La zone euro éclate et Super Mario n’y pourra rien

Franchement, au départ je n’étais pas vraiment chaud pour réagir aux propos de Mario Draghi sur le sauvetage de la zone euro par la BCE. Tant de banalités ineptes, d’intentions creuses, de grossiers coups de menton dont strictement rien n’est à attendre.

Et puis un tweet par ci, un mail par là : ben, le Yéti, rien sur les déclarations de Super Mario et le soulagement des “marchés” ? Ho, les gars, vous voulez ma peau ? C’est les vacances, le soleil est enfin de la partie. Mais bon, puisque si vous y tenez, je vais peinard en laisser d’autres s’escrimer à ma place.

La BCE, un « phare dans la nuit » ?

Mon premier, Olivier Delamarche, gérant de Platinium Gestion (eh oui !), résume parfaitement le fond de ma pensée et flingue notre Draghi dès la minute 3:10 de la vidéo ci-dessous :

« Heureusement que le ridicule ne tue pas parce qu’autrement il serait mort depuis longtemps, ce garçon ! [La BCE] est devenue un gros “hedge fund” dans lequel il n’y a que des créances pourries. C’est ça, votre “phare dans la nuit” ! »

C’est une Bundesbank qui dit non, non, non

Mon second, BA, commentateur bien connu des familiers de ce site, resitue les dernières promesses bravaches de Draghi dans un contexte historique qui en ridiculise la portée.

« Vendredi 20 janvier 2012 : la BCE a racheté 219 milliards d’euros d’obligations d’État pourries. Ce programme s’appelle “Securities Market Program” ou SMP.

En février 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’État pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : “Nein” . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’État pourries.

En mars 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’État pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : “Nein” . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’État pourries.

En avril 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’État pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : “Nein” . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’État pourries.

En mai 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’État pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : “Nein” . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’État pourries.

En juin 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’État pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : “Nein” . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’État pourries.

En juillet 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’État pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : “Nein” . Et…” »

« Tout est hors de contrôle ! »

Mon troisième, Nigel Farage, député européen anglais conservateur (eh oui !), règle le compte des deux autres comparses du Draghi : Manuel Barroso et Herman Van Rompuy.

« Tout est hors de contrôle ! Ne vous éloignez pas trop cet été, nous serons tous de retour en août ! »

Regardez, écoutez (ou plutôt lisez les sous-titres), voyez les trognes figées des deux “cibles” de Farage, ça décoiffe.

Allez, je vous laisse conclure par vous-mêmes sur ce non-évènement si ça vous chante. Moi, je repique à ma farniente et à cet alléchant billet sur le cunnilingus dans Rue89…

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