La décadence de la classe ouvrière française

La classe ouvrière française n’est pas telle qu’on la rêve

http://mai68.org/spip2/spip.php?article2008

Bonjour à toutes et à tous,

La classe ouvrière n’a évidemment jamais été tout fait comme on l’aurait voulue, mais il faut bien se rendre à l’évidence : elle évolue dans le mauvais sens.

En 1986, les ouvriers de la SNCF ont fait une grève très dure basée sur une coordination. Les sabotages étaient monnaie courante, et les trains redémarraient gratuitement. La grève avait bien sûr lieu tous les jours, 24 heures sur 24, et s’appuyait sur d’énormes manifs. Du coup, le projet gouvernemental de grille des salaires « au mérite » fut remisé au placard.

En 1995, les ouvriers de la SNCF ont fait un grève dure, mais la CGT a réussi a empêcher la base de s’auto-organiser en coordination. Malgré tout, la grève avait lieu tous les jours 24 heures sur 24. Il y avait d’énormes manifs de soutien tous les jours à laquelle participait une grande partie de la population, et la sécu avait pu être sauvée.

En 2018, les ouvriers de la SNCF ont fait un grève molle, car la CGT a non seulement réussi à empêcher la base de s’auto-organiser en coordination ; mais, en plus, elle a réussi a faire en sorte que la grève n’ait lieu que deux jours par semaine. Ce qui permettait à l’ennemi de souffler pendant que les cheminots s’essoufflaient. Et la grève s’est étouffée petit à petit jusqu’à sa fin dont on a à peine parlé. On a tout de même appris que les cheminots avaient fait au total 36 jours de grève. Si ça avait été 36 jours d’un seul coup, au lieu d’être deux jours par semaine, ils auraient gagné, et sauvé leur statut. Et ce même avant les 36 jours. Merci la CGT.

Ces exemples ne sont pas séparés les uns des autres, ils se suivent dans l’ordre, et montrent un affadissement progressif de la réaction de la classe ouvrière face aux attaques du patronat — 1986, grève très dure ; 1995, grève dure ; 2018, grève molle. Ils montrent que la classe ouvrière est de moins en moins indépendante, de moins en moins capable de déborder les organisations qui veulent la diriger.

Bien à vous,
do
http://mai68.org/spip2

Étude historique et stratégique de la contestation en France depuis mai 68

Après 1968, en France, chaque année les étudiants se mettaient en grève. Une grève dure, avec piquets de grèves durs et émeutes, une grève qui durait au minimum un mois. Ces grèves étaient auto-organisées en coordination. Puis, en 1986, pour la première fois dans toute l’histoire du mouvement ouvrier, une grève nationale de tout un secteur d’activité fut auto-dirigée par une coordination. Cela dut se faire contre les syndicats, et notamment contre la CGT. Ce fut la plus fameuse grève de la SNCF. Bien plus fameuse que celle de 1995 ! CGT – Et Bernard Thibault devint chef :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1170

(Avec un topo sur les grèves de 1986 et de 1995)

8 pensées sur “La décadence de la classe ouvrière française

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    9 août 2018 à 13 01 14 08148
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    @ DO @ Tous

    Je remercie DO, ce texte aborde la question la plus importante (et je n’exagère nullement) qui confronte le mouvement ouvrier et prolétarien révolutionnaire en ce qui deviendra fort probablement la plus grave crise économique – puis politique (diplomatique – militaire) – puis idéologique et sociale mondiale des temps modernes.

    C’est exactement dans cette perspective mondiale – globale et systémique qu’il faut traiter de cet exemple évident que fut – et qu’est la grève des cheminots français.

    Cette grève par le nombre de travailleurs impliqués, par le rôle joué par l’État bourgeois totalitaire, par le rôle joué par les organisations syndicales et par la go-gauche, par le secteur économique tout à fait névralgique où elle s’est déroulée, par son ampleur et sa capacité potentielle de mobiliser d’autres secteurs prolétariens français, par sa durée bref, ce fut une grève test à la fois pour le patronat – son État – et la classe prolétarienne française et européenne.

