Le graphène, un matériau miracle pour la révolution numérique

 

Il ne faut jamais oublier que sous me mode de production capitaliste, toute innovation technologique ne vise qu’à accroître la productivité du travail salarié.  Si une innovation ne permet pas ce gain de productivité, c’est-à-dire une baisse des coûts de  production pour obtenir une hausse des profits, cette innovation risque de n’avoir aucun avenir commercial. Voici le graphène, un exemple d’innovation technologique à fort potentiel productif et  qui connaît déjà un succès phénoménale.

Smartphones flexibles, écrans incassables, recharges ultra-rapides: les qualités du graphène pourraient en faire le nouveau matériau miracle de l’industrie électronique.

 

RESISTANT. Composé de carbone pur, le graphène se présente sous forme de feuilles aussi fines qu’un atome, ce qui en fait le matériau le plus mince au monde. Il est pourtant 100 fois plus résistant que l’acier, est très flexible et le meilleur conducteur électrique connu. « D’autres matériaux ont chacun l’une de ces propriétés« , a expliqué le physicien Russo-Britannique Konstantin Novoselov à l’occasion du Congrès mondial de la téléphonie mobile (MWC) de Barcelone, qui s’est achevé jeudi.

 

Des centaines de brevets

 

« Ce qui est incroyable, c’est d’avoir toutes ces qualités regroupées dans un seul cristal, ouvrant un grand nombre d’utilisation possible« , a poursuivi le scientifique, récompensé en 2010 par un prix Nobel avec le Russo-Néerlandais Andre Geim pour leurs travaux sur le graphène, isolé pour la première fois dans leur laboratoire en 2004. Le nombre de brevets impliquant le graphène est passé de moins de 50 en 2004 à environ 9.000 en 2014, selon Andrew Garland, de la société Future Markets, qui a publié des rapports sur le sujet. « La plupart sont dans le domaine de l’électronique« , indique-t-il. Le groupe sud-coréen Samsung, le plus grand fabricant de smartphones au monde, a déposé à lui seul plus de 490 brevets, suivant par l’entreprise chinoise Ocean’s King Lighting (Oktech) et le groupe informatique américain IBM.

 

DIX ANS. Les usages du graphène restent limités pour l’instant mais devraient se développer à l’avenir. La Commission européenne a retenu en 2013 un projet de recherche autour de ce matériau, qu’elle a doté d’un budget d’un milliard d’euros sur dix ans. « Nous pensons avoir besoin de dix années supplémentaires pour atteindre le moment où de nombreux appareils vont arriver sur le marché« , a expliqué Andrea Ferrari, directeur du centre dédié au graphène à l’université de Cambridge, en Grande-Bretagne.

 

Une première à Barcelone

 

Le Congrès mondial de la téléphonie mobile de Barcelone, le plus important au monde, s’est doté cette année pour la première fois d’un pavillon entièrement consacré aux centres de recherche et à des start-ups travaillant sur le graphène, preuve de son importance croissance dans cette industrie. Ce matériau est tellement flexible que les scientifiques espèrent un jour pouvoir mettre au point un téléphone portable souple. La société britannique FlexEnable a exposé un prototype de smartphones utilisant du graphène. Il s’enroule autour du poignet comme une montre et son écran à cristaux liquides permet de visionner des vidéos. « Ce type de technologies pour les écrans ouvre la porte à une génération entièrement nouvelle de portables car nous pouvons commencer à plier des appareils électroniques« , jusqu’alors rigides, a expliqué le directeur technique de l’entreprise, Mike Banach.

 

BATTERIES. La société britannique Zap&Co a présenté de son côté un chargeur sans fil pour téléphones portables et tablettes en graphène. En cinq minutes, il est entièrement chargé. Elle en a produit pour l’instant 2.000 exemplaires, distribués à la presse ou vendus à des clients en pré-commande, a fait savoir le directeur de marketing, Simon Harris. A terme, la société espère pouvoir développer des batteries en graphène. « Ceci pourrait à terme remplacer les batteries de lithium présentes dans des milliards d’appareil« , à condition de gagner en puissance et de diminuer en taille, a-t-il ajouté. Le graphène est tellement résistant et fin que les chercheurs pensent qu’il pourra servir un jour pour produire des écrans incassables. « Vous pouvez remplacer tous les écrans tactiles du monde avec juste quelques kilos » de ce matériau, et « quelques couches supportent le poids d’un éléphant« , assure Vittorio Pellegrini, directeur de l’Institut italien de la technologie sur le graphène. « Le graphène permet de laisser libre cours à notre imagination. Il n’y a pas de limite« , ajoute-t-il.

4 pensées sur “Le graphène, un matériau miracle pour la révolution numérique

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    23 mai 2017 à 1 01 54 05545
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    Et alors, ça va nous sortir de la spirale du réchauffement climatique ? ça va empêcher l’effondrement sociétal annoncé ? Manifestement non. La démonstration, comme toujours, se fait « toutes choses égales par ailleurs », or non, toutes choses ne sont pas égales par ailleurs, n’est-ce pas Bertrand Méheust !

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      23 mai 2017 à 7 07 48 05485
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      @ Robin Branchu

      Rien ne peut sortir la planète Terre de la spirale du réchauffement climatique qui se produit régulièrement selon un cycle millénaire et qui sera suivi d’un refroidissement tout aussi catastrophique inévitable – les mamouth en furent heureux puis victimes. Pour les dinosaures on nous raconte que ce fut autre chose = une météorite géante « inévitable » le gars au poste de commandement aurait été incapable de détourner la planète de sa trajectoire.

      Ce qu’il faut faire face à tout ceci c’est de renverser ce vieux mode de production, abolir les classes sociales et l’État du capital et l’espèce humaine se mettre au travail de concert sans recherche de profits, d’avantages, de pouvoir et de puissances mais pour organiser la survie sous un soleil de plomb qui en INDE – au centre du pays désertique par exemple tue déjà les habitants sans abris.

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    23 mai 2017 à 12 12 06 05065
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    Je ne comprends pas ta logique Robert, d’un côté tu fais la promotion du graphène, et merci de me l’avoir fait découvrir, de l’autre tu te satisfais d’une disparition de l’espèce humaine d’ici quelques décennies, satisfaction cynique d’ailleurs puisque tu fais l’amalgame entre une extinction naturelle et celle due à l’activité humaine mais passons, j’ai l’impression que toi comme tant d’autres, vous êtes dans le virtuel, ou sur une échelle de temps faussée, genre pour vous un siècle c’est l’éternité alors que non, à l’échelle cosmique c’est juste une fraction de seconde, nous sommes déjà dans la descente aux enfers irréversible et tu t’en moques puisque tu raisonnes « graphène » tout en appelant par ailleurs à abolir les classes sociales : en gardant notre niveau de vie ? Je ressens une pensée contradictoire, confuse, incohérente. Vivre c’est choisir, et penser c’est trier. Tries-tu, Robert ?

    Sur l’air d’Aline, de Johnny :
    « Et j’ai trié, trié :
    mes piles !
    Pour moins polluer ! »

    « Et j’ai trié, trié :
    mes vues !
    Pour moins zapper ! »

    Bien à toi,
    Robin

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      24 mai 2017 à 11 11 23 05235
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      Il ne faut pas tout confondre

      1) Je ne me satisfais pas de la disparition de l’espèce humaine
      2) Je dénonce la propagande à propos du réchauffement climatique et autres fadaises écologiques qui ne visent qu’a charger encore davantage la classe prolétarienne et à la culpabiliser d’un crime qu’elle ne commet pas
      3) Je dis que ce n’est pas l’activité humaine qui est la principale cause du réchauffement climatique mais un phénomène cosmique cyclique – naturel contre lequel il faut se prémunir mais sur lequel nous n’avons aucun contrôle
      4) Je dis que l’organisation sociale empêche l’espèce humaine de s’organiser pour atténuer ou faire face à ces calamités naturelles.
      5) Je dis que les écologistes sont comme les missionnaires d’hier ils accusent la victime (la classe prolétarienne qui ne possède AUCUN POUVOIR = AUCUN = D’ÊTRE responsable des crimes qu’elle subit.

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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