de 6,930 milliards de sous-hommes… pour laisser place aux 1% restant des lites… Et c’est alors que recommencera l’épuration du 1/99…. Sans fin, puisque comme la flèche d’Archimède qui n’atteint jamais sa cible parce que à chaque fois elle doit d’abord parcourir la moitié de la distance restante jusque dans les infimes milliardièmes de millimètres (ce qui fait un nombre astrologique que la descendance d’Abram serait incapable de conter….)

    https://wp.me/p4Im0Q-2yL

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      27 septembre 2018 à 10 10 15 09159
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      « Finale »? Peut-être… car – comme vous le savez aussi – c’est surtout une affaire de définitions. Définitive? En tout cas pas… La preuve nous en est quotidiennement administrée…

      Finalement, que rien ne soit jamais définitif… devrait plutôt nous rassurer…

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      27 septembre 2018 à 12 12 34 09349
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      Je crois que mon cyberesclave a bouffé mon commentaire à votre texte aussi récidivè-je (en tâchant de reconstituer de mémoire humaine… donc „Gott-sei-dank” imparfaite).

      « Finale » peut-être, la solution… mais en tout cas pas « définitive » à juger du résultat. De toute évidence, une terrible affaire de définitions. Que rien ne soit aussi définitif que parfois on le souhaiterait, c’est peut-être un peu rassurant… non?

      Vous me semblez en proie au doute… intéressez-vous alors à la question du « Midrach » grand pourvoyeur de comptes et de mémoires à géométries extrêmement variables. Ensuite je gage que vous aussi, vous élirez comme favorite… la géométrie euclidienne.

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      13 octobre 2018 à 18 06 22 102210
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      Le 1% a le contrôle déjà. Ils nous regardent aller le sourire aux lèvres. Même nos petites manigances sont maîtrisés. Il faut trouver la manière de renverser la vapeur où le système informatique.

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        14 octobre 2018 à 8 08 35 103510
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        @J.Maltette – Effectivement, ils se marrent de nos pas hésitants et gauches (sans la moindre appartenance politique).
        C’est à nous de changer, radicalement, nos faons de régir et ne plus continuer à faire ce que nous faisions pour contester. Il faut innover, y compris dans nos méthodes planplan désuets.
        De plus il nous faut trouver des leaders « désintéressés » capables de nous guider en confiances réciproques (et c’est peut-être cela le plus difficile…

