L’Afrique face à ses nouveaux défis

Par  Chérif Abdedaïm  5.06.2016.  Sur  http://www.les7duquebec.com.

 

(Notre collaborateur  Chérif Abdedaïm  nous propose ce dossier du mois intitulé  « L’Afrique face à ses nouveaux défis » .  Depuis quelques décennies l’immense Afrique a effectivement pris un tournant important.  Elle est devenue  La nouvelle frontière – la dernière – dans le développement impérialiste mondial. L’Afrique et son milliard d’habitants marque la fin du cycle  d’expansion impérialiste. Quand l’Afrique aura été totalement capitalisée-exploitée-spoliée, l’impérialisme aura fait le tour du monde et il ne lui restera plus qu’a tout détruire pour recommencer son cycle infernal.  Mais attention, il n’y a pas  cette chose appelée AFRIQUE.  Il y a les capitalistes africains et il y a le prolétariat africain  et entre ces deux classes antagonistes une kyrielle de petits bourgeois parasitaires qui se vendent aux plus offrants.  Merci à notre collègue Chérif pour ce document  important.  Bonne lecture.  Robert Bibeau. Producteur. Les7duQuebec.com)

**********

 

afriquepopulation

EDITO DE CHERIF ABDEDAÏM

Nouveaux défis et enjeux africains

L’Afrique en ce début du XXIème siècle s’attache à surmonter les défis du passé et entre dans une nouvelle phase de son histoire. Des mutations profondes mais contrastées sont engagées. On constate aujourd’hui une tendance à mettre en avant les perspectives positives du développement du continent : une croissance globale continue de plus de 5 % par an depuis une décennie, une très forte croissance démographique, une augmentation notable des recettes d’exportations des matières premières, une progression des classes moyennes… Mais les faiblesses, les vulnérabilités, les fragilités héritées de son histoire sont encore loin d’être surmontées. Ce nouvel optimisme donne en réalité de l’Afrique une image tout aussi déformée que celle qui prévalait quand un « afro-pessimisme » dominait la perception du continent, ou que celle, caricaturale, qui persiste encore d’une Afrique de toutes les calamités.

Autre déformation de la représentation du continent, celle, réductrice, qui évoque globalement une Afrique, et ne prend pas suffisamment en considération, pour une bonne compréhension des évolutions du continent, ses diversités, les dynamiques spécifiques de ses différentes régions, son fractionnement politique en 54 Etats de tailles, de démographies ou de ressources inégales.

Cela dit, sur le plan sécuritaire, et au regard des fragilités politiques et institutionnelles, une tendance à une aggravation notable des menaces transnationales se confirme. Cette aggravation, particulièrement notable en Afrique de l’Ouest et dans la zone saharo-sahélienne durant la période récente, fait ressortir les difficultés des Etats à assurer un contrôle effectif de nombreux espaces (territoires frontaliers et zones maritimes en particulier).

Aussi,  tout effort purement sécuritaire comporte ses limites. La dimension politique (relation entre l’Etat et les populations frontalières) et la dimension économique (développement des territoires frontaliers, partage des ressources, prises en compte des spécificités des économies et des flux transfrontaliers, nécessité de renforcer les politiques d’intégration économique) s’imposent comme des volets impératifs d’une gestion des territoires et des espaces frontaliers.

 

 afrique5

Introduction au dossier

 

              Si riche en ressources naturelles, l’Afrique  est aujourd’hui confrontée  à de nouveaux défis. Les anciens défis de développement se sont actualisés et de nouveaux défis sont nés pour cette Afrique en quête d’une voie nouvelle et rassurante pour son avenir dans le cheminement global de l’humanité vers de lendemains meilleurs. Ces défis sont entre autres : une meilleure gouvernance, une intégration politique, économique et sociale plus féconde, etc.

