Texte fondateur du Mouvement Monnaie Juste


Nous publions ce manifeste anti monnaie injuste – anti-banquiers – serait plus approprié afin de fournir un exemple d’analyse idéaliste-métaphysique de la conjoncture économique – monétaire et financière. Un système monétaire est un instrument économique ayant une fonction précise dans un mode de production déterminé et il fonctionne de façon à remplir sa mission. Ainsi, il n’est nullement inscrit dans la monnaie que les financiers devraient en émettre de façon inconsidérée jusqu’à faire s’écrouler le système financier qu’ils souhaitent pourtant sauver en imprimant toujours plus d’argent. Bref, ce n’est pas la monnaie – juste ou injuste – qui est le problème, c’est le système global dans lequel cette monnaie joue le rôle qu’on lui attribue – mesurer l’accumulation du capital de la classe possédante. Abolissez le mode de production et vous abolirez ses instruments économiques déficients.  Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com


« Les banques, je les ferme. Les banquiers, je les enferme. »
Vincent Auriol
(alors secrétaire d’État de Léon Blum en 1936)

Notre société est fondamentalement absurde et profondément injuste à cause d’un système monétaire qui est, de fait, une énorme supercherie. Comme affirmait Irving Fisher en 1935 lors de l’écriture de son ouvrage méconnu 100% Money : « Et si notre système monétaire n’avait jamais été véritablement réfléchi ? » Le système monétaire ne serait qu’une pure contingence de l’histoire modelée au cours des siècles par l’appât du gain des banquiers. Il serait la cause principale des épisodes récurrents de boom et de dépression dont souffrent les économies capitalistes depuis le début de son histoire, c’est-à-dire depuis  »l’invention » de la monnaie ou de sa création ex-nihilo par les banquiers.

 

La science économique dans sa version « orthodoxe » ou néo-classique n’est rien de plus que le lavage de cerveau, le catéchisme imposé pour vous faire accepter les « lois » de l’économie de marché, autrement dit la dictature des maîtres de la monnaie : les banquiers. Il n’y a pas plus de loi du marché que de sciences économiques. Le système monétaire actuel n’est ni plus ni moins qu’une colossale escroquerie. Aucun pouvoir n’est éternel et donc l’infime élite qui est à la tête de cette escroquerie depuis deux siècles environ va certainement perdre son pouvoir un jour ou l’autre. Ce pouvoir, malgré sa violence, ne résistera pas aux feux de la vérité. Les textes de cette association sont des contributions à la mise en lumière de la vérité sur le fonctionnement du système monétaire actuel et sur les intrigues, les manigances et les dissimulations utilisées par les hommes qui nous tiennent en esclavage grâce à ce système. Grâce à Internet, le subterfuge des banquiers est de plus en plus mis en lumière, et leur dictature est moribonde.

 

Leur système monétaire nous pousse toujours à plus de consommation et de « croissance » obligatoire afin simplement d’éviter l’écroulement. Débarrassés de ce système monétaire à réserves fractionnaires – c’est son nom – il est facile d’imaginer une civilisation beaucoup plus apaisée. Le problème, c’est que le pourcentage de la population qui comprend véritablement « l’arnaque » de ce système n’est peut-être pas encore assez élevé. Le regretté Bernard Maris a dit en 2014 dans un documentaire sur Arte (La dette, une spirale infernale ?) que ce n’était pas facile à comprendre, mais que oui, les banquiers font de la fausse monnaie depuis toujours.