    Nous allons donc nous y pencher afin de bien comprendre ce que cette grève révèle sur l’État des troupes prolétariennes – sur l’État bourgeois français et européens – sur la conjoncture économique, politique, idéologique, sociale mondiale et française, car de nos jours c’est en embrassant une perspective mondiale et globale que l’on parvient à analyser et comprendre l’histoire qui se fait

    Évidemment nous réfuterons une fadaise comme :  » La classe ouvrière n’a évidemment jamais été tout fait comme on l’aurait voulue, mais il faut bien se rendre à l’évidence : elle évolue dans le mauvais sens, soit vers la décadence de la classe ouvrière française. » (sic)

    De quel droit le militant prolétarien peut-il dire de son géniteur – la classe prolétarienne – n’es pas comme il le voudrait, et comment peut-il s’accuser d’évoluer dans le mauvais sens ? Nous ne sommes pas en-dehors de la classe pour la regarder comme des intellos petits-bourgeois au-dessus de la mêlée – nous sommes la classe et ce sont nos tripes et nos neurones que nous allons examinées avec vous.

    Établissons d’abord que l’histoire s’empile et que chaque expérience de lutte vécue prépare les conditions de la prochaine, 1968, prépare 1986, qui a préparé 1995, qui a préparé 2018 – à tout point de vue y compris sur les plans économique, politique, sociale, …

    À suivre lors de notre prochain éditorial sur le webmagazine http://www.les7duquebec.com

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    10 août 2018 à 9 09 59 08598
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    Salut Robert,

    « De quel droit le militant prolétarien peut-il dire de son géniteur – la classe prolétarienne – n’es pas comme il le voudrait »

    On n’a pas le droit de dire du mal de papa ?

    Je ne suis peut-être pas en dehors de la classe, mais ça ne m’empêche pas de voir qu’elle se porte de plus en plus mal. De la même façon que je vois bien que je suis enrhumé.

    Que mai 68 ait préparé 1986 : peut-être, car bien qu’énormément moins puissante que celle de 68, la grève de 86 a vu la toute première coordination nationale de tout une secteur. Et en un sens on peut effectivement dire que c’est 68 qui a préparé cela.

    Mais que 1986 ait préparé 1995, ce n’est vrai que du côté du pouvoir puisqu’il a réussi à empêcher que la SNCF s’auto-organise en coordination. Je veux dire qu’en 1995 le pouvoir a appris la leçon de 1986. Mais, le prolétariat a totalement oublié qu’en 1986 il avait été aussi puissant parce qu’il s’était auto-organisé en coordination.

    Et que 1995 ait préparé 2018, c’est toujours vrais, mais encore une fois côté patron. Les ouvriers SNCF ont totalement oublié que s’ils avaient gagné en 1995, c’était parce qu’ils avaient fait grève TOUS les jours. Et en 22018 ils ont fait grève seulement 2 jours par semaines, et comme il se doit, ils ont perdu.

    Ce n’est PAS le prolétariat, ce sont les Patrons qui ont tiré les leçons de 1986 pour préparer 1995.

    Ce n’est PAS le prolétariat c’est le pouvoir qui a tiré les leçons de 1986 et 1995 pour préparer 2018 : empêcher une coordination de naitre comme en 1986, et empêcher que la grève ait lieu tous les jours comme en 1995.

    Le prolétariat n’a été capable de tirer aucune des leçon de l’histoire. Il est par conséquent en pleine décadence depuis des dizaines d’années.

    Bien à toi,
    do
    http://mai68.org/spip2

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    11 août 2018 à 1 01 40 08408
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    Cette « décadence » est aussi (mal) vécue « de l’intérieur », par les éléments les plus conscients du prolétariat.

    Sur cette question, c’est donc le camarade Do qui fait le constat lucide, matérialiste.

    M.Bibeau, qui se veut constamment chantre du matérialisme, nous rappelle, sans cesse et à juste titre, que la seule problématique réelle de la bourgeoisie est de maximiser ses profits…

    Néanmoins, ce que l’histoire nous montre, c’est que cela ne va pas sans la nécessité d’acheter la paix sociale, et au moindre coût, donc, en termes crus d’investissements incontournables, en quelque sorte…

    Il semble même que ce soit Bismarck qui ait inauguré le concept, et évidemment pas par bonté d’âme…

    Et donc, si l’on veut bien suivre un raisonnement qui devrait être celui du « matérialiste » Bibeau, ce que l’histoire plus récente nous enseigne, de façon assez flagrante, c’est que la bourgeoisie achète la paix sociale à un prix de moins en moins élevé… !

