Balkany, nouveau Défenseur des droits

FERGUS :

Ce n’est pas encore officiel, mais AgoraVox est en mesure de le révéler dès aujourd’hui : Patrick Balkany est en passe d’être nommé « Défenseur des droits » par François Hollande. Une nomination que nul ne pourra contester, eu égard à l’exemplaire probité et à la grande rigueur morale de l’actuel député-maire de Levallois-Perret…

Disons-le sans détour, le président de la République, mal secondé par Manuel Valls, n’a pas fait preuve jusque-là d’un grand discernement dans le choix de la personnalité appelée à remplacer le regretté Dominique Baudis – décédé le 14 avril – au poste de « Défenseur des droits ». Il est vrai qu’avant de porter son choix sur Jacques Toubon, François Hollande avait envisagé plusieurs noms de personnes éminentes issues de différentes formations de l’échiquier politique, de Christiane Taubira – un moyen de l’exfiltrer du gouvernement – jusqu’à Jean-Louis Borloo, en passant par l’ex-ministre de Sarkozy Xavier Darcos. Hélas pour Hollande, entre le refus des uns et le profil peu adapté des autres, le poste restait à pourvoir.

Faut-il déduire de ces difficultés que la parfaite intégrité requise par la fonction soit une qualité introuvable dans le paysage politique français ? Non, bien sûr, et la preuve en est que le nom de Jacques Toubon s’est imposé comme une évidence dans l’esprit des deux têtes de notre exécutif. Voilà un homme, se sont dit le chef de l’État et le chef du gouvernement, qui s’est toujours mis, avec une admirable abnégation, au service de la France. Son passage à la tête du ministère de la Justice a d’ailleurs laissé la trace d’une action entièrement tournée vers le service de la collectivité et le bien-être de nos compatriotes. Et cela, tous ceux qui s’intéressent à la vie politique peuvent le confirmer sans la moindre hésitation.

Tous, non. Car des élus coupeurs-de-cheveux-en-quatre, des persifleurs congénitaux et des laissés-pour-compte envieux ont monté une virulente cabale contre l’intègre M. Toubon. Pire : ces ingrats ont reçu le soutien de près de 100 000 Français hostiles à la nomination de l’ex-garde des Sceaux au poste de Dominique Baudis. Étonnante levée de boucliers. Car que reproche-t-on à Jacques Toubon ? En réalité pas grand-chose, tout au plus des broutilles, des babioles, d’insignifiantes bagatelles. Prétendre écarter un homme d’une telle valeur d’un poste prestigieux au motif qu’il a consacré toute son activité place Vendôme à brider les procureurs, à saboter toutes les procédures judiciaires susceptibles de menacer son maître Jacques Chirac relève de la plus abjecte mesquinerie, chacun en conviendra. Ces malfaisants sont même allés jusqu’à reprocher à M. Toubon d’avoir envoyé jusqu’au cœur de l’Himalaya un hélicoptère pour rapatrier, en urgence et à grands frais, le procureur Laurent Davenas qu’un de ses zélés collaborateurs, Hubert Dujardin, voulait doubler sur sa gauche pour impliquer Xavière Tibéri, autre grande figure de la probité du RPR parisien, dans une affaire de vrai-faux rapport sur la Francophonie.

Devant un tel déchaînement, François Hollande a choisi en définitive la voie de l’apaisement en renonçant à promouvoir Jacques Toubon. Et c’est dans cet esprit qu’après avoir une nouvelle fois pris conseil auprès de Manuel Valls, il a décidé – la chose devrait être rapidement officialisée – de nommer au poste de « Défenseur des droits » l’exemplaire Patrick Balkany. Un choix que nul ne pourra contester, eu égard au passé exemplaire et aux grandes qualités de droiture, d’intégrité et de probité de ce grand serviteur des intérêts publics. Des qualités que Patrick Balkany a su ériger en piliers de son action, tant au sein de l’Assemblée nationale qu’à la tête de la ville de Levallois-Perret.

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