L’AUSTÉRITÉ – retour sur la question

Par  Jean-Claude Thériault, recherchiste, auteur et conférencier.  1.03.2016. Collaborateur http://www.Les7duQuebec.com  Auteur du livre les BANKSTERS  http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/les-banksters/

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Je ferai ici un bref tour d’horizon sur ce sujet en y allant de plusieurs éléments que je soumets à votre bon jugement; vous aurez le choix de réagir en conséquence.

Que ce soit dans le monde, au Canada, au Québec, on parle de plus en plus d’austérité, à savoir, couper dans les dépenses et services, augmenter les revenus des États, afin d’en arriver à ce fameux équilibre budgétaire tant recherché et désiré.  Même s’il était atteint, il y aurait toujours la dette publique qui continuerait à ronger les finances publiques.   Comment régler et comprendre ce cancer qui bouscule tout sur son passage?  Qui affecte notre niveau de vie?   Comment en finir avec la dette publique? Y a-t-il lieu d’espérer?

Il faut savoir que nous verrons de plus en plus de manifestations publiques et diverses démonstrations  afin d’exposer  notre désaccord profond avec les  divers politiques gouvernementales d’austérité; mais combien de personnes comprennent vraiment les causes réelles de cette dette publique? Qui contrôle l’argent? Les États OU les banquiers mondiaux?  Selon les recherches les plus sérieuses, ce sont ces derniers. Mais les banquiers qui  les contrôlent ? Le problème principal  c’est qu’ils chargent des intérêts élevés aux gouvernements à qui ils prêtent.  Pourquoi les Gouvernements ne le feraient t-ils pas eux-mêmes avec un taux d’intérêt 0 ou même de 1% qui financeraient à son tour les  dépenses publiques? Ainsi il n’y aurait pas de dette publique, jamais de problème d’équilibre budgétaire.

Au Canada, saviez-vous que 93% des intérêts sont responsables de la dette publique depuis les dernières années? Vous devinez donc à quoi servent une grande partie de vos impôts durement gagnés. Et ces impôts divers seraient  même une fraude légalisée, donc illégitime et immorale.  Et nous ne parlons pas des 150 taxes diverses au Canada qui devraient être suffisante, si vous voyez ce que je veux dire. Et nous ne parlons pas des divers emprunts auprès des marchés financiers et non à  la Banque du Canada ,qui nous endettent encore davantage. Et comme si ce n’était pas assez, on veut nous couper dans les services publics, l’éducation, la santé, principalement.

Mais attention! Personne n’est contre la vertu, à savoir de bien gérer les finances publiques; s’il y a eu des abus dans certains ministères, personne n’est contre le bon sens de s’en occuper. Une certaine rigueur vaut mieux que pas du tout; un certain contrôle est nécessaire mais l’austérité comme on nous la présente c’est autre chose. Par contre, il faut aller plus loin et c’est le but de notre propos.   Il est donc capital de comprendre les vraies raisons des déficits et la dette publique. Et je ne parle pas non plus des dépenses colossales comme les dépenses militaires pour des guerres qui ne nous concernent pas et dont nous ne sommes pas responsables; des sauvetages bancaires à partir de l’argent des contribuables, des cachettes dans les paradis fiscaux de la part des banquiers et industriels principalement. Sans ces choses, nous aurions des surplus et chaque citoyen se retrouverait avec des argent disponible au lieu d’une dette publique.  Nous aurions un revenu de base facilement, sans frais.

Y a t-il des gens qui veulent nous tenir dans l’ignorance et la peur de perdre davantage? Au lieu de se diviser, il faut continuer à s’informer, se conscientiser et reprendre son pouvoir.  Tenir tête dans le bon sens du terme. Nous sommes des États et nous empruntons à des banques privées?   Allo !   Et nous pourrions emprunter à nos banques centrales sans intérêt? Donc nos représentants du peuple acceptent de payer les intérêts de la dette publique aux Banksters, grâce à l’impôt sur le revenu? Il me faudrait un décodeur pour comprendre…..

