Boycott du maïs industriel ! en souvenir de Rémi Fraisse, et contre le barrage de sivens, et contre les OGM

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Par do : Ce sont les capitalistes de l’industrie agroalimentaire du maïs qui ont commandité le barrage de sivens et c’est donc en leur nom que Rémi Fraisse a été assassiné par les flics. Et ce sont les mêmes industriels de l’agroalimentaire qui cherchent à imposer le maïs OGM. C’est pourquoi, il faut cesser d’acheter le maïs industriel. Par exemple, dans les supermarchés, et dans la plupart des commerces, on ne trouve que du maïs industriel. Il me semble indispensable de tout faire pour lancer efficacement un grand mouvement de boycott du maïs industriel.

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Assassinat de Rémi Fraisse !
Nous n’oublierons ni ne pardonnerons jamais !

BOYCOTT DU MAÏS !

http://mai68.org/spip/spip.php?article8189

À quoi reconnaît-on les cons et les ordures ? C’est qu’ils osent tout ! Ainsi, après la manif des assassins du pouvoir pour le droit de continuer à tuer, voici la manif des agriculteurs manipulés par les capitalistes de l’industrie du maïs !

Petits rappels :

1°) la culture du maïs est un énorme gaspillage d’eau. Le maïs en réclame en effet beaucoup plus que le blé.

2°) La France est traditionnellement une terre à blé, PAS à maïs ! Le fameux pain français est fabriqué avec du blé.

3°) Ce sont les industriels de l’agroalimentaire qui ont introduit la culture du maïs et qui cherchent à l’imposer aux vrais paysans.

4°) Beaucoup de maïs en ce monde est OGM (Organismes Génétiquement Manipulés).

5°) Les industriels de l’agroalimentaire finiront un jour par imposer leurs sales OGM si nous ne boycottons pas le maïs.

6°) Le maïs jaune qu’on trouve en France ne présente aucun intérêt, il est dégueulasse à manger.

7°) Aujourd’hui, ils osent prétendre que des poulets élevés au maïs seraient bios. Ma grand-mère les nourrissaient exclusivement avec du blé. Et leur jetait aussi les coquilles d’oeufs. Et les Poulets mangeaient aussi les vipères qui avaient la malchance de rencontrer leur chemin. Si vous avez la chance de fréquenter de vraies poules, pas des poules bios, mais des vraies poules dans une vraie campagne, donnez leur du blé et du maïs, vous verrez que les poules ne s’attaqueront pas au maïs tant qu’elles n’auront pas fini le blé. Et je les comprends. Mettez donc un grain de blé ans votre bouche et mastiquez-le, puis refaite la même expérience avec un grain de maïs. Résultat, le blé est assez facile à mastiquer tandis que le maïs est dur presqu’autant qu’un caillou ! Donc, vous comprenez les poules, n’est-ce pas ? Et que donne un grain de maïs avalé tout rond et dur comme un caillou dans le ventre d’une poule ? Comment se passe la digestion, à votre avis ? Donnez du blé à vos poules, pas du maïs ! Pour que la viande soit bonne, il faut qu’elle ait vécu heureuse !

8°) C’est pour cultiver cette merde de maïs que les industriels de l’agroalimentaire veulent imposer le barrage de Sivens.

7°) Vous verriez que, si chaque fois qu’il sort dans le commerce une sorte d’aliment en version OGM, alors plus personne ne mangeait de cette sorte d’aliment, sans même se préoccuper de savoir s’il est OGM ou pas ; alors les industriels de l’agroalimentaire n’oseraient plus jamais sortir un quelconque aliment OGM !

8°) Quelque part, on peut dire que ce sont en fait les industriels du maïs qui ont commandité l’assassinat de Rémi Fraisse.

Pour toutes ces raisons, il faut boycotter le maïs !


Des milliers de partisans du barrage de Sivens défilent à Albi

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN0IZ0PE20141115?sp=true

Samedi 15 novembre 2014 17h45

par Johanna Decorse

TOULOUSE (Reuters) – Entre 2.200 et 4.000 partisans du projet de barrage de Sivens, dans le Tarn, ont défilé samedi dans les rues d’Albi pour demander le retour de « l’ordre républicain » sur le site occupé par des opposants à l’ouvrage, endeuillés par la mort d’un jeune écologiste.

Les travaux de la retenue d’eau ont été suspendus pour une durée indéterminée le 31 octobre dernier par le conseil général du Tarn, porteur du projet, après la mort du jeune militant écologiste Rémi Fraisse, tué par une grenade lancée par les gendarmes.

Cet événement a suscité un fort émoi dans tout le pays, des associations, des syndicats et des proches de Rémi Fraisse accusant les autorités d’avoir caché pendant 48 heures la vérité sur les circonstances de son décès.

