L’austérité: une catastrophe économique et sociale

Recherche menée par Robert Gil

Les politiques d’austérité sont en quelques sortes le revers de la « compétitivité ». L’austérité consiste à multiplier les coupes dans les dépenses publiques afin de permettre que les budgets publics soient équilibrés.

Le principe est le suivant : avec la crise financière (le renflouement des banques) et la crise économique (la récession), les gouvernements ont accumulés des dettes publiques importantes qui contraignent les budgets. Or d’une part, ils ne peuvent pas « faire marcher la planche à billet » pour soulager cette dette, puisque c’est la Banque centrale européenne (BCE) qui est en charge de la politique monétaire. De l’autre ils se refusent à augmenter les impôts sur les plus riches ou sur les entreprises, « compétitivité oblige », et il est délicat de se contenter d’accroître la pression fiscale sur les classes moyennes et populaires.

La solution pour équilibrer les dépenses et recettes consiste donc à sabrer dans les dépenses publiques. Cela passe par des coupes dans les effectifs et salaires de la fonction publique (et donc dans les services publics) ainsi que dans la protection sociale (chômage, santé, logement, retraites…). Ainsi en 2010 le gouvernement britannique a mis en place un plan d’austérité sur 5 ans à hauteur de 90 milliards d’euros de coupes, soit 14% des dépenses. Avec au programme, suppression d’allocations sociales, relèvement à 66 ans de l’âge de départ à la retraite, privatisations partielles ou totale (santé, police, services sociaux, services publics locaux)…

En Grèce depuis 2010 le financement des hôpitaux publics a diminué de 40% alors que, dans le même temps, la demande de soins hospitaliers augmentait de 24%. Les coupes ont des conséquences dramatiques sur l’accès aux soins et leur qualité (réduction radicale du personnel et à la détérioration des infrastructures des services de santé), mais elle contribue surtout de manière générale à une explosion de la pauvreté.

Celle-ci atteint des records en Grèce, avec plus d’une personne sur 5 en dessous du seuil de pauvreté. Pour la première fois depuis 1950, la mortalité infantile a augmenté en Grèce (depuis 2008, de 2,7 à 3,8). Avec l’augmentation du prix du pétrole, en 2010 il y avait déjà 18,7% de la population incapable de se procurer un chauffage décent. 3500 établissements scolaires qui sont confrontés à la menace de fermeture, faute de possibilité de couvrir le coût du chauffage.

Cette catastrophe sociale ne s’explique pas uniquement par les coupes budgétaires, mais par leurs conséquences sur l’économie grecque. De 2010 à 2012, le pouvoir d’achat a chuté de 50%. Les mesures d’austérité ont brisé la consommation intérieure, qui a diminué de 25% sur la même période. Les entreprises n’ont plus de débouchés, les faillites se multiplient. Le PIB s’est en tout rétracté de 25% de 2009 à 2012.

Le chômage a été multiplié par 3 entre 2009 et 2012. De 9,5% à 26,8% en octobre 2012. Aujourd’hui, sur les 1,3 million de chômeurs et seulement 200 000 bénéficient d’allocations allant de 180 à 468€. Parmi l’ensemble des chômeurs, plus de 3 sur 4 sont au chômage depuis plus de 12 mois. Les jeunes paient un très lourd tribut, avec 56,4% de chômage début 2013. De nombreux n’ont qu’un souhait : émigrer.

Les politiques imposées par la force par la Troïka n’ont pas sauvé la Grèce : elles l’ont enfoncé dans le chaos. La dette et les déficits ont explosé et la divergence de compétitivité s’est accrue entre la Grèce et les autres pays de l’Union européenne. La Grèce n’est pas un cas isolé, loin de là, même si elle a connu le « traitement » le plus brutal. Partout en Europe, à des degrés divers, les mêmes « cures » produisent les mêmes effets : récession, chômage et précarité.