Est-ce à dire, avec un tel procédé,  que nos banquiers privés détruisent notre économie ? Poser la question c’est y répondre.  Et en plus, le gouvernement coupe dans les services publics pour rembourser la dette?

–       Taux d’imposition des entreprises :  19%

–       revenus des banques canadiennes : 129.3 milliards

–       impôts payés par les banques canadiennes : 8 milliards

–       taux d’imposition des  banques : 6%

Et cet impôt retournera -il encore aux banques?  Le gouvernement n’aurait même pas de dette s’il avait toujours imposé les  banques autant que les entreprises et les particuliers.

Voici une déclaration du professeur de l’UQAM Léo-Paul Lauzon, 30 décembre 2013 : «  Le Québec (subventionne avec) des fonds publics les entreprises pour au moins 10 milliards $ l’an, incluant les tarifs préférentiels d’électricité, les prêts sans intérêt, les congés d’impôt, etc…. Je mets au défi quiconque du PQ, de la CAQ, ou du Patronat de me contredire ».

Un autre rappel.  Au Canada, 5 des 10 compagnies les plus lucratives sont des banques privées.  Elles ne soignent pas les malades; elles n’éduquent pas la population; elles ne protègent pas l’environnement; elles ne construisent pas d’immeubles; elles ne nourissent pas les pauvres.  Elles ne font que créer de l’argent sous forme de crédit, et le crédit est une dette; et s’endetter toute notre société?  Une véritable démocratie devrait-elle tolérer ce genre de choses? Non; comme elle existe actuellement cette démocratie par réprésentants ( représentative ou élective), n’a plus sa place à moins de changements majeurs.  En bref, une Reine non élue, un Gouverneur général non élu, 12 Lieuteants gouverneurs non élus, un Sénat non élu, une Constitution non proposée, non votée, non signée. Est-ce que nous pourrions l’appeler une Démocratie de merde, une illusion? De plus, nous avons de la difficulté à nous faire entendre, encore moins écouter; on nous dit Oui et on fait Non, un peu comme «  la poupée qui fait non ».  Est-ce «  un signe de bonne santé mentale que d’être bien adaptée à une société malade? »

Donc en comprenant mieux les vraies raisons de la dite austérité, nous serons mieux équipé pour reprendre notre vrai pouvoir; cette austérité est un piège bien tendu qu’il faut défaire et dénoncer.   Même l’industriel américain Henry Ford ( lui même complice des grands banquiers ) a déclaré : «  Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. »

Il nous donne une chance de comprendre; donc comprenons.  La réduction de la taille de l’État, est-ce la clé pour éliminer la dette publique et les déficits annuels? Il faut encore se souvenir de l’image de l’iceberg : 10% qui paraît et 90% qui ne paraît pas, qui est invisible; en travaillant seulement sur le 10%, on ne pourra jamais faire disparaître la dette en question; cela ne fonctionne pas.

Les agences de notation du crédit comme Standard & Poors, Moody, en ce qui les  concerne, comment  se fait-il  que nous ayons besoin de se faire brasser par ces organismes appartenant aux grandes banques? C’est parce que les États ne contrôle pas l’émission de son argent; il est à la fois victime et complice avec ceux qui exigent les paiements des intérêts et exigent la réduction de la dette.  Il est intéressant de voir la majorité des chroniqueurs financiers qui ne font pas le lien; alors imaginons la population en général. Avons-nous été désinformés, manipulés? Aurait-on oublier de nos dire des vérités cachées? L’austérité est comme un diachilon sur une jambe de bois; inutile, un piège, pas la solution.

Les manifestations, même si elle ne sont pas inutiles, par elles mêmes ne régleront pas le problème de l’austérité; prendre conscience et savoir comment on peut y faire face constituent une solution plus acceptable.  Il n’y a pas lieu de désespérer, appliquons notre pouvoir d’intention et de décision et plus de gens et de dirigeants à tous les niveaux sauront les véritables solutions à appliquer. La lumière jaillit toujours des ténèbres.