 

Notez que par la loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France, devenue ensuite l’article 104 du traité de Maastricht, puis 123 du traité de Lisbonne, la planche à billets, en ce qui concerne les besoins de l’État, a été privatisée. Le service de la dette de l’État était de 48,5 milliards d’€ en 2013. Et si vous cumulez les intérêts annuels que payent l’État, les entreprises et les particuliers, vous arrivez à 129 milliards d’€ par an soit 45% des recettes fiscales nettes du budget de l’État ou 93% des recettes de la TVA en 2014. Nous payons environ 6% de notre PIB (2181 milliards d’€ en 2015) pour utiliser une monnaie que l’on pourrait faire nous-mêmes ! Avec ce processus, le système monétaire de réserves fractionnaires, la planche à billets a toujours été une affaire privée pour les particuliers et les entreprises, mais depuis le 03/01/1973, l’État, sous pression des banquiers, s’est interdit à lui-même de créer la monnaie dont il avait besoin. C’est évidemment une trahison de Messieurs Pompidou et Giscard, et donc depuis, le gouvernement se refuse un privilège qu’il a accordé aux banques par la loi, il se fait le serviteur des banquiers et méprise le peuple.

 

La monnaie, comme l’air ou l’eau, ne peut être qu’un « bien » public. La création monétaire est aujourd’hui une affaire privée, elle n’aurait jamais dû l’être, c’est la plus grande escroquerie de l’histoire de l’humanité. La création monétaire ne peut être qu’une affaire publique. Tous les intérêts devraient être payés à l’État. L’État souverain devrait être le seul créateur de la monnaie fiduciaire et scripturale. Précisons que ces deux termes se confondent si l’État contrôle la création monétaire.

 

On peut choisir de ne pas se poser de questions, de continuer à penser que le capitalisme est là jusqu’à la fin des temps, que le pouvoir des banquiers est inébranlable et ne pas s’inquiéter des dégâts causés par un système inique, absurde et violent, ou alors, on peut choisir de prendre le « risque » de réinventer le monde pour demain. C’est à nous de choisir et c’est déjà le choix que font beaucoup ! Regardez ce qui se passe, constatez l’imagination débordante de nos concitoyens sur Internet. Acceptez la vérité ou refusez-la ; mais avec ce texte, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas !

 


Alors, tant que la majorité des citoyens n’aura pas compris : (a) que les seules richesses qui existent sont l’énergie humaine (l’ingéniosité, le savoir-faire, le travail…), ses réalisations (immeubles, usines, machines, logiciels, œuvres d’art, inventions, …) et les richesses naturelles ; (b) que la monnaie est un instrument de manipulation au service d’une toute petite minorité sur l’ensemble de l’humanité : c’est l’instrument de management suprême ; (c) que les banquiers ont donc à leur disposition depuis plus de trois siècles un instrument : la monnaie bancaire ou scripturale qui leur donne tout pouvoir ; (d) que cette fausse monnaie est à l’origine de la plupart de nos problèmes et (e) une fois débarrassés de l’esclavage de cette monnaie-dette, et grâce à la prodigieuse efficacité de nos moyens de production, l’humanité pourra enfin accéder à un véritable âge de prospérité. Donc, tant qu’une majorité de citoyens n’en sera pas consciente, les banquiers et leurs valets (la plupart des économistes, des journalistes et des politiques de la majorité et de l’opposition officielle) continueront à nous manipuler et à nous tondre comme des moutons !


 

Il faut savoir : (1) que depuis le 15 août 1971, toute la monnaie en circulation sur la planète est de la monnaie de singe (monnaie-fiat) – la dernière monnaie gagée sur l’or était le dollar US à hauteur de 35 $/l’once (on oublie de dire que le premier choc pétrolier en 1973 est directement causé par cette annonce de Nixon du 15/08/1971 ; en clair, le gouvernement US a invité les Saoudiens à vendre leur pétrole en dollars et uniquement en dollars et a rappelé que – en cas de refus d’obtempérer – la 5e flotte n’était pas loin de leurs puits !) ; (2) que les banquiers font de la fausse monnaie depuis toujours – c’est le système à réserves fractionnaires ; (3) que cette fausse monnaie a permis la prédominance quasi-universelle de la civilisation de la marchandise sur la planète ; (4) que depuis 1973, l’État français s’est interdit de faire marcher sa planche à billets. Et cette interdiction a été reprise par les articles 104 (Maastricht) et 123 (Lisbonne) ; (5) que la banque centrale américaine – la Fed – n’est ni fédérale ni publique, c’est un consortium de banques privées et (6) que pour se sortir de l’impasse, il existe une solution : la réforme monétaire dite du 100% Money ou monnaie pleine.

