« Gilets Jaunes »: L’interclassisme est contraire aux intérêts des prolétaires

Source : Révolution ou guerre. Le 1.12.2018.  Sur le blogue du GIGC.

 

Voici que la gauche québécoise s’aventure à critiquer le mouvement prolétarien français engagé dans une guerre de classe farouche contre l’État et la section française du capital mondial. Le GIGC canadien écrit en concordance avec le PCI de France et avec Nuevo Curso d’Espagne que : « Nous partageons l’essentiel de la position du PCI et particulièrement le fait que, même si une majorité des participants sont, « sociologiquement », ouvriers, prolétaires, ce mouvement n’est pas sur le terrain anti-capitaliste, celui de la classe révolutionnaire, le prolétariat. Et qu’à ce titre, il ne peut ouvrir aucune perspective révolutionnaire, ni même de défense immédiate et efficace des intérêts ouvriers. »  Ces camarades n’ont rien appris de la lutte de classe prolétarienne depuis un siècle… cette période héroïque où le prolétariat a confié sa destiné à des partis de la gauche d’avant-garde (Communiste, Marxiste-léniniste, Trotskyste, Maoïste, Ouvrier révolutionnaire, etc.)  et se sont retrouvé à l’arrière garde du mouvement révolutionnaire, encadrer par des apparatchiks connaissant parfaitement le catéchisme communiste mais n’ouvrant aucune perspective révolutionnaire – isolant les militants dans des sectes dogmatiques hermétiques où la connaissance du bréviaire marxiste tenait lieu de carte d’adhésion à la révolution. Cette fois, le prolétariat français n’est pas le prolétariat que souhaiteraient diriger – administrer ces groupuscules gauchistes qui préféreraient un prolétariat déjà formé, conscient de ses intérêts de classe – assujettie à l’avant-garde et sachant réciter de larges extraits des classiques du marxisme – ceux-là même qui ont échoué à les mener à la révolution internationaliste victorieuse et surtout à l’édification du nouveau mode de production communiste prolétarien. Pour notre part, le prolétariat français – section française du prolétariat international nous convient parfaitement malgré ses lacunes – qui n’excuses pas nos lacunes – et nous sommes heureux que ce prolétariat en marche nous permette de faire le chemin en sa compagnie. Nous apprendrons d’eux et nous apporterons notre contribution à la Révolution prolétarienne.
Une citation de Lénine est tout à fait approprier :

 

« Quiconque attend une révolution sociale « pure » ne vivra jamais assez longtemps pour la voir. Il n’est qu’un révolutionnaire en paroles qui ne comprend rien à ce qu’est une véritable révolution. (…) La révolution socialiste (en Europe) ne peut pas être autre chose que l’explosion de la lutte de masse des opprimés et mécontents de toute espèce. Des éléments de la petite bourgeoisie et des ouvriers arriérés y participeront inévitablement : sans cette participation, la lutte de masse n’est pas possible, aucune révolution n’est possible. Et, tout aussi inévitablement, ils apporteront au mouvement leurs préjugés, leurs fantaisies réactionnaires, leurs faiblesses et leurs erreurs. Mais objectivement, ils s’attaqueront au capital, et l’avant-garde consciente de la révolution, le prolétariat avancé, qui exprimera cette vérité objective d’une lutte de masse disparate, discordante, bigarrée, à première vue sans unité, pourra l’unir et l’orienter, conquérir le pouvoir, s’emparer des banques, exproprier les trusts haïs de tous (bien que pour des raisons différentes !) et réaliser d’autres mesures dictatoriales dont l’ensemble aura pour résultat le renversement de la bourgeoisie et la victoire du socialisme. ». Lénine en 1916.

 


Prise de position du Parti communiste international (Le Prolétaire)

Nous reproduisons ci-après la prise de position que le Parti communiste international – qui publie Le Prolétaire en France – vient de réaliser sur le mouvement des « gilets jaunes » qui bloquent les routes et qui manifestent un peu partout dans le pays pour protester contre l’augmentation brutale des taxes sur l’essence et contre les impôts en général. Nous partageons l’essentiel de la position du PCI et particulièrement le fait que, même si une majorité des participants sont, « sociologiquement », ouvriers, prolétaires, ce mouvement n’est pas sur le terrain anti-capitaliste, celui de la classe révolutionnaire, le prolétariat. Et qu’à ce titre, il ne peut ouvrir aucune perspective révolutionnaire, ni même de défense immédiate et efficace des intérêts ouvriers.

