Guyane – Les 500 frères sont les pires ennemis du mouvement de contestation

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Bonjour à toutes et à tous

La télé fait une énorme la publicité aux 500 frères, soit-disant non-violents, afin de pousser le mouvement de contestation guyanais à les accepter comme dirigeants du mouvement. Ainsi, ils pourront calmer celui-ci, et le détourner de son vrai but, et donc le vaincre.

Les 500 frères sont d’ailleurs essentiellement des membres de la sécurité. Et ils sont des flics et leurs ennemis sont les « délinquants », c’est-à-dire les plus pauvres. Les 500 frères réclament plus de flics.

A-t-on déjà vu une révolution ou un mouvement de contestation de gauche réclamer plus de flics et lutter contre les « délinquants » ? NON ! pour nous, les délinquants, ce sont les capitalistes, les exploiteurs du prolétariat, ceux qui mettent les prolos dans une misère telle que pour survivre et nourrir leurs enfants, il leur devient nécessaire de « voler », c’est-à-dire de devenir des « délinquants ».

La télé donne essentiellement la parole à celles ou ceux qui se plaignent des « délinquants », c’est-à-dire à la petite bourgeoisie. Mais les « délinquants », c’est-à-dire les plus pauvres, c’est eux qui feront la révolution, si révolution il doit y avoir. Et ils trouveront face à eux les 500 frères qui, cette fois-ci, seront armés avec la bénédiction de l’État.

Bien à vous,
do
28 mars 2017
http://mai68.org/spip2

Il n’y a pas de prisonniers de droit commun, il n’y a que des prisonniers politiques !

LA POLITIQUE DE LA PRISON C’EST LA POLITIQUE DE LA DICTATURE

Pourquoi va-t-on en tôle ? Il n’y a qu’à regarder les statistiques : ce sont les pauvres qui vont en prisons ! Et plus une couche sociale est pauvre et plus elle est proportionellement représentée dans les prisons ! Ce qui confirme que « les riches s’enrichissent en appauvrissant les pauvres et une fois que les pauvres sont trop pauvres, ils sont obligés de « voler » pour pouvoir survivre ». Bien entendu, la police et la « justice » sont au service des riches et enferment les pauvres qui ont dû reprendre un peu aux riches de ce que ces derniers ont volé aux pauvres ! Si la « justice » condamne pour « vol » le pauvre qui a repris un petit peu de tout ce qui aurait dû lui appartenir, c’est pour faire croire à tout le monde, et même au prétendu « voleur », que les coupables ne sont pas les riches, mais bien les pauvres-qui-refusent-de-se-laisser-mourir. C’est pour faire croire au mythe du prisonnier de droit commun !

Article complet : http://mai68.org/spip/spip.php?article1756

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Commentaire d’AROCS :

Presque juste. Jamais un mouvement revolutionnaire n’a demandé effectivement plus de flics mais toute la revolution de 1905 et d autres mouvements revolutionnaires est marquée par des milices des partis ouvriers defendant les grevistes, les juifs, les simples militants contre le lumpenproletariat pogromiste, voleur de poules, de chevaux ou tueurs de militants. Lumpen parfois organise par la police parfois spontanement haineux des ouvriers et paysans organises et conscients.

Sa nature de classe degeneree le poussant a la delinquance et a l extreme droite. Ce que Marx avait deja analysé.

Les 500 freres semblant etre un des elements de ce lumpen puisque delinquants devenus agents de sécurité… les vases communiquant.

AROCS

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Réponse de do à AROCS :

Lumpenprolétariat = sous-prolétariat = population située socialement sous le prolétariat, c’est-à-dire ayant bien plus de mal que lui à survivre

Salut,

S’il est vrai qu’une petite fraction du sous-prolétariat se vend à l’ennemi de classe afin de pouvoir survivre, il ne faut pas généraliser ; et la plupart restent dans le bon camp, et seront les plus motivés, et c’est eux qui prendront le plus de risques pour faire la révolution. Gavroche était un sous-prolo.

Par ailleurs, de même que Marx avait noté une tendance à la prolétarisation de la petite bourgeoisie, il y a aussi une tendance à la sous-prolétarisation du prolétariat. C’est ce qui se passe de façon rapide en Guyane où le nombre de très pauvres, et donc de « délinquants » est bien plus important qu’en France.

Les « délinquants » sont justement ceux qui, au sein du lumpenprolétariat, refusent de se vendre à l’ennemi pour pouvoir survivre, et choisissent par conséquent de devenir des « délinquants ». Les « délinquants » sont évidemment très majoritaires au sein du sous-prolétariat, car la plupart des sous-prolos n’oublient pas d’où ils viennent et refusent en conséquence de se vendre à l’ennemi de classe.

Bien à toi,
do
http://mai68.org/spip2

 

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