La valse des millliards: À votre santé !

Valse des milliards: À votre santé!

Quand je prends connaissance de tout le cafouillis administratif entourant les méga projets des méga hôpitaux que nos élus veulent nous imposer, je suis certain que je me dirigerais inexorablement vers la faillite si j’administrais mes biens comme font ceux qui nous dirigent.

Le vérificateur général, Renaud Lachance, a scruté les chiffres et ses constatations confirment le laxisme et le laisser-aller du gouvernement qui tient à perpétuer la ségrégation dans la métropole en construisant un établissement francophone et un autre anglophone alors que les descendants des conquérants sont minoritaires et que le Québec a adopté, il me semble, une loi 101 pour confirmer la nette prédominance de la langue française.
On apprend qu’à l’arrivée du ministre Yves « Toyota » Bolduc à la Santé, les coûts des centres hospitaliers universitaires (CHUM,CHUS (Ste-Justine) et CUSM (Mc Gill) ont explosé, passant de 3,2 à 5,2 milliards SANS QUE DE NOUVEAUX BUDGETS NE SOIENT APPROUVÉS PAR LE CONSEIL DES MINISTRES, CE QUI VA À L’ENCONTRE D’UNE SAINE GESTION.
Le vérificateur général adresse plusieurs reproches au gouvernement Charest dans son rapport rendu public hier. Manque d’arrimage et de syncronisation, appel de propositions lancé pour le CUSM lancé en décembre alors que le budget de 2006 ne tenait plus, etc. La liste est longue et fastidieuse pour que j’entre dans tous ses détails, mais il en ressort une dilapidation évidente de notre argent.
Pendant que les coûts explosent ( et ce n’est qu’un début, tenez bien vos tuques), le ministre Bolduc avoue que le gouvernement (i.e. NOUS) paiera la totalité de la note de deux milliards excédentaires  » ainsi que les ajustements mineurs qui pourraient survenir.
Avez-vous bien lu cette dernière phrase ? Retenez bien ces deux mots: ajustements mineurs.
Et demandez-vous combien de milliards supplémentaires ils camouflent. C’est pas grave, c’est nous qui payons. On a bien réussi à payer le stade olympique, non ? Faut dire que les fumeurs ont beaucoup aidé et que cette fois ils seront beaucoup moins nombreux à contribuer…
Critique du PQ affecté à la Santé, le député Bernard Drainville, a souligné que certains services administratifs seront situés ailleurs et il a réitéré son opposition au PPP. Jamais le PQ n’a osé remettre en question la folie de deux méga hôpitaux, Jamais.
Enfin, le porte-parole de l’ADQ, Eric Caire, a eu le dernier mot quand il a parlé d’un échec lamentable.
« La devise du ministre Bolduc, a-t-il dit, c’est: Il faut qu’on continue le dégât ».

Moi, je pense qu’il faut qu’on continue et qu’on intensifie le combat contre cette idée insensée de construire deux super gros hôpitaux, investissant des milliards dans le béton. Un seul grand centre hospitalier universitaire est suffisant pour une ville comme Montréal. Au nom de la bonne entente et d’un bilinguisme à-plat-ventriste, on gaspille nos fonds publics au moment où nous en aurions le plus besoin pour traverser la crise économique qui risque de nous ruiner.

PIERRE SCHNEIDER

12 pensées sur “La valse des millliards: À votre santé !

  • avatar
    3 avril 2009 à 13 01 52 04524
    Permalink

    S’imaginer pouvoir réaliser un tel projet sans l’appui inconditionnel des médecins, c’est suicidaire….
    On peut donc conclure que le gouvernement Charest a opté pour le suicide politique, au plus tard dans 4 ans…

    Répondre
  • avatar
    3 avril 2009 à 14 02 05 04054
    Permalink

    C’est pourquoi il a déclenché des élections prématurées. Il savait qu’une job de démolition de la province devait être effectuée pour ses maitres. Un coup le sale boulot terminé, John James Charest retournera là où il appartient: au fédéral avec ses copains conservateurs. Il sera récompensé pour sa besogne forcément impopulaire.

    Répondre
  • avatar
    3 avril 2009 à 20 08 29 04294
    Permalink

    « Pour un moratoire sur le projet McGill et un débat national sur la nécessité des deux mégahôpitaux à Montréal

    Montréal, le 30 mars. Avant le lancement officiel de l’appel de propositions de partenariat public-privé (PPP) pour le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et l’annonce d’un décret pour éviter un nouveau processus de consultation, la coalition pour un seul mégahôpital (unseulmegachu.org) tiendra un point de presse aujourd’hui, dès 13 h 30, en face du site du futur CHUM (300, rue Viger Est).

