Les faits véritables sur la capitulation de Québec

 

LARTISTE:

Moi je veux bien considérer les informations qui nous sont livrées par nos historiens d’aujourd’hui; mais on ne peut pas me reprocher de les comparer aux données des acteurs de l’époque. Ce qui pourrait résulter en commentaires « abominables » de ma part, évidemment. 🙂

Au départ, selon le Chevalier de Lévis : « On ne livre pas une place qui n’a pas été investie ». Donc, selon lui, la capitulation n’avait pas de raison d’être.

Je veux bien prendre la parole de Lévis, mais, encore une fois, je ne peux m’empêcher de vérifier chez ceux qui ont décidé de cette reddition.

Heureusement, nous avons les dépositions écrites et signées par chacun d’eux, lors du conseil de guerre organisé par Ramezay en date du 15 septembre 1759. C’est-à-dire 2 jours avant la capitulation et 3 jours avant la remise de la ville aux Anglais.

Voici ces dépositions :

Cette opinion ne nous renseigne pas du tout sur la situation à l’intérieur de Québec.

Dailleboust de Cerry est un « Canayen »; mais beaucoup plus un marchand qu’un soldat. Il ne paraît pas avoir joué de rôle dans la guerre de sept ans. C’est à se demander ce qu’il fait à un « conseil de guerre ». À l’époque de la conquête il s’occupe plus de ses « affaires » que de la défense du pays. On apprend de sa déposition qu’il y a un manque total de vivre et aucune espérance de secours. Pour le secours, je ne comprends pas comment on peut avoir cette opinion 2 jours après avoir perdu 600 combattants sur 13,000 soldats dans une escarmouche.

Louis Antoine de Lusignan était un Français né au Canada. Pourquoi n’était-il pas « Canayen » puisque son père, lorsqu’en charge de forts. avait fait la traite des fourrures? On ne le sait pas; mais il est évident que, pour lui, sa patrie était la France. Il retourna en France après la conquête. Nous apprenons de cette déposition qu’il y a encore des vivres pour 2 jours et que l’ennemi n’en est pas au courant. Par contre, les batteries ennemies sont en place. À mon point de vue, après le bombardement intensif venant de la pointe Lévis depuis le 12 juillet, ces batteries ne changeaient rien à la situation « précaire » de la ville. Il semble que je ne sois pas le seul de cet avis :

Celui-ci est d’avis de continuer de résister et de ne pas capituler tout de suite.  Louis-Thomas Jacau de Fiedmont doit avoir des raisons valables qu’il ne donne pas et qui ne sont pas mentionnées par les autres. À noter qu’il est officier d’artillerie et ne semble pas trop inquiet des batteries anglaise sur les Plaines d’Abraham. Vaudreuil dit de lui : « qu’il s’est comporté supérieurement et qu’il est digne des plus grands éloges et des grâces de Sa Majesté ». Jacau fut créé chevalier de Saint-Louis le 8 février 1760.

Je me permets d’insister un peu plus sur ce personnage :

Homme d’un caractère doux et liant, reconnu pour sa probité, Jacau de Fiedmont joui d’une bonne réputation. Il a droit à de nombreux éloges de ses supérieurs durant ses années de service au Canada. D’après un témoignage de Bourlamaque en 1761, « rien ne peut être ajouté à l’estime que s’est acquis le s. de Fiedmont par son courage et les talents particuliers qu’il a montrés dans une infinité d’occasions où il a été extrêmement utile. Le succès de la plupart de ses inventions a répondu à son zèle et a rempli parfaitement tous leurs objets. ». On a pu lui reprocher cependant, lorsqu’il était gouverneur de la Guyane, de montrer trop d’entêtement et d’opiniâtreté et de manifester « trop d’indulgence pour les officiers qui [étaient] presque tous canadiens comme lui ».

Il est facile de comprendre, maintenant, pourquoi Fiedmont veut continuer le combat : il est foncièrement « Canayens » et il ne veut pas laisser son pays aux Anglais. L’histoire fait très attention pour ne pas trop le mentionner. Sur 14 officiers qui votent lors du conseil de guerre, 9 sont Français et votent pour la capitulation, et un seul des « Canayens » qui, lui, vote pour continuer la résistance, ne voit pas de gros problème avec les vivres, les fortifications ou les batteries ennemis.

C’est la troisième fois qu’on parle du manque de vivre et, ici, on constate que cette inquiétude est produite par « l’exposé » de M. de Ramezay.

Toujours la question des vivres

Ici c’est un peu difficile à comprendre puisque la garnison est dite avoir été réduite à la plus petite ration, quand, plus haut, Fiedmont  conseille de la réduire encore. L’argument « plus petite ration » n’est pas très solide.

Encore question de vivres mais on veut inquiéter encore plus en disant : « place investie de toutes parts »; ce qui n’est certainement pas le cas puisque les Anglais sont installés sur les Plaines et qu’ils « n’investissent » rien d’autre pour l’instant.

Toujours les vivres selon l’exposé de Ramezay.

Encore une fois, il n’est question que des vivres; mais un petit détail se pointe à l’horizon. Cet officier français veut capituler pour avoir la possibilité de rejoindre son « corps » d’armée (en France, évidemment). C’est la première indication qui montre le peut d’intérêt porté par l’armée française au « pays » du Canada.

Rien d’autre que les vivres poussent cet officier à vouloir capituler.

 Toujours les mêmes raisons selon cet officier.

Voici maintenant que les vivres sont suffisants pour 6 à 7 sept jours, mais qu’il est possible de faire sortir les femmes et les enfants. On apprend également qu’il y a plus de 600 hommes qu’on peut faire fuir pour rejoindre l’armée en gardant le reste par préférence des « canayens » pour capituler la ville de Québec.

Cette dernière déposition est extrêmement pleine d’informations qui sont détournées ou cachées dans l’histoire.

Plusieurs nous disent qu’il ne restait qu’environ 160 combattant dans les murs de Québec et la réalité est qu’il en reste plus de 600.

Plusieurs nous disent qu’il n’y avait plus de vivres et la réalité est qu’il en reste encore pour 6 jours à partir du 15 septembre 1759.

Plusieurs nous disent que les fortifications sont détruite et béantes, mais si c’était le cas, l’armée anglaise serait ; a l’intérieur de la ville. D’ailleurs les Anglais sont tout surpris de voir les portes de la ville s’ouvrir le 18 au matin et les habitants leur faire signe de venir prendre la ville (Memoirs of James Murray).

Finalement. Les vivres sont le seul point justifié pour rendre la ville. Mais à quoi pouvait-on s’attendre au sujet des vivres, après une capitulation?

C’est M. Bernier commissaire des guerres qui nous fournit la réponse dans sa lettre du 21 septembre à M. de Ramezay :

Nonobstant le fait que Murray s’adoucit plus tard et fournit une certaine quantité de vivres pour l’hôpital (où se trouvent plusieurs de ses hommes), il est évident que ceux qui prônent la capitulation, le 15 septembre,  ne peuvent en aucun cas compter être nourris par les Anglais. Il ne reste que l’espoir de retourner à leur « corps d’armé » (en France), ce qui était l’habitude de faire après une défaite. Il devient clair que leur conseil de capitulation ne repose, en fait, que sur cette volonté de « ficher le camp » du Canada au plus tôt.

Qu’en est-il de la demande des marchands et des « civils » au sujet de la capitulation?

La lettre contenant leur désir de capituler se compose de 3 raisons principales; mais comporte dans son entrée en matière la peur que les femmes et les enfants fussent immolés à la rage des soldats anglais. Par contre, on vient de voir qu’il est encore possible le 15 septembre de faire sortir les femmes et les enfants pour les mettre en sécurité. Il est même possible de faire sortir 600 combattants pour les envoyer vers l’armée de Lévis. L’argument des marchands ne tient pas du tout.

Mais voici les 3 autres raisons :

1)      Les vivres ne dureront que huit jours  (nous sommes le quinze septembre)

2)      Aucun autre vivre ne peut plus parvenir aux gens de Québec. On a vu que cela est faux.