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          14 octobre 2018 à 16 04 51 105110
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          Commencez peut-être par convenir que TOUT dans nos actions est affaire d’intérêt. L’acte gratuit est une illusion qui fait rêver les nais comme la carotte mêne l’âne. Ce peut être des intérêts nobles, comme l’amour, l’affection; la volonté de défendre et d’aider; la parenté de pensée ou d’esprit, la parenté de goûts; le plaisir de partager parfois – qui se fait rarement sans conditions – (etc.) ou des intérêts vils (et là le temps et l’énergie me manquent pour vous en dresser la liste car nous savons combien elle peut être longue. Mais on peut toutefois la lancer avec la volonté de profit démesuré avec – “idéalement” – le moins de contrepartie possible… le reste est simple affaire de clairvoyance mais il ne vous faudra pas beaucoup d’efforts).
          Les clivages habituels gauche-droite – avec en prime ce que nous vaut la guimauve de cette drauche marécageuse qui se maintient « au pouvoir » à coups de baudruches achetées avec de la monnaie de singe; tous ces “clivages” dont se gargarisent les instituts de sondages sont des promène-couillons. J’ai dit plus haut « pouvoir »?! – mais que “peuvent-ils”, ces clowns? À part étreindre avec des airs de connaisseurs pâmés des torses exotiques d’androgynes incertains ou courir la prétentaine à le cul sur une vespa vers des objets de consommation eux-mêmes prestement consommés… en priant tous très fort Sinvodor?!
          Ces clivages, donc, et mille autres stéréotypes encore boboïsants ne sont plus d’actualité.
          On distingue désormais d’étonnants paradoxes; des ponts entre les extrêmes que l’on n’aurait jamais osé imaginer il y a cinquante ans. Il est vrai qu’on se laissait aller alors aux mirages à court terme des « Trente Glorieuses » et à ceux du « jouissez sans entraves » des autres abruti-e-s.
          Jamais la différence entre ce qui est harmonieusement souhaitable pour tous en fonction de leur contribution réelle et ce que des frénétiques s’efforcent de nous imposer par fait de “gouvernance”* n’a été aussi flagrante.
          Et cela, les peuples – sans distinction de presque toutes les races – commencent visiblement à le ressentir confusément. Pour autant qu’ils disposent du minimum de calories qu’il faut pour ressentir encore. Et nous, qui l’avons encore, ce minimum, nous nous agitons à la manière d’une guêpe dans une bouteille vide; incapables de voir que la sortie est par le haut. Et nous voilà sans cesse privés de la distanciation qu’il faut pour commencer par nous poser la bonne question: « de quoi s’agit-il? ».
          Eh bien je crois qu’il s’agit tout d’abord de ne pas s’agiter et de laisser faire la nature en prenant le parti de nous faire – pour une fois – ses alliés – mais pas façon “showbiz”!
          La correction est en marche. La nature – cette nature qui n’élit pas mais qui sélectionne – est impitoyable avec les tricheurs. Et de tricheurs, nous en avons beaucoup plus à revendre que d’eau non-polluée. C’en serait presque à regretter que bientôt le pétrole devienne désuet; parce que ces tricheurs feront une base très valable pour les nappes à venir.
          Réapprenez aux vôtres avant tout l’équilibre. Qu’ils abandonnent le culte du trop et la soif de facilité.
          Je ne sais plus qui a dit « ça n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas… c’est parce que nous n’osons pas que les choses sont difficiles » mais c’était assez bien trouvé. On pourra au passage accorder une pensée à Raymond Abellio: « Ça n’est pas parce que je te pousse que tu tombes; c’est parce que tu tombes que je te pousse ». C’est TOUJOURS une affaire d’équilibre. Osez décider seul sans quémander l’assentiment d’autrui**. Vous serez surpris de nombre de gens qui vous suivront malgré vous.
          Je pense que ce nombre est si considérable que les gras media font – sur ordre – l’impossible pour le cacher à ceux qui sont encore dans son incertitude.
          Mais ne comptez que sur vous-même… ça aura le mérite de vous ménager d’occasionnelles bonnes surprises. Et si ça foire, vous aurez au moins eu le rare plaisir d’avoir été un homme debout.
          Et puis surtout… ne vous trompez pas d’ennemi…

          Les p’tit’ notes:
          * Si mes parents m’ont épargné le passage par une gouvernante il y a de cela bien longtemps – ça n’est certainement pas pour que je me laisse “cocooniser” par les farceurs actuels.
          ** Et sans accorder de crédit aux “zinstitudsondages”. Sirènes décaties et torves qui, face aux évidences, poussent des beuglements de lamantins.

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            15 octobre 2018 à 4 04 53 105310
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            @Ivernazza….

            Merci

            keg

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        14 octobre 2018 à 9 09 00 100010
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        « que même un génie comme Douglas Adams N’aurait PAS pu imaginer. » (J’ai honte.)

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    14 octobre 2018 à 8 08 58 105810
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    Ne sous estimez ni les vertus, ni la puissance de nettoyage, de la saturation qui est l’expression même d’une loi naturelle.
    Nous faisons (de plus en plus) face à une secte non-naturelle. Fiez-vous à la sanction naturelle.
    La nature – qui n’élit jamais, mais sélectionne – est en train, ce me semble de perdre patience. Retenez des fauteuils d’orchestre et faites en sorte de préserver la santé de ceux qui vous sont chers (c’est un minimum convenable); la représentation de baisser de rideau ira au-delà de tout ce que même un génie comme Douglas Adams aurait pu imaginer.

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