Le BREXIT n’aura jamais lieu…

(L’image en première page de cet article est trompeuse. Elle laisse entendre que le grand capital américain et son polichinelle de service (Donald Trump) sont derrière la tactique du BREXIT britannique. Cela est faux. La tactique du BREXIT est une tentative d’arnaque du grand capital britannique qui cherche ainsi à obtenir de nouvelles concessions de la part de ses partenaires et concurrents capitalistes européens. Le pendant britannique de la tactique trumpiste face à l’ALENA nord-américaine que Donald menace un jour d’abroger puis qu’il s’empresse de réchapper le lendemain. La Grande-Bretagne est du côté Est de l’Atlantique, elle effectue plus de 80% de son commerce avec l’Europe et la CITÉ est la porte d’entrée et de sortie du capital financier européen – le rafiot britannique est solidement amarrée au port européen et ne peut s’en éloigner sans danger. L’article ci-dessous le prouve une fois de plus en indiquant que l’économie britannique est en chute libre, la Livre sterling dévalue, ce qui frappe directement le pouvoir d’achat des ouvriers britanniques.  Le graphique qui suit l’article montre le parcours à obstacles que le grand capital britannique devra franchir afin de parvenir à obtenir de nouvelles  concessions de ses partenaires-concurrents européens très peu enclins à céder quoique ce soit à ce canard boiteux. Conclusion, le grand capital britannique doit être en train de réfléchir à une tactique pour mettre fin à ce chantage catastrophique ou il risque de perdre plus qu’il ne gagne. Le prolétariat britannique quand à lui subit les conséquences de ces manigances.  Robert Bibeau.  http://www.les7duquebec.com )

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LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/  « BREXODUS »: LE DERNIER AVATAR DU BREXIT.  Pour EODE/
Flash géopolitique – Geopolitical Daily/  Le 3.09.2017.

Brexodus !
Le mot de l’actualité : « C’est le dernier avatar du Brexit, associé avec le mot exodus. Cet exode, c’est celui des citoyens britanniques et des pays de l’UE qui quittent la Grande-Bretagne, mais aussi celui des sociétés qui déménagent sur le continent » commente La tribune de Genève :

« Depuis le vote du Brexit, le 23 juin 2016, le nombre de citoyens européens quittant le Royaume-Uni a augmenté d’un tiers pour atteindre le chiffre de 122 000 en 2017. Le solde migratoire du pays a chuté d’un quart à la fin mars par rapport à l’année passée pour tomber à 246 000 (en baisse de 81 000 sur un an). L’office britannique des statistiques que cette baisse est due à la baisse du solde migratoire des citoyens des autres pays de l’UE (51 000). Le plus significatif est la baisse des arrivées de migrants des pays de l’Est européen. La chute de la livre rend les salaires britanniques beaucoup moins attractifs, pouvant atteindre aujourd’hui le niveau des salaires polonais, par exemple, alors que plus d’un million de Polonais résident actuellement au Royaume-Uni. La première ministre britannique Theresa May veut limiter le solde migratoire à quelques dizaines de milliers de migrants, mais cet objectif paraît utopique à nombre d’observateurs. La tendance devrait cependant se confirmer. Selon un sondage Deloitte, 47% des travailleurs envisagent de quitter la Grande-Bretagne dans les cinq ans qui viennent. Une délégation de négociateurs britanniques sont actuellement à Bruxelles pour un troisième round de discussions avec Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE et son équipe. Selon Migration Watch UK, 3,3 millions d’Européens extra-britannique vivent sur l’île, tandis qu’1,2 million de Britanniques sont sur le continent. »

(Source : TDG)

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétaire depuis 40 années.

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