Ottawa tire les ficelles dans la cabale contre Martine Ouellet

Par  Bernard Desgagné. Le 26.05.2018. Sur  http://www.les7duquebec.com

 

Je suis Québec mort ou vivant!Claude Gauthier

 

La cheffe du Bloc Québécois, Martine Ouellet, est une femme d’exception par sa détermination, sa loyauté, son intelligence et sa capacité à rassembler. J’oserais même dire que le Québec a trouvé une Jeanne d’Arc capable de réveiller le courage des indépendantistes endormis. Mais à Ottawa, les ennemis de la souveraineté ne peuvent pas supporter l’idée que l’étendard de la liberté se lève de nouveau. La perspective de voir le Bloc débarquer aux Communes avec des dizaines de députés ne leur plait pas du tout. Surtout si, cette fois, le Bloc est dirigé par une indépendantiste qui sait où elle va. Ils ont d’autant plus peur de Martine Ouellet que, pour beaucoup de Québécois, le choix serait très facile entre elle et les Trudeau, Scheer et autres Singh.

Ce que peu de gens savent, vu la féroce campagne de propagande des médias unanimement hostiles à l’indépendance du Québec, c’est que le régime qui asservit les Québécois est en fait l’instigateur de la cabale contre Martine Ouellet, cabale que l’on a savamment déguisée en crise interne. Ottawa a le bras très long. Il dispose d’un grand nombre d’agents et d’intrigants habiles et influents: des journalistes en mission plus ou moins secrète, des politiciens déguisés en souverainistes ainsi que d’autres manipulateurs bien infiltrés, qui s’emploient à semer la discorde. Vous pensez que j’ai trop d’imagination? Voyons un peu.

 

La guerre secrète d’Ottawa contre l’indépendance du Québec ne date pas d’hier

Ceux qui ont le réflexe moqueur dès qu’on leur parle d’opérations clandestines ont la mémoire bien courte ou n’ont pas vécu l’époque où sévissait le père de Justin Trudeau. Ils devraient prendre quelques minutes pour revoir le documentaire Guerre secrète contre l’indépendance, qui commence par le constat suivant:

La GRC, assez largement, pendant toute la période de 1967 à 1978-1979, selon le rapport McDonald, a mené des opérations d’espionnage contre le mouvement indépendantiste au Québec.Jean Keable, président de la Commission d’enquête sur les opérations policières en territoire québécois (1977-1981)

Les opérations de la GRC étaient de l’espionnage au sens très large du mot. Une longue liste des crimes ont été commis au nom de l’unité canadienne par des agents fédéraux qui, très souvent, se faisaient passer pour des indépendantistes: vol de dynamite, attentats à la bombe, incendies criminels, vol de la liste des membres du PQ, et j’en passe.

L’avocat Jean-François Duchaîne, qui avait été mandaté en 1977 par le gouvernement du Québec pour faire la lumière sur la crise d’octobre, nous apprendra même, à la page 211 de son rapport, que la GRC savait où les frères Rose détenaient Pierre Laporte, mais qu’elle a choisi de ne pas en informer la Sûreté du Québec, qui était chargée de l’enquête. La vie d’un homme ne comptait pas beaucoup pour ceux qui voulaient écraser les indépendantistes québécois.

En mai 1992, le public apprend que l’ex-ministre Claude Morin était une taupe de la GRC. M. Morin était l’un des principaux stratèges du PQ dans la période ayant précédé le référendum de 1980, mais il était aussi sur la liste de paye d’Ottawa! Puis, en 1995, nous avons pu voir Ottawa se moquer éperdument des lois du Québec et voler le référendum avec beaucoup d’argent et toutes sortes de manoeuvres antidémocratiques.

Ce qui est étonnant, ce n’est pas tant que de pareilles choses se soient produites, mais bien qu’en 2018, au pays des licornes de certains indépendantistes québécois, les héritiers de lord Durham se soient mués en de gentils démocrates auxquels il ne viendrait jamais à l’idée d’employer les sales méthodes qui étaient les leurs hier encore.