Affaiblie par la pauvreté et un état de misère générale, elle est notamment  déchirée à cause de toutes ces guerres fratricides d’une horreur indescriptible. Ces guerres sont souvent le résultat direct de démêlés intra-impérialiste à propos des ressources de l’Afrique, le droit que chaque Africain a en naissant, sur la Terre-Mère et à l’étranger. Les peuples en sont  réduits à un statut de réfugiés sur leurs propres terres et ils souffrent de toutes sortes de maladies, graves et moins graves, elles ont toutes de mortelles répercussions à cause de cette pauvreté héritée de l’impérialisme qui repose sur des structures et des rapports néo-colonialistes.

Les indicateurs sociaux qui mesurent la qualité de la vie donnent une vision lugubre de l’Afrique. La mortalité infantile, l’espérance de vie (qui ne dépasse pas 40 ans dans certaines régions), les sans-abri, les emplois et la production, le commerce, etc., tout cela ne présage qu’une misère encore plus grande pour notre peuple.

Présidant sur cet état d’affaires dans presque tout les cas, des néo-colonialistes qui, en récompense de bons et loyaux services envers leurs maîtres, reçoivent des aides du Fonds Monétaire International (le F.M.I) ou de la Banque Mondiale.

Les vies des peuples africains sont aussi remplies d’autres formes de violence. Outre l’apparition du terrorisme savamment instrumentalisé pour la déstabilisation des pays africains récalcitrants au Nouvel Ordre Mondial, beaucoup de cette violence provient de la politique tel qu’il est normalement et traditionnellement d’usage de faire souffrir le peuple comme une condition de l’autorité néo-colonialiste.

Par  ailleurs, le débat autour de l’influence exercée sur les sociétés africaines par les relations économiques avec l’étranger, et notamment  autour des liens entre le « pillage » des ressources naturelles et le sous-développement, reste ouvert. Certains attribuent tous les malheurs de l’Afrique contemporaine aux richesses de son sous-sol, en faisant référence à une sorte de « malédiction des ressources » qui fait plonger les sociétés africaines dans la dépendance envers l’étranger. L’Afrique serait donc tourmentée par la corruption et par les conflits parce que ses habitants cherchent à s’attribuer le rôle de « gardiens » des ressources naturelles de leurs pays. En effet, depuis l’époque de la colonisation, ceux qui ont accueilli à bras ouverts les étrangers ont reçu les instruments pour prendre le pouvoir et la légitimation internationale pour le maintenir. De plus, la progression exponentielle de l’accaparement des terres africaines semble démentir les sceptiques qui  minimisent l’impact de la « course aux ressources » sur le retard de développement de l’Afrique : les pays qui hier n’avaient rien à offrir aux marchés internationaux sont aujourd’hui pris d’assaut  par les sociétés agricoles, et les conditions de vie de leurs populations semblent régresser par conséquent.

Pourtant, les partisans de la « malédiction des ressources » ne risquent-ils de trop éloigner les responsabilités des Africains ? Une approche des problèmes du Continent trop concentrée sur les rapports internationaux ne sous-entend-elle la nécessité d’une aide externe aux économies et aux sociétés africaines ? Cette nouvelle forme de dépendance, et les échanges qui  caractérisent les rapports donateur-bénéficiaire, n’empêchent-ils l’avènement d’une société responsable et d’un pouvoir participé en Afrique ?

                       

                                                                                                                                                            Chérif Abdedaïm

 

 afrique

Une pensée sur “L’Afrique face à ses nouveaux défis

  • avatar
    12 octobre 2018 à 5 05 05 100510
    Permalink

    Dsl pour mon français !!!

    Ce qui a detruit l’afrique ….. c’est cette epoque coloniale qui continue a sevire
    L’exploitation des richesse des nos payes respective. cette avidité est ces faux réve transmit par les medias etranger qui pourrisse des generations et des generations d’africains en leur fesant miroiter une vie meiller a l’etranger alors que c’est une ruse qui leur donne une porte d’entrée qu’ils on depuis des années pour exploiter les vrais richesses de nos paye . Ces guerres financer pas l’occident pour perpétuer le chaos (diviser pour mieux regnier) pour poucer la force de la jeunesse africaines vers l’exosode massive ves chez eux pour but de renforcée leur main-d’œuvre au detriment de l’afrique terre qu’il continu et qu’ils continuèrent a exploiter a leur bénéfice.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *