Aujourd’hui, la productivité du travail double tous les dix ans

Sous De Gaulle en 1967 la productivité du travail augmentait déjà de 4,5 % par an. Et, d’après divers économistes, elle double tous les dix ans depuis 1990. C’est tout à fait normal, car la productivité augmente en même temps que la science progresse. Aussi, on nous ment quand on nous dit que bientôt, il n’y aura plus assez de jeunes pour financer les retraites des vieux.

Sous De Gaulle en 1967 la productivité du travail augmentait déjà de 4,5 % par an (vidéo 1’05) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article8315

Lien de la vidéo

De Gaulle le 27 novembre 1967
à la 21e minute de son discours

Cliquer sur l’image pour voir la vidéo.

Nous sommes dirigés par des bandits !

Bonjour à toutes et à tous,

Au sujet des retraites, on nous parle continuellement du nombre d’actifs qui diminue sans arrêt, paraît-il, par rapport au nombre de retraités. Ce qui justifierait, d’après les menteurs au pouvoir, d’augmenter l’âge de la retraite et de baisser les pensions.

Outre le fait que depuis déjà quelques années, contrairement à ce qu’on nous dit, l’espérance de vie a commencé à baisser, il faut tenir compte aussi de la productivité du travail qui n’a de cesse d’augmenter de plus en plus au fur et à mesure des progrès scientifiques et techniques qui, eux-mêmes, n’ont de cesse d’augmenter exponentiellement.

Ainsi, de 1990 à 2000, cette productivité a doublé. Et elle a une nouvelle fois doublé de l’an 2000 à l’an 2010 (*). Ce qui signifie qu’un travailleur en 2010 produisait déjà 4 fois plus de richesses qu’en 1990. Je répète : en 2010, un travailleur produisait autant que quatre travailleurs en 1990 !

Partant de là, il est bien clair que l’on nous ment effrontément, quand on ose nous dire que les actifs ne seront bientôt plus assez nombreux pour assumer les pensions de retraite des vieux.

Petits calculs, petite vérification

Sachant qu’en 1967 la productivité augmentait de 4,5 % par an, si elle est de 100 en l’an 0, de combien sera-t-elle en l’an 10 ? au bout de combien d’années aura-t-elle doublé ?

On fera ce calcul en supposant que le taux d’augmentation de la productivité reste constant à 4,5% par an ; alors que, bien sûr, ce taux n’a de cesse d’augmenter en même temps que les progrès scientifiques et techniques (**).

Le calcul ci-dessous est un tout petit peu approximatif, puisque je n’ai pas toujours tenu compte des derniers chiffres après la virgule donnés par ma calculette. En fait, cela augmente donc très légèrement plus qu’indiqué.

En l’an 00 la productivité est de 100, dont 4,5 % font 4,5
En l’an 01, elle est donc de 104.5 dont 4,5 % font 4,7
En l’an 02, elle est donc de 109.2 dont 4,5 % font 4,9
En l’an 03, elle est donc de 114,1 dont 4,5 % font 5,13
En l’an 04, elle est donc de 119,2 dont 4,5 % font 5,36
En l’an 05, elle est donc de 124,5 dont 4,5 % font 5,6
En l’an 06, elle est donc de 130,1 dont 4,5 % font 5,85
En l’an 07, elle est donc de 135,9 dont 4,5 % font 6,1
En l’an 08, elle est donc de 142,0 dont 4,5 % font 6,39
En l’an 09, elle est donc de 148,3 dont 4,5 % font 6,67
En l’an 10, elle est donc de 154,9 dont 4,5 % font 6,97

Au bout de 10 ans, la productivité aura donc augmenté environ de 50 % !

En l’an 11, elle est donc de 161,8 dont 4,5 % font 7,28
En l’an 12, elle est donc de 169,0 dont 4,5 % font 7,6
En l’an 13, elle est donc de 176,6 dont 4,5 % font 7,94
En l’an 14, elle est donc de 184,5 dont 4,5 % font 8,3
En l’an 15, elle est donc de 192,8 dont 4,5 % font 8,67
En l’an 16, elle est donc de 201,5

La productivité du travail aura donc doublé environ en 16 ans.

Cependant, comme l’augmentation de la productivité n’est pas resté fixée à 4,5 % par an, mais a forcément elle-même augmenté (**), on est bien sûrs de ne pas se tromper en disant qu’à l’époque de De Gaulle, il ne fallait pas plus de 15 ans pour que la productivité double.

