France – L’État sous-finance les services public pour préparer leur privatisation

http://mai68.org/spip2/spip.php?article803

Salut à toutes et à tous,

Quand un service public n’est pas suffisamment financé, il ne peut pas fonctionner correctement. Et quand il est très mal financé, il ne peut que fonctionner très mal. Alors, l’État aura beau jeu de dire : « Vous voyez bien que les entreprises privées fonctionnent mieux que les services publics. Donc il faut les privatiser. » !

Il en va ainsi pour les hôpitaux, l’éducation nationale, etc.

Le manque de personnels dû au sous-financement empêche que le travail soit fait correctement et en temps voulu. C’est ainsi, par exemple, que les services des urgences des hôpitaux publics sont surchargés et que les malades doivent attendre des heures et des heures avant d’être pris en charge.

Et comme il n’y a pas assez de lits et de personnels à cause dudit sous-financement, les patients ne peuvent pas être pris correctement en charge et sont souvent renvoyés chez eux comme ça, juste après leur avoir administré une dose de morphine en cas de cruralgie aigüe. J’ai connu un tel cas où le patient avait même été renvoyé chez lui à pieds, et pieds nus (les pompiers surmenés qui l’avaient amené à l’hôpital n’avaient pas eu le temps de penser à lui prendre ses chaussures). Il a dû appeler un taxi pour rentrer. Évidemment, la dose de morphine, si elle a momentanément supprimé la douleur, n’a en rien guéri ce patient qui aurait évidemment dû être hospitalisé. Mais, manque de lits et de personnels…

Et le sous-financement des services publics fait que les agents du publics (les fonctionnaires : les profs, les toubibs des hôpitaux, les infirmières, etc.) sont sous-payés et surchargés d’heures supplémentaires. Ils sont en permanence fatigués et sur les nerfs et donc souvent dans l’incapacité de faire le boulot aussi bien qu’ils aimeraient.

Pour un service public efficace, il faut qu’il soit financé correctement, ce qui signifie aussi que les agents des services publics, les fonctionnaires, soient payés correctement et pas surchargés d’heures supplémentaires. Au lieu de ça, le point d’indice des fonctionnaires est gelé depuis des années malgré l’inflation, et Macron compte bien continuer ainsi. Donc les fonctionnaires seront de moins en moins bien payés, ce qui poussera les gens à chercher des emplois plutôt dans le privé que dans le public.

C’est ainsi que le pouvoir procède pour faire disparaître le service public.

Constatons cependant que depuis la privatisation de la Poste et de la SNCF, par exemple, ces entreprises n’ont jamais si mal marché. De plus en plus de retards et d’accidents sur les voies ferrées, et de plus en plus de courriers déposés à une mauvaise adresse.

Bien à vous,
do
10 octobre 2017
http://mai68.org/spip2

Hôpital – SNCF – PTT – EDF-GDF – quelles sont les différences entre un service public, une entreprise publique, et une entreprise privée ? Pourquoi préférer le public ?

Rappel de définitions malheureusement oubliées mais indispensables à la lutte de classe, et notamment à la lutte contre la privatisation :

http://mai68.org/spip/spip.php?article482

6 pensées sur “France – L’État sous-finance les services public pour préparer leur privatisation

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    19 octobre 2017 à 8 08 03 100310
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    @ DO

    Ce que tu décris ci-haut est rigoureusement vrai – et exact DO

    La question devient alors : Pourquoi les gouvernements (ceci s’applique à tous les gouvernements) ne financent-ils pas adéquatement les services publics alors qu’ils le faisaient relativement convenablement dans les années 1980 – 1990 – dans les pays occidentaux du moins ????

    Même que dans les pays sous-développés économiquement parlant – les gouvernements n’ont jamais financés adéquatement les services publics alors qu’ils ont ces pays soi-disant libérés du colonialisme et, disposant d’eux-mêmes comme dirait Lénine, ces gouvernements « nationalement libres » ont SURFINANCÉS les ministères de la guerre et de la « défense »?????

    Pourquoi ???

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    19 octobre 2017 à 8 08 05 100510
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    @ DO

    Complément de réflexion sur ton article … La réponse à mes questions se trouvent dans les articles présentés ici sur le webmagazine Les7duquebec.com

    robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    20 octobre 2017 à 6 06 47 104710
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    Salut

    Tu marches avec tes tripes, mais il t’ arrive de confondre le frère et l’ adversaire ( ta position sur la catalogne), sur le service public tu as absolument raison tout est fait pour le rendre « obsolète » et que tu te diriges vers les cliniques privées. Mais il se produit le même phénomène avec la numérisation, la robotisation…. On surcharge de boulot le salarié pour qu’il dirige les consommateurs vers les TIC, c’ est à dire les robots et l’ économie collaborative ou tu te tape le turf gratuitement.

