« Loi Travail », Valeur-Travail, « Revenu minimum » Où en est-on ?

(Nous vous proposons une analyse des idées en débat dans le cadre du cirque électoral en France qui aura lieu en 2017. L’auteur s’attarde particulièrement à la proposition de « Revenu minimum ». Nous avons émaillé ses propos de nos commentaires à-propos.  Robert Bibeau. Janvier 2017).

 

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« Loi Travail », Valeur-Travail, « Revenu minimum » Où en est-on

aujourd’hui au moment du 1er débat de la « primaire de gauche » ?

 

Par  Luniterre  12.01.2017.  Le texte est disponible ici :  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/01/12/loi-travail-valeur-travail-revenu-minimum-ou-en-est-on-aujourdhui-au-moment-du-1er-debat-de-la-primaire-de-gauche/

 

 

« Avec la « Loi Travail », institutionnalisant juridiquement la précarité du salariat comme un droit patronal féodal, le capital a déjà repris une part considérable du terrain concédé précédemment au mouvement ouvrier et populaire, suite aux luttes sociales des générations passées.  Formellement, il reste encore une poignée hétéroclite de candidats aux présidentielles qui s’affirment comme abolitionnistes de cette loi, en cas de victoire. Mais, néanmoins, la plupart s’affirment partisans d’une nouvelle révision du code du travail dans un sens encore plus « libéral », c’est à dire encore plus favorable au patronat.  Et comme il parait acquis également pour tous que le chômage est une donnée peu réductible, on se demande jusqu’où peuvent porter les nouvelles attaques du capital contre les droits sociaux. »

 

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Les luttes pour l’emploi, et pour un meilleur salaire, et pour de meilleures conditions de travail ne sont pas des luttes pour des « droits sociaux ». Les droits sociaux (et nous verrons ce concept reprise tout au long du texte) n’existe pas en société capitaliste où le prolétariat doit lutter pour obtenir de meilleures conditions ou résister à la dégradation de ses conditions de vie et de travail (jamais de relâche dans la lutte de classe). Que ce soit sous la dictature « démocratique-électoraliste » bourgeoise ou sous la dictature « totalitaire » aucun droit n’est garanti, rien n’est acquis pour la classe prolétarienne comme le souligne d’ailleurs le texte : « la « Loi Travail », institutionnalisant juridiquement la précarité du salariat ».

 

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 On poursuit : « Dans le même temps, cette campagne électorale est l’occasion de voir remonter à la surface du débat médiatique de vieux serpents de mer utopiques que l’on nous présente le plus sérieusement du monde comme des « solutions alternatives » susceptibles d’éradiquer la misère…  Des solutions qui seraient désormais en correspondance réaliste avec un monde où l’emploi semble se raréfier inexorablement. Un monde où ce serait le fait d’espérer avoir droit à un travail et de pouvoir en vivre qui serait devenu une utopie tout à fait chimérique. Un monde où le fait d’être sans activité professionnelle serait la norme basique, et le fait d’accéder occasionnellement à l’emploi un « plus », mais pas forcément indispensable. Un monde qui doit donc garantir une base minimum de survie oisive, non liée au fait d’être en quête d’une activité. »

 

Pourquoi ne pas dire simplement qu’un tel monde est impossible.   

 

On poursuit : « D’où le concept de « revenu minimum » qui serait octroyé à tout un chacun, comme ressource indépendante de toute activité ou absence d’activité, et même de toute recherche d’activité, supposée potentiellement vaine, sinon superfétatoire. Après avoir dévalorisé le travail par la loi « El Khomri » dans le rapport des relations entre employeurs et salariés, ce concept se propose d’institutionnaliser sa dévalorisation dans le rapport global de tout citoyen avec la société dans son ensemble. »

 