Comme l’augmentation annuelle de la productivité a elle même augmenté (accélération), passant de 4,5 % par an à 4,6 % par an, puis à 4,7 % par an, etc. cela explique qu’à partir de 1990, il fallait non pas 15 ans, mais 10 ans pour que double la productivité du travail.

Nous sommes dirigés par des bandits !

Si nous nous dirigions nous-même, puisque de 1990 à 2010 la productivité a quadruplé, salaires et pensions auraient quadruplé en même temps ! mais, comme nous sommes dirigés par des bandits, on nous dit : « vous allez devoir vous serrez la ceinture pour assurer les retraites. » !

Bien à vous,
do
Le 28 décembre 2014
http://mai68.org/spip

Notes :

(*) C’est à la télé, il y a quelques années, que j’ai entendu un économiste dire que la productivité avait doublé entre 1990 et 2000, devant tout un parterre de gens dont aucun n’a contredit. Six mois plus tard, un autre disait qu’elle avait doublé entre 2000 et 2010. Je n’ai malheureusement ni les noms des économistes en question, ni les enregistrements. Mais je me souviens bien de ce qu’ils avaient dit, car cela m’avait marqué. Il est par contre très clair que ces chiffres sont cohérents avec la référence prouvée par la vidéo ci-dessus des 4,5 % par an d’augmentation de la productivité du travail en 1967.

(**) Puisque le progrès scientifique et technique n’augmente pas de façon linéaire mais exponentiel, le taux d’accroissement de la productivité n’est pas constant mais augmente sans arrêt. C’est-à-dire que la productivité n’augmente pas de façon linéaire, mais exponentielle.

Croissance-lineaire-cubique-exponentielle

Comparaison entre une croissance linéaire, en rouge ; cubique, en bleu ; et exponentielle, en vert. Source Wikipedia.

La bourse – Évolution du CAC40 entre 1964 et 2012

Par ailleurs, un simple grahique de l’évolution de la bourse depuis quelques dizaines d’années suffit à voir qu’on nous ment sur les capacités à maintenir les acquis sociaux du CNR (Conseil National de la Résistance) et de la lutte de classe. Cliquer sur l’image ci-dessous pour l’agrandir et lire les chiffres :

CAC_40

En 1964, il y avait assez d’argent pour de vraies retraites, une vraie sécu, etc. mais maintenant, il n’y en a plus assez, et il faut tout supprimer. Juste un regard sur le graphique ci-dessus, venu de Wikipedia, suffit à démentir les allégations du pouvoir esclavagiste qui nous dirige.

Le graphique ci-dessus de l’évolution de la bourse indique aussi une chose fort intéressante que l’on savait déjà. Les trois dernières fois que l’on a parlé de « crise économique », c’est en 2007-2008, en 2001-2002, et en 1987. Ces années correspondent pile au trois derniers pics bas du graphique. Il se trouve que seuls les capitalistes les plus riches savent jouer à la baisse, c’est-à-dire faire fortune pendant la « crise » — aux dépends d’autres capitalistes moins riches mais bien plus nombreux — en achetant aujourd’hui des marchandises au prix qu’elles auront demain tout en les revendant immédiatement, au prix d’aujourd’hui. La différence va dans leur poche. À condition que le prix de la marchandise baisse effectivement. Par exemple, peu avant le 11 septembre 2001, quelques capitalistes bien informés avaient joué à la baisse sur les actions des entreprises de transports aérien auxquelles appartenaient les avions détournés. Intéressant ! Et Warren Buffett, qui avait considérablement augmenté sa fortune pendant, c’est-à-dire grâce à la « crise » de 2007, fut le sponsor de Barack Obama en 2008. Intéressant aussi !

