Désolé de jeter un froid

OLIVIER CABANEL :

Alors que les experts nous alarment logiquement du réchauffement climatique, d’autres nous annoncent un hiver très froid. Incohérent ?

Justement pas.

Il était admis jusqu’à présent que les séismes, l’activité volcanique, les cyclones, les tsunamis, et autres catastrophes ne pouvaient avoir qu’une origine naturelle sans que nous puissions avoir la moindre prise là dessus.

Or, on sait maintenant que l’humain peut agir volontairement sur le temps, tels la Chine qui s’est flatté récemment, lors des jeux olympiques de Pékin de 2008, de faire la pluie ou le beau temps, en créant un bureau de modification du temps. lien

Il s’agissait de faire pleuvoir abondamment quelques jours avant les jeux afin de laver le ciel de la préoccupante pollution de l’air.

D’ailleurs, cette technologie n’est pas une nouveauté, puisque l’armée américaine l’avait largement utilisé au Vietnam, (vidéo) provoquant des pluies grâce à l’iodure d’argent, afin d’handicaper ses adversaires.

Le projet baptisé « opération Popeye », avait pour but de prolonger artificiellement la mousson, afin d’entraver le mouvement des troupes vietnamiennes le long de la piste Hô-Chi-Min. lien

Ces technologies de manipulation climatique, sous le nom de géoingénierie, se développe un peu partout dans le monde et elles ne se limitent pas à la dispersion d’iodure d’argent.

Le projet « Manhattan », consistant à créer autour de la terre un bouclier destiné à détourner les rayons du soleil afin de stabiliser le climat, couterait moins d’un milliard de dollars par an et d’autres techniques sont envisagées : certains préconisent la dispersion d’un million de tonnes de particules d’aluminium et de soufre afin de faire chuter de 1% l’insolation terrestre. lien

Mais il y a pire : c’est un écrivain/journaliste, Ray Waru qui, s’appuyant sur des archives néozélandaises accessibles au public depuis peu, à révélé qu’en 1944 les Etats Unis et la Nouvelle Zélande avaient décidé d’étudier la possibilité de créer une « bombe tsunami », projet évidemment secret à l’époque, baptisé « Project Seal  » qui consistait à provoquer des explosions, de façon à déclencher un tsunami.

Le projet aurait été abandonné début 1945 « malgré le succès des tests réalisés ». lien

Sur ce lien, une vidéo du projet.

Le projet avait été mené par le professeur Thomas Leech de l’Université d’Auckland, et 3700 explosions expérimentales avaient été testées pendant 7 mois, arrivant à la conclusion que plusieurs charges explosives disposées sur une ligne de 8 km permettraient de créer un tsunami destructeur. lien

Sans tomber dans une paranoïa de mauvais aloi, on imagine sans hésiter les dégâts que feraient des charges nucléaires déposées sur une faille tectonique.

C’est ce que suppose le physicien Jean-Pierre Petit faisant état d’une conférence donnée le 28 avril 1997 à Athènes par le sénateur Sam Nunn, sur le thème « armes de destruction massive et stratégie américaine ».

Extrait : « on sait que tout cela fonctionne puisque nous l’expérimentons de longue date. Les moyens technologiques à mettre en œuvre restent abordables et sans commune mesure avec un effort de nucléarisation ».

Il va plus loin décrivant les effets de « l’Earth Quake Machine », utilisant l’énergie MHD capable de créer des micros séismes, la machine agissant jusqu’à 50 km de profondeur.

Jean-Pierre Petit imagine même un « sous-marin MHD  » mettant en place une « arme sismique », ajoutant « tout cela a l’air tellement simple et logique qu’on peut réellement se demander si cela n’aurait pas déjà été mis en œuvre ». lien

De la MHD à HAARP, il n’y a qu’un pas à franchir : HAARP (High Fréquency Active Auroral Research Program), situé à Gakona, en Alaska sur le territoire américain a officiellement mission d’étudier l’impact de la ionosphère sur les communications longues distances, mais selon un rapport de la commission des affaires étrangères du parlement européen « le système militaire américain de manipulation ionosphérique HAARP (…) constitue un exemple d’une nouvelle menace militaire particulièrement grave pour l’environnement et la santé humaine au niveau planétaire  », et même si l’installation est officiellement arrêtée, plusieurs scientifiques, comme Michel Chossudovsky, de l’université d’Ottawa, ou le Docteur Nick Begich soupçonnent que l’activité de l’installation pourraient être utilisées pour contrôler la météo, voire de déclencher ouragans et séismes. lien

Mais revenons à notre réchauffement climatique.

