L’anticommunisme a la vie dure!

Recherche menée par Robert Gil

anticomTout a été fait pour terroriser les travailleurs de la planète. La propagande occidentale s’est accaparée le stalinisme, le maoïsme avec hystérie et n’a pas laissé la place à l’intelligence, la raison ni l’analyse. On a immédiatement joué de l’émotionnel pour que les éventuels révolutionnaires soient à tout jamais découragés et dégoûtés. Aujourd’hui, le communisme est chargé de crimes et d’horreurs, aussi les gens refusent-ils d’entendre tout discours qui tendrait à vouloir convaincre de l’urgence à renverser le capitalisme et d’instaurer le socialisme marxiste-léniniste.

La bonne attitude eût été que l’on discutât publiquement de la réalité soviétique stalinienne et chinoise maoïste. Aujourd’hui, on évoque les archives soviétiques ; on ne dit rien d’éventuelles archives chinoises. Toujours est-il que depuis longtemps les anticommunistes décrivent l’horreur du goulag et des purges. Bien avant l’accès à ces archives. Et c’est à la louche qu’on décompte le nombre de morts liés à la terreur rouge du stalinisme et du maoïsme. Rien n’est assorti d’une analyse historique de la Russie et de la Chine. L’URSS a prouvé sa réussite économique puisqu’en moins de 50 ans elle a rattrapé le retard de sa très réelle arriération qui faisait d’elle un pays médiéval en 1917. Que dire de la Chine, qui fait sa révolution à la veille des années 50 et se voit devenue la 2ème puissance mondiale 60 ans plus tard. Alors qu’elle fut occupée par les colonialistes de tout pays, confrontée à des crises de famine (dont l’origine revient à l’ensemble de la colonisation, du fait des cultures coloniales, de l’épuisement des sols qui s’en est suivi et des modifications du climat à grande échelle, de l’Ouest africain au Sud-Est asiatique)…

La lutte des classes n’était plus un phénomène national opposant exploités et exploiteurs. Elle était devenue guerre impérialiste dans et hors le contexte impérialiste. N’oublions jamais la colonisation 5 fois séculaire de l’Europe sur tout le reste du monde, ni les 2 guerres mondiales, exclusivement imputables à cette Europe plus les USA (ce pays devient la 1ère puissance mondiale en 45 et avait donc intérêt à ces 2 guerres). La révolution russe a lieu durant la 1ère guerre mondiale. La révolution chinoise démarre à la fin de la 2nde guerre mondiale. C’est dire si ces 2 guerres ont fort à voir avec ces 2 révolutions. Rappelons le bilan : 6 millions en 18, 50 millions en 45, avec l’épisode incroyable de l’univers concentrationnaire et de sa solution finale. Ce rappel n’a pas pour objectif d’opposer morts du capitalo-colonialisme aux morts du communisme, mais de décrire un contexte historique et de donner à voir les conditions de toute une époque.

Les révolutions mettent en place, de façon violente, des pouvoirs de classe pour que la lutte des classes inverse dominants et dominés. Toute révolution déclenche une contre révolution qui est, aussi, un aspect de cette lutte des classes. Morts et violence continuent au lendemain de toute révolution… Ce sont les lois de l’Histoire. C’est Trotsky qui, le premier, dénonce le stalinisme. Il est soviétique et chef historique de la révolution bolchévique. Lorsque Kroutchev dénonce les crimes staliniens en 1956, il poursuit et conclut la 1ère dénonciation de Trotsky. Ces 2 dénonciations justifiant la propagande hystérique des USA et de la CIA.

Cependant, on ne peut que constater une chose : l’URSS s’est effondrée. Le capitalisme a triomphé. 1991 n’est pas le point de départ de la victoire du capitalisme. Mais son point d’arrivée. De 17 à 91, communisme et capitalisme se sont opposés en URSS. Alors, les crimes dont on parle, étaient-ils communistes ou capitalistes ? Toujours est-il qu’ils étaient bel et bien à mettre sur le compte de la lutte des classes.

