14 Juillet 2017 Bienvenue «In the New France» le pays des «gens qui ne sont rien»

Source : Tribune marxiste-Léniniste. France.  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/08/14-juillet-2017-bienvenue-in-the-new-france-le-pays-des-gens-qui-ne-sont-rien/

 

Trump est l’invité « d’honneur » de Macron, au motif prétexté de la célébration du centenaire de l’intervention US en France, dès la première guerre mondiale, en 1917.

Une reconnaissance officielle tardive, en fait, pour ce qui est d’admettre que de « victoire française » dans ce conflit, il n’y eut déjà pas, en réalité, tant cette intervention US fut décisive dans le renversement du rapport de forces.

Elle consacrait la réalité de l’arrivée des USA au tout premier plan des puissances mondiales, et comme puissance montante dont on ne connaissait pas encore réellement les limites…

Néanmoins l’historiographie officielle avait, dès 1918, réussi à gommer cette évidence des esprits et des manuels scolaires, tant était encore présent le mythe de la « grandeur française » soutenu par l’Empire colonial encore très solide en termes d’implantation territoriale.

En pratique, la puissance financière et économique avait déjà pris le pas, dans l’univers moderne encore naissant, sur l’extension territoriale, et les empires britanniques et français étaient déjà entrés dans leur phase déclinante.

Si la deuxième guerre mondiale a confirmé spectaculairement l’effondrement de la puissance française, difficilement limité par l’éphémère « sursaut » gaulliste, plus symbolique que réel, elle aurait pu ménager la susceptibilité de nos voisins britanniques tant la résistance de leurs îles fut opiniâtre, et pour l’essentiel, couronnée de succès.

On sait aujourd’hui, même si cette réalité est également encore le plus souvent occultée, que Churchill ne souhaitait pas, initialement, le débarquement en France, à partir de ses côtes britanniques, mais plutôt le renforcement de la tête de pont alliée en Italie, ce qui était, du reste, la voie du bon sens à tous points de vue, sur le plan géostratégique et sur le plan de l’économie de moyens, et encore plus, de l’économie de vies humaines.

Qui s’en rappelle? Très exactement à la veille du débarquement en Normandie, Rome tombait déjà, et avec beaucoup moins de moyens militaires engagés, et de plus, pour ce qui nous concerne, une participation très active de l’armée française…

Le débarquement en Normandie, pour les USA, représentait donc avant tout et bien davantage un enjeu géopolitique et symbolique vis à vis de ses propres « alliés », plutôt qu’une opération prétendument vitale pour en finir avec la puissance allemande…

C’était une manière d’effacer ce qui restait des prétentions britanniques à avoir contribué en premier lieu à la défaite allemande, et par le sacrifice spectaculairement tragique et en réalité tout à fait inutile de milliers de jeunes soldats sur nos plages, tenter d’effacer la dette de sang immense que l’Europe entière devait à l’Union Soviétique pour avoir terrassé l’essentiel des forces nazies sur les fronts de l’Est.

Le spectacle de la mort concentrée sur les plages de Normandie est d’abord et avant tout une des premières grandes victoires du pouvoir de l’image sur la réalité, et d’autant plus que les acteurs y ont été, néanmoins et pour ce qui les concerne, véritablement sacrifiés comme des pions. C’est une prolongation moderne du pouvoir mythique spectaculaire du sacrifice « religieux », au sens basique du terme, qui « relie » les humains.

Aujourd’hui, si Trump a quelque peu écorné l’image de l’ »Amérique » par son comportement fantasque et caricatural, il n’en représente pas moins la puissance encore dominante des USA, difficilement challengée par l’occupation de quelques îlots stratégiques en Mer de Chine…

Au delà des rodomontades verbales, il n’hésite pas à y réaffirmer, par la présence de sa marine militaire, sa capacité à les récupérer le cas échéant, et sans coup férir, très probablement, vu la réaction très passive des chinois…

C’est néanmoins un foyer de guerre potentielle supplémentaire qu’il n’hésite pas non plus à entretenir, parmi tous ceux déjà très actifs qui ravagent la planète.