    C’est tout simplement ce constat que fait le camarade Do, ici, et qui emporte donc nettement ce point !

    La classe ouvrière « déborde » de moins en moins les syndicats, coordination ou pas, et les syndicats sont de moins en moins « combatifs », si jamais ils l’ont réellement été, au niveau des directions bureaucratiques…

    Il y a bien un recul global de la conscience de classe, même s’il y a des débats de plus en plus fumeux au sein des minorités « combatives » des syndicats…

    La réalité, c’est que l’agitation interne de ces minorités ne prête pas à conséquence pour le système.

    Le cas des coordinations n’est pas à ce point différent, dans la mesure où il ne s’en dégage, vu leur unité précaire et hétéroclite, aucune perspective politique claire, à laquelle les masses pourraient s’identifier…

    La question reste d’ouvrir une perspective de véritable rupture avec le capitalisme, c’est à dire de rupture concrète avec l’économie de marché, en réalité.

    Luniterre

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      11 août 2018 à 12 12 23 08238
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      @ Luniterre

      Je reconnais d’emblée la véracité évidente de ce constat « l’histoire plus récente nous enseigne, de façon assez flagrante, c’est que la bourgeoisie achète la paix sociale à un prix de moins en moins élevé… ! » = Oui en effet… MAIS peut- on en déduire que comme vous le faites que : « Il y a bien un recul global de la conscience de classe, même s’il y a des débats de plus en plus fumeux au sein des minorités « combatives » des syndicats… »

      De ce raisonnement (ci-haut) vous concluez que « Le cas des coordinations n’est pas à ce point différent, dans la mesure où il ne s’en dégage, vu leur unité précaire et hétéroclite, aucune perspective politique claire, à laquelle les masses pourraient s’identifier… »

      Dans cette dernière phrase – juste dans son constat j’en conviens M. Luniterre – vous inversez l’ordre dialectique. Vous suggérez que les « coordinations » devraient dégager une « perspective politique claire » — à laquelle les MASSES POURRAIENT S’IDENTIFIER (sic)

      Toujours cette manie de l’avant-garde marxiste-léniniste de se prétendre devant la parade – plus avancée que le prolétariat présenté comme débile – enfantin – décadent dirait DO – alors que l’avant-garde = vous l’admettez vous-même est « désunie-précaire-hétéroclite- » idéaliste – inconsciente – et attardée ajouterais-je

      C’est que l’avant-garde ne peut être autre chose qu’un élément – un axe de la masse des prolétaires (pas des masses – vous ne devriez pas user de cette expression LES MASSES INDISTINCTES – MASSE PROLÉTARIENNE VOILA NOTRE CLASSSE SOCIALE) L’avant-garde émerge – est issue des masses prolétariennes et reflète le niveau de conscience des masses prolétariennes

      Le prolétariat bat en retraite il est vrai (ce qui ne doit pas être assimilé à une « décadence » ) désemparé, un peu découragé et désuni et toute ceci se reflète dans les organisations de la go-gauche sectaires, dogmatiques, se battant chacune our attirer des clients payeurs de cotisation et adorateurs de gourous ampoulés

      Quand la classe prolétarienne – le dos au précipice et ne pouvant plus reculer sans s’effondré et disparaitre physiquement de la surface de la terre – alors OBLIGÉE – CONTRAINTE – d’un sursaut elle exigera de son « avant-garde » unité, cohérence, juste perspective et conscience claire qu’il faut détruire ce mode de production et qu’il faudra bien en construire un autre.

      Alors la camarade la vraie bataille consciente s’amorcera entre les milliers de réformateurs gauchistes et les révolutionnaires radicaux – sans compromis – qui représenteront le plus haut niveau de conscience de la classe (ce n’est pas eux qui forgeront la conscience de la classe – c’est l’inverse – c’est la classe qui produira ces révolutionnaires radicaux en opposition aux go-gauches grandes gueules et réformistes tentant de sauver le capitalisme sous des phraséologies ronflantes et décadentes

      Merci de ton post camarade

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        11 août 2018 à 19 07 44 08448
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        Les mots ont un sens. Parfois plusieurs, selon le contexte.