    Bien a toi DO GB

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      20 octobre 2017 à 10 10 15 101510
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      Catalogne :

      Comment peut-on être anti-impérialiste sans être indépendantiste ?

      Comment des communistes peuvent-ils soutenir une monarchie contre une république ?

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    20 octobre 2017 à 13 01 09 100910
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    @ do

    Je vais plus loin DO, et je demande COMMENT PEUT-ON être anti-impérialiste en étant indépendantiste chauvin et nationaliste réactionnaire parfois allant jusqu’au fascisme ????

    Comment te faire comprendre que pour un prolétaire révolutionnaire le dilemme – le choix ne se pose pas entre RÉPUBLICAINS ET MONARCHISTES – ENTRE impérialisme (mode républicaine bourgeoise ou modèle monarchiste capitaliste) et anti-impérialisme.

    Ce que nous cherchons à te faire comprendre c’est que NATIONALISME CATALAN CHAUVIN ou NATIONALISME MADRILÈNE CHAUVIN ou NATIONALISME BASQUE CAPITALISTE CHAUVIN ou NATIONALISME BRETON OU NATIONALISME PIEDMONTAIS ou NATIONALISME SIONISTE ISRAÉLIEN ou NATIONALISME KURDE (au service de l’impérialisme israélien) ou NATIONALISME LEPENISTE on NATIONALISME autrichien raciste ou NATIONALISME FLAMAND RÉACTIONNAIRE ou NATIONALISME WALLON DE DIVErSION – DIVISION ET ETHNOPHOBE ou NATIONALISME QUÉBÉCOIS CHAUVIN (avec les de-souches authentiques et les importés avec leur turbans disent-ils) etc. etc, il n’y a aucune différence d’essence – d’orientation politique – de PLAN TACTIQUE POUR LES RICHES QUI MANIPULENT LES FICELLES

    cOMPREND DO, le prolétariat mondial et surtout européen a donner des millions de morts dans les tranchées – sous les blindés et demain sous les bombes nucléarisées en suivant des adjudants qui juraient que la « liberté » c’était de mourir pour sa nation – son foyer.

    DO la liberté véritable c’est de refuser de mourir pour que les spectres catalans ou madrilènes ou basques, ou aragonais, ou piedmontais ou breton etc…. etc…

    NOUS LE PROLÉTARIAT NOUS N’AVONS PAS DE PATRIE … POINT À LA LIGE ET LES OUVRIERS DE TOUTE L’ESPAGNE SONT MES FRÈRES et je leur dis des milliers sont morts déjà laissés les petits-bourgeois se sacrifier cette fois

    robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    20 octobre 2017 à 13 01 28 102810
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    Ce n’est pas l’extrême gauche non-indépendantiste qui a exécuté Carrero Blanco, le successeur désigné de Franco. C’est l’ETA, c’est-à-dire l’extrême gauche indépendantiste basque ! Et cela fut fêté et glorifié de nombreuses fois par de nombreuses manifs massives partout en Europe : « Eeeeeeeeeet hop ! Franco ! plus haut que Carrero ! »

    En France, après mai 68, toute l’extrême gauche a soutenu tous les indépendantismes de gauche.

    J’ai l’impression que certains communistes d’aujourd’hui, au lieu d’aider le FLN algérien des années 50-60, lui tireraient dessus à boulets rouges sous prétexte d’anti-impérialisme, aidant ainsi l’impérialisme français !

    Pourtant, s’il y a eu les révoltes des années 1960, avec les hippies, les Yippies et tout ça aboutissant à l’apotéose de mai 68, c’est pour beaucoup grâce aux mouvements de soutien aux luttes indépendantistes de gauche menées au Vietnam et en Algérie.

    Les luttes prolétariennes indépendantistes sont toujours bien plus radicales dans leurs moyens que les luttes prolétariennes non-indépendantistes. Dans une lutte prolétarienne indépendantiste, le prolétariat va souvent jusqu’à prendre les armes, alors que dans une simple lutte prolétarienne normale, il se contentera de faire grève, et encore !.

    Tant que l’extrême gauche d’aujourd’hui se refusera de voir cela, elle se refusera de voir la réalité telle qu’elle est pour rester dans son idéalisme dogmatique.

    Le matérialisme implique de partir du réel, des luttes réelles. Pas des idées que l’on a sur ce qu’elles devraient être.

    En Catalogne en ce moment, s’ouvre un porte pour la révolution si le prolétariat devient le moteur de l’indépendance. Car c’est alors lui qui prendra le pouvoir dans la république catalane si c’est elle qui gagne contre la monarchie espagnole.

    A+
    do
    http://mai68.org/spip2

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