Notre commentaire http://www.les7duquebec.com

La loi El Khomri n’a pas pour but de « dévaloriser le travail », mais de miner le rapport de force quotidien de la classe ouvrière dans sa résistance contre la classe capitaliste en plaçant l’appareil d’État bourgeois derrière les patrons. Quel est ce concept citoyen – hors classe – « le rapport global de tout citoyen avec la société dans son ensemble»? Il y a longtemps que la Révolution française des Sans-culotte a été gagné par le citoyen bourgeois et le rapport de tout citoyen à la société est désormais médiatisé via sa classe sociale. Le propriétaire des moyens de production, d’échanges et de communication a tous les pouvoirs et aucune obligation (si ce n’est faire du profit), alors que le citoyen n’ayant que sa force de travail à offrir a toutes les obligations, aucun droit et aucun pouvoir. Ceci date de l’époque de Marx. Au chapitre suivant l’auteur en arrive à l’objet de sa prestation, faire la critique des différents modèles de « revenu universel » afin d’y proposer ses amendements, ce que les défenseurs de cette nouvelle agression contre la classe ouvrière souhaitent justement … Que chacun, défenseur ou pourfendeur du programme en crédibilise la teneur par leur participation au débat dans le cadre du cirque électoral bourgeois.

On poursuit : « La valeur de la subsistance sociale humaine ne proviendrait plus du travail mais d’un acte de charité administrative organisé et planifié par l’État. Une survie a minima, qu’un emploi éventuel aurait pour fonction d’améliorer, mais dont on ne serait plus en droit d’exiger ce minimum vital, qui aujourd’hui encore s’exprime à travers la notion de SMIG.  Et c’est donc l’abandon officiel, avec la perte de cette notion de salaire minimum garanti, et donc jusqu’ici « vital » en quelque sorte, que la substance sociale vitale est bien le produit du travailDans la mesure où la notion de « revenu minimum » est déconnectée du travail, il ne fait guère de doute que le principe même du SMIG ne devienne rapidement caduque, et d’autant plus si les employeurs sont éventuellement mis à contribution, un tant soit peu, pour le nouveau « revenu minimum ».

 

Notre commentaire http://www.les7duquebec.com

Aucun commentaire pour cette portion du texte ci-haut car je n’y comprends rien « Valeur de la subsistance sociale humaine !?!… », par contre nous pouvons dire qu’il n’y a aucun «acte de charité administratif de l’État de prévu dans le revenu universel»

 

On reprend :

« De même, le fait que Caisses de Retraites et Sécurité Sociale soient financièrement le produit du travail cesse d’être une évidence (POUR QUI ?). Officiellement, les projets de « revenu universel » émanant de la « gauche » entendent conserver ces institutions en parallèle, mais tout aussi officiellement les versions droitistes se fixent déjà pour but de fusionner tous ces organismes en un seul, chargé de gérer ce « revenu minimum ». Pour ce qui est de leur financement, du reste, on voit tout de suite, derrière les approximations fumeuses des thuriféraires « de gauche » de ces projets, qu’ils impliquent un alourdissement considérable, et probablement rédhibitoire, en fait, de la fiscalité, pour contourner cet obstacle. Mis devant le fait accompli, il ne parait pas douteux que l’idée de fusionner Retraites, Sécu et « revenu minimum » doive s’imposer rapidement Concrètement, les « gauchistes » de service pour promouvoir cette idée n’auront donc été que le moyen de la concrétiser dans sa version la plus droitière. Ce qui explique la relative complaisance médiatique dont ils profitent à l’occasion des « primaires de la gauche », et notamment Benoît Hamon, qui nous est présenté, à grands renforts de sondages, comme le « Fillon potentiel » de ce nouveau numéro du grand cirque électoral. Et pourtant, il s’affirme comme un des plus chauds partisans de l’abolition de la loi « El Khomri », serait-on tenter d’objecter à cette démonstration pessimiste »

 

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Le camarade a raison dans le paragraphe ci-haut, il ne peut y avoir de programme de « revenu universel » sans contribution universel à la cagnotte universel. En substance La cagnotte est déjà là, au ministère des finances, ce sont tous les programmes d’entretien de la pauvreté. Ne s’agit-il pas de mettre sur pied un nième programme de soutien à la pauvreté ?  Mais camarades, en quoi ces modalités d’organisation de la distribution de la charité publique concerne-t-il la classe ouvrière en colère ? Justement, où sont les gauchistes – les opportunistes et les réformistes de service?

