La présidence d’Obama, un soufflé vite retombé

LE YETI  Comme son ex-compère Sarkozy, ce n’est certainement pas sur son bilan que Barack Obama risque d’être réélu. Pourtant ce qu’il promettait, le bougre ! Ce qu’il avait promis ! Et le fol espoir qu’il avait suscité. Au bout du compte, rien ou quasi rien. Un soufflé aussi vite retombé.

Ah, on devait voir ce qu’on devait voir ! Mais quid de la régulation des excès de Wall Street ? Obama nomma aux postes stratégiques des gens qui en étaient issus ou qui étaient tout acquis à cette finance des “marchés” sans foi ni loi, à commencer par son secrétaire du Trésor, Tim Geithner.

L‘“Obamacare”, et encore…

En politique étrangère pas mieux. Une augmentation des forces d’intervention en Afghanistan avant un retrait aussi désastreux qu’en Irak. Et quid du fameux discours du Caire sur « un nouveau départ » au Moyen-Orient, la création d’un État palestinien à côté de celui d’Israël ? Quid de la fermeture de Guantanamo ? Passés aux oubliettes. Ne parlons pas de la situation financière calamiteuse du pays. Oublions son économie tétanisée.

Passons sous silence une situation sociale désastreuse, avec un taux de chômage réel aussi catastrophique que celui de l’Espagne, n’en déplaise au grossier maquillage des chiffres officiels. Vous n’y croyez pas ? Démonstration par quelqu’un qui, lui, se donne la peine de décortiquer les données figurant au BLS (Bureau of Labor Statistics) : Au crédit d’Obama, allez, l’“Obamacare”, la réforme de l’assurance santé, et encore ! Tellement aux forceps, tellement édulcorée par rapport au projet initial. Et surtout pas réellement appliquée avant 2014, déjà tellement menacée…

La seule chance d’Obama, c’est Romney

Le pire, pendant ces quatre années, c’est qu’on n’a pas vraiment vu en Obama un véritable capitaine de navire. Tout juste le porte-parole plus ou moins habile d’obscurs sponsors réclamant un retour sur investissement. À peine moins hâbleur qu’un Sarkozy, à peine moins histrion à virevoltes qu’un Montebourg, à peine moins pénible tâcheron qu’un Hollande. Surtout sur la fin où il se fit joyeusement étriller par son adversaire lors de leur premier face à face télévisé.

À quelques semaines de la nouvelle présidentielle américaine, Obama apparaît comme un candidat à court de souffle, rattrapé dans les rêves qu’il suscitait par la réalité cuisante d’un pays rongé par la crise, miné par ses excès. Finalement, la seule chance d’Obama, c’est Mitt Romney lui-même et sa propension pour les gaffes qui tuent. Quoique ce qui est perçu comme gaffe dans la vieille Europe, et singulièrement dans nos médias obamadolâtres, ne l’est pas forcément pour l’électeur américain lambda.

Une pensée sur “La présidence d’Obama, un soufflé vite retombé

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    18 octobre 2012 à 7 07 04 100410
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    Si j’étais Étatsuniens, je répondrais: « Vous avez probablement raison de dire qu’Obama est très mauvais; mais vous avez parfaitement raison de dire qu’il est à peine MOINS …ceci ou cela… que Sarkozy, à peine MOINS…ceci ou cela …que Hollande ou tout autre.

    Amicalement

    André Lefebvre

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