3)      On mentionne la désertion de plusieurs canayens vers les campagnes, ce qui ne peut pas leur être connu. On parle de 2 endroits de la ville à découvert tout en décrivant les fortifications. Ce qui est plutôt curieux. On ajoute que l’ennemi ne peut passer que « par force ou par ruse » pour atteindre le « cœur de la ville ». Ce qui indique que ces endroits sont défendables. Ensuite, on indique que l’ennemi serait heureux d’accepter une capitulation puisque cela lui permettrait de travailler à trouver des vivres qu’ils manquent actuellement.  Si l’ennemi manque de vivre, comment justifier le « manque de vivre dans Québec » pour capituler comme le font les officiers?

Les signataires sont : Daine, Panet, Tacjet, Prêtre Jehannes, Ch. Morin, Boisseau, Voyés, Riverin, Dubreuil, Chabosseau, Larcher, Cardeneau,  Fornel,  Moreau fils, Meynardie, Jeune, Monnier, Gautier, J.Lasale, L’Évesque, Fremont, Grellaux, Lée, Boissey, Jean Monnier et Malroux.

Les officiers français veulent « ficher le camp en France » et les marchands de Québec veulent être sous le régime anglais qui encourage le commerce des particuliers. Par contre, les « Canayens » ne veulent pas cesser le combat avec une réputation d’inefficacité et même, parfois, de « lâcheté » devant l’ennemi, que les soldats français sont parvenus, très peu souvent et surtout très vaguement, à faire planer au-dessus des combattants canayens.

À noter que d’après le capitaine John Knox, qui prend possession de la ville, il est surpris de l’état de l’intérieur de la ville puisque, de l’extérieur, celle-ci semble toujours indestructible.

Vous avez maintenant, en main, les infos nécessaires pour vous faire une opinion personnelle de cet évènement historique tellement important dans l’histoire de notre nation.

Amicalement

André Lefebvre


 

 

 

 

 

17 pensées sur “Les faits véritables sur la capitulation de Québec

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    23 août 2013 à 16 04 26 08268
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    urieux que personne n’ai souligné le fait que les Anglais aussi devaient être a court de vivres et qu’ils devaient songer a quitter avant que la glace prenne !

    Mais bon, aujourd’hui…ca change quoi ?

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    24 août 2013 à 7 07 02 08028
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    @ Peephole

    Cà change beaucoup de choses, car la thèse que propose l’Artiste est celle d’un peuple abandonné à lui-même et qui, mis a part son attachement à la langue française qui lui a servi de point de ralliement, n’a pas grand chose en commun ni surtout aucune raison d’éprouver un sentiment de gratitude envers la France.

    Cette thèse soulève deux (2) questions. Celle de sa conformité avec la réalité historique, bien sûr, mais aussi celle de notre appartenance réelle a une collectivité française ayant une dimension globale.

    Accepter cette thèse, c’est un peu être confronté au deuil que doit faire un enfant qui découvre qu’il a été adopté et que, nonobstant la relation avec ceux qui l’ont élevé, il n’a pas vraiment une famille…. Cette deuxième question est largement indépendante de la première car elle et repose plus sur des choix que sur des faits….. Il y a là en germe un clivage profond, au sein de la société québécoise, entre ceux qui se sentent partie prenante de Pasteur, de Voltaire et de Richelieu… et ceux pour qui ces personnages français ne sont ni plus ni moins étrangers que Bismarck. Milton ou Garibaldi.

    l’Histoire nous a peut-être faits plus seuls, plus uniques que nous n’avons accoutumé de le penser. Mais est-ce une vision de nous que nous voulons encourager ? Est-ce celle qui nous fera grandir ?

    PJCA

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      24 août 2013 à 8 08 29 08298
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      « Mais est-ce une vision de nous que nous voulons encourager ? Est-ce celle qui nous fera grandir ? »

      Vous êtes la preuve vivante que la réponse à cette question est non.

      CEPENDANT, quand je regarde ailleurs, comme à la Commission Charbonneau par exemple, ou des bibites comme Charles Taylor et cie, je me dis qu’on est loin de l’universalité ici. Et c’est justement l’ignorance de l’histoire vraie qui fait la différence.

