La quadruple racine du mal

PERSONNE :

Pour communiquer un message comme celui que je m’apprête à vous

communiquer…

il faut un émetteur et un récepteur qui disposent du même code ou d’un décodeur pour que le message ne soit pas brouillé.

Mais il en faut bien davantage si on cherche à faire passer un message d’une manière efficace…

Autrement dit si on cherche à influencer ou avoir une influence sur le récepteur qui peut être électeur ou consommateur.

Ce n’est pas à la portée de n’importe qui en effet, de vendre n’importe quoi.

C’est un long apprentissage, un art, une science, toute une technique qui n’a pas d’autre but que de vous subordonner, vous soumettre, vous faire voter ou vous faire acheter ce qui lui plait ou ce qui correspond à ses intérêts.

 Je suis le fusil, vous êtes les pigeons.

Et ne croyez surtout pas que ça tire à blanc. Tous les experts en communication pourront vous l’attester ou vous le confirmer : tout s’achète et tout se vend : y compris votre propre avis, votre jardin secret, votre journal intime… s’achète et se vend comme une vulgaire lessive.

Les maîtres mots de toute « com » c’est larguer, fourguer, vendre bons et mauvais objets, bonnes et mauvaises idées, bonnes et mauvaises actions.

Vendre… tout le monde est vendeur… peut être parce que tout le monde est à vendre…

Je ne connais pas d’autre loi pour le marché que la loi qui nous fait marcher.

L’offre qui crée la demande. Faussement… artificiellement…

Ce ne sont pas des marchandises parmi lesquelles vous avez à choisir mais des choix qui vont s’imposer à vous comme allant de soi.

Cela est une pipe, dit le peintre en bâtiment.  Ceci n’est pas une pipe, répond l’artiste peintre. Pas la peine de tout dramatiser, le monde le fait pour vous.

Ils choisissent pour vous le type de carrière, le type de conjoint et le type de cercueil.

C’est cela même le monde impitoyable de la com, de la communication, ce qui nous est commun à tous: devant l’étalage d’un magasin, sur un écran de télévision ou à travers des échanges sur le net… C’est un cercle vicieux qui nous empêche d’agir et de réfléchir par nous-mêmes.

Un vrai mensonge qui a une quadruple racine :

 En premier : la pub : la publicité qui lave plus bleu, plus blanc, plus rouge

 En deuxième : les publics relation, les relations publiques qui vous font croire que vous êtes une VIP , une very importante personne… y compris sur le site de rencontre sur lequel vous avez eu droit à votre premier coup de foudre.

 En troisième : la presse qui vous entretient sur machin jusqu’à le rendre compatible avec votre machine à enregistrer et à relayer le mensonge.

Et en dernier : le marketing dit stratégique parce qu’il sait comment faire pour vous transformer en pigeon, en client, en simple agent d’exécution d’un tout autre dessein que le vôtre.

 Voici le fameux cercle infernal! Voilà où se situe le mal politique et commercial.

Comme vous pouvez le remarquer, vous y êtes pieds et poings liés.

Non ?

Vous plaisantez j’espère!

Vous avez étudié dans l’école qu’on vous a indiquée.

Fréquenté les milieux qu’on vous a conseillé.

Épousé la femme qu’on vous a présenté.

Et voté contre celui qu’on vous a déconseillé.

Vous êtes fait comme un rat.

Plutôt quatre fois qu’une !

En deux mots : vous vous êtes raté Monsieur.

Un seul remède à vos quatre maux :

Quitter immédiatement ce cercle… et sans vous retourner…

Qu’est-ce que vous attendez ?

Une bonne retraite ?

Vous serez mort avant de l’avoir perçu.