Dans l’univers moderne, la puissance militaire n’est le plus souvent que la prolongation de la puissance financière par d’autres moyens…

A défaut de puissance industrielle, en voie de délitement total, la France de Macron, comme celle de Hollande, Sarkozy et prédécesseurs, tente de sauver les restes de sa puissance financière et de son pré carré africain, qui lui est en quelque sorte concédé par les USA, au prix d’une caution politique désormais systématique, sinon d’un renfort militaire direct, pour leur opérations extérieures diverses…

La « regimbade » de Macron sur la question « climatique », demeurée controversée quant au fond, était une regimbade à bon marché, en réalité, si le prix en était de rétablir très officiellement l’image des USA comme « libérateurs » de la planète, et cela dès 1917!

C’était donc, en fait, une sorte d’extension temporelle dans la soumission à l’impérialisme US, pour justifier, en la « redorant » formellement, l’actualisation de la soumission présente…
La « réussite » de Macron n’est que celle d’un simple tour de prestidigitation, dont les ficelles, au demeurant grossières, sont néanmoins assez bien dissimulées à grand renfort de communication univoque sur tous les médias au service du système, c’est à dire la très grande majorité.

L’une des dernières « ficelles » du pantin Macron a déjà bien failli craquer complètement suite au « show » de la « station F » où il s’est mis en vedette aux bons soins de Xavier Niel, le « Pape » des « start-up »…

Macron s’y est mis en scène, ostensiblement et de lui-même, comme une « start-up » qui aurait réussi… En réalité c’est donc bien l’image qu’il veut délibérément donner de sa conception de la réussite « à la française », mais plus précisément « in the New France », dans le royaume imaginaire de Xavier Niel, comme chef de gare de ce train fantôme vers un futur pour le moins incertain, sinon carrément chimérique et délétère…

En effet, si, à première vue, le royaume des start-up est aussi celui de la création d’emplois en CDI, cette notion de « durée indéterminée » prend un tout autre sens, en fonction des statistiques de survie des dites « start-up »…
Concrètement, selon « les Echos », 60% des start-up françaises n’atteignent pas le cap des 4 ans…

https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0211800593832-diriger-une-start-up-le-ba-ba-2065687.php

Tandis que pour « 1001 startups », pourtant site dédié, mais donc assez honnête, semble-t-il, 74% des start-up tournent à perte, et au final, 90% échouent carrément!

http://1001startups.fr/chiffres-cles-startups-france/

Si la notion de « réussite », pour l’avenir de la société française, tient dans les 10% de start-up survivantes, c’est bien une image extrêmement restrictive de l’humanité, et même franchement dégradée, que Macron veut nous imposer, et si les vies de la grande masse des autres humains, non embarqués dans ce train infernal, « ne sont rien », selon ses propres dires, il y a donc sans aucun doute possible, et malgré la brosse à reluire médiatique en mouvement perpétuel autour de sa personne « jupitérienne », de quoi s’inquiéter sérieusement…

Si l’objectif « entrepreneurial » du « startupper » est la « création de valeurs », c’est à dire, en clair et selon les critères mêmes de cette vision économique, la reproduction et l’élargissement du capital investi, on en voit tout de suite les limites, surtout en termes d’utilité sociale.

Combiner utilité sociale réelle et élargissement du capital, cela reste tout aussi antinomique, sinon plus encore, dans l’univers des start-up, que dans le reste de l’économie capitaliste.
Et c’est toujours, dans le meilleur des cas, limiter le concept de « réussite » humaine à celui de l’élargissement du capital.

Mais on comprend bien qu’après avoir, des décennies durant, abandonné au duo américano-chinois et à sa cousine germaine Merkel le champ du développement industriel, le capital français cherche à se recentrer, sinon à se concentrer tout de suite, sur ce domaine illusoire et éphémère des start-up pour se redonner un peu de volume en termes d’investissement ayant au moins l’apparence d’une « productivité », et marginalement, une très relative efficacité, en termes de création d’emploi…

Pour faire face à la crise mondiale, et en plus faire face à son déclassement inexorable dans l’ordre du capital productif, le capital « français » tente aujourd’hui d’entraîner l’ensemble de la vie économique et sociale du pays dans cette spirale en réalité tout à fait destructrice de ce qui y reste d’encore à peu près sain. La seule « création de valeurs » liées aux « chaines de valeur » de la mondialisation, obère, ici comme ailleurs, toute possibilité de développement économique réellement endogène et relié à des échanges internationaux véritablement équitables, c’est à dire autrement que sur l’étiquette…

C’est dans le cadre de cette contrainte absolue de «  compétitivité internationale  » que le capital «  français  » se trouve face à la nécessité de précariser tout ce qui reste d’emploi en dehors de la sphère des start-up, déjà précaire par nature. Il ne s’agit pas seulement de sauvegarder des super-profits, mais de tenter de sauvegarder son modeste rang de puissance impérialiste désormais secondaire.