 


À l’origine de cette mystification il y a simplement la volonté de quelques banquiers d’enlever aux nations leur souveraineté monétaire. En effet, tel que Mayer Amschel Rothschild l’expliquait : « Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation, et je me moque de qui fait ses lois ». C’est ce qui se passa en 1913 avec la Federal Reserve Systemou Fed, la banque centrale des États-Unis. Ne pouvant plus battre monnaie, les États sont obligés d’emprunter à des banques privées. Dirigés par des complices au service de ces banksters, les pays s’endettent trop, provoquant toutes les crises depuis le 19e siècle. Les États affaiblis par les crises, il est alors facile de remplacer les gouvernements incompétents ou complices par des représentants de ces banques et ainsi asservir les peuples par le paiement d’intérêts sur les intérêts, d’impôts exorbitants, de taxes, d’inflation comme en France, en Italie, en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Tunisie, en faisant croire aux peuples qu’ils sont aussi responsables car ils ont élu ces gouvernements incompétents et/ou corrompus.

 

En fait, une crise monétaire, économique et financière globale serait un bienfait pour l’humanité. D’abord, on arrêterait de travailler, de consommer et de polluer en toute inconscience, et ensuite, ce pourrait être l’occasion d’une émancipation extraordinaire. Concrètement, matériellement, rien ne serait perdu. Seule la possibilité de mobiliser l’énergie humaine, le pouvoir sur l’autre, serait abolie. Ce serait une vraie révolution, une réelle abolition des privilèges. Les grands perdants seraient les grands manipulateurs de finances. Pour 99 % de la population, cela ne sera pas bien grave. L’énergie de tout un chacun sera libérée du carcan, des chaînes de la finance internationale et de ses geôliers : les financiers. La seule vraie richesse, c’est notre énergie humaine. Il n’y a pas eu de guerre en Europe depuis des dizaines d’années, et grâce au travail et au génie humain, nous avons des moyens de production d’une extraordinaire efficacité ; en fait, nous n’avons jamais été aussi riches. Le jour où les peuples réaliseront cela, nous pourrons enfin mettre en place une société de convivialité, de temps choisi, d’harmonie et de respect.

 

Depuis la crise de 2008 et le mouvement Occupy Wall Street aux USA en 2011, des millions de citoyens sur la planète ont pris conscience que la supercherie a assez duré ! « We are the 99% » et nous ne pensons pas que la seule finalité de l’humanité soit de produire, de « con-sommer » et de passer son existence à comparer les prix dans une économie de marché mondialisée. Il va nous falloir choisir entre la survie d’un système absurde, stupide et violent qui fait du profit sa seule finalité, et la survie de notre humanité et de notre environnement. C’est donc soit la survie des peuples (les 99%), soit la survie d’un système contrôlé par 0,01% de la population pour son seul bénéfice.

 

Nous sommes conscients de l’immense potentiel de notre société technicienne et de la vulnérabilité de notre patrimoine naturel. Nous considérons que les mots « Liberté, Égalité et Fraternité », inscrits au fronton de nos mairies ne sont pas vides de sens ; que l’héritage de la Révolution Française, des révolutions du 19e siècle et des luttes sociales du 20e siècle, et en particulier dans les résolutions adoptées par le Conseil National de la Résistance (parmi les mesures appliquées à la Libération, citons la nationalisation de l’énergie, des assurances et des banques…) sont notre fierté et nous lient dans un destin commun : la France. Nous considérons que la seule politique digne à mener est la lutte contre le pouvoir mafieux des banksters. Les hommes politiques qui ne remettent pas fondamentalement en cause ce pouvoir occulte, sont soit achetés, soit menacés, soit idiots.

