Palestine, une reconnaissance impossible

Dans la langue française, le terme « Palestine » est utilisé depuis plusieurs siècles pour désigner le territoire situé géographiquement entre la mer Méditerranée et le fleuve Jourdain.

La zone n’est pas clairement définie. Elle est centrée sur les régions de la Galilée, de la Samarie et de la Judée. Ses limites sont au nord la Phénicie et le mont Liban et au sud la Philistie et l’Idumée. À l’époque des croisades, le Pérée au nord-est de la mer Morte, la Batanée et la Décapole au-delà du Jourdain y étaient attachés. La région de Palestine correspond aux territoires aujourd’hui situés à l’ouest du Jourdain et inclut l’État d’Israël, les Territoires palestiniens et une partie du Royaume de Jordanie, le Liban du Sud et le plateau du Golan.

Avant 1948, le terme Palestine est également utilisé par les organisations sionistes (Agence Juive pour la Palestine, Banka Palestina, Association France Palestine, le journal The Palestine Post, etc.). En effet, les juifs parlaient alors d’émigration vers la Palestine, de créer un État juif en Palestine, etc. Le mot Palestine désignait alors dans leur bouche un espace géographique et non un espace politique. Dès 1948, le terme est tombé en désuétude dans les milieux sionistes et a été remplacé par Israël (Agence Juive pour Israël, Banka Léoumi ce qui signifie nationale, Association France Israël, le journal The Jerusalem Post, etc.)

Terre promise et Terre sainte du peuple juif, Terre sainte des chrétiens, terre sacrée (après La Mecque et Médine) de l’islam, la Palestine présente une importance majeure au sein des grandes religions monothéistes, le judaïsme, le christianisme, l’islam. Des lieux de culte et de vénération sont éparpillés sur tout ce territoire historique : Jérusalem, Hébron, Bethléem, Safed, Jéricho, Haïfa, le mont Carmel, Acre, le lac de Tibériade…

Le contexte politique en Israël n’offre aucun espoir aux Palestiniens. Le gouvernement de coalition de M. Benyamin Netanyahou, placé sous la houlette du Likoud (droite conservatrice) et auquel participent, entre autres, deux partis d’extrême droite, compte parmi les plus intransigeants que le pays ait connus. La gauche est en net recul, l’extrême gauche, inaudible, et le camp de la paix, en lambeaux. « Les carottes sont cuites, confie un observateur israélien qui préfère rester anonyme. La droite et les colons ont gagné. Et même si demain, touché par la “grâce divine”, Netanyahou décidait de créer un Etat palestinien, il ne le pourrait pas. Ces dernières années, la société israélienne s’est radicalisée et repliée sur elle-même. Le sionisme religieux et la mouvance ultranationaliste ont infiltré tous les appareils décisionnaires du pays. Leur objectif en Cisjordanie est d’occuper la terre, et rien d’autre. Il s’agit avant tout d’une politique du fait accompli. » Yaacov Ben Efrat, analyste à Challenge, une revue électronique judéo-arabe, confirme : « Ce gouvernement n’a cure des critiques qui lui sont adressées concernant la faillite du processus de paix. Il fait la course seul contre vents et marées. Et il sait qu’il peut compter, pour longtemps encore, sur le soutien des Etats-Unis. »

En 1986, la Palestine créé son Comité olympique de Palestine, qui n’est pas reconnu par le Comité international olympique. Finalement, en 1995, le CIO reconnaît la Palestine et lui permet de participer aux Jeux olympiques d’Atlanta, devenant la première organisation internationale à reconnaître l’état Palestinien56. Cela créé des incidents diplomatiques avec Israël, qui conteste une « décision politique », mais depuis la Palestine participe à tous les jeux olympiques. Elle n’a jamais remporté de médailles.