Comment les gouvernements en arrivent-ils à prendre des mesures aussi impopulaires ? Il semble que les dirigeants européens, de « gauche » comme de droite, se sont jusqu’à présent été persuadés qu’il s’agissait là de l’unique alternative. Mais cela va-t-il toujours durer ? Comment s’assurer qu’aucun gouvernement ne soit tenté par la rupture avec l’« austérité compétitive » sous la pression populaire ? Dans le cas d’un pays surendetté, ces questions se posent dans une moindre mesure : en acceptant un « sauvetage financier » l’Etat renonce à un pan de sa souveraineté, et la Troïka peut, à son aise, dicter les mesures à prendre.

Dans le cas des autres pays européens, une série de mécanisme a été adopté pour mettre sous contrôle des budgets nationaux :

- Le six-pack (2011) et le two-pack (2013) sont un ensemble de directives et de règlements européens qui mettent en place un mécanisme de surveillance des budgets nationaux. Les gouvernements doivent soumettre aux experts de la commission européenne leurs propositions de budgets annuels qui seront examinés à l’aune de critères de rigueur budgétaire et de compétitivité (semestre européen).

- Le Pacte budgétaire (2012) prévoit que les Etats membres du traité inscrivent dans leur législation un strict contrôle du déficit public « structurel » : celui-ci ne peut et ne doit pas dépasser 0,5%, interdisant ainsi par exemple une politique de relance de l’économie par l’investissement public.

Ainsi les impératifs d’austérité et de compétitivité apparaissent de plus en plus non seulement comme des dangers pour nos sociétés, mais comme la négation même du principe de démocratie.

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1-auto

Une pensée sur “L’austérité: une catastrophe économique et sociale

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    23 mars 2014 à 23 11 57 03573
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    Voici un lien intéressant en liaison avec cet article!

    http://bourgoinblog.wordpress.com/2014/02/07/crise-lue-a-lepreuve-de-la-strategie-du-choc/

    Crise : l’UE à l’épreuve de la « stratégie du choc »

    La « stratégie du choc » est une politique de démantèlement des biens publics et de réduction drastique des libertés menée après une grave crise économique, politique ou environnementale, un attentat ou une guerre. Elle s’inspire des techniques de lavage de cerveau et de privation sensorielle employées par la CIA visant à détruire la mémoire du sujet, briser ses capacités de résistance et obtenir une « page blanche » sur laquelle écrire une nouvelle personnalité. A l’échelle d’une population, il s’agit de faire « table rase » du passé en réduisant à zéro le patrimoine public d’un pays, ses structures sociales et économiques pour y construire une nouvelle société. Privées de leurs points de repères, littéralement en état de choc, les populations victimes de ce traitement se sont vues spoliées de leurs biens publics (éducation, santé, retraites) et de leurs libertés par l’oligarchie et ses élites sans même pouvoir et vouloir se défendre. Les Chiliens sous la dictature de Pinochet ou les Argentins sous celle de Videla, les Russes victimes de la « thérapie de choc » de Boris Elstine, les Irakiens victimes de la campagne de bombardements intensifs américains de mars 2003 baptisée Shock and Awe (choc et effroi), le peuple de Louisiane victime du cyclone Katrina, les Américains victimes de l’escroquerie du 11 septembre et ses dérives liberticides, les Sud-Africains, les Chinois ou les Polonais victimes de la contre-révolution néo-libérale,… la liste est encore longue de tous ceux qui ont servi de cobayes à cette doctrine insensée née dans le laboratoire de l’Université Mac Gill à Montréal. Elle a étrangement épargné l’Europe de l’Ouest… jusqu’à la crise des subprimes de 2007-2008.