 

Nous refusons tout discours médiatique qui tenterait de nous faire croire à la nécessité de l’austérité et de la «croissance» pour sortir de la crise. Nous refusons de nous soumettre au maître sournois mais bien réel qu’est le «système monétaire de Réserves Fractionnaires» ou, autrement dit, à la manipulation par la monnaie « dette » émise par les banques. Notre société est certes au pied du mur mais nous assistons, grâce à Internet, à une prise de conscience de l’ensemble des citoyens qui se posent des questions de fond. Le haut niveau d’information disponible sur Internet et l’intelligence collective qui se développe grâce aux réseaux sociaux, nous permet de redonner tout son sens à la Politique.

 

Les banquiers nous manipulent depuis trop longtemps et il faut que cela cesse. Vous pouvez mentir à quelques-uns tout le temps et à tout le monde quelque temps, mais vous ne pouvez pas mentir à tout le monde tout le temps ! Il s’agit de chasser du pouvoir cette oligarchie manipulatrice. Les solutions existent pour vivre sainement, paisiblement et confortablement dans notre pays une fois débarrassés de ce gouvernement de privilégiés qui ne défendent que leurs intérêts. La solution est politique au sens noble du terme. L’indignation n’est pas suffisante, le combat politique s’impose, il s’agit de chasser du pouvoir cette oligarchie manipulatrice.

 

Dans une démocratie, c’est au débat politique que devraient revenir les décisions essentielles relatives à la monnaie du pays, à savoir : sa création, sa masse totale et les rôles qui lui sont attribués. Pour reprendre une métaphore chère aux Anciens, la monnaie est à l’économie ce que le sang est au corps humain ; s’il en manque, c’est l’anémie, s’il y en a trop, c’est la congestion. Il ne viendrait à l’idée de personne d’emprunter son propre sang. Alors, il revient à l’État, pour le service du bien commun, d’assurer l’offre à la demande de monnaie pour qu’enfin l’économie soit au service de l’homme.

 

La monnaie est aujourd’hui un instrument de manipulation d’une infime minorité sur l’ensemble de l’Humanité. Cette minorité se prend pour « Dieu », et l’on comprend pourquoi lorsque l’on constate l’implication des problèmes d’argent dans la société : divorces, mafias, drogues, exploitation, etc. Le citoyen doit réaliser à quel point le problème monétaire est primordial. La monnaie doit devenir un instrument au service de l’Humanité et pour cela il doit être contrôlé par des représentants issus d’un processus démocratique et non pas par une cabale privée comme aujourd’hui.

 

La vérité nous crève les yeux. Bien entendu, tout ou presque est sous contrôle des marionnettistes de la finance. L’Histoire récente révèle de façon incontestable que pour l’Empire Occidental de la finance, le schéma est toujours le même. Si tel ou tel homme politique ne peut être contrôlé, il est éliminé, si celui-ci est hors de portée (trop bien protégé), on utilise les minorités, religieuses ou autre, pour le renverser. Ou encore, on pose un embargo contre son pays et si tout cela ne fonctionne pas, on envoie la 5e flotte – United States Fifth Fleet.

 

Les maîtres de l’argent financent et corrompent les différents partis politiques, ils détiennent les principaux médias, contrôlent l’appareil judiciaire, le marché du pétrole et le complexe militaro-industriel. Ils peuvent truquer des élections, renverser des gouvernements, organiser des coups d’État ou des révolutions, et ils n’hésitent pas à financer des dictateurs et des organisations terroristes si cela peut servir leurs intérêts. Ils pratiquent les assassinats politiques, le blanchiment d’argent, la corruption, le trafic d’armes ou de drogue à grande échelle, ils utilisent le terrorisme d’État, ils manipulent l’opinion publique pour déclencher des guerres, ils peuvent spéculer sur la faim dans le monde, piller les ressources naturelles d’autres pays en toute impunité, tuer des centaines de milliers d’innocents et les appeler « dommages collatéraux » en se posant comme les sauveurs et les défenseurs de la démocratie et en présentant leurs opposants comme des terroristes. Ils asservissent des Nations entières par la dette, peuvent travestir l’histoire, ils protègent les plus grands criminels de guerre, les réseaux pédocriminels et les plus grands pollueurs ou empoisonneurs de la planète. Ils nous demandent de nous serrer la ceinture, d’accepter leurs mesures d’austérité, disent qu’il n’y a plus d’argent pour l’éducation de nos enfants ou la retraite de nos anciens, mais ils financent les conflits armés. Ils vont, évidemment, totalement à l’encontre de l’intérêt général et parce qu’ils nous laissent, de temps en temps, voter pour les gens dont ils financent les campagnes électorales et font partie de leurs réseaux, nous, nous continuons à croire que nous sommes en démocratie.

