Sommes nous des cancres de la fiscalité?

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JEAN-CLAUDE THERRIAULT :

SOMMES-NOUS DES CANCRES DE LA FISCALITÉ OU SIMPLEMENT MAL INFORMÉS ET ÉDUQUÉS ?

DES RÉPONSES À CETTE QUESTION.

 

Dès les débuts de mars 2016, l’actualité nous a convié à deux éléments dans les médias; à savoir, 1- un article du journal La Presse sur la fiscalité et les Québecois et 2- l’affaire Agence du Revenu du Canada et la firme de comptables agrés KPMG.

En effet, le cahier Les Affaires de La Presse du 13 mars 2016, à savoir l’article de Stéphanie Grammond révélait certains propos intéressants que je résume ainsi : – environ 40% des gens n’ont pratiquement aucune idée des mécanismes fiscaux. Ce n’est pas qu’ils ne peuvent pas comprendre; ils n’ont tout simplement pas l’intérêt » ( Jean-Herman Guay, de l’Ecole de politique appliquée de l’université de Sherbrooke). Par ailleurs, il y a eu également un sondage exclusif réalisé par la Chaire de Recherche en fiscalité et en Finances publiques. Il en ressort «  qu’à une série de questions de base sur l’impôt et les taxes, les Québecois obtiennent un score de seulement 55%, sous la note de passage. Les résultats sont encore plus faibles chez les femmes, les jeunes, les moins nantis et les moins scolarisés. En fait, peu de gens sont vraiment ferrés en fiscalité. Sur les quelques 1000 répondants, à peine 9 personnes ont décroché la note parfaite de 100% et seulement 18% ont obtenu plus de 90%. Moins de 2% de l’échantillon. Pas fort. » – de dire notre chroniqueure.

Une des répondantes, Martine Hébert, VP de la Fédération Canadienne de l’Entreprise Indépendante ( FCEI) a obtenu la note de 100%; mais elle se dit compréhensive en affirmant que «  la loi sur les impôts au Québec compte 1227 articles; on ne peut pas s’étonner que ce ne soit pas accessible à tous ».

La journaliste nous donne quelques pistes pour parfaire nos connaissances que ce soit un cours, une application, un livre, un atelier. Par exemple, il existe plusieurs organismes communautaires et écoles de comptabilité qui organisent des ateliers d’impôts gratuits. On peut se rendre sur le site de l’ARC :

www.cra-arc.gc.ca . Il y a aussi le Planiguide fiscal de la firme de comptables agrées Raymond, Chabot, Grant, Thornton) RCGT- qui est une ressource gratuite qui résume différentes mesures fiscales. Il faut aller au : www.planiguide.ca

Le second événement de la semaine est le fait d’un genre de collusion entre le bureau de comptabilité KPMG et des gens de l’ARC pour un certain nombre de leurs clients corporatifs ayant fait affaire dans les paradis fiscaux et qui ont voulu se soulager d’un certain montant d’impôt sur le revenu ( plus de 100 millions de $). Si cette situation n’avait pas été dévoilée et connue du public, nous n’en aurions rien sû. Un service d’impôt à deux vitesses : pour le petit et moyen contribuable et le gros contribuable, singulièrement parlant. Combien d’autres entreprises ont réussi ce procédé sans se faire prendre?

Que faut-il penser de tout cela?Les conséquences sont trop importantes pour ne rien faire ou encore refuser de comprendre.OUI être mieux renseigné sur la fiscalité, les taxes et les impôts sur le revenu constitue une bonne chose car il pourrait en dépendre de notre qualité de vie et notre bien être.

Des taxes, il y en a toujours eu à travers l’histoire du monde, même si ce n’était pas toujours pour les bonnes raisons ou causes. Quant à l’impôt sur le revenu, il semble être apparu il y a environ 100 ans. Pourquoi? Supposément pour des services publics? Pour couvrir des dépenses militaires? Peut-être. Pour rembourser des intérêts composés de la dite dette publique des Etats? Possiblement. Selon ce qui a été dit, ce genre d’impôt devait être temporaire et volontaire; on sait ce qui est arrivé : il est devenu permanent et obligatoire, selon notre système de croyances et non de la Loi. Au début, cet impôt devait s’appliquer seulement aux personnes morales ( les entreprises ou compagnies). Ensuite, les personnes naturelles ou physiques on été amenées ou converties en personnes légales ou morales, sans nous expliquer les raisons. Les habitudes et le conditionnement avaient pris le dessus. Il a été dit que 100% des impôts sur le revenu servaient à payer les intérêts de la dette publique en France, pendant que c’est 25% en Allemagne. Au Canada c’est un autre pourcentage, possiblement autour de 15%. Quand on sait que la dette publique est en grande partie privée, en raison des banques privées à payer parce que le gouvernement ne prend pas l’émission et la création monétaire bien en mains, comme il devrait le faire, ce n’est pas réjouissant.

La bonne nouvelle, c’est qu’il serait facile d’enlever ce genre d’impôt de la manière suivante :

1- faire disparaître les paradis fiscaux ou obliger un taux d’impôt minimu de 20% sur les revenus déclarés;

2- appliquer une taxe genre Tobbin d’au moins .1% sur toutes les transactions financières en question, dont les actions et obligations;

3- obliger les banques à payer un minimum de 20% sur les profits tant sur les avoirs propres et les autres revenus de placement.

Il y aurait encore beaucoup d’autres moyens ou solutions pour remplacer cet impôt sur le revenu; mais il faut une volonté politique mais les Maitres ne sont pas d’accord. Si cela se faisait, il en résulterait même un excédent qui pourrait être un début pour créer un Revenu de Base pour chaque citoyen, dans le but évident d’améliorer son bien être.

Au début nous parlions des cancres de la fiscalité et de la collusion entre l’ARC et KPMG; nous voyons donc l’importance d’être bien informé et de renseigner nos citoyens sur cet état de choses qui ne doit plus a voir sa raison d’être. Comprenons nous mieux l’expression «  fardeau fiscal »?

Merci de prendre conscience et de faire circuler ce message afin de ne plus être des cancres de l’impôt et ne plus être des idiots utiles; nous valons mieux.

Jean-claude therriault, consultant.

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Jean-Claude Therriault

Recherchiste, auteur et conférencier. Incidemment, Jean-Claude Therriault est l'auteur du lire LES BANKSTERS.

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