Les arguments en faveur de l’austérité qui ne sont pas fondés et l’idée de mettre la hache dans les dépenses publiques du gouvernement sont les suivants :

Il faut atteindre le déficit 0 à tout prix afin de ne pas laisser de dettes à nos enfants et nos petits-enfants ne sont pas sérieux; ne pourrions-nous pas reprendre les mêmes arguments et objections afin de mieux comprendre et régler le problème de la dite dette publique?

En plus, comble de la dérision, on nous demande d’être solidaires entre nous, les partis politiques et les syndicats; ce qui m’amène à dire qu’eux aussi doivent agir et comprendre et savoir ce qu’il faut afin d’éduquer les gens et tous ensemble mettre l’épaule à la roue et dire exactement ce qu’en est de la situation.  Les divisions , que ce soient entre les citoyens, les gouvernements et les syndicats n’ont plus leur place.  Le nouveau paradigme c’est la solidarité entre nous car nous sommes dans le même Titanic, la même planète et certains l’ont oublié.  Nous avons besoin de retrouver nos esprits et surtout pas d’une nouvelle gouvernance mondiale, pire que la présente.

 

Actuellement, il semble que les Québecois s’endettent beaucoup, tout au moins 33% d’entre eux.  Par ailleurs plusieurs connaissent les avantages d’une saine planification financière, mais ils sont moins nombreux à la mettre en pratique.  L’argent papier diminue et l’argent crédit augmente; donc pas de surprise pour l’endettement des gens. Et en plus de la dette publique causée principalement par les intérêts qui oblige à des coupes sociales et  nous oblige à travailler plus pour moins de pouvoir d’achat. Ce système crée le chomâge, la suppression des postes, le report de l’âge de la retraite, un climat de dégradation sociale.  Nous avons ici la cause des causes; cette dette publique entretenue par les dirigeants devient un crime contre la postérité, je dirais même un crime contre l’humanité.

Voici ce qui concerne les privatisations et l’appauvrissement collectif.

«  Le gouvernement libéral de Philippe Couillard envisage la possibilité de céder 10% du capital de Hydro Québec et de la SAQ afin de réduire la dette du Québec ».  Devons-nous nous soumettre au point de réduire notre patrimoine collectif chèrement gagné dans les dernières années? Pour la réduire et la remettre aux marchés financiers privés?  Est-ce une garantie d’amélioration pour l’avenir? Sous prétexte que tous doivent faire un effort pour réduire la dette et atteindre l’équilibre fiscal, les mesures d’austérité appauvrissent les travailleurs du Québec; des tarifs qui augmentent et des services qui diminuent. C’est mal parti.

«  Hydro-Québec rapporte à l’État un bénéfice de 2,2 milliards et la SAQ 1 milliard par année.  Si 10% de ces sociétés étaient privatisées, selon la possibilité envisagée par M. Couillard, cela équivaudrait à une perte de 320 millions, dont le montant constituerait alors un profit direct à des particuliers. «  Il faudrait donc sacrifier ce montant au détriment de besoins urgents en santé, éducation, services publics, etc… On est prêt à beaucoup de choses pour nous appauvrir davantage.  En privatisant les services publics – HQ et SAQ- produiront pour le bénéfice des entreprises privées qui voudront mettre la main dessus. L’État est -il davantage au service de la classe capitaliste que de la classe des citoyens et des travailleurs? Sommes-nous encore dans l’esclavage, la servitude moderne? 

 

La fraude de la dette et l’illusion de la démocratie se rejoingnent dans l’hypocrisie et la complaisance des riches  vis à vis les moins fortunés, la classe moyenne et la classe pauvre ( ce qui en reste). Peut-on croire que l’élite ou L’Internationale financière accélère son tempo pour nous mener vers la déroute?