 

La seule chose que les marionnettistes de la Finance ne pourront jamais contrôler, c’est une véritable prise de conscience citoyenne. À partir du moment où les citoyens s’investiront politiquement à l’unisson dans un projet de société réellement axé sur le bien commun et qu’ils comprendront l’ampleur des exactions et trahisons faites par les différents pantins qu’ils ont élus, les solutions apparaîtront évidentes pour tous. Encore faut-il que les citoyens en aient connaissance. Encore faut-il que les citoyens fassent connaître ces vérités à leurs concitoyens.

 

Soit nous continuons à consommer, à travailler et à polluer sans conscience, soit nous nous arrêtons pour prendre véritablement conscience de ce que nous faisons. Ce choix individuel, lorsqu’il deviendra majoritaire, changera forcément le monde.

 

Afin que le système monétaire à réserves fractionnaires ne s’écroule pas, il faudrait une croissance obligatoire jusqu’à la fin des temps, même si on doit tout détruire sur cette planète et mettre en esclavage salarial les 99% de la population. Et c’est encore mieux quand le taux de chômage est élevé (Voir NAIRU : Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment), comme ça vous êtes plus docile et il y a moins d’inflation, ce qui arrange bien évidemment les rentiers, les banquiers et les 1%.

 

La société de consommation actuelle a tendance à enfermer les gens dans des attitudes individualistes où chacun s’isole et vit pour lui-même. Pour en sortir, il faut reconstruire une société plus solidaire, qui permette un partage plus égalitaire des richesses et offre une promotion à chaque être humain. Notre société trop souvent mécanique, froide et impersonnelle, souffre d’une déshumanisation, de logiques strictement comptables et de perspectives à courte durée. Une citoyenneté bien comprise devrait instaurer davantage de partage, de fraternité et de liberté pour conduire des actions créatrices d’avenir. Choisir de résister, c’est faire un choix de vie, pour préserver la vie, et ce choix engage pour toute une vie.

 

Il est difficile d’être un homme politique de conviction de nos jours. On risque gros en défendant le bien commun. Il n’est pas facile de faire une politique du peuple souverain qui déplaît par nature aux puissances industrielles, militaires, banquières et à leurs serviteurs : les grands médias. Vous serez décrédibilisé, ridiculisé, voire même éliminé ! L’ordre mondial néolibéral n’aime pas la liberté des citoyens, le principe d’égalité est vidé de son sens et la notion de fraternité n’existe que dans les cercles du vrai pouvoir : Bilderberg, Le Siècle, etc. Mais quelle que soit leur puissance, les banquiers et leurs larbins finiront par perdre leur pouvoir. La chute de l’Empire n’est donc qu’une affaire de temps, et elle entraînera tout aussi inéluctablement la chute du Système néolibéral dont il est la matrice. Nous ne croyons pas à un simple basculement des centres de pouvoir de l’Occident vers l’Asie, avec la simple reprise en mains des mêmes structures néolibérales mortifères par d’autres, ce qui reviendrait à reculer pour mieux sauter.

