POURQUOI LA DETTE ?

Par Colette Trublet.  Écrivaine.  Collaboratrice de http://www.les7duquebec.com Le 19.01.2017

 

(Nous recevons aujourd’hui une nouvelle collaboratrice, madame  Colette Trublet, écrivaine. Elle nous fait partager  ses réflexions sur la dette des États, la dette souveraine, l’argent et le système économique en général.  Bienvenue à madame Trublet  et bienvenue à vos  commentaires.  Robert Bibeau. Éditeur.  http://www.les7duquebec.com)

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Si on veut échapper au discours ambiant, des économistes atterrés ou pas, si on ne s’en laisse pas compter et raconter on s’aperçoit que :

– La mécanisation, la robotisation ont remplacé la main d’œuvre. À raison de 10%, de 20 à 25% ? (Je fais le calcul à partir du nombre de chômeurs et de travailleurs pauvres).

– Les cotisations salariales et patronales disparaissent dans les mêmes proportions.

– Les États empruntent de l’argent aux banques (Tout l’argent des particuliers se trouve dans les banques) pour payer les services publics.

 

OÙ VA LA RICHESSE ?

 

– La richesse globale augmente sur la terre entière.

– Mais la richesse s’engouffre dans les poches de quelques grands génies de la banque et de la finance, mondialisées dès que c’est possible pour échapper aux impôts prélevés par les États. En Janvier 2017,  le bilan mondial dit que huit personnes possèdent 50% de la richesse mondiale. L’an dernier ils étaient dix.

 

LA DETTE EST VIRTUELLE

 

La dette représente l’argent des cotisations salariales et patronales, en régression constante, les robots n’étant pas taxés. Comme en même temps la richesse mondiale s’accroit, la dette est donc un jeu d’écriture savante.

 

LA DETTE AUGMENTE

– Le nombre grandissant des chômeurs et des travailleurs pauvres augmente aussi en proportion des délocalisations.

– La dette augmente en proportion du montant des emprunts que font les Etats pour payer les services publics.

 

LA PUISSANCE DE LA DETTE

Les États pourraient-ils lutter contre les paradis fiscaux et les délocalisations des bénéfices qui sont des armes puissantes contre les  États ?

A partir de ce point solidement ancré dans cette conviction très américanisée, puis mondialisée, que l’appropriation de richesses ne doit pas être limitée pour lui permettre d’alimenter le progrès, le système mis en place déploie une argumentation très médiatisée par « des idiots utiles » à l’abri du besoin, ignorants des mécanismes du système. Ils ne savent pas faire le lien entre une cause et ses effets, par exemple entre le chômage et la dette. Ni, surtout, entre la provenance de leur rémunération et leur aveuglement ; tous les médias sont aux mains de grands groupes financiers qui les chargent de maintenir le système en place.

 

Aux États Unis un ogre de la finance vient d’être élu président par un système bien huilé qui lui permet d’accéder au pouvoir en dépit d’un nombre d’électeurs majoritairement défavorable. Il s’appuie sur la conviction obscure que seuls les prédateurs des richesses mondiales savent y faire avec l’argent.

 

La dette permet au plus riches d’asservir à leur bénéfice les populations convaincues : – 1) Qu’une dette doit être, courageusement, remboursée comme dans la vie quotidienne – 2) Que nous vivons dans un monde où la richesse est le seul but possible de l’existence et qu’il faut y consentir.

 

L’ARGENT

L’argent qui circule désormais sur la terre entière est devenu une nécessité communément adoptée par tous. Cette circulation ressemble à un système sanguin chargé d’irriguer le moindre recoin de la planète.

Notre condition humaine nous met en charge de préserver la meilleure vitalité pour chacun de nous. La créativité individuelle en dépend. Et la bonne santé de la planète entière en découle. Le sang qui circule dans le corps de chaque être humain est une richesse indispensable à la vie qui n’enlève jamais rien aux autres. Il devrait en être de même de l’argent.

L’argent et le sang s’équivalent désormais pour faire triompher la vie et l’humanité en est bénéficiaire et comptable.

 

 

Une pensée sur “POURQUOI LA DETTE ?

  • avatar
    21 janvier 2017 à 3 03 23 01231
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    Les Islandais ont obtenu que leur gouvernement séparent banque publiques (argent des particuliers) et banques privées (banques d’affaires) et interdire que les particuliers remboursent les faillites des banquiers.
    Donc c’est possible POUR DES PETITS PAYS sans doute à cause d’un effet jugé négligeable par la finance mondialisée. Les pays plus étendus et les « pays-continents » ne pourront y parvenir que sous la pression populaire généralisée ! Cependant si tous les déposants choisissaient une banque alternative dont les statuts lui interdisent d’utiliser leur argent dans le circuit des banques d’affaires et dans la spéculation, ce serait déjà un gros progrès. Un excellent documentaire est à disposition sur You Tube intitulé : « L’argent : La dette au service de la domination de la Haute Finance » . On y entend divers spécialistes, hors sentiers battus, qui font un historique précis et une analyse très documentée sur les mécanismes de la haute finance. C’est autre chose que le blabla habituel et paresseux des informations qu’on nous donnent sur les écrans et les ondes officielles « d »intérêt public ! »

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