France : la faillite des élites favorables à la construction européenne

LE YETI:

Chômage, catégories A, B, C, D, E :

France métropolitaine : 5 413 600 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi. Variation sur un an : + 9,6 %.

France entière (y compris l’outre-mer) : 5 731 700 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi. Variation sur un an : + 9,5 %.

Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

« Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL).

« L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche).

« Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France).

« Les droits sociaux resteront les mêmes –- on conservera la Sécurité sociale -–, l’Europe va tirer le progrès vers le haut » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2).

« Pour la France, l’Union Économique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter).

« C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune).

« Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix).

Une pensée sur “France : la faillite des élites favorables à la construction européenne

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    5 juillet 2013 à 9 09 32 07327
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    Bienvenue au nouveau chaos européen!

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