Hollande au ski

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En cette période de sports d’hiver, François Hollande a tenu à s’évader quelques heures en allant chausser les skis dans une station dont nous tairons le nom pour d’évidentes raisons de sécurité…

 

Dans le Falcon 2000 qui le transportait vers les Alpes, Hollande avait annoncé la couleur à son entourage : « J’ai l’intention de m’attaquer à la piste du Quinquennat ». Malgré les mises en garde liées à l’extrême difficulté de cette piste mythique et au climat ambiant peu propice à la performance, Hollande avait confirmé cet engagement, avant de se lancer dans une anaphore :

 

« Moi, skieur, je prendrai sans la moindre hésitation le départ de cette redoutable descente malgré un climat défavorable.

 

« Moi, skieur, je descendrai cette piste avec la plus grande détermination.

 

« Moi, skieur, je n’éluderai aucun obstacle et ferai face avec courage à l’adversité, le cas échéant.

 

« Moi, skieur, je prendrai schuss les murs les plus pentus.

 

« Moi, skieur, je n’utiliserai mes cares que pour m’arrêter dans l’aire d’arrivée après avoir dominé mon sujet. »

 

Le lendemain matin, frais et dispos après une nuit passée dans un chalet personnel de Pierre Bergé, Hollande est au départ de la « Piste du Quinquennat ». Pour passer incognito, il a décidé de skier muni d’un masque. Après quelques hésitations, son choix s’est porté sur un masque de… François Hollande, nul autre n’étant plus à même, à ses yeux, de garantir cet anonymat. Durant toute la descente, il a été décidé que le skieur resterait par radio en liaison avec Valérie Trierweiler, elle-même porteuse d’un masque de… Ségolène Royal pour tromper les paparazzis.

 

Et c’est parti : en appui mou sur ses bâtons, Hollande se lance sur la piste avec la fougue d’un escargot de Bourgogne subclaquant. 1 h 30’ plus tard, notre skieur s’immobilise sur l’aire d’arrivée dans une odeur mêlée de tartiflette et de vin chaud. Hollande est fourbu mais, comme toujours, content de lui-même et de sa performance. Entretemps, il s’est pris deux spectaculaires gamelles, l’une sur la « Bosse des 75 % » et l’autre dans le périlleux « Couloir des retraités » avant de multiplier les traversées pour franchir le « Mur de la Chancelière » et de galérer en escalier dans l’étroit « Goulet de la dette » ; pour finir, c’est en chasse-neige qu’il a franchi l’obstacle le plus redoutable, le « Mur de l’emploi ».

 

Malgré la mine atterrée des membres de son fan-club du PS (les Pépères Skieurs) qui ont tenu à l’accueillir, et le sourire goguenard d’un skieur anonyme porteur d’un masque de Mélenchon, rien ne parvient à effacer le sourire béat de l’homme qui vient d’accomplir un exploit émérite. Valérie Trierweiler elle-même est dépitée mais n’en laisse rien paraître grâce au rire en carton bouilli de Ségolène Royal qui lui permet de masquer sa frustration. Une frustration qu’elle ne peut pourtant s’empêcher de confier aux abonnés de son compte Twitter : « Il faut se rendre à l’évidence, François est aux champions de ski ce qu’est le chat de gouttière au tigre du Bengale ! »    

 

Rien ne peut cependant altérer la bonne humeur dudit François : « Cette piste, je la sens bien. J’ai d’ailleurs la ferme intention de la descendre une deuxième fois. En attendant, et pour rester dans l’ambiance, je suggère une bonne raclée, euh… raclette ».

 

Précédente parodie hollandaise :

Le rêve de Hollande (février 2013)

 

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