        En 1986 les masses se sont identifiées davantage aux coordinations qu’aux syndicats.

        Les coordinations étaient, au départ, représentatives des éléments les plus conscients, les plus avancés, et donc de l’avant-garde du mouvement, tel qu’il était.

        Néanmoins, si cette identification a fonctionné aussi venant des éléments moins avancés, de la masse, autrement dit, et sans y mettre de connotation péjorative, mais simplement un constat dialectique des inégalités de niveau de conscience, inévitables dans l’évolution du mouvement, cette identification s’est arrêtée au niveau revendicatif.

        Personne n’a jamais suggéré que les coordinations pourraient prendre le pouvoir politique et abolir l’État bourgeois.

        Tout simplement parce qu’il n’y avait pas de perspective politique, au delà de ces revendications.

        En 1905 les premiers soviets avaient une perspective à la fois revendicative et politique, mais qui n’incluait pas l’abolition de l’État bourgeois monarchique, mais seulement sa réforme démocratique.

        En 1917, le programme revendicatif des soviets impliquait, pour sa réalisation, l’abolition de l’État bourgeois monarchique.

        « La paix, le pain, la terre » ce que seul « tout le pouvoir aux soviets » pouvait réaliser.

        Mais le pouvoir des Soviets n’avait aucune chance de résister sans une organisation centralisée, et la seule existante et réellement implantée était celle de bolcheviques et c’est finalement assez naturellement que le pouvoir s’est reporté sur le parti, et non pas essentiellement par la répression des éléments réactionnaires. Sans ce report du soutien populaire, pas de victoire possible de l’Armée Rouge.

        C’est le prix de la victoire, la destruction des forces productives qu’elle a entraîné, qui a handicapé durablement la reconstruction.

        Mais c’est la perspective politique, la construction du socialisme, qui était le moteur, à toutes ces étapes décisives, et non la forme « soviétique », spécifiquement, indépendamment de son contenu politique, qui s’est trouvé incarné, concrètement, par les bolcheviques.

        Bolchevisme, socialisme et soviets sont restés liés en termes d’identification, même si elle n’a pas pleinement abouti, ce qui reste une évidence.

        C’est la perspective politique qui reste l’élément déterminant du processus dialectique révolutionnaire.

        Luniterre

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          12 août 2018 à 20 08 29 08298
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          À Luniterre

          Bien j’aime bien qu’on laisse l’insulte de côté et que l’on aligne raisonnement contre raisonnement

          1) Tu écris ceci « un constat dialectique des inégalités de niveau de conscience, inévitables dans l’évolution du mouvement, cette identification s’est arrêtée au niveau revendicatif. »

          C’est tout à fait exact – je suis d’accord.

          2) Puis tu ajoutes ceci : « Tout simplement parce qu’il n’y avait pas de perspective politique, au delà de ces revendications. En 1905 les premiers soviets avaient une perspective à la fois revendicative et politique, mais qui n’incluait pas l’abolition de l’État bourgeois monarchique, mais seulement sa réforme démocratique. »

          Ce que tu ne sembles pas comprendre c’est le POURQUOI – PAS DE perspective politique (du moins pas révolutionnaire voulais-tu dire) Alors qu’en 1905 – il y avait une perspective politique de réformer L’ÉTAT TSARISTE (personnellement je n’utilise pas le terme BOURGEOIS MONARCHIQUE) – l’État tsariste maintenait la superstructure féodale de servage et le côté bourgeois lui était assujettis D’OU JUSTEMENT LA PERSPECTIVE POLITIQUE RÉFORMISTE BOURGEOISE QUI CHERCHAIT À ÉMERGER à travers la révolte

          3) Vois-tu la perspective politique réformiste qu’insuffla pa bourgeoisie ne fut pas l’oeuvre de l’organisation – du leadership mais AU CONTRAIRE la pression des rapports de production bourgeois balbutiant donna naissance à la perspective politique RÉFORMISTE = Réformes qui permettent au mode de production capitaliste de s’épanouir pleinement