C’est la réalité de ce déclassement qui consacre cette nécessité, et non une volonté perverse de surexploitation, même si c’est bien ce qui en résultera, inévitablement.

La perte des «  acquis sociaux  » de la très mythique «  libération  » est une conséquence inéluctable de la réduction des super-profits que le capital «  français  » a pu provisoirement encore retirer de son empire colonial restructuré en forme de «  Françafrique  », aujourd’hui en voie de délitement, tout comme sa capacité industrielle, sous la poussée de l’émergence chinoise.

Ces «  acquis sociaux  » étaient d’abord et avant tout le fruit de la collaboration de classe du parti thorézien et de la bourgeoisie monopoliste française pour la reconstitution éphémère des restes de l’Empire colonial. Ils étaient le prix du sang des indigènes écrasés par le néocolonialisme «  à la française  », cherchant à se rapprocher progressivement du modèle US, mais avec nettement moins d’efficacité…

De plus, tant que l’URSS était debout, tant que des luttes anti-impérialistes se développaient à travers le monde, le risque du retour à une radicalité dans les luttes sociales persistait, et le rôle de collaboration de classe des partis révisionnistes, comme le parti thorézien en France, était précieux pour la bourgeoisie, et il lui fallait donc lâcher du lest « social » de temps à autre, pour intégrer au système une partie de l’aristocratie ouvrière et de la bureaucratie réviso-réformiste.

C’est dans ces conditions que l’illusion réformiste a pu s’enraciner dans les masses et que s’est forgé le mythe du CNR comme forme embryonnaire d’une transition vers le socialisme et celui, en conséquence, des « acquis sociaux » comme fruit de la lutte de classe. Alors qu’il s’agissait précisément de tenter d’y mettre fin et de barrer la voie de toute alternative au système.

Aujourd’hui n’existent plus aucunes des conditions qui ont permis ce « compromis », au demeurant et par nature tout à fait stérile comme alternative au capitalisme.

Aujourd’hui l’URSS a disparu et la Chine est devenue l’un des poumons essentiels de la finance impérialiste mondialisée.

La « Françafrique » s’est réduite comme peau de chagrin sous la pression de nos « amis » chinois et américains, et il en revient surtout, politiquement, la trace des millions de cadavres que la France y a laissé, comme au Rwanda.

Vouloir entretenir l’illusion réformiste des « acquis sociaux » et le mythe du CNR c’est vouloir faire tourner à rebours la roue de l’histoire, vouloir contribuer à sauvegarder l’impérialisme français, vouloir sauvegarder à tout prix les prébendes de la bureaucratie syndicale et politique constituée à cette époque révolue. C’est l’idéologie de classe d’une petite bourgeoisie bureaucratique qui en était le produit et dont la fonction essentielle était celle d’un relai pour la collaboration de classe.

Aujourd’hui, les condition économiques et sociales qui ont permis l’existence d’une telle classe et la survie de cette bureaucratie réviso-réformiste n’existent plus. Aujourd’hui la fonction de collaboration de classe que la bourgeoisie veut encore accorder à la frange bureaucratique résiduelle n’est plus que celle d’un auxiliaire pour la liquidation des derniers restes de ces « acquis sociaux ». C’est aussi dans cette perspective qu’il faut considérer l’épisode ubuesque du « Revenu Universel » et la mansuétude et même le soutien médiatique dont ont bénéficié les « collectifs démocratiques », genre « nuits debout » et autres foyers de « mobilisation » anarcho-spontanéistes et anarcho-syndicalistes. Il s’agit toujours de barrer la voie qui mènerait à un véritable réveil de la conscience de classe, à la constitution d’une véritable alternative prolétarienne.

C’est la constitution d’une telle alternative qui est la seule voie possible pour un modèle de développement économique et social endogène mettant en correspondance le développement des forces productives et la réponse aux besoins sociaux réels. C’est une révolution qui rend au travail sa véritable valeur et finalité. C’est la fin des illusions réformistes, la Révolution du Retour au Réel…!