Il est convenu que le réchauffement actuel est du en partie de notre activité humaine et industrielle, à coup de déforestation, et de pollution nous contribuons à provoquer, entre autres, la fonte des glaciers, des banquises…

Par effet de « billard », la quantité exponentielle de CO² dégagée à provoqué un premier réchauffement, lequel à libéré les masses énormes de méthane piégé dans le pergélisol des banquises, lequel méthane est 23 fois plus problématique en terme de réchauffement planétaire que le CO².

Aujourd’hui, au moins 250 « cheminées à méthane  » sont en pleine activité, et la quantité de méthane libérée est considérable. lien

La concentration actuelle de méthane dans l’atmosphère est équivalente à 3,5 milliards de tonnes de carbone, et celle qui est sous le pergélisol est 3000 fois plus importante, soit 10 trillions de tonnes équivalent carbone.

C’est la situation actuelle, et alors que l’on peut légitimement s’inquiéter de la montée des eaux, même si elle est relativement modeste, il n’en reste pas moins qu’elle menace toutes les populations qui vivent juste au dessus du niveau des mers.

Mais ce n’est pas tout.

Nous savons que nos climats sont régis en partie par les courants marins, dont le Gulf Stream, (lien) el Nino, et d’autres, or des scientifiques s’inquiètent, suite à la modification de la température des océans, de celle du parcours que font tous ces courants marins, ce que confirme Elena Ponkratenko, du centre météorologique de Russie, annonçant moins de chaleur pour l’Europe.

C’est d’ailleurs ce qu’ont constaté les pêcheurs de la côte Est des Etats-Unis, alertant les experts, ces derniers confirmant que le Gulf Stream aurait dévié de 200 km par rapport à sa trajectoire moyenne. lien

De plus, il fait preuve d’oscillations de températures de plus en plus négatives par rapport à sa moyenne, et son débit à chuté énormément. lien

Or, en changeant de parcours, très contradictoirement, il est possible que l’hiver 2013/2014 soit le plus froid que l’on ait jamais connu depuis un siècle.

En effet, l’eau douce qui s’accumule dans l’océan Arctique pourrait empêcher le Gulf Stream de nous amener sa douceur. lien

Une étude britannique publie dans la revue Nature Geoscience à débusqué une énorme masse d’eau douce représentant 10% de l’eau douce totale contenue dans l’océan Arctique. lien

S’il faut en croire le météorologue Dominique Jung, constatant les modèles établis par le service météorologique national, il faudra prévoir pour cet hiver les pulls et les couvertures, estimant que le dégel 2014 ne se produirait pas avant le mois d’avril.

Les prévisions de cet expert sont confirmées par un autre météorologue, Joe Bastardi, de l’agence «  AccuWeather », lequel ajoute que le prochain hiver sera marqué par l’arrivée de masse d’air arctiques qui se déplaceront au dessus de l’Europe. lien

Ajoutons que la fonte constatée de la banquise augmente la partie sombre de l’océan, laquelle absorbe la chaleur plus efficacement… un cercle vicieux en quelque sorte.

Bien sur, les experts en météorologie se trompent plus souvent qu’à leur tour, et l’on sait qu’il est scientifiquement impossible de prévoir le détail des situations météorologiques plus de 10 jours à l’avance (lien) pourtant si l’on tient compte de qui s’est passé les années précédentes, on ne peut que constater l’augmentation des chutes de neige, le gel qui a frappé l’Europe lors des hivers précédents.

Sauf qu’il vaut mieux, pour avoir une modélisation crédible, prendre beaucoup plus de recul que de s’appuyer sur quelques années.

Il est pourtant difficile d’espérer que la situation évolue dans le bon sens, quand l’on constate les échecs à répétition de tous les sommets organisés pour lutter contre le réchauffement climatique (lien) et la nomination de Nicolas Hulot, en tant qu’envoyé spécial au Vatican pour la planète ne rassure pas grand monde. lien

La dernière conférence en date à Varsovie se solde une fois de plus par un triste échec. lien

Greenpeace tente depuis des années d’alerter, manifestement en vain des conséquences dramatiques qu’aurait une élévation de la température globale du climat de 4°c

Toujours plus d’inondations, des cyclones de plus en plus violents, toujours plus de disparitions d’espèces végétales et animales (entre 20 et 30%), montée du niveau des mers, suite à la disparition des glaciers, de la fonte de la banquise, pénuries d’eau, désertification entrainant famine et malnutrition, centaines de millions de réfugiés climatiques, accroissement des inégalités économiques et sociales, et bien sur conflits entre de nombreux pays…lien

Comme dit mon vieil ami africain : « ne jette pas l’eau de ta jarre parce que la pluie s’annonce ».

L’image illustrant l’article vient de « bons-plan,-du-net-2009.kazeo.com »

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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