Nouvelle technologie, Porsche, Apple et Google

 

(Les nouvelles technologies, numériques notamment, sont des conditions d’édification du futur mode de production prolétarien. Le prolétariat doit les connaître et les appréciées. Ce ne sont  pas les technologies qui posent problèmes mais les rapports de production capitalistes qui entravent leur développement qui pourrait être bien plus fulgurent libérant du temps de travail prolétarien. Voici deux exemples de ces rapports conflictuels entre entreprises capitalistes. Robert Bibeau  http://www.les7duquebec.com)

 

Surfer sur les nouvelles tendances considérées comme durables plutôt que de lutter contre elles, telle semble être la stratégie pour le moins pragmatique poursuivie par Porsche.

Le directeur financier du constructeur, Lutz Meschke, a ainsi déclaré vendredi lors de la conférence de presse annuelle de la marque que Porsche allait investir des centaines de millions d’euros dans des services numériques. Objectif avancé : générer des revenus nécessaires permettant de compenser la baisse prévisible de ses ventes de véhicules dans les années futures. Selon Lutz Meschke, l’essor de l’autopartage et des services de type VTC (voiture de transport avec chauffeur) devrait à terme, d’ici sept à 10 ans, rendre l’utilisation à temps partagé d’une voiture « aussi commode que le fait d’en posséder une ». Une tendance qui d’après lui devrait impacter le volume des ventes de véhicules neufs.

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Pour compenser ce « déclin » attendu, Porsche estime ne pas avoir d’autre choix que de développer de nouveaux modèles d’entreprise en vue de pouvoir continuer à croître. Le constructeur a ainsi affirmé prévoir des investissements de 200 à 300 millions d’euros en vue de développer ses activités numériques, prévoyant notamment d’axer ses développement sur des logiciels permettant de guider des automobilistes vers des places de parking gratuites.

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Pour rappel, en 2016, le chiffre d’affaires de Porsche a augmenté de 4%, pour s’établir à à 22,3 milliards d’euros, son résultat opérationnel atteignant quant à lui un niveau record de 3,9 milliards. Mais pour 2017, le constructeur s’attend à un bénéfice d’exploitation équivalent à celui de 2016 et à une hausse modérée de son chiffre d’affaires et de ses ventes.

Le groupe compte également réaliser des économies de coût annuelles de 100 millions d’euros à partir de 2018, via un coopération approfondie avec les autres marques de luxe de Volkswagen, Bentley et Bugatti.

Sources : Porsche, Reuters.

 

APPELE ET GOOGLE 

La tech européenne appelle Bruxelles à sévir face à Apple et Google


En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0212043296560-la-tech-europeenne-appelle-bruxelles-a-sevir-face-a-apple-et-google-2084884.php#bFk25wacZcHJ0FRr.99

Deezer, Spotify et d’autres grands noms se plaignent des pratiques des plates-formes dans un courrier à la Commission.

Le 5/5/2017-Ce sont quelques-unes des plus belles réussites de la tech européenne qui ont pris la plume : les emblématiques licornes Deezer et Spotify, l’investisseur allemand Rocket Internet, mais aussi LeKiosk, Qobuz… Dix patrons qui, dans un courrier adressé à à la Commission européenne et que Les Echos ont pu lire, dénoncent les pratiques des plates-formes en ligne. Sans jamais nommer explicitement Google et Apple, ils appellent l’exécutif européen à sévir contre les géants américains du Web, les Gafa.

 

Les signataires expliquent que le rôle des plates-formes – qu’il s’agisse de systèmes d’exploitation mobile, de magasins d’applications, de moteurs de recherche, de places de marché ou de réseaux sociaux – est de servir de porte d’accès à d’autres services, mais qu’elles ont une fâcheuse tendance à devenir… des postes de douane.

Garder Internet ouvert

Les plates-formes « peuvent abuser et abusent de leur position privilégiée et adoptent des pratiques B2B avec des conséquences négatives sur l’innovation et la concurrence », écrivent les européens. « Tout l’enjeu est de garder Internet ouvert », précise Stéphane Distinguin, fondateur de l’agence FaberNovel et signataire de la lettre, qui cite en exemple les abonnements qui se font prélever 30 % de marges par les magasins d’applis.

Ce coup de pression intervient à un moment clé du dossier. En pleine constitution du « marché numérique unique » et un an après avoir promis de se pencher sur les pratiques des plates-formes, le Commissaire Andrus Ansip doit dévoiler, mercredi, les nouvelles initiatives législatives qu’il portera ces prochains mois.

Nouvelles mesures

« Nous allons notamment préparer, pour la fin de l’année, des mesures de lutte contre les clauses contractuelles et les pratiques commerciales abusives dans les relations entre les plates-formes et d’autres entreprises », indique une source à la Commission. Cela devrait passer par des initiatives législatives, mais Bruxelles garde aussi la possibilité de lancer des actions pour non respect des règles de concurrence.

Ce ne serait pas une première : dans un vaste bras de fer en cours depuis des années, Google est déjà accusé de position dominante par le gendarme européen de la concurrence dans la publicité en ligne (Adsense), les comparateurs de prix (GoogleShopping) et via son système d’exploitation Android. Dans ces trois dossiers, distincts et en cours, le géant américain risque de fortes amendes mais conteste fermement les accusations de Bruxelles .

Le Parlement inquiet

Les eurodéputés poussent eux aussi Bruxelles à hausser le ton. Dans un projet de rapport présenté fin juillet, les eurodéputés PPE (droite) Henna Virkkunen et Philippe Juvin pointent « l’importance d’une concurrence juste et effective entre les plates-formes en ligne afin d’éviter l’émergence de monopoles ».

Le Parlement « s’inquiète[…] d’éventuels abus découlant du double rôle des plates-formes, qui agissent en qualité d’intermédiaires et de concurrents », écrivent-ils. Là aussi, Google et Apple ne sont pas nommés, mais ils sont clairement visés.

 

 

Le constat que les entreprises (manufacturières) des économies de l’OCDE rapatrient de plus en plus leurs activités manufacturières dans leur propre pays a suscité beaucoup d’intérêt ces dernières années. Quelques exemples de grandes entreprises multinationales ayant suivi cette voie ont reçu un large écho, et ainsi donné une visibilité accrue au phénomène de la relocalisation tant dans la presse (économique) que dans le cadre des travaux menés par les universitaires et des discussions entre responsables de l’action publique. Le débat sur la relocalisation (souvent appelée aussi « rapatriement », « délocalisation de voisinage » et « relocalisation de proximité ») est très intense, certains affirmant même que le temps des délocalisations est révolu. Cependant des désaccords profonds s’expriment à propos de l’ampleur effective de cette tendance pour les économies, en particulier au sujet du nombre d’emplois que la relocalisation est censée rapatrier. Alors que les décideurs politiques des économies de l’OCDE espèrent que la relocalisation pourrait aider à redynamiser leur industrie manufacturière en perte de vitesse, la justification de mesures en faveur de la relocalisation n’est pas claire.

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