Le FMI s’alarme du niveau record de l’endettement mondial

 

Alors qu’en début d’année 2016 de nombreux analystes prévoyaient une année horribilis, s’alarmant de possibles cataclysmes, le Fonds monétaire international a indiqué mercredi que la dette mondiale – tant publique que privée – avait atteint un montant sans précédent.  Elle est désormais plus de deux fois supérieure à la richesse économique créée sur le globe

 

(Pour ceux qui ne comprenne pas ce que c’est que le capital productif et le capital financier en particulier et bien relisez  le paragraphe ci-haut.  Le capital productif – l’auteur l’appel la richesse économique créée sur le globe = la masse du capital investi =  Capital variable + Capital constant + auquel on ajoute  + la   Plus-value confisquée aux prolétaires.  Le capital financier est le capital virtuel – que l’économiste appel plus loin le capital irréel en opposition au capital réel que nous venons de présenter. -Bref, suivant les auteurs, le capital financier est  le crédit-dette  (D = une anticipation de la production de plus-value à venir) + le Capital productif représenté par les actifs boursiers des entreprises (sur lequel capital il y a spéculation à la hauteur du crédit-dette global en circulation). Pour les économistes léninistes  le capital financier est la somme totale  du capital  réel-productif et du capital dit virtuel – irréel – qu’eux appel capital bancaire. Dans les deux cas il s’agit d’une métaphore.  Robert Bibeau. Éditeur. http://www.les7duquebec.com).

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Selon un nouveau rapport publié par le Fonds, l’endettement global s’élevait à la fin 2015 à 152.000 milliards de dollars en dehors du secteur financier, soit 255% du produit intérieur mondial exprimé en nominal.

 

« De hauts niveaux de dette  sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé pour sa part Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI  (un euphémisme vous l’aurez compris Robert Bibeau. Éditeur).

 

Cette flambée de l’endettement est la conséquence de la véritable boulimie d’emprunt qui a frappé le secteur privé, ce dernier surfant royalement sur la vague de « l’argent pas cher », courant alimenté par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales.

 

(Il faut mieux expliqué madame l’économiste – la boulimie d’emprunt n’est pas que du PRIVÉ – elle est aussi ÉTATIQUE , États + entreprises d’état et elle est inévitable – incontournable – s’il n’y avait pas boulimie d’emprunt l’économie capitaliste s’effondrerait immédiatement =  Ce que le capital emprunte ce n’est pas de l’argent, c’est du temps – un sursis avant l’effondrement. Robert Bibeau. Éditeur).

 

Mais désormais, à l’heure d’une croissance atone, cet endettement constitue un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine où la situation devient de plus en plus préoccupante.

 

« Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé quant à lui M. Gaspar.  (Toujours la même fumisterie des économistes. – Comment peuvent-ils espérer – rêver – à la stabilité financière (sic) au milieu de la crise de surproduction du mode de production capitaliste. – Il essai de cette façon d’accréditer le mythe qu’il y a l’économie industrielle-agricole-productive d’un côté et l’économie financière-monétaire-bancaire-boursière de l’autre et que l’une ne doit pas déstabiliser l’autre…Robert Bibeau. Éditeur)

 

Le FMI souligne par ailleurs que les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, ce qui restreint leur capacité à réduire ce fardeau.

 

Selon les nouvelles projections du FMI, la dette du Japon devrait atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%.

 

À la fin de l’année 2015, la dette publique de la Grèce  atteignait d’ores et déjà 176% du PIB, tandis que le ratio d’endettement du Japon s’élevait à 248%. De quoi rendre quasiment impossible un remboursement. (C’est la situation dans tous les pays du globe et  en effet aucun remboursement n’est envisageable ni dans le privé, ni dans l’étatique-publique…. CONSÉQUENCE PRÉVISIBLE ?  Un grand crash boursier puis bancaire et la dévaluation monétaire,  l’or devenant la valeur refuge ultime…  et la misère le lot des prolétaires. Robert Bibeau. Éditeur)

 

On comprend d’autant mieux pourquoi, lors des soixante ans du Club de Paris, le 1 juillet dernier , la directrice du FMI, Christine Lagarde a appelé tous les acteurs officiels à se mobiliser pour améliorer les dispositifs de faillite des États. La dirigeante a pointé le problème posé par le volume monstrueux de dette souveraine ne contenant aucun bouclier contre des créanciers agressifs.

 

Dès le début des années 2000, l’idée de clauses d’action collective (CAC) a commencé à germer. Les instances internationales cherchaient alors des moyens pour mieux protéger les Etats surendettés contre des créanciers procéduriers du type fonds « vautours », capables d’échapper à toute initiative collective d’effacement de dette.

(Que faut-il comprendre du charabia ci-haut ?  Que les vautours financiers ont commencé à se dévorer entre eux. La dame Lagarde signalant à un clan qu’un autre clan(dit vautour) se prépare à se jeter sur certaines proies déjà dépecées par un clan (vautour) adverse sans respecter la moindre convenance – c’est le sauve qui peut financier anticipé… la crise progresse camarades. Robert Bibeau. Éditeur).

 

Fin 2014, le directeur juridique du FMI insistait d’ores et déjà quant à lui sur la nécessité d’agir également sur la dette plus ancienne. « Nous avons un stock d’obligations souveraines (d’une valeur de 900 milliards de dollars) qui ne contient pas les nouvelles clauses (CAC renforcées), dont une grande part ne va pas expirer avant 10 ans », s’alarmait alors Sean Hagan, dans une note, mettant en garde contre les risques liés à cette dette « héritée » (legacy bonds) dans le cas où des restructurations s’imposeraient.

 

(Des « restructurations » qu’est-ce donc ? Ce sont des renégociations-réchelonnement-  de dettes souveraines même si l’État débiteur tentait de s’esquiver – de déclarer faillite et de ne pas rembourser, les autres États capitalistes devraient saisir les avoirs de ces États – ou de leurs ressortissants sur leur sol national et dans les paradis fiscaux – afin de rembourser les créanciers vautours floués.  Bienvenue dans le monde des prédateurs financiers.  Robert Bibeau. Éditeur).

Sources de l’article initial : Les Echos, Fmi, Reuters, AFP.  Elisabeth Studer – 05 octobre 2016 – www.leblogfinance.com 

 

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