Les votes à l’UNESCO concernant l’adhésion de la Palestine :

reconnaissance ONU

  • Pour en vert
  • Contre en rouge
  • Abstentions en bleu
  • Absent en turquoise
  • les non-membres en gris

Le octobre 2011, l’UNESCO admet la Palestine en tant qu’État membre. Comme elle n’est pas encore un État membre des Nations unies, son admission a dû se faire par la recommandation du Conseil exécutif qui s’est suivie d’un vote favorable à la majorité des deux-tiers des États membres de l’ONU présents et votants à la Conférence générale5. Le vote a été obtenu avec 107 voix pour, 14 voix contre, et 52 abstentions.

Le 23 septembre 2011, Mahmoud Abbas remet au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, une demande officielle de reconnaissance d’un État palestinien par l’ONU et un statut de membre pour cette organisation58,59. Le 11 novembre suivant, une décision approuvée par le Conseil de sécurité conclut que le Conseil de sécurité ne peut faire une recommandation unanime en faveur de l’adhésion d’un État palestinien. Les États-Unis avaient informé qu’ils s’opposeraient à toute candidature palestinienne en vue d’une reconnaissance comme État. La France et le Royaume-Uni avaient déclarés qu’ils s’abstiendraient.

 Un an après cette demande d’adhésion à l’ONU en tant que membre à part entière59, la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État non-membre de l’ONU est portée au vote de l’Assemblée générale le 29 novembre 2012.

Le 29 novembre 2012 (jour du 65e anniversaire du plan de partage de la Palestine), l’Assemblée générale des Nations unies a reconnu la Palestine en tant qu’État observateur non membre par 138 voix pour (dont la France), 9 contre (dont les États-Unis, le Canada et Israël), et 41 abstentions (dont l’Allemagne et le Royaume-Uni), officialisant la reconnaissance d’un État palestinien au niveau international.

Le gouvernement israélien considère cette démarche de Mahmoud Abbas comme unilatérale et contraire aux Accords d’Oslo et a déclaré qu’il n’y aura pas « d’État palestinien jusqu’à ce qu’Israël soit reconnu comme un État juif » et qu’une déclaration palestinienne officielle annonce la fin du conflit, soulignant « qu’Israël ne permettra pas que la Judée et la Samarie, deviennent une base terroriste à partir de laquelle des roquettes seront lancées sur les villes israéliennes ».

Le 3 janvier 2013, Mahmoud Abbas, a signé un décret entérinant la dissolution de « l’Autorité palestinienne » qui avait été créée à la suite des accords d’Oslo en 1993 et la renommant « État de Palestine ». Il a ordonné aux représentations palestiniennes à travers le monde à faire de même sans pour autant apporter de modifications aux références à l’OLP, qui reste le représentant légal des Palestiniens. Toutefois afin de ne pas « provoquer » Israël les passeports et les cartes d’identité des Palestiniens qui pour voyager doivent passer par les points de passage israéliens ne seront pas renommés.

 « Seuls les États-Unis peuvent apporter la paix à Israël et à la Palestine »

 L’Autorité palestinienne n’a cessé de demander au gouvernement israélien de revenir à la table des négociations sans poser de pré-conditions impossibles à tenir. Nous avons constamment appelé la communauté internationale pour qu’elle nous assiste dans la relance du processus de paix. Nous n’avons pas renoncé par ailleurs à parvenir à un accord conforme à la légalité internationale.

Je profite de l’opportunité qui m’est accordée aujourd’hui pour demander à nouveau au quartet international et surtout aux États-Unis, superpuissance sans laquelle la paix n’est pas possible, de relancer le processus. L’Autorité palestinienne veut obtenir un cessez-le-feu avec Israël et travaille avec les donateurs internationaux pour parvenir à mener des réformes administratives, financières et en matière de sécurité.

Le temps joue contre la solution des deux États et en faveur des extrémistes.

Ahmed Qoreï

 Source : Wikipedia, le monde diplomatique,Réseau Voltaire

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Rom Hun

Parisien depuis le début de mes études, un accident coupa la continuité de mes activités et lors de la reprise, l'actualité des médias mainstreams m'apparu dépassée grâce à l'engagement des publications alternatives. C'est dont à chacun de mener sa pierre à l'édifice.