Ceux qui font le monde d’après : l’opération nouvelle vague du président Correa

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LE YETI :

Se débarrasser des ganaches politiques du vieux système moribond apparaît désormais comme une impérieuse nécessité. Savoir par qui les remplacer en est une autre. Le président équatorien Rafael Correa expérimente une solution plutôt efficace.

Rafaël Correa fut officiellement investi comme président de l’Équateur le 15 janvier 2007. Puis réélu en 2009 et en 2013. Sa première tâche fut de faire approuver une nouvelle Constitution enterrant selon ses vœux le « modèle néo-libéral » défendu par ses prédécesseurs, corrompus et totalement sous le joug du grand voisin Nord-américain. C’était bien sûr s’aliéner la quasi-totalité du personnel politique expérimenté de l’époque.

La trouvaille de Rafael Correa aura été alors de piocher sans se démonter dans les jeunes générations. Voyez la liste de ses ministres, regardez attentivement leurs visages. La majorité des membres du gouvernement équatorien se situe dans la classe d’âge des 30-50 ans !

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L’opération Correa est transposable en France

Operation_Corea.jpgEt le fait est que ce recours audacieux à de (supposés) néophytes s’avère une excellente chose. Le cinéaste Pierre Carles et son équipe viennent d’entamer une longue enquête vidéo sur “L’Opération Correa”. La première partie est d’ores et déjà en accès libre ici[1]. On y apprend comment Correa et sa jeune équipe firent diminuer de manière conséquente le seuil de pauvreté dans leur pays, enrayèrent la hausse du chômage, relancèrent l’économie, restructurèrent d’autorité la dette publique en refusant les règles imposées par le FMI.

En novembre 2013, le président Rafael Correa fut officiellement invité en France. Mais, bien qu’il parlât parfaitement notre langue, aucun de nos médias mainstream ne daigna l’inviter pour faire part de son expérience “nouvelle vague”. On passera sur les excuses grotesques[2] avancées par les médiacrates habituels (Ivan Levaï : « On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ! »).

Mais on peut aussi comprendre leurs réactions défensives de rejet devant la leçon magistrale délivrée par le président équatorien : nul n’est irremplaçable, aussi bien dans les sphères politique que médiatique, surtout pas eux. Pour peu qu’une volonté politique la soutienne, l’opération jeunesse de Rafael Correa est sans doute aisément transposable, immédiatement, un peu partout dans leur vieux monde révolu, France incluse.

“Opération Correa” (bande annonce)

Une pensée sur “Ceux qui font le monde d’après : l’opération nouvelle vague du président Correa

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    26 novembre 2014 à 7 07 42 114211
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    Vous avez bien raison de relever la présence de ce personnage plus qu’important dans la nouvelle manière de faire de la politique. Allié incontournable des pays émergents de l’Amérique latine, il apporte rationalité, consistance et beaucoup de créativité pour la reprise en main par le peuple équatorien de son destin. Sa tournée récente en Europe a permis de faire comprendre, sur la base d’un discours rationnel, les principes fondamentaux des changements qui s’imposent et de l’importance d’ouvrir toute grande les portes à un monde multipolaire. Il est intellectuellement bien articulé et, politiquement, efficace. Sa crédibilité, en Amérique latine, est très grande. Rafael Correa est un homme authentique et foncièrement intègre.

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