La véritable guerre au MEXIQUE est menée contre la population.

Collectif PRODH au Mexique / Colectivo PRODH en México

Texte présenté à la réunion du Comité de solidarité internationale du Conseil central de la région métropolitaine, affilié à la Confédération des syndicats nationaux (C.S.N.).  Montréal, le 11 mai 2017. Version 3 – 21 mai 2017

 

Nous sommes ici présents pour dénoncer et faire connaitre, le plus amplement possible, la vérité sur une série de faits qui se produisent tous les jours au Mexique.  Ces crimes sont qualifiés de «crimes odieux» par l’organisation «Open Society Justice Initiative» et de «génocide» et de «crimes contre l’humanité» par l’Organisation des Nations Unies (ONU).  Au cours du sextennat de l’ex-président Felipe Calderón, [de 2006 à 2012], du Partido Acción Nacional (PAN), toute une série de problèmes sociaux se sont accentués.  Le gouvernement justifie cette situation en invoquant la guerre contre le narcotrafic et le crime organisé.  En fait, cette guerre n’a jamais eu lieu.  C’est un mensonge crée de toutes pièces par les gouvernements mexicain et étatsunien.  La véritable guerre est celle menée contre la population mexicaine.

Au cours de la présidence actuelle d’Enrique Peña Nieto, commencée en 2012 et qui doit se terminer en 2018, du Partido Revolucionario Institutional (PRI), la violence a atteint des niveaux sans précédent.  Nous vous présenterons quelques faits et quelques chiffres.  Certains sont fournis par des organismes gouvernementaux.  Vous vous rendrez compte qu’en fait les statistiques gouvernementales et non-gouvernementales diffèrent, ce qui montre la manipulation visant à cacher la gravité de la situation réelle.  La réalité est différente des chiffres officiel.

Violence, massacres et déplacement de populations :

 Au Mexique, des populations entières ont été déplacées par la violence ou ont été massacrées.  Des milliers d’Amérindiens et de paysans pauvres ont été expulsés de leurs terres par la violence pour faire place à des mégaprojets.  La Commission nationale des droits de la personne, organisme gouvernemental, a déclaré qu’entre 2006 et 2011, 150 mille personnes ont été déplacées (1).  L’Enquête nationale de dynamique démographique (ENADID-INEGI) de 2014 montre qu’en 2014, 6,4% de la migration interne totale était due à la violence, soit 185 mille 936, dont 22,5% provenaient de l’État de Veracruz et 9,2% de l’État de Mexico.

 

Dans ses rapports de 2010 et de 2011, le Centre de recherche sociale de l’Université Autonome de Ciudad Juarez indique que, de 2007 à 2011, seulement à Ciudad Juarez, dans l’État de Chihuahua, 254 mille 426 personnes ont été déplacées (2).  D’autre part, l’institut privé «Parametría» estime que jusqu’en 2011 il y avait eu 1 million 648 mille 387 personnes déplacées par la force internement au pays (3).  Environ deux millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été déplacés parce qu’ils entravaient le développement de mégaprojets de tous types : mines, barrages hydroélectriques, installations touristiques, développement, projets immobiliers, routes, monocultures, production d’agro-carburants, entre autres, toujours au nom du développement et de la lutte contre le narcotrafic.  Ces deux millions de personnes ont perdu leurs maisons, leurs terres et donc leurs moyens de subsistance.  Des milliers d’entre eux, qui avaient osé défendre leurs familles et leurs terres, ont été tués par des groupes paramilitaires ou militaires par ordre du gouvernement, alors que celui-ci aurait dû normalement assurer leur sécurité.  http://www.jornada.unam.mx/2010/06/12/oja158-reporte.html

 

L’Institut national de géographie et de statistique rapporte qu’entre 2007 et 2011, 95 mille 632 meurtres ont été commis au pays, selon les chiffres calculés par les organisations civiles telles que le Mouvement pour la paix, la justice et la dignité. (4) – http://www.jornada.unam.mx/2010/06/12/oja 158-reporte.html Pour un pays qui n’est pas en guerre, ces chiffres sont tout simplement consternants : de décembre 2006 à août 2015, 151 mille 233 personnes ont été tuées. (5)

 

Le Mexique utilise massivement et arbitrairement les forces armées dans cette prétendue lutte contre le narcotrafic, qui n’existe pas.