    D’une part, la coalition considère que la construction simultanée du McGill University Health Centre (MUHC) et du CHUM fera exploser les coûts de construction, comme l’ont évoqué plusieurs spécialistes, dont André Bourassa, président de l’Ordre des architectes du Québec. Situé dans un rayon d’à peine dix kilomètres à Montréal, chacun de ces mégacentres hospitaliers représente l’équivalent d’un stade olympique en investissements publics.

    Selon Mario Beaulieu, porte-parole de la coalition à Montréal et président de la Société Saint-Jean-Baptiste, « le taux de rétention des médecins formés au CHUM est infiniment supérieur à celui du MUHC, dont une majorité des diplômés quittent le Québec moins de deux ans après leur formation. Par conséquent, la coalition demande un moratoire sur le projet McGill et une consultation publique nationale sur la pertinence d’ériger deux mégahôpitaux au centre-ville de Montréal, alors que les besoins sont criants dans toutes les régions du Québec. Cette énorme dépense de fonds publics, si elle se réalise, entraînera une très grave pénurie pour plusieurs décennies et ce sont les régions du Québec qui en subiront les conséquences. »

    « Il est inacceptable qu’on procède sans qu’il y ait eu de débat public sur cet enjeu majeur. Il n’est pas trop tard pour éviter ce gouffre où seraient engloutis des milliards et saisir cette occasion pour en réduire le coût d’au moins 50 %. La coalition pour un seul mégahôpital propose le projet plus rentable et plus rassembleur de construire un seul mégahôpital à Montréal où la langue de travail serait le français et qui pourrait desservir à la fois l’Université de Montréal et l’Université McGill. »

    — 30 —

    Information : Coalition unseulmegachu.org : Stéphane Chagnon, 514-839-4140, 514-843-8851 « 

    Répondre
  • avatar
    3 avril 2009 à 20 08 37 04374
    Permalink

    « La coalition

    Unseulmégachu.org est une coalition non-partisane de citoyens inquiets des dérapages budgétaires appréhendés dans la construction des centres hospitaliers universitaires montréalais, le CHUM et le MUHC. Le projet est maintenant évalué à 3,6 milliards de dollars.

    Nous estimons que la solution évidente pour éviter un « Mirabel de la santé » est de construire un seul mégahôpital universitaire à Montréal. »

    http://unseulmegachu.org/argumentaire.html

    Répondre
  • avatar
    4 avril 2009 à 8 08 49 04494
    Permalink

    C’est à se demander quelle importance accorde le gouvernement libéral à ces projets: un meilleur accès aux soins de santé, une meilleure synergie entre les hôpitaux et la recherche ou l’enrichissement de quelques amis qui apprendront comment générer des profits en exploitant des institutions publiques…

    Au début, on s’obstinait sur l’emplacement et maintenant on s’efforce de définir les règles du PPP. Et que dire des problèmes financiers qui frappent un des deux finalistes… La crise financière a placé Babcock & Brown sur le bord de la faillite. Cette firme anglo-australienne se voit obligée de réévaluer sa participation dans bon nombre de projets PPP…

    Je n’arrive pas à comprendre cette obstination à favoriser le modèle PPP pour un centre hospitalier. Gérer une cafétéria, l’entretien ménager ou une bunaderie est une chose. Exploiter l’ensemble des opérations médicales en est une autre.

    Répondre
  • avatar
    4 avril 2009 à 13 01 07 04074
    Permalink

    Bonjour

    Voici une information pas aussi anodine qu’on pourrait le croire:

    « L’opposition à Québec reproche au ministre de la Santé de ne pas prêcher par l’exemple.

    Yves Bolduc est copropriétaire, avec sa famille, du restaurant Goofy qui vend de la malbouffe à Alma.

    Un établissement situé à moins de 500 mètres d’une école secondaire.

    Les péquistes se disent mal à l’aise que le ministre prône d’un côté de saines habitudes de vie, tout en étant associé à un resto qui offre entre autres de la poutine.»

    Faut-il en pleurer ou en rire.

    Répondre
  • avatar
    4 avril 2009 à 13 01 46 04464
    Permalink

    Goofy! On aurait pas pu imaginer mieux dans le monde de l’ironie! Goofy… je n’en reviens toujours pas!

    Répondre
  • avatar
    4 avril 2009 à 13 01 59 04594
    Permalink

    Moi aussi, j’avoue que j’ai accroché sur le nom du restaurant! Je m’imaginais dire à ma blonde: chérie, allons chez Goofy ce soir! Ha ha ha! Aye!

    Répondre
  • avatar
    4 avril 2009 à 20 08 51 04514
    Permalink

    C’est ridicule!
    L’opposition n’a que ça à reprocher?
    Faut fouiller loin… Un resto… Mon neveu en a un… Si j’étais en politique. Bang!
    ___________________–
    Pour revenir au sujet.
    Les grands projets, pour moi, c’est toujours un autre Stade Olympique…
    Pourquoi cette manie du GROS GROS GROS…
    D’où vient le GROS dégât à réparer et à payer..
    Les coûts?
    Encore un gros trou… Patché par des petits trous…
    C’est long….