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétaire depuis 40 années.

8 pensées sur “14 Juillet 2017 Bienvenue «In the New France» le pays des «gens qui ne sont rien»

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    11 juillet 2017 à 6 06 15 07157
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    Merci pour cette analyse, et ce rappel historique conduisant à la nécessité de la révolution établissant la dictature du prolétariat, indispensable pour abattre le capitalisme et construire la société socialiste et le communisme.

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    11 juillet 2017 à 8 08 06 07067
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    Voici le titre d’un article que nous avons reçu récemment : «14 juillet 2017 : Bienvenue «In the New France» le pays des gens qui ne sont rien» (1). La cynique invitation, est adressée au Président américain Donald Trump, suite à l’invite du Président français Emmanuel Macron de participer à la parade républicaine sur les Champs Élysées pour la fête nationale patriotique du 14 juillet «Enfant de la Patrie le jour de gloire est arrivé».

    Puis-je demander quel est l’objet d’un tel texte d’indignation? Quel but poursuit l’auteur? Pourquoi et pour qui l’a-t-il écrit? Quel est l’intérêt pour la classe ouvrière de deviser à propos des tactiques des armées impérialistes (France, Angleterre, États-Unis, Russie, puis URSS, Allemagne et Italie, etc.) en Normandie, en Italie, sur le front de l’Est? Il suffit de redire que ces deux guerres mondiales furent des guerres impérialistes ou trois camps impérialistes s’affrontèrent et ou des millions de prolétaires ont été massacrés pour consolider le pouvoir d’un camp impérialiste contre un autre. Mais surtout, ce qui serait pertinent pour la classe ouvrière serait de lire des tactiques de lutte pour empêcher le déclenchement, le «remake» disent les Anglais, d’une grande guerre d’extermination thermonucléaire que le grand capital nous prépare. Rien de cela dans tout ce que l’on voit et tout qu’on lit à propos de cette visite sans intérêt.

    La visite de Donald Trump à Paris le 14 juillet a-t-elle un intérêt quelconque pour la classe ouvrière française dans ses luttes quotidiennes pour résister aux attaques systématiques dont elle est l’objet de la part du capital français (de droite ou de gauche)? Cette parade des larbins du patronat, n’est-ce pas un de ces miroirs aux alouettes (un peu comme les mascarades électorales que le prolétariat boycotte) que le capital aime agiter devant la petite petite-bourgeoisie excitée qui adore marcher en procession agitée sous les fanions afin d’exposer son indignation devant les grands pions de ce monde – histoire d’attirer leur attention sur ses capacités de troufion?

    Parions que hormis la petite-bourgeoisie mélenchoniste-communiste-marxiste-léniniste-maoïste-socialiste-trotskiste-anarchiste-altermondialiste très peu d’ouvriers vont se déplacer pour protester ce jour anniversaire de la République bourgeoise citoyenne et capitaliste. Car le problème de la classe ouvrière française ce n’est pas Trump ou Macron, mais la classe sociale qu’ils représentent et le mode de production qu’ils défendent, le capitalisme moribond, que Hollande et Obama représentaient avant eux… d’autres suivront, mais la mission du prolétariat restera…

    Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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  • Ping : L’indignation bourgeoise républicaine et gauchiste ce 14 juillet 2017 – les 7 du quebec

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    16 juillet 2017 à 2 02 17 07177
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    M. Bibeau a entrepris de republier cet article pour lui faire, en quelque sorte, une suite en deux temps…
    1) commentaire
    2) article « séparé », mais reprenant quasiment ce même commentaire…

    Faute d’un ordinateur fonctionnel (attaque type « cheval de Troie »…), je n’ai pu répondre à cet étrange « manœuvre stratégique »

    Mais, de toutes façons cela en valait-il la peine… ?

    L’amitié franco-US Trump-Macron ne concerne pas le prolétariat, selon M. Bibeau ?

    Qu’il aille donc sur le terrain, en Syrie, par exemple, expliquer cela aux prolétaires locaux qui « récoltent », sous forme de bombes et autres joyeusetés, les fruits de cette « noble et intemporelle amitié »…

    Et si les manifestations de solidarité anti-impérialiste n’ont aucun sens prolétarien pour M. Bibeau et ses semblables, ce n’est donc qu’une contribution, en fait, au recul de la conscience de classe, et non à son réveil.

    « Indignation petite bourgeoise » ??? Pour mémoire, les manifs des années 50 contre la guerre de Corée…

    Quelques liens à ce sujet :

    http://www.amitiefrancecoree.org/2015/06/une-conference-sur-la-manifestation-du-28-mai-1952-contre-le-general-ridgway.html

    http://fischer02003.over-blog.com/2017/06/dehors-ridgway-la-peste.html

    1952 : LES OBSÈQUES DE HOCINE BELAÏD

    http://parcours.cinearchives.org/Les-films-758-189-0-0.html

    Précision : il ne s’agit pas ici d’encenser pour autant la ligne du PCF de cette époque, faite d’un mélange de confusionnisme populiste, de révisionnisme, et malgré tout, de quelques restes de marxisme-léninisme…

    Mais de respecter le souvenir de ces luttes, ne serait-ce que pour en tirer des leçons utiles, ce que M. Bibeau est bien incapable de faire.

    Son seul réflexe, c’est en quelque sorte : « J’irai cracher sur vos tombes ! »… Manque de pot, ce ne sont pas celles des bourgeois, ici, mais celles des prolos… !

    Visera-t-il mieux la prochaine fois ? Désormais, on doute complètement de ses « visées », en réalité… !

    Luniterre

    PS : sur le même thème,

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

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    16 juillet 2017 à 16 04 32 07327
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    D’une manière générale, le couplet habituel, sur les « trois camps impérialistes », pendant la lutte antifasciste, équivaut à l’équation idéologique bourgeoise Bolchévisme = Nazisme.

    Elle se prolonge aujourd’hui par une confusion des niveaux de développement économique entre les nations… « toutes soumises à l’impérialisme » = « toutes impérialistes » = « toutes au même niveau »

    Chroniqueur de la guerre annoncée ?

    Ou plutôt, le degré zéro de l’analyse, idéalisme petit bourgeois le plus basique possible, qui assure éventuellement un petit lectorat au chroniqueur Bibeau et lui fait éventuellement une petite place médiatique, sinon une petite rente de son travail de sape…

    On comprend ainsi, en fait, son affinité pour « Reporterre » et autres médias du même style, qu’il essaye pathétiquement de concurrencer en reprenant le même ton qu’eux dans son approche du léninisme…

    Luniterre

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

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      16 juillet 2017 à 20 08 23 07237
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      @ Luniterre

      Le camarade est une source intarissable d’arguties et pour cela il doit être remercié.

      1) OUI il y a eu affrontement entre trois alliances impérialistes – ALLIÉS-ATLANTIQUE VERSUS AXE JAPON-ALLEMAGNE-ITALIE ET AUTRES VERSUS URSS ET CAPITALISME D’ÉTAT S’ÉTENDANT SUR 1/6 DES TERRES ÉMERGÉES lors de la Seconde guerre mondiale.

      2) NON, Nazisme n’égale pas bolchévisme non plus que fascisme, non plus que libéralisme démocratique bourgeois qui sont autant (4) de tendances idéologiques érigeant le capitalisme dans ses différentes variantes dans des conditions différentes. Ainsi le bolchévisme-stalinien érigeait le capitalisme dans des conditions d’une société arriérée qui devait marcher au pas de charge pour rattraper son retard avant la grande debacle nazie que Staline avait parfaitement et lucidement prévue. Auquel il a préparé correctement la société soviétique (surtout pas sous dictature du prolétariat) à faire face.

      3) Cette société URSS devait s’effondrer face à la menace de l’impérialisme atlantique financier que le modèle soviétique était incapable d’affronter car il demande un contingent de grands capitalistes autonomes et interreliés sur les marchés boursiers mondiaux ce que la Russie Poutinienne a produit.

      4) NON nous n’appuyons pas Reporterre dont nous avons reproduit un seul article en 10 ans d’activité et que nous ne connaissons pas bien et cela nous importe peu.

      5) Parlons-en du léninisme – cela nous intéresse vraiment de la part d’un connaisseur

      Merci de ce commentaire camarade Luniterre – et n’hésitez pas à nous instruire sur le léninisme

      robert bibeau http://www.les7duquebec.com

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        17 juillet 2017 à 18 06 57 07577
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        Arguties ??? Non, en ce qui concerne l’approche du léninisme, je n’ai fait que compléter le travail du camarade WH, qui ne possédait pas forcément toutes le données historiques de la question des koulaks, ce qu’il a bien voulu admettre, du reste… Ce camarade est très jeune, mais il met du cœur à l’étude et progresse…

        Ceci dit, il n’y a pas d’âge pour étudier et analyser l’histoire, autrement qu’avec des préjugés. Staline a continué l’œuvre de Lénine et fait survivre la Révolution Socialiste en URSS, dans des conditions particulièrement difficiles. Ces conditions ont favorisé l’émergence de différentes formes de révisionnisme. En fin de compte, c’est le rapport de force politique qui s’est inversé et a entrainé la victoire du Khrouchtchevisme. La politique khrouchtchévienne est exactement celle que Staline avait combattu, une dernière fois, lors du XIXème Congrès.
        Malgré tout, il a encore fallu 35 ans au révisionnisme pour saper complètement les bases économiques de l’URSS, telle qu’elle avait été construite sous Staline, principalement. Il n’est donc tout simplement pas possible de parler d’échec de cette période, sauf si l’on veut faire chorus avec les chantres du capitalisme.

        La période de dictature du prolétariat est une période intense de luttes de classes. En URSS cette lutte a donc été perdue, mais reste le bilan de l’œuvre qui a été réalisée.

        Parler de l’URSS globalement comme le fait M. Bibeau, c’est exactement ce que font les idéologues bourgeois, ainsi que leurs séides trotskystes et autres gauchistes, anars, (sauf le camarade Do (blog Vive la Révolution), qui pratique une sorte d' »anti-stalinisme » assez relatif et « dialectique » en un sens, vu qu’il défend, le plus souvent, la mémoire de l’URSS…!).

        Étudier et parler de l’URSS en ML, c’est en faire une analyse dialectique pour en tirer les leçons utile, et réintégrer sa mémoire dans la culture du mouvement ouvrier.

        Contribuer à saper la mémoire de l’URSS, c’est contribuer à éradiquer la mémoire et la culture du mouvement ouvrier, c’est collaborer et contribuer à la domination de l’idéologie bourgeoise, qui a cet objectif, majeur pour elle, dénigrer l’URSS, et surtout la période « stalinienne », constamment en ligne de mire dans son intox médiatique.

        Est-ce suffisamment clair?

        Luniterre

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    17 juillet 2017 à 21 09 49 07497
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    Post-scriptum, à propos d’un de ces arguments « imparables » de M. Bibeau…:

    « 3) Cette société URSS devait s’effondrer face à la menace de l’impérialisme atlantique financier que le modèle soviétique était incapable d’affronter car il demande un contingent de grands capitalistes autonomes et interreliés sur les marchés boursiers mondiaux ce que la Russie Poutinienne a produit.  »

    RÉCAPITULATIF DE L’IMPORTANCE RELATIVE
    DES PÔLES FINANCIERS DANS LE MONDE:
    Les USA restent largement devant, en termes de capitalisation financière, avec 25 935 Milliards de Dollars (NYSE + Nasdaq, Nov 2015),
    c’est désormais la Chine qui arrive nettement en second, avec 11 050 MD, ( Shanghai + Shenzhen + Hong Kong, Nov 2015 ), loin devant la première place européenne, Londres, qui, peu avant le « Brexit » et la dévaluation de fait de la Livre, pesait encore 6187 MD, incluant Milan, rachetée en 2007. (A noter que le rachat prévu de Francfort ( 1738 MD en Nov 2015) se trouve désormais remis en cause.).

    Derrière, Tokyo, avec 4910 MD (Nov 2015), devance encore Euronext (Paris + Amsterdam + Bruxelles + Lisbonne, 3379 MD, Nov 2015)

    A NOTER QUE MOSCOU, qui pesait encore près de 950 MD en 2010, est passé de 770 à 385 entre 2013 et 2014. Après les sanctions relatives au conflit ukrainien, la capitalisation boursière de la Russie est encore descendue. En Décembre 2016, elle était à 279 MD, SOIT UNE CAPITALISATION INFÉRIEURE A CELLE DE L’ESPAGNE …EN 2011, estimée à 350 MD ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibex_35 )

    Très puissante, la « finance Poutinienne » !!!

    (…et l’étude « financière » de M. Bibeau…)

    L’impérialisme russe fait donc à nouveau trembler le monde …des ignorants!

    Luniterre

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