 

La torture : Au nom de ce conflit interne armé, l’armée a commis de nombreuses violations des droits de la personne.  La torture est utilisée de façon quotidienne par l’armée.  Elle est autorisée et pratiquée secrètement.  Les pratiques les plus courantes sont les passages à tabac, les simulacres de noyade («waterboarding»), les chocs électriques, les abus sexuels, les exécutions de personnes brûlées vives, les pendaisons publiques, les mutilations de personnes vivantes. La Commission nationale des droits de la personne (CNDH) a reçu, de 2006 à 2012 (gouvernement Calderón) environ 9 mille plaintes de violations commises par l’armée et, de 2012 à aujourd’hui (gouvernement Peña) 1 700 plaintes.  En 2014, le rapporteur spécial de l’ONU a signalé qu’au Mexique «il se produit encore un nombre alarmant» d’assassinats par exécutions extrajudiciaires par des membres des forces de sécurité mexicaines, dans un climat d’impunité «systématique et endémique».

 

Dans son rapport de 2016, l’organisme «Human Rights Watch» indique que les militaires ont perpétré des violations généralisées des droits de la personne.  Jusqu’en juillet, la CNDH avait reçu près de 10 mille plaintes au sujet de violations commises par l’armée depuis 2006, dont plus de 2 mille avaient eu lieu au cours de l’actuel gouvernement (6)

 

Selon la Commission nationale des droits de la personne, en 2011, 1 669 plaintes avaient été déposées relativement à la pratique d’actes de torture. (7)  La Commission nationale des droits de la personne avait établi que la police fédérale avait exécuté arbitrairement 22 des 42 civils qui sont morts lors de l’affrontement survenu en 2015 à Tanhuato, dans l’État de Michoacán.  Elle avait conclu que la police avait tué 13 personnes en leur tirant dans le dos, torturé deux détenus et brûlé vif un homme, et qu’ensuite, pour justifier les décès, les policiers avaient déplacé les corps et placé des armes à feu de façon à incriminer ces personnes. (8)

 

Tout d’abord, le 30 juin 2014, les autorités militaires ont annoncé que lors d’une attaque à un entrepôt de la municipalité de Tlatlaya, dans l’État de Mexico, des soldats avaient tué 22 des assaillants, dont une jeune fille de 15 ans.  Ces 22 personnes s’étaient, en fait, rendues, mais avaient, malgré cela, été sommairement exécutés.  Trois survivantes avaient été arbitrairement emprisonnées et torturées.  Depuis, des détails plus troublants au sujet de cette affaire ont été révélés, entre autres l’altération apparente de la scène du crime, la fabrication d’accusations contre les survivants et le genre d’ordres donnés à l’officier responsable de cette opération militaire.

http://www.ohchr.org/SP/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=16578&LangID=S#sthash.pLiAl11G.dpuf

Référence sur le massacre d’Acteal, survenu en 1997 : http://www.jornada.unam.mx/2010/06/12/oja158-reporte.html

 

Les disparitions forcées : Celles-ci constituent une autre pratique courante utilisée dans notre pays.  Dans quel type de système vit-on au Mexique si une personne peut disparaître ou être enlevée de chez elle, de son travail, de son école, d’un lieu public, si elle peut disparaitre de la face de la terre contre sa volonté sans qu’il ne soit possible de la retrouver?  Au cours des 22 premiers mois de la présidence d’Enrique Peña Nieto, 9 mille 384 personnes ont été portées disparues ou se seraient perdues.  Ce nombre représente 40% des 23 mille 272 cas de disparition forcée officiellement enregistrés entre janvier 2007 et octobre 2014. (9).  C’est-à-dire qu’au cours des 22 mois de ce gouvernement ont eu lieu 40% des disparitions survenues au cours des sept dernières années.