Finissons: l’objectif de l’Occident capitaliste est atteint : salir et discréditer la révolution ouvrière et populaire. Aujourd’hui, les gens ont réellement peur du communisme. Et c’est pourquoi ils esquivent et évitent les vraies solutions : l’écologie, la social-démocratie, le nationalisme raciste et fascisant, voire le populisme démagogique de certain ultra libéral défenseur (sic !) du… pouvoir d’achat !!!

Voilà exactement où nous en sommes : au cœur même d’une crise propre à abattre le capitalisme, mais la frayeur des peuples à basculer dans ce qu’on s’est efforcé de leur inculquer : l’horreur stalinienne, est la plus forte.

D’après YAPADAXAN

Lire également:  EN URSS LE COMMUNISME N’EXISTAIT PAS

2 pensées sur “L’anticommunisme a la vie dure!

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    25 février 2018 à 6 06 00 02002
    Permalink

    Lorsqu’on lit les travaux du Pr. Antony Sutton, une autre réalité historique se fait jour, non ?

    Au delà de la révélation sans équivoque que l’occident à construit financièrement et technologiquement l’URSS dès 1917 et ce jusqu’à au moins la guerre du Vietnam, ce témoignage vaut également pour évaluer l’évolution de la conscience politique de quelqu’un comme le professeur Sutton.

    Voilà pourquoi, à mon sens, il me parait nécessaire de lire les publications, conférences et extraits de livres du Pr. Antony C. Sutton, (Traduction Résistance71) pour nous permettre de nous émanciper, d’échapper au paradigme mortifère induit par une mini-élite dont l’hégémonie culturelle n’a que trop duré. Le salut sociétaire de l’humanité réside dans la libération du dogme suprématiste parasite et criminel pour enfin vivre égaux, libres et heureux.

    J’ai donc réalisé 3 PDF ;
    1) l’implication de Wall Street dans la Révolution Bolchévik (de 1917) ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/04/pdfsutton1.pdf
    2) Wall Street et la montée en puissance d’Hitler ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/04/pdfsutton2.pdf
    3) Le meilleur ennemi qu’on puisse acheter ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/04/pdfsutton3.pdf qui est le discours d’AS à Miami Beach le 15 août 1972 ; prononcé sous la présidence Nixon et Sutton était encore à ce moment là un conservateur convaincu, qui essayait de faire corriger la déviance du système dans lequel il croyait encore. Comme d’ailleurs, Paul Craig Roberts qui un temps rejoignait aussi bien Zinn que Sutton sur la falsification de l’histoire.
    Le même PCR qui aujourd’hui encore pense le système réformable de l’intérieur.
    Même s’il semble que Duffy, qui n’est plus son ami, n’en soit plus si capable !

    Voici ce que disait Howard Zinn, dans Qu’est-ce que l’histoire radicale ?
    Plus l’éducation est répandue dans une société, plus la mystification pour cacher ce qui ne va pas doit être importante ; la religion, l’école et l’écriture travaillent ensemble à cet effet. Ceci n’est pas une conspiration à l’œuvre, les privilégiés de la société sont aussi victimes de la mythologie ambiante que les enseignants, les prêtres et les journalistes qui la diffusent. Tous ne font que ce qui vient naturellement et ce qui vient naturellement est de dire ce qui a toujours été dit et de croire ce qui a toujours été cru.
    =*=
    Et nous pouvons, par nos lectures combinées, comme Sutton, Zinn… dédire ce qui a toujours été dit pour ne plus croire ce qui a toujours été cru, n’est-ce pas ?

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    25 février 2018 à 6 06 07 02072
    Permalink

    Vous le savez, j’ai adoré votre « syndrome du larbin » pour l’avoir intégré en analyse dans mon blog.

    J’ai imaginé une tentative de résolution de ce syndrome par 3 chercheurs Jean Brouille, Jean Fume et Jean Cule qui expliquent le comment du pourquoi et du parce que et le mécanisme sur les promesses non tenues et les tenues non promises.

    Sur une idée de Sametonne ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/07/05/la-theorie-des-3-jean/

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