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Réponse de Robert Bibeau

Par courrier électronique du  Monday, January 18, 2016 5:45 PM

Salut  camarade

Merci de ta précieuse collaboration sur  LES7DUQUEBEC.COM

pour le chiffre de 4,5% par année  en 1967  je suis tenté de le croire  je t’assure  mais  pour ce qui est d la productivité qui  double tous les dix ans d puis 1990  je ne crois  pas  peu importe qu’un économiste  échevelé l’ait dit

Si c’était le cas  nous ne serions pas en crise économique  systémique  dans l’ensemble du monde impérialiste    car la crise  ce n’est qu’un mot – un euphémisme pour dire  INCAPACITÉ DE POURSUIVRE L’ACCUMULATION ET LA REPRODUCTION ÉLARGIE DU CAPITAL.    Ce n’est pas la misère sociale qui détermine l’usage  de l’expression  CRISE ÉCONOMIQUE  par les économistes bourgeois mais   le fait que la roue de la reproduction du capital ne tourne pas  aussi vite que nécessaire pour assurer la reproduction élargie.

Hors, si la productivité  du travail  doublait tous les dix  ans  nous n’entendrions plus parler de crise économique   même si  la moitié de l’humanité mourrait de faim

Tu serais gentil  d porter ton commentaire  sur  LES7DUQUEBEC.COM  ET LA RÉFÉRENCE À TON LIEN – TEXTE  AVEC DeGaulle  Merci à l’avance
Salutation camarade.
Robert Bibeau.  Directeur.  Les7duQuébec.com

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Réponse de do : La crise, c’est l’orgasme du capitalisme !

Par courrier électronique du Wednesday, January 20, 2016 7:37 AM

Salut Robert,

Que la productivité augmente de plus en plus vite est pourtant une évidence, puisqu’elle progresse en même temps que la science qui progresse elle-même de plus en plus vite.

Tout simplement, il n’y a pas de crise. La crise est un mensonge du pouvoir pour justifier auprès du prolétariat des baisses de salaires et des suppressions d’avantages acquis. Warren Buffett a d’ailleurs fait fortune pendant, c’est-à-dire grâce à, la crise de 2007-2008 au dépends de capitalistes moins puissants ou moins malins que lui. Il a fait fortune d’une façon brutale. Or, le but du capitalisme est justement de faire fortune le plus rapidement possible. C’est pourquoi je dis que la crise, c’est l’orgasme du capitalisme.

D’après toi, que le capitalisme soit en crise prouve que, contrairement à ce qu’on dit des « économistes échevelés », la productivité est en baisse ; mais, d’après moi, que la productivité augmente de plus en plus vite est en fait une preuve supplémentaire que la crise est un mensonge.

Sinon, oui, je ferais un article sur ton site au sujet que tu me demandes.

Bien à toi,
do
http://mai68.org/spip

La crise, c’est l’orgasme du capitalisme – Le mensonge de la crise et l’esclavage par la dette :

http://mai68.org/spip/spip.php?article444

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Réponse de Robert Bibeau

Par courrier électronique du Wednesday, January 20, 2016 1:48 PM

Je t’invite à  te promener à travers la France, les USA et le Canada  – à regarder – à observer – et tu ne diras plus qu’il n’y a pas de crise économique systémique

Les affamés augmentent en nombre, les comptoirs alimentaires sont bondés, les restos du coeur sont achalandés, les maisons du père sont débordés,  les chomeurs sont 95 millions aux USA – les gens peinent a joindre les deux bouts travaillent à deux pour juste payer les factures  – les usines ferment – les projets d’investissement  sont annulés  le PIB national régresse

Pour le peuple et pour la classe ouvrière il y a crise économique  assurément

Pour ce qui est de Warren Buffet  et les uatres  tu oublies juste une chose  c’est que leur fortune est virtuelle – sur papier –  elle n’existe pas  – ce sont des actifs boursiers qui demain s’évaporeront aussi vite qu’ils sont apparus  et tant mieux

Sorry camarade   tu  t’illusionnes  et la crise n’est pas l’orgasme des capitalistes  car   demain ils y perdront les dents et ils le savent  ()

C’est ton  fond  conspirationniste qui t,empêche de voir le monde tel qu’il est misérable et en fin de carrière – défait

Robert Bibeau

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Réponse de do : Faut arrêter de prendre les salauds pour des cons !

Réponse directement publiée ici le mardi 26 janvier sur le site des 7 du quebec

Salut Robert,

Tu te contredis. Dans ta première réponse, celle du 18 janvier 2016, tu dis au sujet de la crise que «Ce n’est pas la misère sociale qui détermine l’usage  de l’expression  CRISE ÉCONOMIQUE». Et dans ton second courrier, celui du 20 janvier 2016, pour répondre à mes arguments et tenter de me prouver qu’il y a bel et bien la « crise », tu dis exactement le contraire : «Les affamés augmentent en nombre» et «les gens peinent a joindre les deux bouts travaillent à deux pour juste payer les factures», ainsi que «Pour le peuple et pour la classe ouvrière il y a crise économique assurément». Faut choisir : soit la misère du peuple ne prouve pas que le système capitaliste est en crise, comme tu dis dans un premier temps ; soit la misère du peuple prouve que le système est en crise.