 

De 2006 à 2011, 29 mille 903 personnes ont été portées disparues.  Certaines preuves indiquent que des membres des forces de sécurité mexicaines ont participé à un grand nombre de ces disparitions.  Un cas emblématique de ces disparitions est celui des 43 étudiants de l’École normale rurale Raúl Isidro Burgos, du village d’Ayotzinapa, de l’État de Guerrero au Mexique.  Le Registre national des personnes enlevées ou disparues indique que, de 2007 à septembre 2016, 28 mille 472 personnes ont disparu dans tout le pays. (10)

 

Or la plupart de ces cas sont restés impunis.  Le Bureau du procureur général (PGR) a indiqué que, du 1er décembre 2006 au 31 décembre 2014, il n’avait ouvert des enquêtes préliminaires que dans 229 cas et qu’il n’en avait traité que 13.

 

La torture :  Le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture et les autres formes de traitements ou de peines cruels, inhumains ou dégradants a présenté un rapport qui indique que «la torture est généralisée au Mexique» et que les responsables sont rarement été traduits en justice.  Le gouvernement d’Enrique Peña Nieto a réagi en traitant publiquement le rapporteur spécial de personne «irresponsable et très peu éthique».

 

La peur de dénoncer la situation :  Un grand nombre de personnes ne signalent pas les violations de droit qu’elles ont subies de peur de subir des représailles.  Elles savent, en effet, que le système de justice ne les protège pas, qu’elles font face à une situation d’impunité, de corruption et de collusion des fonctionnaires de l’État et des forces armées avec le crime organisé, et que, par conséquent, des milliers de cas ne sont pas traités.

 

Les attaques contre des journalistes et des défenseurs des droits de la personne :  De nombreux journalistes, surtout celles et ceux qui signalent les activités et les véritables auteurs intellectuels et matériels des atrocités commises dans notre pays, ont été et sont aujourd’hui victimes de persécution, de menaces, d’agressions et d’assassinats.  Le Bureau du procureur spécial pour les crimes contre la liberté d’expression a signalé qu’entre 2000 et octobre 2015, 103 journalistes ont été tués et 25 ont été portés disparus. (11)  Le Bureau du procureur général a documenté 124 assassinats de journalistes survenus entre 2000 et juillet 2016.  L’organisation non gouvernementale «Articulo 19» a documenté sept cas de journalistes assassinés de janvier à juin 2016. (12)

 

Selon la «Fiscalía para la Atención de Delitos Cometidos contra la Libertad de Expression (FEADLE) (Bureau d’enquête sur les délits commis contre la liberté d’expression), en un peu plus de six ans, de juillet 2010 au 31 décembre 2016, 798 plaintes relatives à des attaques contre des journalistes ont été enregistrées; dont 49 relatives à des assassinats. (13)  Depuis 2003, en tout, 23 journalistes ont disparu au Mexique. (13)

 

Au Mexique, selon l’Organisation des Nations Unies, les «opérations» visant à assassiner les personnes qui défendent la démocratie, la justice et l’égalité sociale, territoriale, environnementale, communautaire et indigène ne sont pas nécessairement menées par le crime organisé.  Les chiffres sur les différentes formes d’agression sont passés de 192 au cours des deux dernières années du gouvernement Calderón, à 639 au cours des 30 premiers mois du régime de Peña Nieto.  Pire encore sont les chiffres des arrestations et des détentions arbitraires : au long des six dernières années, il y a eu 999 cas et, seulement au cours des 30 mois du gouvernement Peña Nieto (à partir de 2012) il y a eu 1 138 cas. (21) – (22) – (23).

Le nombre d’assassinats augmente : au cours des six dernières années il y a eu 67 exécutions extrajudiciaires de dirigeants sociaux et de défenseurs des droits de la personne; sous le gouvernement de Peña Nieto, il y a eu 49 assassinats de cette nature.