      À bas les masques.

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    24 août 2013 à 7 07 34 08348
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    En tous les cas, c’est celle qui me place, historiquement, sur un pied d’égalité avec toutes les autres nations du monde.

    Il ne reste, ensuite, qu’à prendre conscience de notre propre histoire pour constater que cette « nation égale à toute autre », possède une histoire des plus remarquables, des plus humaines et des plus honorables, qui n’a aucun besoin de dévaloriser celle des autres. Ce qui n’est pas le cas arrivée à notre histoire à nous.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    24 août 2013 à 9 09 57 08578
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    @ André et Gaiagenare

    Je constate que vous prenez fermement position pour la lucidité. C’est souvent le choix des plus forts… Mais est-ce TOUJOURS le choix à faire ? Si je puis me référer à la position apparemment contradictoire que je prends en matière de foi – ce qui n’est pas absurde, car le patriotisme repose essentiellement sur une foi – je dis toujours d’entrée de jeu que toutes les religions sont des tissus d’absurdités. Je le fais parce que en défendre la rationalité est une cause perdue.

    Cela fait, je passe à l’utilitarisme et je dis que sans une croyance plus ou moins conscience en un au-delà quelconque,il est impossible de maintenir une éthique fonctionnelle. Je dis que le salut de notre civilisation occidentale passe par une résurgence des valeurs chrétiennes. Je dis que, si on réussit a sortir des griffes des banksters, ce sera sans doute grâce à un Vatican devenu jésuite… et je mets en garde contre un remède qui pourrait a terme être pire que le mal… Evidemment, tout ça n’est pas facile et ces circonvolutions ne me rendent pas populaire… C’est ma contribution à la VERITÉ, odieuse, mais je ne me vois pas en tribun du peuple.

    Pour régler le problème, la Vérité est un inconvénient. Il faut se donner a fond dans les guerres qu’on entreprend.  » My country, right or wrong » disait Decatur. Aujourd’hui, le Système est à abattre par tous les moyens… Nos petits enfants s’occuperont d’une inquisition s’il s’en crée une…

    (À suivre, infra)

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    24 août 2013 à 10 10 11 08118
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    (suite du commentaire précédent)

    Si vous êtes de ceux qui souhaitez que se perpétue « ce que nous sommes » – ( quoi que « ce » soit, et pour malsain que puisse être tout chauvinisme) – la seule question qui se pose, quand on s’adresse à la population, est de savoir si ce « quelque chose » à quoi on s’identifie au Québec survivra mieux ou moins bien si – à tort ou à raison, importe peu – on « croit » que nous avons un grand frère a Paris qui nous aime et veut nous aider…. Un pragmatisme qui n’empêche pas entre historiens d’en discuter, comme toute une école en France, suivant Guillemin, considère que les Buonaparte étaient une famille mafieuse dont la loyauté était ambiguë et Napoleaon un caïd habile, mais répugnant qui a réussi pour un temps aux prix d’un million de morts…

    PJCA

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      24 août 2013 à 17 05 13 08138
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      Rendu à ce niveau, je dois prendre un temps de réflexion.

      Affectivement.

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        25 août 2013 à 11 11 22 08228
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        Il n’y a pas de solution immédiate.

        Même si je disais à mon corps de rester comme il est, il ne m’écouterait pas.

        Je reste donc un humain. Travailler sur les effets alors que c’est l’humain qu’il faut changer ne donne rien.

        Alors adoptons la logique de guerre. C.À.D. en temps de paix, préparons la guerre. Créons des alliances sur la « foi » qu’elle soient fructueuses.

        Perdons l’illusion qu’il y a des « grands-frères » qui nous aiment et veulent nous aider. Ce sont aussi des humains et dans beaucoup de cas » des ânes chargées de livres. »(Montaigne, Livre 1, ch. 26)

        Les Français de 1759 étaient les précurseurs des « jésuites » qui ont suivis. Les « Canayens » comme les « sauvages » étaient considérés comme des « mineurs » alors que les Français auraient dû les aimer et les aider.