 

Masques et déguisements: les armes psychologiques à l’œuvre

Ceux qui ont su jeter un regard critique sur l’actualité internationale depuis la chute du mur de Berlin connaissent bien les vastes opérations de désinformation destinées à faire tomber des chefs d’État et à précipiter leur pays dans le chaos. De Habyarimana à Maduro, en passant par Milosevic, Chavez, Hussein, Gbagbo, Kadhafi et Assad, tous ont eu droit au traitement «spécial CIA»: une avalanche de mensonges visant à les diaboliser, à susciter la dissension, à renforcer les opposants internes et à justifier éventuellement le recours aux bombes. Or, la campagne de propagande contre Martine Ouellet fait appel aux mêmes méthodes éprouvées de manipulation de l’opinion publique. Le problème, c’est que, lorsqu’on a le nez collé sur la réalité, on n’arrive pas toujours à prendre le recul nécessaire pour voir avec lucidité ce qui se passe.

Après être pratiquement mortes de frousse lors du référendum de 1995, les élites fédérales canadiennes se sont dit qu’on ne les y reprendrait plus. Certaines, peu intelligentes, ont eu l’idée de coller des drapeaux du Canada partout au Québec par l’entremise de quelques agences de publicité qui verseraient une partie de leurs généreux bénéfices à la caisse du Parti libéral. Ce stratagème ridicule, que l’on a surnommé le scandale des commandites, a eu un effet contraire à celui qui était souhaité, puisque l’appui à la souveraineté a largement dépassé la barre des 50 % dans les sondages, vers le milieu des années 2000. Mais il faut être bien naïf pour croire qu’à Ottawa, tout le monde est dénué d’intelligence.

Arrive en 2006 un certain Stephen Harper, qui comprend bien qu’on ne combat pas une idée comme l’indépendance du Québec avec des fédéralistes enragés. Pour convaincre les indépendantistes de renoncer à leur projet, se dit le nouveau premier ministre, il faut parler leur langage. Quoi de mieux qu’un agent fédéral déguisé en indépendantiste? Harper et ses amis oligarques profitent du dispositif de contrôle très strict de l’information instauré par Washington et ses vassaux, à compter du 11 septembre 2001, pour enfermer les indépendantistes dans un espace de réflexion de plus en plus étroit, où la seule issue parait être l’attentisme, voire le retour au nationalisme stérile et nostalgique.

Si l’on en croit les prêches démobilisateurs de certains faiseurs d’opinions et carriéristes de l’arène politique qui se prétendent favorables à l’indépendance du Québec, il s’agit d’un projet qui va se réaliser tout seul. Refusons d’en faire la promotion, nous disent-ils, jusqu’à l’avènement des «conditions gagnantes». Ces gens sont-ils vraiment indépendantistes? Pour qui travaillent-ils exactement?

Les salles de nouvelles sont désormais inféodées aux services secrets, comme l’a bien expliqué le journaliste allemand Udo Ulfkotte, et les médias sont devenus de purs instruments de propagande. Le journalisme indépendant est pratiquement chose du passé dans la confrérie des États «en guerre contre le terrorisme». Au Canada, c’est le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), successeur du service secret de la GRC, qui se sert constamment des journalistes pour désinformer la population et pour garnir ses banques de données.

Ce qui fait qu’aujourd’hui, nous nous retrouvons avec des Bernard Drainville et des Caroline St-Hilaire qui, drapés dans leur prétendue appartenance politique, ne cessent de dénigrer les indépendantistes aux heures de grande écoute, comme tout le monde l’aura remarqué. Quels sont exactement les objectifs de M. Drainville et de Mme St-Hilaire?

Nous nous retrouvons aussi avec un journal comme Le Devoir, qui est passablement lu par les Québécois favorables au projet indépendantiste, mais qui est devenu le fer de lance de l’opération de sabotage du Bloc Québécois ayant cours depuis l’arrivée à la chefferie de Martine Ouellet. La journaliste Marie Vastel, une correspondante parlementaire à Ottawa, est constamment à la manoeuvre. Le Bloc suscite un intérêt sans précédent dans les médias qui se plaisaient pourtant à l’ignorer jusqu’en 2017, comme l’a bien souligné Lysiane Gagnon. Évidemment, il s’agit d’un intérêt sélectif, où le projet indépendantiste n’est jamais mis en avant et où les nombreux partisans de Mme Ouellet se voient refuser micros et tribunes. Voyons maintenant le récit méconnu du début de la crise au Bloc Québécois, qui a été créée de toutes pièces par une journaliste en service commandé, ce que la plupart des indépendantistes ne savent pas.