Depuis, deux rassemblements organisés en sa mémoire à Toulouse ont dégénéré en affrontements violents avec les forces de l’ordre. Sur le site du chantier, les opposants au projet ont renforcé l’occupation de la « zone à défendre » du Testet en installant de nouveaux campements, malgré l’intervention de la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal qui a appelé à l’évacuation du terrain.

Dans le cortège, qui défilait à l’appel du collectif Tarn Ruralité, Laurent Viatgé, éleveur de canards, explique que « pour les agriculteurs qui ont de petites exploitations, cette retenue est une question de survie ».

Pascale Puibasset, secrétaire générale de l’association « Vie eau Tescou », qui regroupe plusieurs agriculteurs, pêcheurs et habitants de la vallée, fustige « le climat menaçant et violent qui règne depuis plus d’un an sur la zone » du chantier.

« Nous sommes en démocratie, il y a des modes et des temps pour s’exprimer. User de la violence pour faire valoir ses points de vue, ce n’est pas un procédé démocratique », dit-elle.

« MAJORITÉ SILENCIEUSE »

Le député PS du Tarn, Jacques Valax, qui a menacé de démissionner de son mandat de conseiller général si le barrage n’était pas construit, s’est dit « satisfait » samedi de la mobilisation, révélatrice selon lui de « la détermination de cette majorité silencieuse qui s’exprime pour la première fois ».

Pour lui, ce projet, voté à la majorité des conseillers généraux, « est indispensable pour l’équilibre économique et écologique de la vallée ».

A l’issue d’une réunion le 4 novembre avec toutes les parties prenantes du dossier, Ségolène Royal a annoncé qu’une solution alternative au projet de barrage serait trouvée avant la fin de l’année.

En quête d’un compromis, elle a évoqué deux possibilités : « le recalibrage du barrage actuel » destiné à retenir 1,5 million de mètres cubes d’eau, ou « des retenues de substitution plus en aval dans la vallée ».

Après la publication d’un rapport d’experts qui a qualifié de « médiocre » le projet de barrage et prôné moins d’eau pour l’irrigation des terres agricole et davantage pour la régulation de la rivière, le conseil général s’en est remis à l’État pour « mettre en oeuvre leurs préconisations ».

C’est dans ce cadre que deux experts ont animé jeudi après-midi à Albi la première réunion d’un « groupe de travail » composé de partisans et d’opposants au barrage. Leur objectif est « d’arriver à un panel de solutions » sachant que « la décision finale reviendra de toute façon au maître d’ouvrage », c’est-à-dire au conseil général du Tarn.

Les écologistes réclament toujours l’abandon pur et simple du barrage et jugent insuffisantes les mesures pour compenser la perte de 13 hectares de biodiversité.

De leur côté, les élus du conseil général du Tarn qui ont voté pour cet ouvrage de 8,4 millions d’euros le jugent « indispensable » pour l’irrigation des terres agricoles et le soutien d’étiage du Tescou.

(édité par Chine Labbé)

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Rémi Fraisse – 28 octobre 2014 – Aux victimes des violences policières (dessin de Red !) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article8110

Police, Gendarmes, Gardes Mobiles – 13 novembre 2014 – En France, les assassins manifestent :

http://mai68.org/spip/spip.php?article8181

OGM avec un M comme MANIPULÉ :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1162

6 Messages de forum

  • 15 novembre 15:31, par paco

    Bien que n’étant pas compétent en la matière et n’ayant pas fouillé le sujet, je crois (de mémoire) qu’il existait bel et bien une tradition du maïs en France (mais aussi en Espagne) et dans son sud-ouest et notamment dans le Tarn.

    Mais effectivement ce maïs-là, cultivé pour son épis fournissant des graines destinées à la basse-cour, était d’une variété résistante à la sécheresse, ne nécessitant aucun arrosage. Preuve (de cette ère hélas révolue) en sont les séchoirs, sortes de silos grillagés que l’on peut encore apercevoir ici ou là au détour des fermes de Midi-Pyrénées, à ne pas confondre avec les séchoirs à tabac.

    Ensuite le sujet est vaste car tous les maïs cultivés par l’agro-business ne sont pas génétiquement modifiés et jusqu’à présent la variété MON810 est encore interdite en France. Ce sont les méthodes culturales qui avant tout sont en cause : utilisation outrancière d’intrants de synthèse, gaspillage des réserves aquifères, utilisation de semences hybrides, donc sous copyright, etc…

    Au passage il faut noter que la maïsiculture intensive n’est pas la seule pratique agricole à s’avérer destructrice de l’environnement. Celles du tournesol, du colza et mêmes des céréales le sont tout autant devenues, et là aussi dans une soumission complète aux diktats des grands semenciers .