    Bienvenue en Grèce, laboratoire européen du « capitalisme du désastre » où sont testées les limites de la résistance humaine : un taux de chômage (officiel) à 28 %, un tiers de la population vivant sous le seuil de pauvreté, plus d’un tiers sans couverture maladie, des services publics en déliquescence laminés par des cures d’austérité draconiennes, un patrimoine public (sites archéologiques, îles, forêts, aéroports, compagnie de gaz ou d’électricité, …) bradé pour une bouchée de pain à des sociétés privées… et une population à bout de souffle, devenue incapable de se défendre. La raison de cette capitulation ? le traumatisme provoqué par la violence de la crise imposée au peuple grec par l’oligarchie bancaire, sapant toute velléité de résistance à la destruction systématique de la sphère publique : « Attendre une crise de grande envergure, puis, pendant que les citoyens sont encore sous le choc, vendre l’État morceau par morceau, à des intérêts privés avant de s’arranger pour pérenniser les « réformes » à la hâte[1] » est un bon résumé de ce qu’ont subi les Grecs. Ce véritable coup d’État financier a nécessité plusieurs phases de préparation. Récit d’une tragédie (grecque) en 5 actes.

    1er acte : créer les conditions d’une crise du crédit (2000-2007)
    Au début de la décennie 2000, les USA se lancent dans la folie du crédit sans limites. Les emprunteurs, même non solvables, contractent des formules de prêts immobiliers de plus en plus risquées, et le plus souvent à taux variable. Dans les premières années, les taux sont bas et les emprunteurs peuvent rembourser facilement mais au fur et à mesure qu’ils augmentent un nombre croissant de personnes ne peuvent plus rembourser leur emprunt immobilier et sont contraintes de vendre leur bien, faisant ainsi chuter les prix du marché, première étape de la crise. Ces emprunts « toxiques » (car ayant des risques élevés d’être non-remboursés) sont compilés avec d’autres produits financiers bénéficiant artificiellement de la meilleure note (AAA) des agences de notation pour être ensuite échangés sur les places boursières du monde. La banque d’affaires américaine Goldman Sachs est l’une des pionnières dans la création de ces « subprimes ». Coup d’arrêt au printemps 2008 : les ménages emprunteurs ne peuvent plus rembourser leurs prêts à cause de la montée des taux d’intérêts, la bulle de l’endettement privée éclate et le système se grippe. Le système financier est contaminé par ces titres pourris et la contagion est rapide : leur valeur s’effondre, la confiance des investisseurs chute et le système du prêt interbancaire est vite gelé.
    Le bénéfice est triple pour l’oligarchie bancaire : après avoir tiré profit du crédit facile dans la première phase, elle fabrique les conditions d’une crise artificielle qui obligera les États (donc l’argent public) à les renflouer dans la seconde phase et elle décuplera ses gains en plaçant des pays entiers sous sa dépendance grâce au creusement des dettes souveraines et au gonflement des taux d’intérêt de leur financement, dans la troisième.

    2ème acte : déclencher une crise de la dette (automne 2008)
    Le déclencheur de la crise dite des « subprimes » est connu. L’administration Bush nationalise AIG et Bank of America, rachète Merril Lynch … mais refuse de sauver la banque d’investissement Lehman Brothers qui se déclare en faillite le 15 septembre, faisant alors chuter toutes les places boursières mondiales. Par cette décision, le secrétaire au Trésor Henry Paulson fait d’une pierre trois coups : il sacrifie un concurrent direct de Goldman Sachs – banque qu’il a présidé entre 1998 et 2006 et dont il continue en sous-main de défendre les intérêts –, et il fabrique les conditions d’une crise providentielle pour la finance tout en raflant l’argent public aux seuls bénéfices des banques privées grâce au « plan Paulson ».

    3ème : fabriquer une crise bancaire en Europe (2008-2009)
    Conjointement présenté par la Réserve fédérale et le Trésor, le « plan Paulson » de rachat des actifs toxiques américains, d’un montant de 700 milliards de dollars, est voté au Congrès américain mais sans toutefois convaincre les investisseurs. Le CAC40 et le Dow Jones connaissent une chute historique le « lundi noir » (6 octobre 2008). Il faudra, pour calmer les marchés, que 7 banques centrales mondiales (États-Unis, Europe, Royaume-Uni, Canada, Suède, Suisse et Chine) s’accordent pour baisser leurs taux directeurs d’un demi-point.