 

Nous avons la conviction que la chute de l’Empire US sera le point de rupture, le choc qui provoquera la chute du Système. Le séisme sera sans aucun doute terrible, mais salutaire. Le modèle de société néolibéral qui a produit la contre-civilisation qui est la nôtre est en effet un cancer qui ronge et détruit non seulement le vivant, la terre, les mers, l’air, tout ce qui marche, nage, pousse ou vole, mais qui annihile aussi les sociétés humaines, les rabaissant à un agglomérat d’égoïsmes en concurrence, de consommateurs compulsifs aliénés aux «cerveaux disponibles». Notre planète n’est déjà plus capable de digérer toutes les déjections de ce Système de production de masse et, si cette folie propre à «consommer tout l’Univers» ne cesse pas, il est évident que nous disparaîtrons.

 

En provoquant une surchauffe du Système par sa dynamique propre, l’Histoire pourrait nous sauver de nous-mêmes en nous aidant à tirer la chasse sur cette pègre néolibérale, et en offrant l’opportunité d’un changement radical. Il appartiendra alors aux sociétés civiles de saisir la chance offerte, de cesser de s’indigner inutilement pour enfin se révolter. Ce sera d’abord pour empêcher le Système d’instaurer un totalitarisme qui constitue son aboutissement naturel et sa dernière ligne de défense, ensuite pour se prendre en mains et développer d’autres façons d’être, de cohabiter et de coopérer, pour nourrir d’autres idéaux que la propriété et la possession, pour chercher à bâtir cette société libre, égalitaire et décente que nous souhaitons tous finalement.

 

Avec cette association nous apporterons notre contribution à ce combat de résistance pour la défense inconditionnelle de l’être humain et des valeurs démocratiques. Notre conviction profonde c’est que, quel que soit le lieu de naissance et la couleur de peau, il y a une seule race, la race humaine. Aucune communauté, aucune religion, aucune ethnie n’est supérieure aux autres et n’est élue – par je ne sais qui ? – pour prétendre gouverner le monde. À toutes les époques il y a eu des hommes et des femmes qui se sont battus pour une société meilleure, qu’il s’agisse des esclaves dans l’Antiquité ou des Sans-culottes de 1789, sans oublier les Résistants de 1940-1944, les opprimés ont toujours fini par gagner. Il faut donc poursuivre le combat contre les inégalités, sans tomber dans la lassitude, le pessimisme ou le désarroi ambiant, car les victoires résultent d’un engagement constant. On n’est pas citoyen par intermittence, ni en surface : la conscience citoyenne s’ancre profondément dans l’être et l’accompagne sa vie durant.

 

La base même pour construire une alternative au capitalisme mondialisé, c’est la souveraineté populaire, l’appartenance à un peuple. Il nous faut partir des identités des peuples qui composent les États pour défendre l’intérêt général contre celui des transnationales de droit privé, l’oligarchie financière. Pour recueillir l’adhésion populaire et donc une majorité aux élections, il ne faut pas, bien que le combat contre la mondialisation libérale soit un combat international, nier l’identité nationale qui est un repère pour le peuple afin de résister et construire de nouvelles solutions « du vivre ensemble » sur un territoire. Mais gardons-nous, bien sûr, de tomber dans l’étroitesse d’esprit du nationalisme qui consiste à caresser dans le sens du poil les idées et les émotions les plus simplistes.

 

C’est au peuple français de trouver les solutions particulières qui correspondent à sa culture, à son histoire, à son territoire. Et de toute façon, il n’est pas possible de lutter contre la mondialisation financière sans un réel pouvoir au niveau de la Nation française, un État fort qui puisse s’opposer fermement aux transnationales, aux fonds de pension, au pouvoir financier mondialisé. C’est donc uniquement au niveau national qu’il peut y avoir un changement politique radical. Cela n’empêche pas de « travailler » de concert avec les autres mouvements qui sont pour une autre mondialisation partout sur la planète, notamment en Europe, bien entendu, mais aussi en Amérique du sud par exemple. La France pourrait, comme il y a un peu plus de deux siècles, montrer l’exemple d’un changement radical de régime. La France, terre d’accueil, de tolérance et d’échange, territoire relativement homogène aux niveaux linguistique, historique, géographique et culturel pourrait être le théâtre d’une vraie révolution, mais contrairement à l’exemple sanglant de 1789, elle pourrait donner l’exemple d’une révolution non-violente, d’une révolution profonde des rapports sociaux et de notre relation à la Nature.