 

On poursuit : « C’est pourquoi il nous a paru nécessaire de tester le « sérieux » de ses « propositions », en matière de « revenu universel de base », qu’il voit commencer comme une généralisation du RSA, pour aboutir au « mieux », en 2020, à un revenu de base de 750 euros… C’est sur cette base prétendument « vitale » et « optimisée » que nous avons testé la crédibilité de son projet… Cette base de 750 euros, mais qui, selon le « Mouvement Français pour le Revenu de Base » (MFRB), qui a également testé, et plutôt favorablement, ce projet, n’atteint pas, néanmoins, le seuil de pauvreté, et échoue donc, d’entrée de jeu, à remplir l’essentiel de sa mission, pour la part de population qui est supposée être maintenue durablement à l’écart de l’emploi…

http://www.revenudebase.info/2016/12/23/revenu-universel-protection-sociale-hamon/ »

« De plus, si l’on prend la base de financement de ce « revenu », telle que proposée par Hamon, c’est à dire excluant prétendument toute ponction sur la Sécu et les retraites, il reste donc, comme ressources de base à « fusionner » dans ce « minimum vital », les fonds suivants: fond d’indemnisation du chômage, fond de la caisse d’allocations familiale, incluant le RSA et les aides au logement…   Soit l’équivalent, en « revenu » par habitant, de 150 euros/mois…  Reste donc à financer 600 euros par mois et par habitant… Soit un total de 475,2 milliards d’euros par an… »

« Chiffre à mettre en rapport avec le budget de l’État français, si l’on doit admettre que, hors Sécu et retraites, ces 475,2 milliards d’euros sont inévitablement une ponction fiscale supplémentaire… Voici ce qu’il en est, de ce budget de l’État français, pour 2017:

« Il prévoit un déficit de 69,3 milliards d’euros, soit 2,7 % du PIB. Les dépenses nettes de l’État seraient de 381,7 milliards d’euros, contre 374,3 en 2016, et les recettes nettes de 307 milliards d’euros, contre 301,7 en 2016. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l’%C3%89tat_fran%C3%A7ais_en_2017#cite_note-minefi-chiffres-cles-2017-1

 

« On mesure tout de suite l’absurdité du propos du candidat Benoît Hamon Le financement de son « revenu universel », déjà carrément déficient à 750 euros par mois, serait de toutes façons supérieur au budget total de l’État, qui est, lui, déjà déficitaire de 69,3 milliards d’euros en prévisionnel.   Question : Hamon et les autres « promoteurs » d’une telle absurdité sont-ils pour autant les imbéciles finis qu’ils paraissent être, vus sous cet angle?  Comme on l’a vu, certains osent franchement avancer l’idée que fusionner sécu et retraites avec le revenu de base serait la solution…  En effet, voyons ce qui est possible si l’on remet simplement en jeu le budget de la Sécu, incluant, du reste, l’assurance vieillesse « de base »

 

« L’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) est chargée de la trésorerie du régime général   et pilote les unions de recouvrement des cotisations   de sécurité sociale et d’allocations familiales (Urssaf)  qui collectent les cotisations et contributions sociales.   9,7 millions de comptes cotisants ont été gérés en 2015.   488,9 milliards d’euros de recettes ont été recouvrées en 2015.  Les produits consolidés du régime général s’élèvent à 340 milliards d’euros en 2015.  http://www.securite-sociale.fr/IMG/pdf/chiffres_cles_ed_2016_web.pdf »

 