    4ème acte : la transformer en crise économique (à partir de 2009)
    La crise financière devient rapidement une crise économique. De nombreux pays rentrent en récession, la consommation des ménages chute, les entreprises accusent des pertes énormes et sont obligées de réduire leurs effectifs salariés ou font faillite, le chômage explose : de l’automne 2008 à fin 2009, le taux passe en France de 7,9% à 10%, aux USA il double de 5 % à près de 10 % et il triple en Grèce de 8 % à plus de 24 %. Le secteur automobile est particulièrement touché. Aux États-Unis, le géant américain General Motors se déclare en faillite en juin 2009, seulement trois mois après Chrysler.

    5ème acte : Goldman Sachs peut alors placer ses pions en Europe…
    La Grèce a joué le rôle du cheval de Troie d’une gouvernance bancaire européenne. Première étape, la faire entrer dans la zone euro. C’est ce à quoi s’est employée activement la banque Goldman Sachs en maquillant ses comptes pour sous-estimer ses dettes et ses déficits déjà élevés, notamment par la levée de fonds hors bilan.

    Deuxième étape : provoquer une crise de la dette européenne en étranglant financièrement la Grèce par une montée des taux d’intérêt et attendre la contagion à d’autres États.

    Troisième étape, placer ses pions dans les États les plus sévèrement touchés par la crise de la dette qui débute au printemps 2010 : Lucas Papadémos, nouveau Premier ministre grec, Mario Monti, nouveau président du Conseil des ministres italien (nommé et non élu), et Mario Draghi, nouveau président de la Banque centrale européenne sont tous les trois des cadres de Goldman Sachs. Lucas Papadémos fut gouverneur de la Banque de Grèce entre 1994 et 2002, et à ce titre a activement participé aux opérations de malversations perpétrées par Goldman Sachs. Mario Monti est conseiller international de Goldman Sachs depuis 2005, et nommé à la Commission Européenne. Il est également le président pour l’Europe de la Commission Trilatérale et membre du groupe Bilderberg, deux organisations mondialistes. Il est aussi l’un des membres fondateurs du groupe Spineilli, un think tank qui veut promouvoir un fédéralisme européen. Mario Draghi fut vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe entre 2002 et 2005 et, à ce titre, est soupçonné d’avoir permis la dissimulation d’une partie de la dette souveraine des comptes grecs en les embellissant.

    Quatrième étape : faire plier les États les plus fragiles en leur octroyant des aides irremboursables à des taux prohibitifs. Face au risque de défaut souverain, les investisseurs imposent des taux d’emprunt impraticables aux Etats en difficulté, qui ne peuvent alors plus se financer. Ces plans successifs sont assortis de conditions drastiques d’austérité, mettant en péril l’équilibre social des pays. En Grèce, la sécurité sociale part en lambeaux, le ramassage des ordures n’est plus assuré, les musées ferment les uns après les autres, la télévision publique n’émet plus, les livres disparaissent peu à peu des écoles, les enfants tombent d’inanition… Les salaires du privé ont baissé de 25% en 2011, le SMIC est ramené à 586 euros bruts, faisant tomber le salaire moyen à 803 euros en 2012 puis en 2013 à 580 euros, soit l’équivalent du salaire moyen chinois. La Grèce est désormais considérée comme un pays du Tiers-Monde.