 

Un florilège de titres infamants de Marie Vastel depuis que Martine Ouellet est cheffe du Bloc québécois

 

Marie Vastel, verre à la main, rigole en compagnie de ses amies journalistes champagne et caviar de la Colline du Parlement, Christina Lopes, Allison Gifford et Kady O’Malley.

 

La mission de torpillage menée par la journaliste Catherine Lévesque en juin 2017

Dès que Martine Ouellet est entrée en fonction comme cheffe du Bloc Québécois, elle s’est heurtée à l’hostilité de certains députés de son parti et au travail de sape de certains membres du personnel nommé en 2015 par le chef déchu, Gilles Duceppe, avant son départ. Tout en faisant semblant qu’ils se ralliaient à Mme Ouellet, les députés Luc Thériault et Rhéal Fortin ont commencé à ruer dans les brancards dès le premier jour du mandat de la nouvelle cheffe, avec une mauvaise foi évidente. M. Thériault voue une haine aussi viscérale qu’inexplicable à Mme Ouellet. Quant à M. Fortin, qui a pourtant été chef intérimaire du Bloc Québécois, il admet candidement que la promotion de l’indépendance ne l’intéresse pas. Mais il fallait, pour déclencher une vraie crise, que ces démolisseurs internes aient un peu d’aide de leurs amis du cartel médiatique de l’oligarchie fédérale.

Le 7 juin 2017, Catherine Lévesque, qui travaillait comme correspondante sur la Colline du Parlement du journal en ligne Huffington Post, propriété de la multinationale étasunienne America Online (AOL), publiait un article qui allait entrainer le congédiement du chef de cabinet de Martine Ouellet et provoquer une crise au sein de la députation du Bloc Québécois. Mme Lévesque écrivait ceci:

Le torchon brûle toujours entre la chef du Bloc québécois Martine Ouellet et la majorité de son caucus. Le HuffPost Québec a appris que la tension est si vive à l’interne que des informations ont été coulées par son chef de cabinet Louis-Philippe Dubois dans le but avoué de nuire à la réputation de l’ancien chef par intérim Rhéal Fortin et de mettre fin à une fronde de certains députés.

Lorsque Mme Lévesque annonce à ses lecteurs que des «informations ont été coulées par […] Louis-Philippe Dubois», elle oublie de dire qu’en fait, c’est à elle que Louis-Philippe Dubois a donné ces informations et qu’elle l’a enregistré à son insu pour aller directement faire entendre l’enregistrement à certains députés du Bloc dans le but évident de provoquer leur colère contre Martine Ouellet, qui n’avait strictement rien à voir dans cette affaire. Mme Lévesque n’a pas agi en tant qu’observatrice extérieure comme elle a tenté de le faire croire, mais bien en tant qu’agente à laquelle une mission de torpillage en bonne et due forme avait été confiée.

 

L’article de Catherine Lévesque destiné à provoquer une crise au Bloc Québécois

 

Dès son arrivée au poste de chef de cabinet de Martine Ouellet, au printemps 2017, Louis-Philippe Dubois s’est mis à être constamment talonné par la presse pour toutes sortes de raisons futiles. De plus, il observait avec consternation l’animosité du couple Thériault et Fortin ainsi que le manque de collaboration des disciples de Duceppe dans les bureaux de député. Lorsqu’il a fait la rencontre de Catherine Lévesque, il l’a trouvée plus sympathique que les autres journalistes. Il ne se doutait pas que Mme Lévesque était en train de se servir de ses beaux yeux doux pour l’amadouer. Procédé classique.

Peu à peu, M. Dubois s’est mis à se confier à Mme Lévesque, avec laquelle il entretenait une relation devenue aussi personnelle que professionnelle. Un jour, il lui a appris qu’un avocat avait communiqué avec lui au sujet de Rhéal Fortin, qui avait apparemment des choses à se reprocher. (Jusqu’à preuve du contraire, évidemment, Rhéal Fortin n’a pas de squelette dans le placard, je tiens à le préciser.)

Dubois a fourni les informations à MmeLévesque en lui disant qu’il ne pleurerait certainement pas sur le sort du récalcitrant M. Fortin si elles étaient véridiques et si la charmante journaliste publiait un article à ce sujet. C’est à ce moment que Mme Lévesque, qui avait enregistré M. Dubois à son insu, est partie faire écouter l’enregistrement à M. Fortin et à d’autres députés du Bloc, dans le but de semer la discorde et d’en faire un truculent reportage, ce qui a mis Martine Ouellet sur des charbons ardents. «Beau travail, agente Lévesque», se sont peut-être dit certaines personnes à Ottawa.