Il en résulte que, même si nous ne partageons pas toutes les formulations du PCI, nous nous retrouvons du même côté de la barricade de classe face à cet événement. De même, nous attirons l’attention sur la prise de position des camarades du blog espagnol, Nuevo Curso, (https://nuevocurso.org/que-son-los-chalecos-amarillos/) qui se positionnent eux- aussi dans le même sens.

 

Le GIGC


« Gilets Jaunes » : L’INTERCLASSISME EST CONTRAIRE AUX INTÉRÊTS DES PROLÉTAIRES

Les appels aux manifestations et « blocages » du 17 novembre contre la hausse des prix du carburant et les futures taxes sur le diesel, ont rapidement rencontré une forte audience parmi la population qui est obligée de se servir de son véhicule dans la vie de tous les jours. Cette audience s’est traduite par le succès de la journée (300 000 manifestants dans plus de 1500 manifestations selon les chiffres officiels, qui à l’évidence ont minimisé son ampleur) ; même si c’est avec des différences non négligeables suivant les régions, elle a eu une ampleur nationale. Le mouvement a continué les jours suivants quoique avec moins de blocages et de manifestations, sauf à La Réunion où des émeutes ont eu lieu ; il s’est étendu à la Belgique où il y a eu des affrontements avec la police sur un site pétrolier de Total à Feluy.

 

Le succès du mouvement a été sans aucun doute facilité par une couverture médiatique bienveillante (à la différence de ce qui se passe lors des mouvements ouvriers) ; il a été aussi facilité par le fait qu’il se présente comme étant issu de la base et l’expression du mécontentement de tous les « gens normaux » (comme dit François Ruffin, député France Insoumise), en dehors des partis et syndicats.

 

Cette mobilisation a suscité et suscite un écho indéniable parmi les prolétaires dont certains ont participé aux actions, y trouvant le moyen de manifester leur colère d’une façon plus immédiatement démonstrative et efficace qu’avec les sages manifestations et mouvements dirigés et contrôlés de bout en bout par les syndicats – qui débouchent régulièrement sur la défaite. Mais ce n’est pas par hasard si le mouvement des Gilets Jaunes a été relayé et soutenu par les partis d’extrême droite, le « Rassemblement National » (ex FN) de Marine Le Pen et « Debout la France » de Dupont-Aignan, bien qu’au final la présence de ces partis soit marginale sur le terrain. Mouvement parti sur une revendication touchant « tout le monde », il affirme être l’expression du « peuple », en dehors non seulement des partis et syndicats, mais aussi au dessus des classes. C’est pourquoi il n’est pas rare de voir le drapeau national flotter sur les barrages, d’entendre La Marseillaise chantée par les manifestants ou de voir ceux-ci appeler la police à les rejoindre. Un tel mouvement de contestation interclassiste, initié au départ par de petits patrons, ne suscite pas l’hostilité des médias et il attire inévitablement les forces de la droite extrême ; même quand il manifeste une opposition virulente à la politique gouvernementale et aux grandes entreprises capitalistes (trust pétroliers, etc.), il ne peut avoir qu’une orientation bourgeoise. Les prolétaires qui participent au mouvement ne le font qu’à titre individuel ; n’étant pas organisés sur une base indépendante, ils ne peuvent défendre leurs intérêts spécifiques d’exploités – c’est-à-dire contre l’exploitation capitaliste : ils se retrouvent noyés dans une lutte commune avec des petits patrons, commerçants, artisans, libéraux, etc., qui eux, évidemment, défendent mordicus le capitalisme !

 

Comme on pouvait s’y attendre les organisations syndicales collaborationnistes ont réagi face au mouvement en défenseurs zélés de l’ordre établi. Elles ont condamné les Gilets Jaunes, non pas au nom de l’indépendance de classe (!), mais parce qu’ils ne respectent pas les bonnes manières de la collaboration des classes, parce qu’ils sont « totalitaires » (Laurent Berger, CFDT). Face au mécontentement des travailleurs les centrales syndicales ne proposent que l’ « ouverture de négociations sur les salaires » (communiqué CGT), bref la continuation de la politique de collaboration des classes, qui se traduit dans les faits par le saucissonnage des luttes et des mobilisations : grève des raffineries le 22/11, des infirmiers le 23/11, marche des chômeurs le premier décembre, etc.

 

Mais le succès des Gilets Jaunes a conduit les partis de gauche et d’ « extrême gauche » à se rallier plus ou moins ouvertement et franchement au mouvement, afin de ne pas laisser la droite occuper un terrain où il y a peut-être des électeurs à glaner : le PS assurait qu’il serait « aux côtés des Français » le 17, de même que le PCF, sans parler de la France Insoumise de Mélenchon.