 

(Reprise+commentaires)

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Personne

Le Journal de Personne pratique la scénarisation à fond, pour illustrer une question d'actualité. Son info est une info scénario, son drame: une dramatisation et sa réalité: une réalisation.Vous auriez mauvaise grâce d'assimiler Personne à ses personnages, et ses histoires à des dérapages. L'humour et la dérision y ont toujours fait bon ménage. Le Journal n'est l'otage d'aucun parti, prisonnier d'aucune opinion, dupe d'aucun soupçon. Ni à gauche, ni à droite, mais au cœur de l'événement, il aborde tous les sujets, pose tous les problèmes et relance tous les débats : https://www.lejournaldepersonne.com

23 pensées sur “La quadruple racine du mal

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      28 octobre 2013 à 18 06 49 104910
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      Je présume que le maquillage fait parti de ce marketing et que votre commentaire signifie que dès aujourd’hui vous laissez tomber les masques ?! 😉

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      18 novembre 2013 à 17 05 57 115711
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      Cette femme est magnifique de beauté, d’expression, d’intelligence et son parlé français est si plaisant à mon oreille.

      « Le médium c’est le message. »

      Son site est exceptionnel. Le vocabulaire est riche.

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    28 octobre 2013 à 20 08 32 103210
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    « Un cercle vicieux qui nous empêche d’agir et de réfléchir par nous-mêmes. »
    C’est là que tout est dit.

    Ce n’est pas «magnifique», c’est juste très bien dit.
    Lorsque c’est magnifique, on ne sait pas trop ce que c’est !

    Serge Charbonneau
    Québec

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    29 octobre 2013 à 4 04 19 101910
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    Très bien!…

    Je rajouterais; que le mal est une valeur absolue naturelle et que le bien il faut l’inventer! On a donc pas trop le choix, en ce qui concerne la cible. Il parait que c’est le seul endroit sur terre où le soleil brille ! La croisée des temps se trouve bien au zénith….
    Cordialement FC

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      30 octobre 2013 à 2 02 54 105410
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      « Je rajouterais; que le mal est une valeur absolue naturelle et que le bien il faut l’inventer! » du pseudonyme Fourny

      Oui, c’est malheureux, mais on dirait bien que c’est ainsi, fourny, vous avez bien raison.

      J’ajouterais aussi que les gens bien sont tranquilles et sans histoires. Ils ne sont jamais intéressés à déranger ni leurs voisins, ni leurs concitoyens, ni ceux qui vivent à l’étranger, ni personne.

      C’est une de leur caractéristique, les gens bons ne dérangent pas et font tout pour éviter de déranger l’autre allant même jusqu’à se déranger un peu eux-mêmes pour que l’autre puisse vivre en toute quiétude.

      Par contre, les gens mal, les exploiteurs, ceux qui visent la croissance infinie et sans limites (pléonasme volontaire et même insuffisant) de leur panse et de leurs avoirs sont prêts à tout pour satisfaire leurs besoins inassouvissables en croissance constante.

      Voilà pourquoi nous sommes dans la merde. Avant que les gens bien décident de déranger ceux qui n’hésitent pas à déranger, ils se retrouvent sans moyen et ceux qui les exploitent ont toujours le haut du pavé. Tirer des briques du haut d’un pavé est gage de victoire facile et ceux qui sont en bas ne peuvent que tenter non pas de les vaincre, il est trop tard, mais d’essayer de se mettre un peu à l’abri en les laissant mener le jeu (sic).

      Le monde irait mieux si les gens bien l’étaient moins.
      Si les gens bien faisaient un peu de tort aux gens mal, tout irait mieux.
      Mais ce n’est malheureusement pas dans la nature des gens bien de faire du tort alors tout va mal.

      Ainsi va le monde.

      Les Pays paisibles et sans armée se font envahir et piller.
      Pensons à Mouammar Kadhafi qui a eu la folie de devenir trop bien et de laisser rouiller son armée. Il a été assassiné et son Pays sans défense efficace s’est fait envahir, détruire et maintenant les gens mal l’exploitent à leur guise et la population entière sauf quelques pions souffre de tout.

      Ainsi va le monde. Il nous faut un peu plus de gens moins bien pour endiguer l’ardeur des crosseurs.