Les fosses communes clandestines :  De janvier 2007 à septembre 2016, les organismes locaux d’application de la loi ont informé la CNDH qu’ils avaient localisé en tout 855 fosses communes clandestines, desquelles ils avaient exhumés 1 548 cadavres et dont ils ont identifié 796.

 

De plus, les ministères publics locaux des États de Coahuila, Colima, Nuevo León et Veracruz ont informé la CNDH, qu’ils avaient exhumé et/ou trouvé en tout 35 mille 958 restes humains. (14)   Depuis 2015, dans l’«ejido» (terre communale ancestrale) désertique de Patrocinio San Pedro de Torreón, de l’État de Coahuila, 3 mille 147 restes humains ont été découverts. (15)

 

La violence contre les femmes :  Les femmes sont également victimes de violence, de trafic sexuel, de travail semi-esclave et de privation d’accès à l’éducation, à la participation politique et à la terre.  Seulement entre 2013 et 2015, sous le gouvernement d’Enrique Peña Nieto, le nombre de femmes exécutées s’élève jusqu’à maintenant à 6 mille 488 et, selon les statistiques de l’INEGI, 40% de ces femmes portaient des marques de viol, de mutilations, de brûlures et de torture.  63% des femmes ont été assassinées dans des lieux publics, entre autres des routes, des rues, des avenues. (16)

 

La véritable lutte contre le trafic de drogue – les groupes d’autodéfense : Selon le Dr José Manuel Mireles, «les narcotrafiquants ont commencé par enlever et tuer des commerçants et des agriculteurs.  Ils se sont ensuite mis à violer des femmes et des filles de Michoacán.  Alors, constatant que les gouvernements municipaux, provinciaux et fédéraux n’assurait pas leur protection et leur sécurité, les civils se sont armés pour protéger leurs familles et leurs terres».

 

Pourquoi le gouvernement n’empêche-t-il pas les narcotrafiquants de commettre des violations envers la population étant donné qu’il a tous les moyens pour les arrêter?  Parce qu’il a des liens avec eux et qu’il les protège!  Et c’est pour cela que les civils ont constitué les groupes d’autodéfense. (17)

 

Selon l’historien et économiste Guillermo Vargas Uribe, professeur à l’Universidad Michoacana, les groupes d’autodéfense constituaient, à leur début, un élément «authentique, digne d’éloges, héroïque», mais ils se sont rapidement pervertis. (18)  En effet, certains des groupes d’autodéfense se sont désintégrés en raison des attaques du gouvernement et de l’infiltration par des paramilitaires et le crime organisé.  Mais d’autres n’ont pas été corrompus et continuent de défendre leur communautés.

 

Les attaques contre la police communautaire des peuples autochtones :  Nestora Salgado explique que la police communautaire «est née de l’inaction du gouvernement face au très grand nombre de violations des droits envers le peuple, qui se produisaient constamment : viols, vols, extorsions, assassinats.  Nous nous appuyons sur la Loi 701 et sur les Accords de San Andrés, qui donnent autorité et autonomie aux peuples autochtones.  J’ai occupé le poste de commandante pendant un an, puis ils m’ont arrêtée.  J’ai été accusée d’enlèvement, mais ils n’ont jamais émis de mandat d’arrêt.  Ils m’ont transféré à une prison de sécurité maximale sans l’ordonnance d’un juge ou du ministère public.  Je suis restée en isolement préventif, parfois sans eau et sans médicaments.  Je n’ai jamais eu de procès formel : ils n’ont présenté aucune preuve, ils ne m’ont pas permis de nommer un avocat, il n’y a pas eu de procès.  Mon cas est en fait un enlèvement par le gouvernement mexicain». (19)

 