« Dans ce cas de figure, et dans ce cas de figure seulement, l’idée de « revenu minimum » retrouve une certaine crédibilité… » Encore faut-il aller chercher jusqu’aux budgets des retraites complémentaires, soit pour un total de 75 milliards d’euros supplémentaires à injecter dans cette « fusion » http://www.agirc-arrco.fr/fileadmin/agircarrco/documents/reperes/livret_chiffres_Agirc_et_arrco.pdf

 

Le total par tête d’habitant en France peut alors atteindre, voire dépasser légèrement (d’une dizaine d’euros, selon notre estimation…) le seuil des « mythiques » 750 euros du projet Hamon. » – FIN DE CITATION –

 

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Si on résume l’exposé chiffré ci-haut, l’idée du « revenu universel » est une forfanterie, une fumisterie absurde et irréalisable, sauf, si vous demandez conseil à l’auteur de ces lignes qui vous trouvera LA solution « crédible ». Et c’est justement ce qu’espérait Hamon et tous les autres affidés politiques assignés à la tâche de faire passer cet assaut contre le prolétariat (imprimer de l’argent et le distribuer avant de le liquider). En France, les chiens de garde lance un ballon politique et tous rameutent et se lancent dans le débat, pour ou contre les modalités de l’appât, et pas un ne songe que c’est l’idée même qu’il faut rejeter, en bloc, en même temps que le débat à propos des modalités de l’idée et les élections bidon. Toute participation au débat sur le « revenu universel », mis à part pour le rejeter radicalement et complètement sans négociation, comme la loi el Khomri, est une participation à son imposition… Parlant d’impôt justement, ce sera l’étape suivante. Une fois le principe accepté à travers le débat sur la faisabilité, on est en droit de trancher sur qui va payer… Et surprise il n’y a qu’un seul payeur, le travailleur… On est loin de l’idée de favoriser la farniente, les vacances perpétuelles. De toute manière il y a longtemps que le prolétariat a tranché « Élections pièges de bourgeois, rien à faire dans cette galère ».

 

L’auteur de ces lignes reprend : « Mais au prix du sacrifice évident de tout ce qui reste encore des dernier droits sociaux laborieusement conquis par les générations précédentes! (sic) Il restera encore alors à chacun de financer sa propre assurance santé et retraite, via des caisses privées, et forcément au prorata de ses ressources. On ne peut que constater l’inégalité monstrueuse qui en ressortira : ceux qui seront durablement privés d’emploi devront survivre et se soigner avec 750 euros par mois, et cela y compris lorsqu’ils auront éventuellement atteint l’âge supposé de la « retraite », à ce niveau, ce qui devient extrêmement hypothétique, en fait, dans ce cas de figure… Que ce type de raisonnement ait pu séduire jusqu’à une partie de l’extrême droite, on le comprend aisément… Que de complaisants « intellectuels de gauche » et « économistes de gauche », tous bardés de diplômes et de fonctions universitaires, se fassent les chantres d’une telle monstruosité, au point de tenir colloques et conférences sur le sujet, et de prétendre en discuter sereinement et très doctement, voilà le véritable scandale que recouvre le battage médiatique tout aussi complaisant auquel on assiste, à l’occasion des « primaires de gauche », autour de cette « idée ».  Cette somme de complaisances ne s’explique donc bien que par les arrières pensées et les nouveaux projets ultra-réacs et rétrogrades cultivés par le capital qui les finance, même si très indirectement… »

 

Notre commentaire  http://www.les7duquebec.com

Notre opinion est qu’il n’y a rien de bon à attendre de ce cirque électoral et quand tout cet argent aura été imprimé, essaimé, il va se volatiliser et la monnaie plombée sera dévalorisée comme en France dans les années cinquante, comme lors de l’imposition de l’euro, et c’est le prolétariat qui se sera fait arnaquer. Il n’y a rien à faire pour la classe ouvrière dans cette galère du capital.