      Serge Charbonneau
      Québec

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    30 octobre 2013 à 4 04 43 104310
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    Oui Mr Charbonneau, vous avez raison.

    La phrase du mal et du bien est originelle. L’homme par son statut de demi-dieu, a créé son matelas « absorbeur » entre les deux, c’est le « fric » et celui-ci appartient aux forces mal, c’est le plus malin, qui en jouira d’abord. Donc vous avez raison de dire que le conflit doit être initié par les gens du bien. Bien sûr qu’ils veulent faire partager le « fric » C’est bien le problème sur cette Terre. Au fait est-ce bien l’homme qui a créé le « Fric » Je commence à avoir des doutes !
    La différence fait le mouvement et le mouvement fait la vie !..

    vous dîtes ;
    Ainsi va le monde. Il nous faut un peu plus de gens moins bien pour endiguer l’ardeur des crosseurs. C’est OK !

    cordialement FC

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    19 novembre 2013 à 1 01 14 111411
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    @Serge Charbonneau

    Une citation dans un roman sur la vie d’Hitler remonte à ma mémoire en lisant vos propos. «Le mal existe parce que les gens bien sont restés silencieux.»

    Je pense aussi à l’écrivain québécois Jean Bédard qui fait dire à Nicolas de Cues dans sa biographie «faire le bien peut engendrer le mal… introduire de la lumière dans la nuit ne se fait pas sans déchirement … La question n’est pas de toucher à ce qui est, mais de participer à ce qui advient. Or, dès que l’on y participe, on constate une première loi : là où prime le mal, même le bien engendre la division! Pourtant, à l’inverse, là où le bien prime, même le mal engendre le bien …»

    Ce sont des pensées que je partage profondément.

    Enfin, et ceci appartient au coeur même de l’individu : il y a, dans le fond des fonds chez chaque être, un point de solitude où personne d’autre que nous ne peut aller. C’est la racine de notre liberté. Si nous nous refusons à cette origine (le fond des fonds) nous restons emmurés. Sortons de nous-mêmes, car il fait terriblement beau dehors.

    Très cordialement,

    Carolle Anne Dessureault

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      19 novembre 2013 à 2 02 42 114211
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      Le bien et le mal sont bien relatifs, Carolle-Anne.

      De nos jours, depuis «You are with us or with the terrorist»…
      Depuis «l’axe du mal»…
      Depuis qu’on appelle les gens «dictateurs» «sanglants»…
      Depuis qu’on dit de ceux qui ont une vision qui n’est pas la nôtre qu’ils sont « racistes » (sic)…

      On nous fait haïr,
      on nous fait aimer.

      «Faire le bien peut engendrer le mal…»
      Le bien… Le bien ???
      Bien sûr, le bien !

      La guerre «humanitaire» pour la rendre pour le bien!
      On fait le bien !
      On fait le bien, c’est évident.
      On fait le bien ???

      Le mal…

      «Le mal existe parce que les gens bien sont restés silencieux.»
      On peut lancer cela pour obliger moralement les gens à agir pour le bien (sic) qu’on leur inculque.

      Il faut aller tuer du méchant.
      On a bombardé pendant huit mois la Libye, on aurait voulu en faire autant en Syrie. C’est pour le bien, dit-on. On assassine des peuples entiers pour le bien (sic).

      Les jihadistes tuent et égorgent aussi pour le bien (sic). Ils nettoient la planète de l’impureté.
      Ils le font pour le bien (sic).

      C’est bien relatif le bien. Chacun de nous a «son» bien (sic). Chacun de nous a sa propre lumière.

      « Là où prime le mal, même le bien engendre la division! » ???

      Là où prime le bien, même le mal peut unir!
      Tous unis pour le bien… Allons éliminer le mal.

      On fait des guerres avec de «bons sentiments».
      Que ce soit pour « le bien » (sic) ou pour le « mal » (sic), lorsqu’on tue, le sang coule rouge et des gens pleurent celui à qui l’on vient d’enlever la vie.
      «Nos» méchants ont des amis, c’est ainsi.
      Certains les aiment et c’est normal, ce ne sont pas des caricatures de bandes dessinées, mais bien des Êtres Humains, avec leurs qualités et bien sûr leurs défauts.

      «Là où le bien prime, même le mal engendre le bien …»
      Le bien, le mal… la confusion et le «bon sentiment» dans toute sa force.

      Il y a, dans le fond des fonds chez chaque être, le bien et le mal selon ses valeurs qui lui sont propres ou qui lui sont inculqués.

      Nous sommes tous beaux. Il faut pouvoir écouter l’autre sans le dégrader.
      Chaque Humain a un fond humain et des valeurs humaines.
      La liberté c’est de s’aimer et d’assumer ses choix sans agressivité envers ceux qui pensent différemment.

      Écouter les gens avec le même respect qu’on s’écoute soi-même fait tomber les murs de l’incompréhension et nous sort de nous-mêmes.

      Oui, sortons de nous-mêmes, car il fait terriblement beau dehors.

      La quadruple racine du mal, c’est lorsque le bien devient trop évident.

      Salutations,

      Serge Charbonneau
      Québec

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        19 novembre 2013 à 13 01 42 114211
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        @Serge Charbonneau

        Merci pour votre commentaire.

        Je reprends quelques-unes de vos phrases, que j’aime, soit : «Nous sommes tous beaux. Il faut pouvoir écouter l’autre sans le dégrader.
        Chaque Humain a un fond humain et des valeurs humaines. La liberté c’est de s’aimer et d’assumer ses choix sans agressivité envers ceux qui pensent différemment. Écouter les gens avec le même respect qu’on s’écoute soi-même fait tomber les murs de l’incompréhension et nous sort de nous-mêmes (CELLE-CI N’EST PAS FACILE, J’Y TRAVAILLE) …. La quadruple racine du mal, c’est lorsque le bien devient trop évident.»

        Nicolas de Cues,cardinal-prêtre et légat du pape, envoyé à Brixen en Tyrol à la demande du Pape vers le milieu du XVe siècle, auteur de l’oeuvre LA DOCTE IGNORANCE, expérimenta que le bien trop évident pouvait engendrer le mal. Ainsi, soucieux de justice et de protection envers les pauvres et les torturés, à une époque où les femmes étaient facilement condamnées pour sorcellerie, en tant que légat du Pape, il avait droit de jugement. Il annula donc celui rendu par la justice établie sous le pouvoir de l’archiduc Sigismond et tous ses moutons incluant moines et nobles, jugement qui avait condamné deux soeurs à la torture et au bûcher. Il plaida le retour de ces femmes vers une vie saine. Il ne put leur éviter la mort, mais au moins le bûcher. Il les ramena dans une charrette avec des paysans qui l’accompagnaient jusqu’au couvent où on devait déposer les malheureuses. En chemin, les partisans de l’archiduc Sigismond attaquèrent le groupe et poignardèrent les soeurs qui moururent. De plus, ils incendièrent le village pour punir le peuple d’aimer Nicolas de Cues. Conséquence : le peuple se révolta contre Nicolas de Cues. Finalement, l’évêque fut emprisonné.

        Il n’avait que de bonnes intentions. D’autre part, supposons qu’il n’aurait pas défendu les soeurs faussement accusées et inutilement torturées, les soeurs auraient quand même été tuées et le peuple n’aurait pas eu plus à manger. Et Nicolas de Cues serait devenu un tiède à la solde du pouvoir corrompu, de la même façon que l’on reproche aujourd’hui aux évêques et au Vatican de pactiser avec le pouvoir. L’histoire classerait la lâcheté de Nicolas de Cues dans le dictionnaire.

        Pas facile de faire non pas le bien, mais CE QU’ON CONSIDÈRE BIEN ET JUSTE.

        Conclusion : c’est ma perception, je crois davantage aux germes laissés dans la psyché humaine par Nicolas de Cues que ceux de l’archiduc Sigismond qui triompha par la force et détruisit tout ce qui obstruait son passage et sa petite opinion personnelle.

        Carolle Anne Dessureault

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      19 novembre 2013 à 4 04 09 110911
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      « faire le bien peut engendrer le mal… là où le bien prime, même le mal engendre le bien … »

      Si vous aimez naviguer dans ces eaux là Mme. Dessureault, je vous recommande une lecture de table de chevet.

      Le mal, (en trois volumes) de Eugen Drewermann.

      DG

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        19 novembre 2013 à 13 01 52 115211
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        @Denis Gélinas

        Merci pour la référence.

        Carolle Anne Dessureault

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    19 novembre 2013 à 1 01 15 111511
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    @Personne

    Un mot : merci.

    Carolle Anne Dessureault

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      19 novembre 2013 à 2 02 59 115911
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      Vous remerciez personne, Carolle-Anne.
      Vous vous remerciez vous-mêmes.
      On se remercie toujours lorsqu’on trouve quelqu’un qui dit ce que nous dirions.

      Il est bien difficile de dire merci à ceux qui disent ce que nous ne voulons pas entendre.
      C’est ainsi. Dans le fond aime-t-on les gens ou s’aime-t-on soi même ?

      Heureusement, il y a personne. Personne d’autre que nous.

      Ce n’est qu’à travers nous que l’autre existe. Lorsque vous disparaîtrez, il n’y aura plus personne. Plus personne pour vous. Tout comme moi, tout comme chacun d’entre nous. Nous sommes tous personne, tous seuls.

      Être ou ne pas être ?
      Aimer l’autre ou s’aimer soi-même ?

      Et personne… si c’était quelqu’un !

      Serge Charbonneau
      Québec

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        19 novembre 2013 à 3 03 40 114011
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        Tu n’es pas tout seul Serge.

        C’est nous les lecteurs qui le sommes depuis que tu as cessé de nous informer, nous tous les lecteurs.

        Tu sais (pardon pour le tutoiment), j’ai lu les 7 du Québec depuis ses débuts et j’ai pris plusieurs mois avant de commenter.
        J’ai osé commenter un jour parce que j’ai compris que si au moins une personne se donnait la peine de lire l’idée que j’apporte et non la forme et la manière dont je le fais, j’aurai au moins partagé quelque chose. C’est purement égoiste de ma part de partager, car c’est à moi que je donne en le faisant et peut-être que personne ne partage avec personne.

        DG

        « On écrit pour raconter, pas pour prouver » Quintitlien, Insit orat, X 1-31

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          19 novembre 2013 à 6 06 53 115311
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          Il faudrait faire un reportage sur les 7 du Québecstan et Personne en serait la voix off, voix de Dieu ! 😀

          De l’aventure et des becs en veux-tu en voilà !

          Répondre
        • avatar
          19 novembre 2013 à 10 10 42 114211
          Permalink

          « On écrit pour raconter, pas pour prouver »
          En êtes-vous bien sûr, M. Gélinas ?

          En journalisme on écrit ni pour raconter, ni pour prouver. On écrit pour révéler des faits et faire valoir la réalité.
          Le journaliste n’est pas l’a pour raconter des histoires.
          Le journaliste n’est pas l’a pour faire de l’opinion (il y a l’éditorial, bien sûr), mais il est là pour apporter des faits et des observations permettant à son lecteur de « SE FAIRE » une opinion.

          Il y a bien sûr bien des types d’écriture. Cela va du journalisme au journal scientifique en passant par le roman, la philosophie et l’impression psychologique, sans oublier l’écrit qui sert avant tout à se faire aimer, peu importe le propos.

          Se faire aimer…
          Il y a des gens dont le but principal est «de se faire aimer».

          Me concernant, je préfère brasser la réflexion plutôt que de viser la flatterie.
          Je fustige mes anciens collègues journalistes de manquer à l’éthique de leur métier.
          Je fustige un ancien collègue sur ce site de trainer le site vers l’insulte et la radio-poubelle.
          Je fustige la direction de ce site pour n’avoir fait aucun rappel à l’ordre en privé et avoir fait preuve d’un manque de professionnalisme.

          Les 7 du Québec étaient confrontés au choix du média social ou du journal sérieux. On a fait le choix du média social à lectorat restreint. J’ai mis fin à ma collaboration et j’ai décidé d’accrocher mon crayon (mes patins «d’Actualiste»).

          C’est, comme le dit, M. West, les 7 du Québecstan, de l’aventure et des becs !
          À défaut de tenir des papiers sérieux, je participe à ce qui plait aux 7 et c’est, j’en suis convaincu, au plus grand plaisir de certains.

          Je me suis retiré du sérieux. Je sais bien que je délaisse l’information, mais parfois, voyez-vous M. Gélinas, je me dis à quoi bon vouloir informer les gens ! Les mass-médias sont d’une telle puissance. De plus, les médias sociaux ont la force de l’engouement populaire, la force du courant. Il y a des spécialistes qui les favorisent et bien sûr les utilisent.

          Pour informer adéquatement, il faut un organe médiatique crédible. De toute évidence, le média social que l’on vise pour les 7 du Québec ne parviendra pas à se hisser à cette crédibilité. Les 7 resteront un club relativement restreint et tout au plus maintiendra son lectorat restreint.

          C’est plus facile et plus amusant de faire de l’écrit pour amuser la galerie. On préfère les «père ubu».

          Salutations, M. Gélinas

          Serge Charbonneau
          Québec

          P.S.: Sans vouloir vous vexer, Denis, je préfère les gens qui disent à ceux qui citent. Je crois que les citations ne sont valables que dans leur contexte.
          Je crois que les gens devraient développer la capacité de dire franchement et sans détour et avec respect et humilité le fond de leur pensée plutôt que de se réfugier dans des citations pour s’habiller d’un habit autre que celui qui est le leur.

          Répondre
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            19 novembre 2013 à 11 11 50 115011
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            Oui j’ai saisis Serge.

            Pour les citations que je donnes, elle font plus souvent, pour ne pas dire tout le temps, référence à ma position. Elle peut être une preuve ou sa démonstration, mais pas une série d’arguments pour essayer de convaince celui qui ne le sera jamais par cette méthode.

            Et aussi, je donne une citation à ceux qui viennent sur des sites web pout élargir leurs connaissances vers des auteurs que j’ai lus et j’ai trouvé utile ou intéressant dans le propos. Moi-même j’en ai noté plusieurs sur les sites et j,ai trouvé généreux de la part de ces auteurs de me renseigner sur la provenance de certaine de leurs idées.

            Cette citation précise que j’ai mise plus haut est en rapport direct avec le premier pas que j’ai fais en commentant sur les 7 du Québec et qui m’a convaincu finalement de le faire.

            Désolé si vous l’avez prise pour vous, à l’avenir j’éviterai d’en mettre.

            DG

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            19 novembre 2013 à 12 12 05 110511
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            Je disais: « Sans vouloir vous vexer » !

            Visiblement, j’ai manqué mon coup.
            Ne le prenez pas personnel, mais je vous disais ce que je pensais des citations.

            Si c’est pour faire découvrir un auteur qu’on apprécie, c’est tout à fait louable. Cependant, j’ai eu l’impression à travers ce 7 du Québecstan que les citations n’étaient pas utilisées à cette fin.

            Et pour en revenir à cette citation qui fut la source de mon dernier commentaire, j’aimerais attirer votre attention sur cette question faite en guise d’introduction:

            « On écrit pour raconter, pas pour prouver »
            En êtes-vous bien sûr ?

            Il serait peut-être bon que vous nous disiez comment vous voyez l’écriture. C’est ce que j’ai fait à travers mon expérience bien personnelle.

            Je suis vraiment désolé de vous avoir vexé à ce point, Denis.
            Je constate que mon Post Scriptum manquait de tact à votre endroit.
            Nous avons tous l’épiderme bien sensible.

            Continuez à citer et je m’efforcerai de découvrir ces auteurs qui méritent d’être mieux connus.

            Salutations,

            Serge Charbonneau
            Québec

            P.S.: Mes sincères excuses, M. Gélinas. Comme vous disiez en guise de votre introduction: «Tu n’es pas tout seul Serge.»
            Croyez-moi, Denis, je vous avais bien compris, malgré l’indélicatesse de mon P.S..

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          19 novembre 2013 à 13 01 55 115511
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          @Denis Gélinas

          C’est aussi ce que je pense. J’aime comprendre l’essence d’un message. Quand la lecture se concentre sur la forme et la manière, le message se perd, étouffé.

          Merci d’avoir précisé votre idée.

          Carolle Anne Dessureault

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    19 novembre 2013 à 7 07 51 115111
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    Cette ‘ Personne ‘ arrive 20 ans trop tard pour ce genre de message, a mon avis.

    Advenant que demain, son auditoire prendrait assez d’importance pour déranger le système et que ce dernier lui offrirait de gros contrats, avec droit de regard. Je me demande si elle y entrerait…dans ce cercle !?

    Entretemps, ce matin l’ambassade d’Iran a Beirouth a subit une attaque faisant beaucoup de victimes… cela représente une escalade qui contribue a attiser la poudrière Moyen-orientale, an’en pas douter.

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    19 novembre 2013 à 14 02 40 114011
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    Ma toute première intervention sur ces débats qui impliquent tout autant Serge Charbonneau que ces autres intervenants que je respecte également. Je ne vous cacherai pas que Serge est un ami, je ne l’ai rencontré qu’une fois, mais avec lequel j’ai eu l’occasion, en dehors des lignes officielles, d’échanger ? Il est du genre de celui qui lorsqu’il prend un « os » il ne le lâche pas facilement. Autant, ses qualités sont grandes au niveau du savoir, de l’écriture et de l’argumentaire, autant il tombe sur les nerfs de ceux qui sont habitués aux bonnes discussions faites de « mou mou » ou de « je ne sais trop quoi du genre ». Serge nous pousse à l’extrême de notre patience, mais aussi à la limite de notre rationalité. Là est le secret, celui de savoir se remettre simplement, humblement en question sur tel ou tel axiome qui ne résiste pas aux interpellations d’un débat.

    Je n’ai aucune complaisance avec Serge. Il est un ami et j’y ai déployé une énergie folle dans un conflit antérieur, sur un autre site. Je dis tout simplement à tous les participants du site, Serge est une valeur sûre qui nous sort de nos commentaires habituels. Ne nous laissons pas dominer par Serge, mais avançons toujours dans un dialogue qui donne aux mots que nous utilisons leur véritable sens. Soyons humbles dans nos certitudes et ouverts aux interpellations des autres.

    Je fais cette intervention pour servir à mon meilleur le site des 7duquebec. Serge Charbonneau et Paul Laurendeau ont pleinement leur place sur ce site.

    Voilà ce que j’avais à dire en ce moment où l’unité n’est plus conformité, mais convergence.

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      19 novembre 2013 à 16 04 07 110711
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      @Oscar Fortin

      Merci, Oscar, pour votre intervention vibrante d’humanité et de transparence, de confiance aussi.

      Vous avez raison, il y a de la place sur le site des 7 du Québec pour Serge Charbonneau et Paul Laurendeau, deux monuments en eux-mêmes.

      J’apprécie depuis le tout début la collaboration de Serge, la qualité et l’intensité de son expression, le choix de ses sujets et sa totale implication dans ce qu’il fait.

      Serge a écrit à quelques reprises dans ses commentaires qu’il avait quitté notre site.

      La porte est toujours ouverte, Serge. Vous avez encore toute la place.

      Amicalement,

      Carolle Anne Dessureault

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