    Mais pour en revenir à la problématique du barrage de Sivens, on marche un peu sur des oeufs, car il semble que d’autres paysans (que les quelques éleveurs de maïs concernés) soient eux aussi en demande de l’irrigation promise, notamment pour produire du fourrage…

    Ce qui a tué Rémi n’est pas le maïs, mais un ensemble de choses : cette course démentielle au profit au nom (du mythe) de la croissance, l’ultralibéralisme servi par le pouvoir saucialo corrompu, les flics aux ordres, à tel point surarmés qu’ils sont devenus un réel danger, pas seulement pour ceux qui osent s’insurger, mais aussi pour l’ensemble de la société et son avenir.

    • 15 novembre 21:09, par do

      Salut Paco,

      Il y a quelques dizaines d’années, on cultivait très peu de maïs en France. L’industriel Limagrain n’existait pas encore. Et avant Christophe Colomb, on n’en cultivait évidemment pas du tout ! donc, c’est vraiment pas traditionnel !

      Certes, tous les maïs ne sont pas encore OGM. Mais ils faut quand même boycotter totalement le maïs partout (*). Ainsi, cela découragera les industriels de l’agroalimentaire de fabriquer d’autres types d’aliments par manipulations génétiques.

      (*) Sauf dans certains pays d’Amérique latine, là où il est encore cultivé comme il y a des centaines d’années et où, surtout, il est vraiment traditionnel. C’est de là que vient le maïs.

      La culture du maïs n’est peut-être pas la seule à être nuisible, mais ce sont les industriels du maïs qui ont voulu le barrage du Sivens où Rémi Fraisse est mort. Il est donc nécessaire de les contrer en lançant un grand mouvement de boycott du maïs !

      Quant aux vrais paysans traditionnels, ils n’ont traditionnellement jamais eu besoin d’irrigation pour le fourrage ! Les milliers de manifestants qu’il vient d’y avoir en soutien au barrage étaient seulement manipulés, voire payés d’une façon ou d’une autre, par les industriels de l’agroalimentaire.

      Souviens-toi bien qu’à l’origine lointaine du barrage, on avait dit qu’il allait alimenter en eau 80 agriculteurs. Mais on vient d’admettre qu’il avait largement été surdimensionné et qu’il n’aurait finalement à alimenter en eau que 40 agriculteurs ! donc les autres « paysans » qui sont venus à plusieurs milliers à la manif pro-barrage sont manipulés à la solidarité par les industriels de l’agroalimentaire. En acceptant de s’identifier à l’industrie du maïs les vrais paysans se perdent eux-mêmes !

      Certes, ce n’est pas le maïs qui a tué Rémi Fraisse, ce sont des gendarmes aux ordres d’un État lui-même au service du grand capital, en l’occurrence ici des industriels du maïs. Il faut par conséquent bel et bien lancer un mouvement de boycott du maïs ! Exactement comme on avait lancé un grand mouvement de boycott contre une grande marque de carburant propriétaire de la marée noire du Torrey Canyon en 1967 !

      Bien à toi,
      do

      • 16 novembre 11:42, par paco

        salut Do,

        Tout dépend ce que l’on entend par « culture traditionnelle », car en effet de triste mémoire, le maïs fut ramené en Europe par Christophe Colomb. A ce titre je comprend ton acharnement contre cette céréale, pourtant elle est bel et bien cultivée dans le sud-ouest depuis 500 ans. Pour ma part j’en consomme, mais bio, libre de droits et équitable.

        Sinon il y a cet article de Reporterre qui ne manque pas d’intérêt puisque le journaliste est allé essayer de démêler les contradictions de la FDSEA à Albi : http://www.reporterre.net/spip.php?…

        Amicalement

  • 15 novembre 16:06, par paco

    La FNSEA complote avec les américains contre les anti OMG

    Le Canard enchaîné

    https://twitter.com/epelboin/status…

  • 20 novembre 15:04, par paco

    Preuve que tous les maïs ne sont pas en cause :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article8206

    • 21 novembre 06:16, par do

      Mouvement de boycott du maïs de supermarché !

      Salut Paco,

      Je suis en train de regarder la vidéo que tu conseilles. Très intéressante. Alors disons que le mouvement de boycott du maïs doit toucher le maïs qu’on peut acheter en supermarché. Le paysan sympa de la vidéo, son maïs, je suppose qu’il ne le vendra jamais en supermarché, pas vrai ? Donc le mouvement de boycott du maïs que j’envisage ne touchera pas les gens comme lui. Mais ce mouvement de boycott est une nécessité pour les raisons que j’ai dites : faire pression contre les industriels du maïs et contre l’industrie des OGM.

      A+
      do
      http://mai68.org

Remi-Fraisse – Sivens – Maïs – 21 novembre 2014 – Un vrai paysan denonce et explique ! (vidéo 44’06) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article8206

BOYCOTT DU MAÏS INDUSTRIEL !

En souvenir de Rémi Fraisse !

Et contre le barrage de sivens,

Et contre les OGM

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