Bonne nouvelle : les banques seront obsolètes d’ici dix ans !

LE YETI :

Note du Yéti : une fois n’est pas coutume, le texte ci-dessous n’est pas de moi, mais d’un certain Simon Black. Il a été publié sur le blog Sovereign Man. Critiquable sans doute, mais aussi joli prétexte à réflexion pour le “monde d’après”.

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Tous les quelques siècles ou à peu près, une nouvelle technologie étonnante vient fondamentalement bouleverser la civilisation humaine.

Les exemples abondent à travers l’histoire : la révolution agricole, la révolution industrielle, l’invention de l’imprimerie.

L’invention de l’imprimerie offre un parallèle particulièrement saisissant pour comprendre ce qui nous arrive aujourd’hui.

Avant l’imprimerie, les gens vivaient dans les ténèbres. Leur information était étroitement contrôlée, et ils étaient contraints de s’en remettre aux “autorités” pour savoir quelle conduite personnelle, financière, éducative ou spirituelle adopter.

L’imprimerie a tout changé. Ce fut une technologie sociale extrêmement puissante qui a engendré des révolutions politiques majeures et l’avance rapide de l’éducation humaine.

En Europe, le nombre de livres imprimés est passé de millions à milliards.

Soudain il est devenu beaucoup plus difficile pour les gouvernements de contrôler l’information. Les idées échappaient à la contrainte. Des régimes politiques archaïques furent balayés. Et l’épanouissement intellectuel fut à la mesure de cette révolution.

Big Brother, débordé ?

Nous sommes désormais à l’aube d’une nouvelle transformation exceptionnelle provoquée par une nouvelle avancée technologique : la révolution numérique.

Et cela change tout dans la façon dont nous faisons des affaires avec les autres, dans nos rencontres et dans nos échanges.

Plus important encore, la révolution numérique a créé la capacité de rassembler des millions de personnes et de répandre des idées à la vitesse de l’éclair et efficacement. L’information est devenue incontrôlable.

Cela a le pouvoir de rendre obsolète des pans entiers de l’industrie et du commerce. Et le système financier en est un éclatant exemple.

En réalité, le fonctionnement du système bancaire “moderne” est toujours basé sur le même schéma existant depuis au moins un siècle.

Oui, bien sûr, les banques ont toutes aujourd’hui des sites web. Mais ça ne les rend pas plus “high-tech” pour autant.

Au cœur de leur fonctionnement, les banques sont encore des institutions éparpillées, héritées du 19e siècle, qui prennent l’argent des déposants, font des prêts et des investissements irresponsables, avec des marges de sécurité sur le fil du rasoir, et qui implorent des plans de sauvetage quand leur système tourne mal.

En passant, ils trouvent toutes les occasions possibles et imaginables pour visser leurs clients.

Et ont réussi de facto à prendre le contrôle de toutes les économies réelles.

Ils nomment des représentants pour siéger au conseil d’administration des banques centrales, qui établissent en retour des politiques de taux d’intérêt et accordent des prêts sans obligation de retour aux banques commerciales avec de l’argent sorti du chapeau.

Le système est devenu incestueux et obscène. Mais voilà, les choses sont en train de changer.

L’émancipation par la révolution numérique ?

Aujourd’hui, toutes les fonctions possibles d’une banque, de l’épargne aux prêts en passant par les transferts d’argent, peuvent s’effectuer bien plus vite, pour bien moins cher et beaucoup plus efficacement grâce aux nouvelles technologies de la révolution numérique.

Des sites Web comme Transferwise ou Azimo permettent d’envoyer de l’argent à travers le monde à un coût négligeable.

Des réseaux sociaux offrent aux gens la possibilité d’échanger des devises contre d’autres sans passer par un courtier hors de prix.

Et le crowfunding vous permet d’obtenir en ligne des prêts ou des capitaux pour financer un projet d’entreprise ou l’achat d’une maison.

Vous pouvez aussi sortir toutes vos économies du vieux système bancaire pour le placer sur de nouvelles plates-formes de monnaie numérique, ou sur d’anciennes et traditionnelles valeurs-refuges comme les métaux précieux.

Toute cette technologie existe déjà. La question est de savoir à quelle vitesse elle entrera dans les mœurs et dans les pratiques.

Sans surprise, les vieilles générations freinent des quatre fers.

Mais selon un rapport de Goldman Sachs (ô ironie !), 33% générations montantes ont déclaré qu’ils s’attendaient à ne plus avoir besoin d’une banque d’ici cinq ans, et 50% comptent sur des startups technologiques pour s’en débarrasser définitivement.

Je pense pour ma part que d’ici dix ans, la technologie et son adoption populaire auront progressé au point que les banques d’aujourd’hui seront devenues complètement obsolètes.

Thomas Jefferson a écrit :  « Le pouvoir doit être confisqué aux banques et restitué au peuple, à qui il appartient de plein droit. »

Ça a pris deux siècles. Mais désormais, maintenant, c’est possible.

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