6 pensées sur “« Loi Travail », Valeur-Travail, « Revenu minimum » Où en est-on ?

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    17 janvier 2017 à 9 09 12 01121
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    Salut tout le monde,

    J’ai déjà répondu aux questions de Robert au sujet de l’intention des valets de la bourgeoisie qui veulent donner le revenu universel. Tout simplement, en ce moment, la bourgeoisie a peur du prolétariat. Alors les bourgeois veulent donner quelque chose pour tenter d’éviter la révolution, ou du moins tenter de la retarder. Et la conclusion de ce constat est que le rapport de force est plus favorable au prolétariat qu’il n’y parait.

    Si le Revenu universel est facho sous prétexte qu’on en revient ainsi à l’État providence, alors il faut dire que Keynes était facho. Je crois qu’il faut arrêter de voir du fascisme partout.

    Il existe chez les riches quelques motivations au revenu universel que ne semblent pas connaître certains révolutionnaires, je vous invite en conséquence à regarder ces deux articles parus dans un journal suisse et qui précisent les motivations des maîtres de la Silicon Valley, qui ne cachent en fait ni leurs intentions ni leurs diverses raisons avec le revenu universel :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article10442

    http://mai68.org/spip/spip.php?article10444

    Ces articles sont essentiels pour bien comprendre la chose.

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      17 janvier 2017 à 9 09 26 01261
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      @ DO

      Merci beaucoup pour ton commentaire

      1) Cependant je crois que tu te trompes. Jamais, le capital n’a donné du pain aux pauvres pour les calmer. Le capital quand les pauvres s’agitent il les fait exécutés sur le coin des rues à Mineapolis ou à Fergusson, publiquement, pendant que des dizaines de portables enregistrent la scène qu’ils laissent diffuser sur les réseaux sociaux des millions de fois afin de TERRORISER LE BON peuple pauvre américain. Ils sortent la garde nationale et ils remplissent les prisons (2 millions de détenus aux USA et 5 millions en probation)

      2) Tu as raison d’indiquer que le programme d’ÉTAT PROVIDENCE n’est pas du fascisme, c’est du « socialisme » à go-gauche – du keynesianisme – de la charité organisé pour développer la pauvreté – pas pour compenser mais pour la développer…

      3) Demain dans notre ÉDITORIAL nous reviendrons sur ces concepts politiques afin de départager ce qui est de gauche et ce qui est de droite (:-))

      http://www.les7duquebec.com

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    17 janvier 2017 à 12 12 31 01311
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    La seule solution qui reste est de refuser de participer « au travail » et de retourner à l’état de « chasseur-cueilleur ». Ainsi personne n’abusera de personne et chacun assurera sa survie selon son implication personnelle.
    « Mais la loi nous empêche de chasser et pêcher en tout temps », me direz-vous?
    Dans ce cas, la loi doit fournir une autre possibilité de survie au citoyen; sinon on doit annuler cette loi.
    Le choix final est alors soit :
    1) donner la possibilité de chasser et pêcher à chacun selon ses besoins ou
    2) assurer la survie de l’individu.

    Si vous voulez garder la « loi » absolument, il ne reste qu’à fournir un « revenu minimum garanti ».

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      17 janvier 2017 à 16 04 00 01001
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      @ André

      1) As-tu penser 35 millions de canadiens qui retournent dans les bois – combien de temps durera le gibier ???
      2) Et les autochtones et leurs droits sur ce gibier ?
      3) sans vouloir t’offusquer – si on prend les braconniers – même s’ils chassent – oublions la loi – ils conservent une relation marchande avec la société -ils chassent pour vendre – le garde forestier est un employé de l’état la pourvoirie est un établissement commercial de tourisme

      BREF les rapports marchands nous rejoignent même dans le bois – par les chemins forestiers appartenant aux cies forestières etc. etc.