    Tous les prêts octroyés à la Grèce sont d’autant moins susceptibles de faire redémarrer son économie qu’ils sont en grande partie captés par l’oligarchie financière : les banques grecques (pour 58 milliards), les créanciers de l’État grec (pour 101 milliards), la plupart des banques et fonds d’investissement ont reçu l’essentiel des aides débloquées par l’UE et le FMI depuis 2010, soit 207 milliards d’euros. Les trois-quarts de l’aide attribuée n’ont pas bénéficié aux citoyens mais, directement ou indirectement, au secteur financier. Une étude d’Attac Autriche montre ainsi que seuls 46 milliards ont servi à renflouer les comptes publics – et toujours sous forme de prêts, tandis que dans le même temps 34 milliards ont été versés par l’État à ses créanciers en intérêt de la dette. Ou comment transformer la dette privée détenue par les banques et les créanciers, en dette publique.

    … prélude à une dictature mondiale de la finance

    Les politiques d’austérité de la Troïka seront-elles bientôt étendues à tout le continent ? Et de là, au monde entier ?

    Ce véritable racket imposés aux États (et donc aux populations) a été rendu possible par les différents traités européens : celui de Maastricht qui fait de la BCE le garant de la monnaie commune et le maître d’œuvre de la politique monétaire (article 105) et celui de Lisbonne qui grave dans le marbre l’interdiction faite aux Banques nationales des États membres ainsi qu’à la BCE de financer directement les dettes souveraines et soumet ainsi les États aux appétits des banques privées[2] (article 123). La souveraineté nationale, principal frein à la gouvernance mondiale de la finance, est mise à mal par ces traités, de même que la souveraineté populaire allègrement bafouée. Le vote de refus aux consultations référendaires sur la constitution Européenne, que ce soit en France, aux Pays-Bas ou en Irlande, n’a pas empêché la commission Européenne de les imposer. De plus en plus de décisions importantes en Europe sont prises par des fonctionnaires et lobbyistes non élus, au mépris des choix clairement exprimés par les citoyens… les rares fois où ils sont consultés.

    La souveraineté populaire ou nationale sont des obstacles directs à la prédation financière ? Il suffit alors de les liquider purement et simplement ! Pour rendre acceptable la baisse d’un tiers de nos salaires comme le préconise Goldman Sachs , l’oligarchie veut mettre en place des régimes autoritaires en Europe. JP Morgan considère sans rire que des réformes politiques d’ampleur abrogeant les constitutions démocratiques bourgeoises protectrices de l’après-guerre seront nécessaires pour supprimer l’opposition aux mesures d’austérité massivement impopulaires qui s’annoncent. L’anxiété sociale provoquée par la crise a bien joué un rôle de frein aux revendications – 2011 première année de la crise de la dette a vu une baisse spectaculaire du nombre de journées de grèves en France et les réformes les plus dévastatrices pour le monde du travail, l’Accord National sur l’Investissement et le Pacte de responsabilité, sont passées comme une lettre à la poste alors qu’elles auraient provoqué avant la crise une levée massive de boucliers – mais l’oligarchie veut aller plus loin et plus vite et elle est prête à utiliser tous les moyens pour casser les résistances populaires. On comprend mieux le sens de l‘acharnement contre la famille dont fait preuve le gouvernement Hollande : en s’attaquant à la notion même de filiation on fabrique des individus fragilisés, sans histoire et sans mémoire, en remettant en cause l’identité sexuée on efface un point de repère structurant, en détruisant les solidarités familiales on facilite l’avènement des dictatures de demain qui serviront les intérêts de la finance mondialisée. Faire table rase du passé en coupant les individus de leurs racines sociales, familiales, nationales ou religieuses pour obtenir une « page blanche » sur laquelle écrire une nouvelle histoire, est l’objectif de la « stratégie du choc ». La Grèce et son patrimoine public dévasté aura bien été le laboratoire d’une nouvelle forme de dictature particulièrement destructrice que l’oligarchie bancaire va imposer à l’Europe entière… à moins que les peuples et les nations ne se décident à reprendre la main.
    ________________________________________
    [1] Naomi Klein, La stratégie du choc. La montée d’un capitalisme du désastre, 2007.
    [2] Cette situation est celle que connaît la France depuis la loi Pompidou-Giscard de janvier 1973 qui interdit à l’État de se financer auprès de la Banque de France.

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