Repenser la monnaie : le bitcoin

 GILLES BONAFI :

La théorie économique – je l’explique depuis des années – est une succession de concepts et de postulats possédant l’assentiment général, et, Internet permet comme jamais auparavant d’étudier la fragilité de nos processus cognitifs. Le bitcoin qui ponctue l’actualité fait ainsi voler en éclats les théories sur la monnaie qui ne sont de facto qu’une suite de conventions devenue obsolète comme le démontre l’audition (Sénat) sur les monnaies virtuelles ci-dessous.

En dernière analyse, aujourd’hui, la monnaie s’est métamorphosée en information, le bitcoin, n’étant qu’une succession de 1 et de 0.

 

Cependant, le problème est ailleurs.
En effet, la circulation de marchandises, exige une contrepartie monétaire formalisée par la loi de Fisher (MV = PQ) :

 

Masse (monétaire) x Vitesse (de circulation) = Prix (des marchandises) x Quantité (de marchandises)

Face à l’accroissement exponentiel d’échange de marchandises notre système monétaire a volé en éclats en 1971 (fin de la convertibilité en or du dollar), la finance prenant le relais en accélérant la vitesse, le fameux V de l’équation de Fisher.

De plus, par la spéculation reposant sur un système assuranciel défaillant (les CDS), elle permet de transformer l’argent futur en espèces sonnantes et trébuchantes bien présentes, ce que nous payons si cher aujourd’hui. Face à l’augmentation croissante de marchandises la quantité de monnaie doit augmenter sans cesse. Le dollar devrait donc être remplacé par une monnaie virtuelle, la seule qui satisfasse pleinement aux exigences du règne de la quantité. Le bitcoin doit donc être pris pour ce qu’il est : un test grandeur nature.

 

Notre civilisation basée sur le papier, la matière la plus fragile, repose désormais sur des flux de données numériques encore plus vulnérables…

 

Vidéo 1 (ci-dessous)

Vidéo 2 (la suite des auditions)

La théorie économique – je l’explique depuis des années – est une succession de concepts et de postulats possédant l’assentiment général, et, Internet permet comme jamais auparavant d’étudier la fragilité de nos processus cognitifs. Le bitcoin qui ponctue l’actualité fait ainsi voler en éclats les théories sur la monnaie  qui ne sont de facto qu’une suite de conventions devenue obsolète comme le démontre l’audition (Sénat) sur les monnaies virtuelles ci-dessous.
En dernière analyse, aujourd’hui, la monnaie s’est métamorphosée en information, le bitcoin, n’étant qu’une succession de 1 et de 0.
Cependant, le problème est ailleurs.
En effet, la circulation de marchandises, exige une contrepartie monétaire formalisée par la loi de Fisher (MV = PQ) :
Masse (monétaire)  x  Vitesse (de circulation) = Prix (des marchandises)  x  Quantité (de marchandises)
Face à l’accroissement exponentiel d’échange de marchandises notre système monétaire a volé en éclats en 1971 (fin de la convertibilité en or du dollar), la finance prenant le relais en accélérant la vitesse, le fameux V de l’équation de Fisher.
De plus, par la spéculation reposant sur un système assuranciel défaillant (les CDS), elle permet de transformer l’argent futur en espèces sonnantes et trébuchantes bien présentes, ce que nous payons si cher  aujourd’hui. Face à l’augmentation croissante de marchandises la quantité de monnaie doit augmenter sans cesse. Le dollar devrait donc être remplacé par une monnaie virtuelle, la seule qui satisfasse pleinement aux exigences du règne de la quantité. Le bitcoin doit donc être pris pour ce qu’il est : un test grandeur nature.
Notre civilisation basée sur le papier, la matière la plus fragile, repose désormais sur des flux de données numériques encore plus vulnérables…