          4) La cour du tsar n’aurait pas pu t’expliciter tout cela en détail MAIS elle sentait confusément que si elle laissait passer ces RÉFORMES BOURGEOISES C’EN ÉTAIT FAIT DE SES AVANTAGES ET DU SERVAGE donc de son mode de production

          5) En 1917 ce fut une reprise de 1905 exactement la même perspective revendicative poussé par le peuple paysan (la terre, la paix = 95 % des soldats = paysans et le pain pour toutes les classes opprimées) ce furent des revendications RÉFORMISTES ET LA MÉTHODE POUR Y PARVENIR = Tous le pouvoir aux soviets = un mot d’ordre politique révolutionnaire – qui je ne sais si les bolchéviques le savait précisément mais ils y étaient poussé par la conjoncture – signifiait la DESTRUCTION DE L’ÉTAT TSARISTE.

          6) Encore ici ce n’est pas le slogan – la perspective politique qui a poussé la conscience – mais plutôt LES CIRCONSTANCES = le braquage de l’ÉTAT tsariste qui ne pouvait donner les réformes sans se saborder – ceci le mouvement des forces productives et des rapports de production nouveaux = ENTRAVER PAR L’ANCIEN À DONNER – ENGENDRER LA PERSPECTIVE politique révolutionnaire – s’ils ne veulent ou ne peuvent s’écarter nous allons out balayer

          7) LE RESTE – la synthèse de cette force sous-jacente – naturelle issue des masses paysannes et du tout petit prolétariat fut en dernière instance l’affaire d’un groupe dont les rangs se gonflèrent rapidement = preuve que ce sont ces masses qui donnent naissance au mouvement = et è la conscience et NON L’INVERSE.

          8) Il ne demeure qu’un point de discorde entre moi et les léninistes mais il est de taille. Pour ma part je constate 100 ans plus tard que les bolcheviques s’emparèrent de la direction d’un mouvement de masse paysan et bourgeois et prolétariat balbutiant les trois requérant le renversement du mode de production féodal – agraire et l’épanouissement du mode de production capitaliste jusqu’à sa plénitude.

          9) Du paradoxe de communistes dirigeant l’édification capitaliste dans un seul pays naitra la mythologie – phase de transition socialiste – auquel TOUTES LES GAUCHES ADHÈRENT sauf les bordiguistes je crois.

          Mais déjà nous quittons notre sujet à propos de LA CONSCIENCE ET LA DIRECTION OU LE MOUVEMENT SURGIT DES MASSES EN RÉVOLTE D’ABORD ET EN RÉVOLUTION ENSUITE = QUI PRÉCÈDE QUI – QUI DONNE NAISSANCE À QUI ????

          Robert Bibeau Éditeur Les7duquebec.com

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      11 août 2018 à 12 12 35 08358
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      Il y a deux grandes différences entre coordination et syndicats :

      Un syndicat n’est représentatif que des ses membres ; alors que dans une coordination tout le monde est représenté, qu’il soit de la CGT ou de FO ou de la CFDT, etc. il est représenté. Et même les non-syndiqués qui sont largement les plus nombreux sont représentés ! Parce que qui dit coordination, dit tout le pouvoir aux AG, ou aux soviets, si tu préfères.

      Dans une coordination, il n’y a pas de permanent. Tout délégué, élu et mandaté, est révocable à tout instant par l’assemblée qui l’a élu. Ce qui fait que la coordination s’améliore au fur et à mesure que le temps passe. Et s’il y a des luttes internes, elle sont résolues très vite par le vote. Ça ne prend pas des années comme dans un syndicat muni de permanents indéboulonables.

      Quand à dire que la coordination n’a aucune perspective de long terme, c’est faux. La perspective de long terme est tout simplement de diriger le pays elle-même avec tout le pouvoir aux soviets, c’est-à-dire aux AG.

      Peut-être devrai-tu lire les deux textes suivants

      QU’EST-CE QU’UNE COORDINATION :

      http://mai68.org/spip/spip.php?article1081

      PERSPECTIVE :

      http://mai68.org/spip/spip.php?article1082

      Bien à toi,
      do
      http://mai68.org

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