    Répondre
  • avatar
    5 avril 2009 à 9 09 22 04224
    Permalink

    Le CHUM ne se construira PAS.
    OÙ vont-ils trouver le PERSONNEL pour faire fonctionner cette grosse  »BARRAQUE » ?????????
    Avec la nouvelle loi, les médecins vont pouvoir aller travailler en Ontario avec de meilleures conditions en plus des cliniques privées qui s’installent ici et là.
    AUSSI: pénurie d’infirmières.

    Répondre
  • avatar
    7 avril 2009 à 10 10 55 04554
    Permalink

    LETTRE OUVERTE AU DR GAÉTAN BARRETTE

    Robert LAPLANTE

    L’Action nationale
    lundi 6 avril 2009

    Monsieur,

    Je ne vous le cacherai pas, je vous écris en désespoir de cause. De tous les responsables de corps constitués qui ont eu à se prononcer sur le dossier du CHUM, vous êtes un des rares chez qui je vois encore luire une parcelle de courage et d’intégrité intellectuelle. Je m’adresse à vous parce que je pense que vos interventions ont jusqu’ici témoigné des qualités indispensables aux devoirs afférents à la fonction que vous occupez. Je pense cependant que vous n’allez pas au bout de vos raisonnements et je vous invite ici à vous tenir droit dans la logique et la responsabilité qui s’en dégagent avec clarté.
    Devant l’aveuglement idéologique et l’incompétence mensongère du gouvernement Charest, vous seul et la Fédération que vous présidez pouvez encore faire valoir non seulement le sens commun, mais le bien commun, tel qu’il s’impose à n’importe quel peuple bien accordé avec son sens national. Vous avez le devoir de vous opposer à la marginalisation de la médecine francophone et de ses institutions. Vous avez déjà souligné que le projet du CHUM était trop petit et inadéquat. Le ministre Bolduc a retenu certaines de vos propositions et modifié le projet. C’était une demi-victoire puisque l’on apprend ce qu’il en coûtera  : accroissement des coûts et report d’échéancier. Si tout va bien le projet sera complété en… 2018.

    L’annonce de ce lundi n’est rien d’autre qu’un simulacre. Les sparages concernant l’appel de propositions ne sont que poudre aux yeux lancée par un gouvernement aussi usé que cynique. Navrant de voir qu’une large part de la classe politique et des élites montréalaises en particulier font semblant d’y croire. Désolant aussi de voir que le débat sur la formule PPP cache l’enjeu fondamental. Il n’y aura pas deux mégacentres hospitaliers universitaires à Montréal. C’est un dédoublement inacceptable qui engloutira des sommes faramineuses que nous n’avons pas les moyens d’y consacrer et qui ne donnera, en fin de compte, qu’un seul mégacentre et une patente inachevée, une espèce de bidule auquel feront semblant de croire les médecins francophones restés en rade. Les éléphants blancs n’arrêtent de grossir que lorsque la bêtise cesse de les nourrir. Nous savons depuis les Jeux olympiques que cela peut être long et coûteux.

    Le projet du CHUM est fondamentalement vicié. Il repose sur un partage des ressources que rien ne saurait justifier. Cela n’a aucun sens de partager à 50-50 les fonds publics pour donner deux centres hospitaliers. L’Université de Montréal forme quatre fois plus de médecins qui pratiquent au Québec que McGill et elle se retrouvera avec des moyens qui ne seront même pas équivalents puisque McGill peut compter sur des revenus de sa fondation, auxquels s’ajoute une subvention supplémentaire de cent millions octroyée par la Fondation canadienne de l’innovation, une patente forgée pour soustraire la gestion des fonds publics à la reddition de compte et au pouvoir de notre Assemblée nationale. À sa face même, la proposition de construire deux mégahôpitaux est une injure et une injustice pour la médecine francophone et ses institutions. Elle les condamne à la sous-performance et les subordonne à un ordre des choses qui les voue au perpétuel rattrapage. Le partage inéquitable et les reports d’échéancier donnent à McGill un avantage structurel indu qui fera de la médecine francophone une médecine de deuxième ordre. On s’attendrait à ce que ses chefs de file soient plus combatifs – la tentation est grande de dire  : responsables.
    Vous êtes bien placé pour savoir ce que signifiera ce CHUM de la demi-mesure  : les normes des meilleures pratiques, les équipements, l’innovation et les explorations du potentiel de toutes les disciplines et spécialités vont en souffrir. Le système public va en souffrir  : McGill exporte la majorité ses diplômés pendant que nous manquons cruellement d’effectifs. Nous mettons en danger la santé publique en gaspillant des ressources pour engraisser la bureaucratie dédoublée au lieu de les affecter à la prestation des soins. Nous détournons des sommes qui ne seront plus disponibles pour relever le niveau du réseau en région, nous sabotons les équilibres linguistiques à Montréal, nous handicapons le développement des institutions de la majorité et le cadre national qui devait leur donner cohérence. Le dédoublement des projets ne sert qu’à financer une institution qui n’y concourt que sur ses bases à elle, en fonction de ses critères à elle alors qu’elle draine des fonds publics. Nous finançons la pénurie pour ne pas toucher à une vache sacrée  : McGill et son privilège de développement séparé.

