Economie et psyché : la théorie des jeux

 

Gilles BONAFI

J’avais promis de penser l’économie, voici quelques pistes de réflexion…  Ce texte est à lui seul un petit résumé d’un des chapitres de mon livre à venir, mais, surtout, démontre l’importance d’une analyse jungienne de l’économie.

Mon livre (la fin de l’économie, le début de la conscience) a d’ailleurs pris du retard, car je travaille actuellement sur un projet concret qui me demande beaucoup de travail:  la construction d’un Grand Maghreb. Un programme de grande envergure avec pour idée maîtresse un changement de paradigme économique.

Voici donc une petite vidéo pour mieux penser l’économie.

http://youtu.be/Dq4pkxYXMcM

 

John Forbes Nash (1928) est un économiste et mathématicien américain. Il reçut le prix Nobel d’économie en 1994 pour ses travaux sur la théorie des jeux. Selon Nash, l’homme doit dépasser son propre intérêt individuel et prendre en considération les stratégies de groupe, la fameuse théorie des jeux.

La recherche individuelle du profit bénéficiant à la collectivité, la base théorique d’Adam Smith est donc affinée.

L’individualisme est pour Nash une stratégie moins efficace que la coopération. La coopération permet en effet d’obtenir de la stabilité, ce que certains ont nommé l’équilibre de Nash

Trop souvent, on attribue un prix Nobel en oubliant les hommes à l’origine d’une théorie donnée. Pour la théorie des jeux, le penseur « originel » fut John von Neumann. John von Neumann (1903-1957) fut un mathématicien et physicien américano-hongrois.

Dans son théorème du minimax, il démontra qu’un joueur rationnel devait choisir une stratégie optimale. Il fut aussi celui qui calcula la hauteur optimale d’explosion d’une bombe atomique pour obtenir le maximum de dégâts. Ses travaux furent essentiels pour la mise au point des bombes A et H ce qui démontre toute l’ambivalence du personnage.

Reprenant les travaux de  Léon Walras  il affirmait  l’existence d’un point d’équilibre pour les modèles mathématiques d’un marché basé sur l’offre et la demande.

Kenneth Arrow (1972) et  Gérard Debreu. (1983), reprenant les travaux de Walras, Neumann et Nash, reçurent eux aussi le  prix Nobel d’économie car ils cherchaient le graal de l’économie: l’existence d’un point d’équilibre.

Cependant le célèbre mathématicien Henri Poincaré, dans son analyse de la quête des points fixes, affirmait une loi qui s’applique aux relations humaines:

« Rien n’est plus propre à nous donner une idée de la complication du problème des trois corps et en général de tous les problèmes de Dynamique où il n’y a pas d’intégrale uniforme et où les séries de Bohlin sont divergentes » Plus intéressant encore, il démontra l’impossibilité à calculer le  point d’équilibre: «  plus nous cherchons à obtenir des approximations précises et plus le résultat va diverger vers une imprécision croissante ».

On en revient encore et toujours aux seules grandes lois de la science qui résisteront au temps :

le théorème d’incomplétude du mathématicien Kurt Gödel (1906-1978) qui démontre les limites de notre compréhension du monde;

–  le théorème d’inconsistance qui développe le fait qu’une démonstration mathématique peut servir à expliquer tout et son contraire.

Mais la quintessence revient à Wittgenstein qui résumait la science en une seule phrase :

« Les lois logiques sont des tautologies, elles ne disent rien sur le monde ».

Avec du recul, pour ma part, je reste très attaché à ma définition de l’homme : un chaos sensible, une définition qui est la clé de impossibilité à maîtriser quoi que ce soit…

Gilles BONAFI

3 pensées sur “Economie et psyché : la théorie des jeux

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    24 juillet 2013 à 9 09 57 07577
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    On pourrait dire aussi qu’il es une cloche et que sont raisonnement est en fonction du coup qu’il recoit !

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    24 juillet 2013 à 11 11 09 07097
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    En tous les cas, de produire une formule qui prévoit les comportements d’un groupe de pigeons peut définitivement servir à manipuler une population.

    Pas surprenant d’en recevoir un prix Nobel.

    André Lefebvre

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    26 juillet 2013 à 9 09 03 07037
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    Bonjour, j’ai l’impression que la venue (ou découverte) des mathématiques à marqué le début de la fin de l’humanité.

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