 

Pour sortir de la crise monétaire absurde dans laquelle nous sommes englués, nous proposons une réforme monétaire inspirée du « 100 % Money » et un assouplissement monétaire pour les peuples (QE4P), c’est-à-dire, premièrement un contrôle de la totalité de la masse monétaire en circulation par l’État et deuxièmement un revenu d’existence pour tout un chacun. Il est évident que ces réformes ne pourront se faire qu’au niveau de l’État français en commençant par la nationalisation de toutes les banques françaises. En effet, comment se mettre d’accord sur des réformes aussi importantes au niveau européen ?

 

Seul un État fort peut lutter contre cette « infime minorité », autrement dit l’oligarchie financière transnationale. Et il faut vraiment avoir le cerveau lavé par la propagande médiatique pour ne pas le comprendre. Malheureusement, « ils » font plutôt bien leur boulot ! Sans souveraineté nationale, aucun combat politique n’est possible ; sans souveraineté, on peut déclarer tout de suite forfait contre la mondialisation libérale et ce n’est plus la peine de faire de la politique dans le sens noble du terme, ou autrement dit de mener un combat pour ses convictions afin de convaincre ses concitoyens qu’une autre vision du vivre ensemble dans notre pays que la mondialisation capitaliste est possible.

 

Car, en effet, nous pensons qu’il n’est pas utile de faire de la politique au niveau national si l’on ne parle pas de : 1/ Comment fonctionne le système monétaire ? 2/ Qui contrôle l’émission monétaire actuelle ? 3/ La possibilité de réformer cette émission de façon à ce que cela soit bénéfique à l’ensemble des citoyens, et non pas à une infime minorité.

 

Cette crise est là pour abattre les nations et les démocraties, c’est un « coup d’État » de la ploutocratie euro-atlantique. Elle le fait en confisquant la souveraineté des Nations grâce à la dette de leurs gouvernements, avec la complicité des agences de notation. Elle détruit les économies nationales en imposant aux Nations un libre-échange débridé avec la complicité de l’OMC et du FMI afin de leur imposer un Nouvel Ordre Mondial et une dictature planétaire. Bref, nous vivons depuis trop longtemps dans une  »dictature de banquiers » et ce régime est basé sur des valeurs telles que l’argent à tout prix, la croissance et le progrès à tout prix, la science sans conscience, la concurrence et la concentration exacerbées.

 

Ce que nous vivons, ce n’est pas une crise, mais c’est la plus grande escroquerie de l’histoire de l’Humanité ! Il est plus que temps de nous réveiller et de foutre un bon coup de pied dans cette fourmilière de banksters, de multinationales et de psychopathes qui dirigent le monde. Et il faudra le faire un jour ou l’autre, c’est incontournable. Ces fous veulent nous amener à une confrontation planétaire juste pour ne pas perdre le pouvoir. Nous le savons, les médias nous ont menti sur les guerres de Syrie et de Libye et non seulement ils nous mentent, mais ils nous manipulent par leur propagande incessante sur la rigueur budgétaire, la crise financière, etc. Réveillons-nous ! Cette crise monétaire est virtuelle puisqu’elle est basée sur une monnaie créée ex-nihilo (à partir de rien) par les banksters qui contrôlent la Fed. Les gouvernements européens et américains sont soumis à ce pouvoir discret mais totalitaire : les banquiers qui contrôlent la Fed et les groupes de personnes comme le Bilderberg, la Commission Trilatérale, le CFR, et en France : l’association Le Siècle ou la French American Foundation, qui nous considèrent, ni plus ni moins, comme du bétail.