D’ailleurs Roméo Bouchard résume bien la situation dans une partie se son livre «Constituer le Québec»; il dira : «L’impact de ce pouvoir des banquiers est direct sur notre vie démocratique : les États sont désormais prisonniers de leur endettement, du commerce mondial et de la finance internationale.» Il reprend même une déclaration de l’ex-président du Conseil des ministres italiens et expert-banquier Mario Monti : «ceux qui gouvernent ne doivent pas se laisser lier les mains par les parlementaires»- «ceux qui gouvernent « – étant bien sûr, les grandes instances monétaires et commerciales qui s’arrogent la gouvernance mondiale.

Est-ce nécessaire d’ajouter autre chose?  Peut-on parler d’une main mise totale sur l’argent et la démocratie? Refuser de le voir ressemblerait à de l’entêtement ou de la peur.

 

Le gouvernement du Québec en date du 2 décembre 2014 vient de faire une mise à jour économique au sujet des finances publiques; en voici quelques mots.  Considérant un déficit annoncé plus élevé que la réalité afin de meux paraître, on nous annonce des coupures dans les dépenses pour un montant de plus de 600 millions $ afin d’atteindre le déficit 0 en 2015-16; sur ce montant, 232 millions $ proviennent des efforts des contribuables par diverses taxes, augmentations , etc…Le contribuable subit sans cesse de nouvelles mesures pour réduire l’argent de ses poches. Un fait important à noter : les institutions financières en général et les banques en particulier verront leurs taxes augmentées de 128 millions $ sur la masse salariale, et ce , sur des revenus de plusieurs milliards; il se pourrait que ce montant  soient prélevés sur les revenus des employés et pas vraiment sur ceux des banques.  Insuffisant et pure délire.

 

Un point important : l’intérêt sur la dette au Québec représente un montant de 30 millions $ par jour, ce qui signifie un montant de plus de  10 milliards par année; ce super montant serait versé aux marchés financiers privés; rien de ce montant ne va aux contribuables, ni à l’économie pour la stimulée. En faisant le calcul, des coupures de 600 millions de $ à raison de 30 millions par jour d’intérêt, cela veut dire que nous en avons pour 20 jours. Vous avez bien lu; tout ca pour ca; avons-nous voté pour cela?

 

Pour agir, il faut comprendre et pour comprendre il faut savoir; vous le savez maintenant.  Ce document est ma manière de donner. En éliminant la dette publique, dites adieu  à l’austérité et davantage à l’abondance, la santé, l’éducation, etc…Nous devons faire partie de la solution et non du problème. Il est trop tard pour des demi-solutions.

 

L’austérité est un choix idéologique des dirigeants du monde et non un choix de société des personnes. L’Etat soutient de moins en moins la collectivité et de plus en plus le capitalisme financier. Le filet social s’étiole au profit des exploiteurs.  C’est le service de la dette qui crée l’austérité et non les populations. L’austérité réduit notre niveau de vie et nous accule tous à la faillite générale.  Les banques alimentaires sont de plus en plus occupées par la classe moyenne et pas seulement en ce temps de la Guignolée; les besoins des familles augmentent pendant que les dirigeants politiques et  financiers augmentent la pression sur le peuple. Assez c’est assez.

 

En espérant que ces brèves explications attirent la curiosité pour en savoir davantage afin de se tenir debout pour changer les choses.  Bonne nouvelle : un livre intitulé : LES BANSKTERS; LES DESSOUS DU SYSTÈME FINANCIER aux Edtitions Louise Courteau- 2014,   Un cadeau à se donner à soi et aux autres afin de mieux comprendre ce sujet et ses implications.  Il devrait vous donner des ailes. Une bonne base de recherche sur le système financier.

 

«  Ne doutez jamais du fait qu’un petit nombre de gens réfléchis et engagés puissent changer le monde.  En vérité, c’est toujours ainsi que le monde a changé. «  ( M. Mead)

 

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