Personnellement, pensant aux vases communiquants, j’estime que la richesse des riches se mesure à la pauvreté des pauvres : plus les pauvres sont pauvres et plus les riches sont riches ! Comme en ce moment les pauvres sont de plus en plus pauvres, c’est que les riches sont de plus en plus riches. Je ne vois donc pas pour quelle raison je devrais croire que le système capitaliste est en crise, lui qui est justement fait pour enrichir les riches en appauvrissant les pauvres.

Quant aux mots « complotisme » et « conspirationnisme », ils font partie du vocabulaire du pouvoir ; et on les entend sans arrêt prononcer à la télévision par les propagandistes au service du grand capital. Il leur suffit de prononcer l’un de ces mots pour croire avoir annuler tous les arguments qu’on leur oppose en dénonçant les magouilles du pouvoir. «Tu penses que le pouvoir magouille, nous disent-ils, alors c’est que tu es un complotiste». Et le simple fait qu’ils se sentent forcés d’employer un tel argument prouve qu’ils n’ont pas d’argument. Ils acceptent qu’on pense que les gens du pouvoir sont cons et qu’ils font des conneries et que c’est pour ça que nous avons des problèmes, mais il n’est pas question qu’on pense que c’est parce que les salauds qui nous dirigent sont des salauds, qu’ils nous mettent volontairement dans la merde afin de s’enrichir eux-mêmes à nos dépends. Ils veulent bien qu’on prenne les salauds pour des cons, mais il ne veulent pas qu’on prenne conscience que les salauds sont des salauds !

Bien à toi,
do
http://mai68.org/spip

VOCABULAIRE DE L’ENNEMI, VOCABULAIRE ENNEMI !

http://mai68.org/spip/spip.php?article1735

Théorie du complot, complotisme, conspirationnisme

J’ai déjà étudié le sujet en utilisant un autre vocabulaire, celui de Karl Marx avec ses expressions « conception policière » et « conception prolétarienne » de l’histoire :

http://mai68.org/spip/spip.php?article411

Marx a dit qu’il n’y avait pas de méchants coupables :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1447

Ils voient des complotistes partout !

La théorie du complotisme est un vaccin inventé par le pouvoir pour neutraliser automatiquement, et par avance, toute dénonciation de ses manipulations. Selon cette théorie, toute dénonciation d’une manipulation du pouvoir ne peut être qu’une « théorie du complot », et ne peut être que « proférée » par un vilain « complotiste » :

http://mai68.org/spip/spip.php?article8947

Une pensée sur “Aujourd’hui, la productivité du travail double tous les dix ans

  • avatar
    28 janvier 2016 à 14 02 30 01301
    Permalink

    @ do

    Sur la question de la théorie complotiste.

    1) Il est indubitable que les puissances impérialistes mondiales complotent – trames des malversations pour se maintenir au pouvoir.
    2) Mais il faut aussi savoir qu’elles ne peuvent faire autrement – car leur pouvoir économique et donc politique est chancelant – insécurisé – par les contradictions même qui président au développement du mode de production capitaliste
    3) Il faut aussi savoir que tout en étant allié – et impliqué dans les complots – que je préfère appeler politiques impérialistes normales et agressives – et réactionnaires – chacune de ces puissances est aussi la concurrente des autres puissances
    4) Les complotistes négligent cette variable fondamentale et ne voit pas qu’il n’y a aucun intérêt pour le prolétariat de savoir si telle guerre contre DAESH par exemple est le résultat d’un complot ou de contradictions entre factions capitalistes d’un même camp et de camps opposés.
    5) DAESH est une créature de l’impérialisme qui tue les ouvriers syriens et irakiens et autres et DAESH doit être détruit mais cela se fera quand l’impérialisme aura éclaté et sombrera de son piedestale comme l’ensemble de la structure d’exploitation capitaliste

    D’ici là SOLDATS CANADIENS et FRANÇAIS GO-HOME

    Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

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