        J’ai quand même l’impression que l’Artiste-André, DG et moi , sans exclure les autres, nous vous considérons comme une « grand-frère » qui nous aime et veux nous aider.

        Affectivement.

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    24 août 2013 à 14 02 56 08568
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    « Si vous êtes de ceux qui souhaitez que se perpétue « ce que nous sommes »

    Nous sommes QUI nous sommes; quant à « ce que » nous sommes, pour l’instant nous ne sommes rien d’autre que des « moutons conditionnés ».
    Sommes-nous comme les autres partout ailleurs? C’est très probable. Devons-nous le demeurer ou devenir des « moutons » conditionnés « autrement »? Je le refuse dans les deux cas. Que j’aie tort ou raison n’importe pas du tout, vous avez raison.

    Mais quelle que soit la personne à qui je m’adresse, elle est obligée d’accepter QUI je suis et non seulement ce que je lui rapporte.

    Quant à Napoléon, c’est parce que la France produisait beaucoup de « pain » que sa population était plus nombreuse qu’ailleurs; et il s’en servit à ses fins en les considérant comme de la chair à canon. Rien de très « illustre » dans tout ça, mais c’était QUI il était.

    Amicalement

    André Lefebvre

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      24 août 2013 à 18 06 38 08388
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      « Mais quelle que soit la personne à qui je m’adresse, elle est obligée d’accepter QUI je suis et non seulement ce que je lui rapporte. »

      Je ne suis pas obligé d’accepter ce que vous rapportez, M. Lefebvre.

      Quelle loi ou contrat m’y obliqe? Quelle « force » m’y oblige?

      Pour ce qui est de QUI vous êtes je ne peux que le constater sans nécessairement accepter ou respecter ce que vous êtes. N’ais-je pas cette liberté?

      « Il y a là en germe un clivage profond » comme l’exprime Pierre JC Allard, diviser pour mieux régner sur une terre sans points de ralliement, sans patrie et sans foi, condamnant le citoyen au rôle de consommateur sur la seule valeur qui compte; celle qui se compte.

      DG

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        24 août 2013 à 21 09 35 08358
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        « Pour ce qui est de QUI vous êtes je ne peux que le constater sans nécessairement accepter ou respecter ce que vous êtes. N’ais-je pas cette liberté? »

        Tout à fait. Vous êtes parfaitement libre de croire en votre perception de QUI je suis. Cela ne me regarde pas du tout puisque ce n’est pas moi qui vit avec cette opinion.

        « Je ne suis pas obligé d’accepter ce que vous rapportez, M. Lefebvre. »

        Non vous n’êtes pas obligé à cela non plus; même si ce sont des témoignages signés et reconnus. C’est ce que l’on appelle la liberté individuelle que je reconnais à tous; pas vous?

        Amicalement
        André Lefebvre

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    24 août 2013 à 18 06 38 08388
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    Ce besoin incessant de vouloir refaire l’histoire, refaire l’archéologie, refaire la science, refaire la philosophie refaire la médecine, et au passage pourfendre ceux qui ont des diplômes et des compétences en ces matières, « pour se sentir égal ». Ce genre de fadaises* des redresseurs de l’histoire et de la science, commence sérieusement à m’agaçer.

    * Voici un autre exemple de ce genre d’entreprise:

    Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises, de François Reynaert, édition Fayard

    Biographie de l’auteur:
    Écrivain et chroniqueur au Nouvel Observateur, François Reynaert est aussi passionné d histoire. Il a étudié au plus près les oeuvres des meilleurs spécialistes de chaque période pour rédiger cet ouvrage dont le but est double. Offrir au lecteur une synthèse claire des vingt siècles qui nous précèdent et donner à la France d aujourd hui une histoire ouverte et généreuse, débarrassée des clichés nationalistes.

    À la lecture on comprend l’objectif:
    SYTHÉTISER DE PSEUDOS ARGUMENTS EN BOUTADES POPULISTES POUR DÉBARRASSER LES SENTIMENTS NATIONALISTES.
    Honnir l’histoire par ce procédé et laisser les citoyens sans repères autour d’une culture, sans point de ralliement autour d’une nation.