 

L’« extrême » gauche opportuniste n’a pas été en reste. Le NPA, après avoir condamné le mouvement en s’alignant sur la CGT et de SUD, s’y est rallié in extremis. Lutte Ouvrière avait de la même façon appelé dans un édito de son hebdomadaire du 15/11 à ne pas laisser le mouvement à l’extrême droite : rien d’inhabituel pour un parti toujours soucieux des « petites gens »… Tous mettent soigneusement de côté le point central pour la défense des intérêts prolétariens : l’indépendance de classe.

 

Pour bloquer le capitalisme : la lutte indépendante de classe !

 

Une lutte interclassiste, où les prolétaires sont inévitablement soumis aux intérêts d’autres classes, peut bien obtenir des succès ; elle peut bien réussir des milliers de blocages ponctuels, elle ne réussira jamais à bloquer le capitalisme. Seule la lutte indépendante de classe, la lutte pour les intérêts de classe des prolétaires peut y arriver ; en effet ce sont les prolétaires qui ont seuls la force potentielle de faire échec au capitalisme car celui-ci ne vit que de leur exploitation. Lutter contre cette exploitation, c’est lutter contre le capitalisme, y mettre fin, c’est mettre fin au capitalisme !

 

En se mettant en lutte sur cette base, y compris pour des combats d’abord inévitablement partiels et limités, les prolétaires ont la capacité de faire reculer les capitalistes et leur État. Pour cela ils ne doivent pas se laisser noyer dans des rassemblements interclassistes où se dilue leur force de classe. Il leur faut s’organiser sur des basses classistes pour les luttes de résistance quotidienne contre les attaques patronales, luttes pas seulement contre les taxes et impôts, mais spécifiquement pour la défense de leur salaire et de leurs conditions de vie et des travail ; il leur faut aussi s’organiser sur le plan politique pour la lutte plus générale, anticapitaliste et révolutionnaire. Face aux petits bourgeois qui se vantent de refuser toute organisation de parti ou de syndicat, ils doivent se rappeler que, comme disait Le Manifeste Communiste, la lutte implique l’organisation en classe donc en parti.

 

Alors, quand s’enracinera cette organisation, il sera possible d’entraîner les couches petites bourgeoises, ou une partie d’entre elles, dans le combat contre le capitalisme, au lieu d’être entraîné à leur remorque vers une issue qui ne peut être qu’anti-prolétarienne [1]. L’ampleur du mouvement des Gilets Jaunes est un révélateur des tensions sociales à l’œuvre et elle annonce aussi les futures tempêtes sociales. Dans la période qui vient les prolétaires seront poussés à entrer en lutte pour réagir aux coups redoublés du capitalisme : il leur faudra le faire sur leurs propres bases et pour leur propre compte pour ne pas être encore une fois battus.

 

Pour la lutte et l’organisation indépendantes de classe !
Pour la reconstitution du parti de classe internationaliste et international !
Pour la reprise de la lutte révolutionnaire anticapitaliste !

 

Parti Communiste International (Le Prolétaire), 22 novembre 2018

 

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

5 pensées sur “« Gilets Jaunes »: L’interclassisme est contraire aux intérêts des prolétaires