 

Les fossoyeurs hypocrites du projet de République du Québec

Après le 7 juin 2017, le climat de travail entre Martine Ouellet et certains de ses députés est demeuré pénible. Le vers était dans la pomme, et cela n’avait rien à voir avec le comportement de la principale intéressée, une femme avenante et énergique avec laquelle il fait bon travailler quand on est indépendantiste, mais pas quand on fait semblant de l’être, évidemment. Dans les officines fédérales, on croyait peut-être qu’elle allait vite rendre son tablier. C’était bien mal la connaitre.

Évidemment, Mme Ouellet n’est pas restée aux commandes du Bloc Québécois par ambition ou par orgueil. Si elle y est encore, malgré les attaques très injustes dont elle fait l’objet, c’est par fidélité envers les membres du parti, qui l’ont chargée de porter leur programme politique et leur message d’espoir pour le Québec, ce qu’elle fait avec brio. Devant elle se trouvent des gens qui, avec l’aide leurs complices médiatiques, réclament sa démission depuis le début de mars 2018.

Ces intrigants et ces velléitaires qui tremblent de peur rien qu’à l’idée de porter fièrement la bannière indépendantiste en campagne électorale comprennent entre autres le tire-au-flanc Mario Beaulieu, qui, en l’absence de Mme Ouellet, a tenté sournoisement de convaincre le bureau national du Bloc d’exiger sa démission, et ce, dès le mois de mars 2018. M. Beaulieu est le cheval de Troie des sept démissionnaires au sein du Bloc Québécois. Depuis qu’il est reparti la queue entre les jambes de la séance du Conseil général du 29 avril 2018, lui et ses acolytes consacrent l’essentiel de leur temps à répandre au téléphone toutes sortes de commérages malveillants sur Martine Ouellet, une Québécoise extraordinaire qui est loin de mériter un pareil traitement.

Je n’hésiterais pas à qualifier Mario Beaulieu et ses comparses de fossoyeurs du projet de République du Québec, eux qui aiment se cacher derrière toutes sortes de prétextes et de mythes, comme la défense des intérêts du Québec, leur adhésion théorique à la cause indépendantiste ou la personnalité supposément «clivante» de la cheffe du Bloc. Quand on regarde leur comportement de près, on voit bien que ce sont des colporteurs de cancans, et non des gens qui ont à coeur l’affranchissement de la nation québécoise.

Si Gilles Duceppe était sincère, comment expliquer qu’à titre d’ancien chef du Bloc, il n’ait jamais offert à Mme Ouellet de la conseiller ou de l’aider à regagner la confiance de ses députés et qu’il ait plutôt choisi de réclamer subitement sa démission, le 2 mars 2018, dans une sortie orchestrée longtemps à l’avance, avec la généreuse collaboration de ses amis des médias? Serait-ce parce que lui-même dirigeait le Bloc avec une main de fer sans gant de velours lorsqu’il en était chef? M. Duceppe est bien mal placé pour donner des leçons de bonne entente à Martine Ouellet.

Mario Beaulieu essaie de nous faire croire qu’il est un indépendantiste convaincu. Mais alors, comment expliquer qu’il ait obséquieusement cédé sa place au cryptofédéraliste Gilles Duceppe avant les élections fédérales de 2015? La vérité, c’est que Mario Beaulieu et sa suite sont des bons à rien quand vient le temps de porter le projet d’indépendance du Québec. Mario Beaulieu est un téléphoneux qui n’arrive pas à la cheville de Martine Ouellet. Ceux qui le suivent devraient avoir honte.

En supposant que Martine Ouellet quitte le Bloc Québécois, qui osera la remplacer? Qui voudra dorénavant porter bien haut l’étendard de la liberté et préparer l’indépendance du Québec à Ottawa, où se trouve une bonne partie des pouvoirs que devra assumer le gouvernement de la nouvelle république du Québec? Le Bloc retournera-t-il à la même approche qui l’a conduit à son échec retentissant de 2011, sous la direction de Gilles Duceppe? Les membres du Bloc qui songent à congédier une femme aussi remarquable que Martine Ouellet sur la foi de ragots et de ouï-dire insignifiants et misogynes feraient mieux de bien réfléchir avant de tomber dans le piège que leur tendent les marionnettistes fédéraux.