 

Alors, on arrête de se faire manipuler comme des moutons, de s’agiter, de se laisser distraire et de consommer n’importe quoi ; on réfléchie et on fait autrement. Quoi qu’il en soit: 1 – Le système financier transatlantique de la City et de Wall Street est au bord d’un effondrement généralisé. L’empire des banksters, le système capitaliste, va s’effondrer aussi sûrement que l’empire Soviétique s’est effondré. 2 – Pas de panique car les solutions pour remplacer ce système basé sur la cupidité, l’égoïsme etc, existent et peuvent s’appliquer du jour au lendemain. 3 – Nous n’avons jamais été aussi riches de savoir-faire, de machines, d’usines, de logiciels etc, par contre, nous n’avons jamais eu un environnement aussi dégradé (air, sols, nappes phréatiques, rivières et biotopes). 4 – Le plus urgent, ce n’est pas une réforme constitutionnelle mais une réforme du système monétaire. 5 – Pour la France de la 5e République, tout dépend du président de la République.

 

Le constat est simple, la plupart de nos problèmes économiques, sociaux et même environnementaux viennent d’un système monétaire profondément injuste. La privatisation de la création monétaire par les  »professionnels » de la monnaie : les banquiers, doit cesser. Alors, pour suivre les exemples Suisse et U. K.*, nous vous proposons d’animer ensemble un mouvement citoyen qui a pour but de faire de l’éducation populaire sur le problème monétaire, autrement dit l’injustice inhérente au système à réserves fractionnaires et les solutions de remplacement – en particulier le système monnaie pleine ou 100% monnaie.*L’initiative monnaie pleine: 5 questions, 5 réponses et graphiques explicatifs. – initiative-monnaie-pleine.ch/dossier-de-presse/ . Making money and banking work for society. We campaign for a money and banking system that supports a fair, sustainable and democratic economy. – positivemoney.org

 

Le MMJ est un mouvement trans-partis qui a pour principal objectif d’alerter les militants et les candidats aux élections présidentielles et législatives de 2022 sur l’iniquité et l’absurdité du système monétaire actuel et de la solution de remplacement : le système monétaire à réserves pleines. Bien entendu, La France Insoumise de J. L. Mélenchon est particulièrement ciblé mais aussi des partis comme le Parti communiste français, l’UPR de F. Asselineau ou le Pardem de J. Nikonoff pour ne donner que quelques exemples.

 

Envoyer un courriel en spécifiant le département et la ville (ou la commune) ou vous habitez à mjutier@orange.fr (coordonnateur du mouvement). Il ne s’agit ni d’un parti, ni d’une association loi 1901, mais simplement d’un collectif de citoyens qui ont compris l’importance des dégâts causés par notre système monétaire actuel.

 

À chacun de s’investir dans ce mouvement comme il le souhaite ; du minimum (transférer les courriels d’information à son carnet d’adresses), à en faire un peu plus en participant à l’organisation de ce mouvement d’une façon ou d’une autre, localement ou nationalement. Il s’agit essentiellement de coordonner nos actions afin d’expliquer le problème monétaire à nos concitoyens en France.

 


 

Nous avons créé un blog : mouvement-monnaie-juste.blog4ever.com / mouvement-monnaie-juste.blog4ever.com/articles . 100% Money d’Irving Fisher / Résumons « 100% Money » / Réponses aux objections – mouvement-monnaie-juste.blog4ever.com/64-100-money-d-irving-fisher-resumons-100-money-reponses-aux-objections . La réforme monétaire à réserves pleine – mouvement-monnaie-juste.blog4ever.com/la-reforme-monetaire-a-reserves-pleine . Initiative Monnaie Pleine dans le monde – mouvement-monnaie-juste.blog4ever.com/article-sans-titre-1 et un groupe facebook :facebook.com/groups/167389220676624/

 

« Les banques, je les ferme. Les banquiers, je les enferme. »

Vincent Auriol (alors secrétaire d’État de Léon Blum en 1936)

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

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