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    1 décembre 2018 à 19 07 47 124712
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    Les révolutionnaires académiques autoproclamés adoptent toujours la posture du pédant professeur dictant péremptoirement ses leçons à ses élèves considérés comme des éternels enfants immatures. Aux yeux de ses marxiens livresques qui ne sortent jamais de leur planète Marx pour descendre sur la Terre de la vraie vie des prolétaires, la lutte de classes s’apparente à un phénomène interstellaire qui se déroule dans le pur ciel de leurs idées éthérées révolutionnaires. Selon ces astronomes marxiens, la révolution doit respecter les lois des astres prolétariennes telles qu’ils l’ont étudiées avec leur télescopiques analyses depuis leur planète Marx livresque. D’après leur vision céleste, la révolution est l’œuvre d’une conscience prolétarienne pure, puisée à la source de la doctrine épurée de la genèse marxiste biblique. Aucune pratique politique hérétique ne doit venir troubler cet ordonnancement principiel défini pour l’éternité par l’orthodoxie marxiste originelle. Seul le prolétaire doté d’une foi inébranlable dans sa mission historique, acquise au prix d’une lecture assidue des textes sacrés de Marx, serait en mesure d’accomplir glorieusement la Révolution. Sans cette foi du charbonnier chevillée au corps du prolétaire armé d’une conscience de classe aiguë et aiguisée, aucune révolution n’est possible. La réussite de la Révolution dépend de cette conscience, bien évidemment dispensée par l’avant-garde révolutionnaire dotée d’un programme politique clé-en-main. Aujourd’hui, pour coller à l’actualité, ces révolutionnaires en robe de chambre, brocardent le mouvement des gilets jaunes pour son absence de foi marxiste, son ignorance des classiques des Pères de la Révolution prolétarienne, son inculture en matière organisationnelle ouvrière, son incapacité à se doter d’une avant-garde de professionnels de la lutte des classes.
    Ces révolutionnaires déphasés et dépassés fustigent les gilets jaunes pour leur manque d’engagement prolétarien. Ils leur reprochent de ne pas adopter spontanément le programme clé-en-main enfermé précieusement dans leur coffre-fort du politburo secrètement animé par des “professionnels de la Révolution” toujours prompts à donner des leçons aux authentiques prolétaires en lutte. En vérité, ces marxistes doctrinaires trouveront toujours à redire sur n’importe quel mouvement de révolte. Ce mouvement des gilets jaunes aurait adopté une orientation trotskyste, il aurait été dénoncé comme un mouvement bourgeois. Une orientation maoïste, pareillement. Luxemburgiste, pareillement. Léniniste, pareillement. Pour qu’une lutte trouve grâce à leurs yeux, il faut qu’elle soit d’emblée pourvue du programme révolutionnaire marxiste écrit par ses adeptes de la Révolution pure. Faute de quoi, à partir de leur bureau, sur leur ordinateur, ils promulgueraient une Fatwa pour condamner tout mouvement révolutionnaire qui n’épouse pas leurs théories marxiennes éthérées, depuis longtemps enterrées.

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    2 décembre 2018 à 7 07 00 120012
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    Pour comprendre le mouvement, c’est se perdre en conjecture! .. de quoi écrire un livre!… la métaphore du goret qui couine à l’abattoir est bien représentative et c’est ce qui se passe! .. pour comprendre, il faut sortir de son cadre de référence. Pour l’heur le mouvement est plus « anarchiste » mais parfois contradictoire aussi je vous l’accorde!… essayer de le situer dans le clivage gauche /droite donc dans la politique politicienne est inutile. En tant que Français, c’est un message symbolique de rejet du système « politicopoliticien » dans sa globalité, eu égard au fait que tous les représentants politiques depuis des décennies sont « Franc maçons » ! (allégeance-allégeance!)..donc tout est corrompu ! les syndiquas ouvrier ont été noyautés par des « vendus » (rappel du don de la CFDT au Medef pour la gestion des caisses de retraite etc…). Les Français sont engagés dans un vrai mouvement Politique, « on veut arrêter de crever », tels les révolutionnaires de 1789, !… « on casse tout et après on sera bien obligés de reconstruire quelque chose »…  » d’autre »… mais lobotomisés par « l’éducation » depuis des décennies qui nous a appris a ne plus penser, un effort sera nécessaire pour ne pas reproduire les mêmes erreurs, telle la définition d’Einstein « l’idiotie , c’est reproduire la méme expérience en commettant les mêmes erreurs et en espérant un résultat différent »
    Donc il convient pour l’heure de bien le situer dans « un mouvement citoyen de désobéissance civile »… bien malin celui qui pourra dire ce qu’il en adviendra! ..le débat est loin d’étre clos! mais au moins ça grogne et ça bouge, c’est déjà çà !

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    2 décembre 2018 à 8 08 48 124812
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    @ LE PROLÉTAIRE @ GIGC ET @ NUEVO CURSO

    Il y a quelques années que je fréquente la gauche communiste internationaliste. Au départ je croyais que l’expulsion de ces militants révolutionnaires des partis et organisations de la gauche traditionnelle était le gage d’une grande lucidité et d’un rejet des méthodes sectaires et des pratiques dogmatiques dont ils avaient eux-mêmes soufferts dans les vieux partis de la IIIe Internationale – bolchevisés. Erreur de ma part. Loin de tirer parti de leur expérience les organisations de cette ancienne gauche-radicale sont aussi paranoiaques – introverties – sectaires et dogmatiques que le sont les anciens partis communistes – maoïstes et autres ISTES.

    Ainsi, faire grief à des millions de prolétaires français aliénés par deux siècles d’exploitation forcenée – déçu par deux siècles de trahison par leurs pairs gauchistes – leur faire grief de ne pas être « anti-capitaliste » et d’être sous l’influence de la petite-bourgeoisie radicalisée parce que paupérisée et en cours de prolétarisation !!!! c’est être totalement déconnecté de la vie révolutionnaire concrète.

