Il est temps de stopper la casse

Recherche menée par Robert Gil

Les  entreprises,  qui  reçoivent  plus  de  172  milliards  d’aides    publiques    sans    aucune    conditionnalité    ni  évaluation  en  matière  d’emploi  ou  d’investissements,  refusent  tout  contrôle  et  tout  engagement.  Dans  ce  contexte d’austérité  aggravée  ,        les annonces  liées  au  « pacte de responsabilité »  avec  50  milliards de nouveaux   transferts de  richesse en faveur des revenus du Capital,  se  traduiront  par  des  reculs  en  matière  de  service  public,  de  protection  sociale  solidaire, et de  salaire.  Le  blocage  de  la  valeur  du  point  d’indice  et  l’augmentation  des  prélèvements  se  traduisent   par   des   pertes   nettes   de   rémunération  inacceptables.  Ces  logiques  vont  à  l’encontre  des  intérêts  des  salariés,  elles  ne  permettront  ni    la  relance  de  la  production  industrielle,  de  la  recherche  et  de  l’innovation,  ni  la  satisfaction  des  besoins  sociaux,  alors  même  que  des  millions  de  citoyens    vivent  dans  une  précarité  sociale  insupportable.

La fin des cotisations patronales pour la branche famille  se  traduira  inéluctablement  par  une  augmentation  des  prélèvements y compris par la fiscalité pour les salariés :  c’est  une  nouvelle  attaque  au  salaire  socialisé, élément  fondateur de notre système de protection sociale.    Cette  situation    conduira  également  à  une  baisse  des  prestations  et  à  une  mise  en    péril  de  l’ensemble  des  activités    sociales    qui   bénéficient   aujourd’hui du financement de la CNAF. Le secteur associatif, l’économie sociale et solidaire sont à terme directement menacés par les reformes du financement de la CNAF.

Devant ces attaques à répétition on assiste à  une  prise  de  conscience  grandissante des salariés. Ils  sont  plus  nombreux  à  comprendre  que  les  fabuleux  cadeaux faits aux plus riches, au patronat de ce pays, ne  se  traduisent  ni  par  des  créations  d’emplois,  ni  par  un  investissement porteur d’avenir.   Ils  constatent  toujours  un  peu  plus  les  dégâts  de  cette  politique : augmentation de la pauvreté, précarisation de  l’emploi  et  des  conditions  de  vie,  baisse  des  salaires,  affaiblissement  des  services  publics  et  de  toutes  les  politiques de solidarité.   En  décidant  de  transférer  les  cotisations  patronales  de  financement   de   la   branche   famille   vers   l’impôt,   le  Président de la République engage un processus que nul  autre gouvernement n’avait osé faire avant lui. C’est une  rupture  franche  avec  les  principes  fondateurs  de  notre  pacte social : le financement de la protection sociale par  le travail et le principe d’universalité.

Il  y  a  70  ans,  le  15  mars  1944,  aux  heures  les  plus  sombres de l’histoire de France, le conseil national de la  résistance proclamait dans un pays ruiné :

  • ·          Le droit au travail et le droit au repos, notamment par le  rétablissement  et  l’amélioration  du  régime  contractuel du travail.
  •  ·         Un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur  et  à  sa  famille  la  sécurité,  la  dignité  et  la possibilité d’une vie pleinement humaine.
  •  ·         La  garantie  du  pouvoir  d’achat  national  par  une politique tendant à une stabilité de la monnaie.
  •  ·         La reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme  indépendant,  doté  de  larges  pouvoirs  dans l’organisation de la vie économique et sociale.
  •  ·         Un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, quel que soit leur situation, par la mise en place d’une gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État.

Aujourd’hui,   le   gouvernement   de   François   Hollande  s’engage  avec  le  « Pacte  de  responsabilité »  dans  une  logique totalement inverse qui revient à s’en remettre au  seul patronat pour régler des problèmes économiques et  sociaux,  alors  qu’il  faut,  au  contraire,  se  dégager  des  stratégies patronales et financières qui sont à l’origine de  la  crise  pour trouver  une  solution  durable  en  faveur  du  monde du travail.  La méthode utilisée pour faire passer  ce « Pacte » pose un réel problème de démocratie. Elle est  dangereuse  pour  la  cohésion  nationale  car  elle  signifie  clairement aux salariés qu’ils n’ont pas voix au chapitre.  Et considérant que ces diverses cures d’austérités et attaques contre notre protection sociale ne suffissent pas,  la   Commission   Européenne a placé la France sous « surveillance renforcée »!

D’après une doc de la FERC

6 pensées sur “Il est temps de stopper la casse

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    18 avril 2014 à 10 10 28 04284
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    @ Le Yeti

    Le programme du CNR a marqué la ligne des hautes eaux dans l’évolution de la pensées sociale française. Puis est venue son application difficile, faisant face a une résistance croissante à la mesure de la reprise en charge par le capital d’une société dont l’incartade fasciste avait commpromis l’équilibre.

    Aujourd’hui, il ne reste plus de solidarité. Le communisme doit renaitre, adapté a une société de production tertiaire. Aussi longtemps que perdure le rejet du collectivisme nous ne pouvouns que regresser. Le fait simple que ne soit pas contsté la controle privé des baques et du systeme monetaire montre que nous sommes au niveau 0 d’une structuration économico-sociale raisonnable.

    Nous ne sommes pas une population gouvernée, mais un cheptel exploité.

    PJCA

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    18 avril 2014 à 11 11 59 04594
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    Félicitations pour cette très belle photo de cette déesse noire époustouflante.
    Bon article incidemment, sauf que moi je n’ai aucune = 0 = confiance dans le patronat ni en Hollande le pantin du patronat pour mener des politiques pro- classe ouvrière = notre classe même si certains n’en sont pas.

    Pour être pro-ouvrier il suffit de se battre en faveur des ouvriers et contre leurs chiens de garde les bobos – les petits-bourgeois – les bureaucrates syndicaux gérants de FONDS DE PLACEMENTS MILLIARDAIRES.

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    19 avril 2014 à 8 08 26 04264
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    Sur la photo, on dirait deux olives. Trêve de plaisanterie, je n’ai plus confiance à ces hommes totalement fous qui ne pensent en réalité qu’à se remplir les poches. Je ne me laisse plus étourdir par leurs discours, je les entends même plus. Tant qu’à leur système il faudrait l’abattre au plus vite mais ça c’est difficile car leur folie est contagieuse.

    Quand on me parle du P.Q., du P.L.Q., de la C.A.Q. ou de Q.S. je leur dit de fumer un bon joint de marijuana et de voter Bloc pot.

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