La situation des enfants, êtres les plus vulnérables :   Au moins 45 mille enfants ont été portés disparus.  Selon les chiffres officiels, 20 mille enfants mexicains sont victimes d’exploitation sexuelle.  Il n’y a pas de données précises sur le nombre d’entre eux qui ont été enlevés pour le trafic d’organes ou pour l’exploitation sexuelle.  Si personne ne sait où se trouvent ces enfants ou ce qui leur est arrivé c’est tout simplement parce que les responsables gouvernementaux à tous les niveaux sont liés aux groupes criminels qui commettent ces actions.  Guillermo Gutiérrez Romero, président de l’Association por los Niños Desaparecidos, a rapporté que les autorités étatsuniennes et françaises qui se sont intéressées à la question ont constaté que le cadavre d’un enfant dont les organes avaient été prélevé chirurgicalement avait été broyé pour qu’il soit méconnaissable, et que c’est pour cela qu’on ne retrouve pas les restes des enfants enlevés. (20)

 

La cause de ces violations atroces des droits de la personne :  Avant d’accéder à la présidence, Felipe Calderón [2006-2012] a sans doute rencontré la direction du gouvernement des États-Unis.  Avant cela, le président Vicente Fox [2000-2006], du Partido Acción Nacional (PAN), avait permis l’infiltration de paramilitaires dans la structure des narcotrafiquants afin de produire un chaos social sans que les Mexicains ne le sachent.  Le gouvernement visait ainsi à ouvrir complètement le pays pour servir les intérêts des entreprises nationales et étrangères, en privatisant les secteurs stratégiques et les ressources appartenant au pays (ressources énergétiques, eau, réserves forestières, gisements, secteurs de la santé, des sciences, de la technologie), en abolissant la propriété publique, qualifiée de «monopoles publics» par le projet, en légalisant le vol des terres et des régions côtières, des ressources naturelles, en s’attaquant, dans ce but, aux paysans «ejidatarios» (qui vivent sur des terres communales ancestrales, les «ejidos», qui, selon la loi, appartiennent aux peuples autochtones), aux pêcheurs, aux populations indigènes.  Lors de leur rencontre, Felipe Calderón et les membres du gouvernement étatsunien ont convenu de limiter les activités du narcotrafic mais sans détruire les organisations criminelles comme ils auraient dû le faire.

 

Nous avons vu, dans cette présentation, que les différents types de violation des droits de la personne et de vol des ressources visent, en vérité, à servir les intérêts de ceux qui dirigent ce projet.  Le gouvernement mexicain a violé de façon flagrante tous les droits de la personne, des communautés et du pays, frappant atrocement même les personnes les plus vulnérables, les enfants, au plus profond de leur être et de leurs corps sans défense.

 

Bien que nous soyons loin de notre pays, nous ne pouvons pas et nous ne devons pas nous taire.  Nous sommes indignés et nous souffrons de penser aux horribles conditions dans lesquelles se trouve notre pays.  Nous sommes venus ici pour décrire la réalité et dénoncer cet état de barbarie, comme nous le faisons à toutes les personnes que nous pouvons contacter.

 

Le gouvernement canadien doit comprenne, une fois pour toutes, qu’il doit cesser d’affirmer que le Mexique est un pays sécuritaire et respectueux des droits de la personne, qu’il doit procéder, de toute urgence, à un examen honnête et approfondi des terribles dommages environnementaux, de la destruction et de la mort causés par les mines canadiennes au peuple mexicain, avec, bien sûr, le consentement du gouvernement mexicain, en violant totalement les droits des communautés mexicaines.  Tel est le devoir du gouvernement canadien.

 

Nous demandons à tous les organismes de défense des droits de la personne de nous appuyer dans la création d’une Commission de la vérité sur les violations des droits de la personne au Mexique :

 

Pour toutes ces raisons, nous demandons au Comité de solidarité internationale de soutenir la création d’une Commission de la vérité.  Cette commission devra dénoncer les faits qui se produisent et les soumettre au gouvernement du Canada, pour reconsidérer les liens qui existent entre le Canada et le Mexique.  La renégociation de l’ALENA au Mexique est impérative et urgente.  Elle doit être subordonnée au respect des droits de la personne, à la fin de d’impunité en matière de violations des droits de la personne, des communautés et du pays et au véritable respect de l’autonomie des peuples autochtones au Mexique.