    Je sais, vous avez toujours dit que la saine concurrence serait bonne pour les deux institutions. Je n’en disconviens pas. Mais pourquoi diable, ne pourrait-elle pas s’exercer dans le cadre d’une seule institution nationale sinon parce que McGill refuse obstinément de fonctionner dans un cadre commun  ? Sinon parce qu’elle refuse de souscrire aux impératifs d’une planification nationale accordée à un partage équitable des fonds publics en fonction de la démographie. Cette émulation vaut-elle les milliards que nous lui consacrerons pour ne pas revoir le partage des ressources en fonction de critères objectifs tenant compte des besoins de l’ensemble de la population  ? Le Québec est-il si riche qu’il puisse se permettre le luxe de laisser une telle institution continuer, avec nos taxes, de s’isoler dans sa superbe  ? Le monde médical francophone est-il dupe au point de ne pas voir que les dés sont pipés, qu’il n’y aura pas d’émulation parce c’est une partie où les joueurs n’auront pas les mêmes moyens  ?

    Personne ici ne soutient qu’il faille réduire les soins aux patients anglophones. Il s’agit de doter le Québec d’une institution de pointe qui profitera à toute la population. Il s’agit de se doter d’une institution nationale qui travaillera dans la langue commune du Québec, qui sera administrée dans cette langue et qui articulera ses priorités en fonction des objectifs reliés à une juste allocation des fonds publics.
    Vous savez comme moi que c’est là que le bât blesse. Vous savez que le projet ne vise qu’une seule chose  : permettre à deux univers de cohabiter en s’ignorant le plus possible. Vous savez que McGill ne cherche qu’à minimiser son interface avec les institutions de la médecine québécoise et à s’affranchir le plus possible des déterminants qui pèsent sur son développement et sur la nature des choix de santé publique inhérents à notre situation nationale. Vous savez que cette institution ( McGill ) n’a plus la démographie de ses prétentions et que le projet de mégahôpital séparé ne vise qu’à lui permettre de soutirer de la population du Québec les ratios épidémiologiques requis pour maintenir son enseignement séparé et continuer de se définir en fonction des universités américaines pour mieux s’autoproclamer de «  classe mondiale  » parmi les pittoresques institutions de la majorité.

    Il n’y aura pas deux centres à Montréal, mais bien un navire amiral et une chaloupe à la dérive. En refusant d’aller au fond des choses, vous cautionnez les manœuvres politiques qui ne serviront, à terme, qu’à satelliser le monde médical francophone. Il n’en restera qu’une médecine qui ne se définira plus qu’en fonction de ses pénuries et des torts qu’en subira la population québécoise. En maintenant cette hypothèse folle des deux projets, vous condamnez les institutions médicales à sombrer dans la spirale de la résignation. Le temps, les tourments financiers et les contraintes budgétaires s’accumulant, il ne restera du CHUM qu’un compromis bancal. Il sera alors trop tard pour se plaindre du manque de ressources de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et d’un CHUM inachevé et poussif. Il sera trop tard pour rougir de la comparaison avec le palace de McGill. Le temps sera venu alors de la prostration pour une profession qui aura recommencé d’intérioriser l’idée que l’excellence ne s’atteindra plus dans les institutions francophones. Et continueront les sarcasmes et l’auto-dénigrement en s’extasiant devant le complexe de la cour Glen.
    Docteur Barrette, ce n’est pas à vous que j’apprendrai ces choses  : il y a des abcès que l’on doit crever, sinon c’est la gangrène qui menace. Vous pouvez rendre un grand service public en brisant les alibis. La médecine québécoise s’en portera d’autant mieux que vous permettrez ainsi qu’une discussion ouverte se fasse sur son avenir. L’intérêt national n’en sera que mieux servi parce qu’une cohésion d’ensemble pourra alors être envisagée pour le développement d’un système institutionnel d’enseignement et de recherche accordé aux besoins. Il faut un seul CHU qui réponde aux priorités de l’ensemble des citoyens plutôt qu’aux privilèges hérités d’une structure sociale vétuste. Le Québec a besoin d’une institution nationale forte et il serait normal qu’il puisse compter sur les chefs de file de la médecine pour la lui donner.

    Source : http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=843&Itemid=1

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *