Les banksters au pouvoir : Mario Draghi, truqueur et pilleur de la Grèce, à la tête de la Banque centrale européenne !

NDLR :  Nous reprenons aujourd’hui ce texte de Olivier Bonnet  du 1er novembre 2011.  Pourquoi ?   Parce qu’on oublie…. On nous la fait à la « 1984′ soft .  On compte bien chez les banksters que plus personne chez les quidams lambdas ne se souviendra des arnaques passées… et que ceux qui se souviennent sont ceux qui ont  intérêt a se taire, Et c’est pour ça que la démocratie est une imposture.    Lisez Olivier, il y  a 22 mois…. et n’oubliez jamais….

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OLIVIER BONNET:

« Les Grecs ont triché pour dissimuler leur dette, c’est normal qu’ils soient punis », peut-on lire ou entendre ici et là – notamment par les trolls nationaux-sarkozystes -, en magnifique écho de la propagande libérale. Or en réalité, le maquillage des comptes grecs a pu s’opérer à cause de la banque Goldman Sachs, éminente représentante du pouvoir financier qui condamne aujourd’hui des agissements dont il est responsable !

Dans ce contexte, quel rôle le nouveau patron de la Banque centrale européenne, l’Italien Mario Draghi, ancien de Goldman, a-t-il exactement joué ? Le Monde fait le point : « En 1999, lorsque la création de l’euro est décidée, la Grèce ne peut adhérer à la monnaie unique. Athènes est à des années-lumière des critères très rigoureux énoncés par le traité de Maastricht. Pour rejoindre le dispositif, la nation hellène n’a d’autre choix que de dissimuler ses déficits. Dans ce contexte, en 2000, Goldman Sachs International, la filiale britannique de la banque d’affaires américaine, vend au gouvernement socialiste de Costas Simitis un « swap » en devises qui permet à la Grèce de se protéger des effets de change en transformant en euros la dette initialement émise en dollars. L’astuce permet à la Grèce d’inscrire cette nouvelle dette en euros dans son hors-bilan et de la faire momentanément disparaître.

Pour sa part, Goldman Sachs empoche des commissions juteuses et voit sa réputation de bon gestionnaire de dette souveraine portée au pinacle. Et c’est à ce stade qu’intervient M. Draghi. L’intéressé affirme qu’étant entré en fonctions en 2002, il n’a rien eu à voir avec le maquillage orchestré deux ans plus tôt par la banque. Et il a démissionné en 2005, soit un an avant que Goldman Sachs ne revende dans des conditions qu’on ignore encore, ni vu ni connu, une partie du « swap » à la National Bank of Greece, la première banque commerciale du pays, dirigée par un ancien goldmanien. Reste que entre ces deux dates, M. Draghi est associé de Goldman Sachs, « vice-président pour l’Europe-Goldman Sachs International, entreprises et dette souveraine », un intitulé du poste qui laisse supposer que M. Draghi a assuré le suivi du contrat grec.

Deux mois après son arrivée au 133 Fleet Street, le siège néogothique de Goldman Sachs International, M. Draghi signe d’ailleurs un article avec le Prix Nobel d’économie Robert C. Merton, justifiant le recours à ces pratiques légales de dissimulation des créances « pour stabiliser les revenus de l’impôt et éviter la soudaine accumulation de dette ». Enfin, comme l’affirme le New York Times publié le 30 octobre, citant un ex-banquier de Goldman Sachs sous couvert d’anonymat, M. Draghi a été chargé de vendre dans toute l’Europe ce type de produit financier « swap » permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine. »

Les accusations sont encore plus claires dans Marianne, sous la plume du remarquable Hervé Nathan  : « De 2001 à 2005 il fut vice-président en Europe de la banque d’affaires Goldman Sachs, qui a aidé en 2001 et 2002, la Grèce à dissimuler plusieurs dizaines de milliards d’euros d’emprunts d’Etat. Mario Draghi assure qu’il n’était pas au courant.

Une réponse qui laisse perplexe : soit il ment, et c’est grave pour la BCE. Soit il est incompétent, et c’est dangereux pour les finances européennes. Il peut tout aussi bien être menteur et incompétent ! » Une pensée au passage pour Arnaud Lagardère… En attendant, Draghi ou pas, les libéraux de l’UE se heurtent à un os : voilà que ce traître patenté de Georges Papandréou a décidé de demander au peuple, par référendum, son avis sur le énième « plan de sauvetage ». Un scrutin présenté de façon amusante par Plantu.

Fureur chez les eurocrates, à commencer par notre guignol de l’Elysée : Sarkozy consterné par l’annonce d’un référendum en Grèce, titre ainsi Arnaud Leparmentier du Monde. « Le geste des Grecs est irrationnel et de leur point de vue dangereux », estime un proche du président », cite-t-il. Pensez donc : depuis quand demande-t-on l’avis des peuples au moment de les tondre ? « M. Papandréou semble avoir été victime d’une rébellion au sein du Pasok », explique le confrère. Se trouverait-il encore des membres du parti au pouvoir qui se souviennent qu’ils sont censément socialistes ? « Un rejet par la population grecque du plan de sauvetage de Bruxelles signifierait qu’il faut aller plus loin dans l’effacement de la dette d’Athènes et donc prononcer un défaut de ce pays, catastrophique pour toute la zone euro.

Les Allemands sont eux-aussi stupéfaits, furieux d’avoir découvert l’initiative de M. Papandréou, tout comme Christine Lagarde, directrice générale du FMI. » Nous ne saurions tous les encourager à aller se faire voir chez les Grecs ! Le Monde éclaire le contexte de la décision de Papandréou : « des manifestations se sont déroulées dans de nombreuses villes vendredi à l’occasion des défilés de la fête nationale, pour protester contre les conséquences de l’accord européen qui donnent aux créanciers plus de contrôle sur la politique budgétaire du pays, faisant craindre à certains une perte totale de souveraineté.

Aux cris de « Traîtres, traîtres », des milliers de manifestants ont empêché le déroulement de la parade à Salonique, contraignant le président de la République, Carolos Papoulias, à quitter les lieux : du jamais vu dans la jeune histoire de la Grèce moderne. Et un sondage paru le week-end dernier dans le journal To Vima montre qu’une majorité de Grecs juge les décisions du sommet européen négatives, 12,6% seulement les jugeant positives. » Ça va décidément être difficile pour les dictateurs de la finance d’obtenir le oui : fera-t-on voter le peuple grec jusqu’à ce qu’il consente enfin au sacrifice, saoûlé de propagande libérale ?

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