 

Se taire c’est être complice.  Nous vous remercions pour votre attention.  Collectif PRODH au Mexique / Colectivo PRODH en México

 

Francisco López Bárcenas. Pueblos indígenas y megaproyectos en México: las nuevas rutas del despojo  Gilberto López y Rivas. Perfil del Bloguero  He escrito algunos nombres de personas con minúscula porque considero que no tienen esa calidad.

NOTES

(1)     “elEconomista.com ” Nov 19, 2012 http://eleconomista.com.mx/sociedad/2012/11/19/calderon-tragedia-derechos-humanos

(2)    Revista Nexos “ Desplazados por violencia.La tragedia invisible. 1 enero, 2016

(3)    “Animal Político”30 noviembre 2016 http://www.animalpolitico.com/blogueros-el-dispensario-dialogo-sobre-drogas/2016/11/30/10-anos-guerra-desplazamiento-deuda-pendiente/

(4)    “elconomista.com” Nov 19, 2012 http://eleconomista.com.mx/sociedad/2012/11/19/calderon-tragedia-derechos-humanos

(5)    Declaración del Alto Comisionado de la ONU para los Derechos Humanos, Zeid Ra’ad Al Hussein, con motivo de su visita a México. 7 de octubre 2015

(6)    Informe 2016 “Human Rights Watch ”

(7)    Periodico “El Economista ” Lunes 1 de Mayo de 2017

(8)    Informe 2016 “Human Rights Watch ”

(9)    Declaración del Alto Comisionado de la ONU para los Derechos Humanos, Zeid Ra’ad Al Hussein, con motivo de su visita a México. 7 de octubre 2015

(10) Homero Campa, Revista Proceso, 7 febrero, 2015 de acuerdo al Registro Nacional de Datos de Personas Extraviadas o Desaparecidas

(11) Informe 2016 “Human Rights Watch ”

(12) “Animal Político ”30 noviembre 2016 http://www.animalpolitico.com/2016/11/2016-asesinatos-periodistas-pena/

(13) “Animal Político ”15 de abril 2017.  http://www.animalpolitico.com/2017/04/asesinatos-periodistas-mexico/ “Animal Político” 28 noviembre 2016. Averiguaciones previas PGR [PGR-Folio:0001700019915]. Consignaciones PGR [PGR-Folio:0001700020015]

 

(14) Aristegui Noticias en vivo abril 28 Los datos de la CNDH sobre desaparecidos y fosas clandestinas en México

(15) ¿Ocultan en Coahuila el mayor campo de exterminio de México, con miles de restos humanos? Sin embargo.mx, octubre 7, 2016

(16) Almudena Barragán 8/03/2016. Economía hoy.mx (Diario digital).

(17) Revista Nexos, 14 de julio 2014

(18) “A un año de la detención de Mireles, ¿qué ha sucedido con las autodefensas?” Tiempo y forma, tiempoyforma.com  2015-06-28

(19) Revista Pulso, octubre 2016.

(20) Shaila Rosagel.  Sin embargo, junio 28, 2014

(21)Proceso, “Represión en aumento ”, Arturo Rodríguez.

http://represion.proceso.com.mx/4/

(22)Mundo ejecutivo express 21 mayo, 2017

http://mundoejecutivoexpress.mx/nacional/2014/11/01/las-10-matanzas-que-han-conmocionado-mexico

(23)Animal Político, 15 abril, 2017

http://www.animalpolitico.com/2017/04/asesinatos-periodistas-mexico/

(24)Aristegui noticias , 21 de mayo 2017.

http://aristeguinoticias.com/1605/mexico/se-puso-cabrona-la-situacion-javier-valdez/

 

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