    Jamais camarades vous ne recevrez en cadeau des mains du grand capital et de son immense appareil de formatage-propagande-conditionnement de la pensée – des millions de prolétaires pré-conditionnés à la révolution prolétarienne.

    C’est le rôle de la soi-disant avant-garde (moi je préfère penser que nous devrions en plein centre de la marche à la liberté qu’à l’avant étant donné toutes nos lacunes de militants) de travailler – d’oeuvrer à démasquer les faux culs – les faux dirigeants (sic) à proposer les mots d’ordre rassembleurs et qui place le système face à ses contradictions-irrésolues et insurmontables – c’est notre boulot de militant prolétarien – au coeur de l’action d’apprendre de nos erreurs (le sectarisme et le dogmatisme par exemple) avec et parmi notre classe sociale – suant et souffrant avec elle et parmi elle et ainsi mériter le respect de nos pairs – nos pairs prolétariens qui au cours de la seconde guerre mondiale se sont battus dans la résistance avec les communistes pour se faire dire à la fin rendez vos armes à De Gaulle croupion du capital français affamé de profits.

    La gauche a commis de grands crimes contre la classe prolétarienne qui a une grande mémoire de classe et se souviens de ces trahisons. Ne répétons pas ces erreurs camarades et montons sur les barricades avec notre classe et redonnons-lui confiance dans ses militants – non pas de gauche ou communistes – ces dénominations sont trop discréditées – je ne les utilises jamais – REDONNONS LEUR confiance dans les PROLÉTAIRES RÉVOLUTIONNAIRES.

    Ce n’est pas en excluant – rejetant – stigmatisant – sermonnant et restant sur la clôture pendant que la vague insurrectionnelle semble se former au fond de l’océan de nos misères que les militants prolétariens révolutionnaires contribueront à la révolution prolétarienne.

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    2 décembre 2018 à 9 09 02 120212
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    @ tous

    Je vous invite à lire un texte intitulé : « Gilets jaunes : transformer la contestation spontanée en lutte consciente » écrit par Mohamed BELAALI publié sur Le Grand Soir : https://www.legrandsoir.info/gilets-jaunes-transformer-la-contestation-spontanee-en-lutte-consciente.html

    Un extrait de ce texte :  » Si le conflit s’aiguise, les Gilets jaunes vont voir le véritable visage de la classe dominante, ce visage hideux qu’elle dissimulait pendant les périodes « paisibles ». Ils découvriront alors que son discours sur le droit de grève, de manifestation, de libre circulation etc. n’est qu’hypocrisie et mensonge. Macron et son gouvernement n’hésiteront pas à exercer la répression la plus féroce pour briser le Mouvement. Ils prendront peut-être conscience que plus la lutte dure dans le temps et se transforme en combat politique, plus la classe au pouvoir devient brutale, arrogante et odieuse.
    Le mouvement qui se déroule sous nos yeux en ce moment communément appelé Gilets jaunes ne cesse de prendre de l’ampleur et montre clairement combien les citoyens, notamment les plus démunis d’entre-eux, souffrent de la politique de classe menée par Macron et son gouvernement. Cette contestation populaire est le fruit d’une politique injuste, humiliante et de souffrances accumulées et refoulées. »

    « Pour l’instant le Mouvement ne met en exergue que des revendications économiques (taxe sur le carburant, pouvoir d’achat, vie chère…). Les revendications politiques sont quasiment absentes. Si les revendications économiques sont justes et légitimes et il faut se battre pour les réaliser, le Mouvement ne doit pas oublier qu’il lutte contre les effets et non contre les causes de ces effets. La lutte pour des revendications immédiates, qui reste indispensable, ne supprime pas pour autant les racines qui engendrent cette situation désastreuse dans laquelle se trouve une partie de plus en plus importante de la population. Les Gilet jaunes doivent se battre contre le pouvoir politique source de leurs malheurs. Ils ne doivent pas se limiter à des revendications économiques qui même satisfaites ne suppriment absolument pas les conditions dans lesquelles les injustices de classe se reproduisent. Car derrière cette dégradation générale que subissent les classes populaires, se cache la classe des oppresseurs dont Macron n’est qu’un serviteur zélé. »

    Lire la suite : https://www.legrandsoir.info/gilets-jaunes-transformer-la-contestation-spontanee-en-lutte-consciente.html

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