Bernard Desgagné

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

5 pensées sur “Ottawa tire les ficelles dans la cabale contre Martine Ouellet

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    3 juin 2018 à 12 12 46 06466
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    @ Bernard

    Et si c’étaient les indépendantistes eux-mêmes qui se coupaient le cou mutuellement ???

    Les pires ennemis de la frange que représente Martine Ouellet semble dans le camp – ou le panier de crabes – c’est selon – souverainiste

    NON que je bénisse – blanchisse ou soutienne les magouilleurs fédéralistes québécois ou canadiens

    La question nationale (canadienne ou québécoise) est-elle encore d’actualité en ce monde mondialisé ????

    Robert Bibeau

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    5 juin 2018 à 18 06 24 06246
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    Article minable écrit par un colonisé. Il y a eu juste un Vrai Québécois qui a promis devenir député sans jurer allégeance à la reine. Il a été trahi. Là, on peut parler d’un vrai indépendantiste et pas cette minable qui a donné notre argent à Petrolia pour finir avec Anticosti!

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    6 juin 2018 à 17 05 24 06246
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    Effectivement, les mouvements populaires sont toujours la proie de luttes intestines. Dans certains cas, des chapelles s’affrontent, et les idées s’entrechoquent. Mais, comme le montre l’article ci-dessus, il y a lieu de douter sérieusement de la sincérité de certaines personnes influentes qui se disent indépendantistes. Rien n’empêche une personne de se prétendre communiste, par exemple, et d’être en fait un néo-libéral de la pire espèce. Comment savoir? Par le comportement de la personne. Quand on dit appeler une chose de tous ses voeux (indépendance nationale ou révolution prolétarienne) et qu’on fait le maximum pour qu’elle ne se réalise pas, c’est qu’on est soit atteint de bipolarité, soit membre du club sélect des manipulateurs experts.

    Quelqu’un a-t-il une autre solution que de se servir des États pour mettre fin à la dictature de l’oligarchie apatride, avec son argent, ses médias, sa police et ses armées? Je veux dire concrètement. Pas dans les rêves chimériques des idéologues qui se parlent entre eux. Qui dit État dit peuple, pays, nation. À mon avis, on n’en sortira jamais sans une bonne dose de réalisme.

    Par ailleurs, comme je n’aime pas la censure, je suis heureux que certaines personnes puissent avoir recours aux insultes gratuites pour montrer la vacuité de leur propos.

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    7 juin 2018 à 21 09 10 06106
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    Cher Bernard

    Étant un militant politique depuis plus de 40 ans – de gauche – communiste – marxiste-léniniste-maoiste disions-nous à cette époque je connais tout de ces activités et attitudes sectaires. OUI j’ai moi aussi pratiqué le sectarisme et ma première réaction en écoutant quelqu’un était de chercher à le cataloguer (le placer dans une boite). Et oui plusieurs ne méritait pas d’être placer dans la boite suprème marxiste-léniniste. Et j’entreprenais alors u travail sectaire de containement vis-à-vis ce pestiféré.
    IL m’aura fallu 40 ans de militantisme pour me dégager de cette attitude qui nous était enseignée – transmise dans les sectes de la go-gauche (qui ont cours dans les cercles nationalistes à ce que je comprends. Aujourd’hui je suis l’objet de cet ostracisme car je refuse totalement que l’on me place dans l’une ou l’autre de ces boites sectaires.

    j’ai inventé une nouvelle boite non sectaire. Tu peux le voir par le webmagazine les7duquebec.com ou il n’y a pas de censure et tous peuvent s’exprimer – même les ML pur et durs et les indépendantistes aussi – ce dont je ne suis pas cependant.

    Ma boite très ouverte s’appelle prolétaire révolutionnaire et jamais je ne qualifie quelqu’un de PR et jamais je ne disqualifie quelqu’un qui se dirait PR – à chacun de juger son engagement.

    À toi de voir si une telle attitude démocratique populaire pourrait être utile aux souverainistes ou aux fédéralistes ce que je ne suis pas davantage étant INTERNATIONALISTE comme tout PROLÉTAIRE RÉVOLUTIONNAIRE QUI SE RESPECTE

    La caravane passe alors que les chiens abois

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