      Pas une solution viable me semble le retour au communisme primitif

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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        19 janvier 2017 à 12 12 51 01511
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        L’idée n’est pas de retourner dans le bois; l’idée est l’obligation incontournable du système, qui empêche d’y retourner, de fournir à chacun la même garantie de survie, avant d’exiger du « travail » qu’il ne parvient pas à fournir à tous.

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    17 janvier 2017 à 16 04 37 01371
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    Salut DO

    Je te lis tu cris ceci :
    “Je ne crois pas à la crise. Et je crois que, jusqu’à présent, si depuis 25 ans l’État providence s’est délité chaque jour plus qu’hier et bien moins que demain, c’est parce que le rapport de force était favorable à la bourgeoisie pour deux raisons : et ici DO tu présentes la peur des bourges et l’état providence de FORD, ET Keynes…

    Je crois que tu fais erreur DO

    Tes erreurs:

    1) OUBLIÉ QU’UN MODE DE PRODUCTION FONCTIONNE SELON SES LOIS ÉCONOMIQUES IMPÉRATIVES – et INCONTOURNABLES

    2) QUE L’INSTANCE ÉCONOMIQUE COMMANDE AUX AUTRES INSTANCES = non l’inverse.

    3) QU’UNE CONTRADICTION DANS UNE INSTANCE TROUVE SA SOLUTION DANS LA MÊME INSTANCE = EXEMPLE UN PROBLÈME ÉCONOMIQUE DU CAPITALISME NE SERA PAS SOLUTIONNÉ DANS L’INSTANCE IDÉOLOGIQUE EXEMPLE encore plus pratique – Des millions de prolétaires qui n’ont pas de travail et donc sont menacés de famine tu ne les nourriras pas avec des slogans de PROPAGANDE PUBLICITAIRE – sur les bienfaits de réduire son alimentation.

    Trump le sait, il a gagné son élection pas en disant qu’il ferait la charité mais qu’il relancerait les mines de charbon et qu’il empècherait la délocalisation de l’industrie de l’auto = problèmes de JOBS = solutions de JOBS.

    4) L’ÉTAT PROVIDENCE N’A PAS ÉTÉ ENTAMÉ – DÉTRUIT – COMME LES MÉDIAS MAINSTREAM LE LAISSENT CROIRE – NOUS NE DEVONS PAS RÉPÉTER CES BILLEVESÉES. Les États occidentaux continuent d’investir des sommes faramineuses dans les services sociaux, écoles, santé, charité publique = quel est le problème alors ????

    5) Le problème :

    A) La crise économique réduit les revenus de l’ÉTAT PROVIDENCE et augmente d’autant la demande et les dépenses d’ASSISTANCE PROVIDENCE.
    B) LE DÉFICIT MONTE EN FLÈCHE ET CELA MÊME SI LES SERVICES SONT RÉDUITS FAUTE DE CASH = d’ARGENT =

    ET NOUS ARRIVONS AU REVENU UNIVERSEL – VOILÀ CE QUE JE VEUX DIRE : EXPLIQUER CETTE MESURE DANS LE CONTEXTE ACTUEL – POURQUOI CETTE MESURE EN CE MOMENT ????????
    ET CE N’EST PAS PARCE QUE LE PROLÉTARIAT EST EN GUERRE, PRÈS À RENVERSER L’ÉTAT PROVIDENCE, NON MON AMI DO, Je vois pas le prolétariat en guerre dans les rues DO. Sorry…

    LA SUITE DEMAIN = EN QUOI LE REVENU UNIVERSEL EST-IL NON PAS UNE ATTAQUE CONTRE LA SECU – la CAISSE CHÔMAGE – les RÉGIMES DE RETRAITE ET AUTRES PROGRAMMES MAIS UNE FUITE EN AVANT, cette fuite elle METTRA TOUT LE SYSTÈME EN FAILLITE et LÀ les prolétaires perdront gros… l’attaque n’est pas directe elle est indirecte

    Répondre

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