    On remarquera que ce monsieur n’a aucune compétence d’historien et semble infantiliser le lecteur et le prendre pour un benêt qui gobe tout ce qu’il entend ou lit.

    DG

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      24 août 2013 à 21 09 48 08488
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      « Ce besoin incessant de vouloir refaire l’histoire, refaire l’archéologie, refaire la science, refaire la philosophie refaire la médecine, »

      C’est la base de l’évolution et c’est surtout le principe de tout esprit scientifique de remettre en question.

      « et au passage pourfendre ceux qui ont des diplômes et des compétences en ces matières, « pour se sentir égal ».  »

      « Pourfendre » est un peu fort et « me sentir égal » est dépassé les bornes. Jamais je ne voudrais me sentir égal à ce qui me paraît d’une honnêteté douteuse ou d’une logique boiteuse. Mais comme je dis toujours, je peux faire erreur. Ce que plusieurs sont certains de ne jamais faire.

      Pour quoi apporter un exemple comme celui-là, que je ne connais pas et dont je n’ai jamais entendu parler?
      « On remarquera que ce monsieur n’a aucune compétence d’historien et semble infantiliser le lecteur et le prendre pour un benêt qui gobe tout ce qu’il entend ou lit. »

      « ON » remarquera…ce n’est donc pas vous qui l’avez remarqué?
      Combien de temps gâchez-vous à lire des livres que vous trouvez « insignifiants » ou encore remplie de « fadaises »?

      Et c’est ainsi que vous nourrissez votre « culture »? Il faut toujours « choisir » parmi les infos disponibles; je pense.

      Amicalement

      André Lefebvre

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        24 août 2013 à 23 11 10 08108
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        Le problème ici c’est que vous n’avez aucune expertise en histoire et que vous avez la prétention d’avoir un esprit scientifique.

        De plus vous ne vous souciez même pas de l’exemple apporté pour étayer une démonstration sous prétexte que vous n’en avez jamais entendu parlé. Il aurait fallu que j’y donne un lien puisque le titre du livre vous semble insuffisant pour en faire une recherche vous-même.

        Je tiens à préciser que j’apporte ici un commentaire sur l’article de l’Artiste que vous défendez comme vous pouvez M.Lefebvre. et que ce premier n’a fourni aucune référence sur la provenance des dépositions écrites et signées de nos ancêtres. C’est lui qui écrit cet article, pas moi.

        Et oui il m’arrive de lire des fadaises, et même d’en écrire, la preuve.

        DG

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          25 août 2013 à 0 12 15 08158
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          Pour en écrire…peut-être; pour en lire, vous l’avez avouez vous-même.

          « Je tiens à préciser que j’apporte ici un commentaire sur l’article de l’Artiste que vous défendez comme vous pouvez M.Lefebvre. et que ce premier n’a fourni aucune référence sur la provenance des dépositions écrites et signées de nos ancêtres »

          Bon! Premièrement, l’artiste c’est André Lefebvre. Deuxièmement, je n’ai fourni aucune référence sauf…les photos des textes signés le 15 septembre 1759 à Québec, deux jours avant la capitulation de la ville par Ramesey.

          Bon d’accord, je n’ai pas demandé la contre signature d’un historien « détenant une expertise », mais les textes furent rédigés en Français et sont parfaitement lisible et se retrouvent dans les archives.

          Sur ce, vous m’excuserez mais je n’ai plus de temps à perdre pour les fadaises que vous avouez écrire.

          Amicalement

          André Lefebvre

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            25 août 2013 à 0 12 20 08208
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            Je n’ai également aucune « expertise » en généalogie et pourtant, le PRDH de l’Université de MTL m’a remercier par lettre pour avoir solutionné un « mystère » au sujet d’un Pierre Lefebvre époux de Joseph Collard que personne n’était jamais parvenu à déchiffrer; mais boff!

            Tous ne réagissent pas de la même façon semble-t-il.

            André Lefebvre

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