Le dangereux terroriste islamiste salafiste radical s’appelait… Jérémie

Samedi 6 octobre, alors que l’opération de police battait son plein, suivie en quasi directe par les médias comme de bien entendu, France Info annonça une action contre des << salafistes ». Il fut aussi révélé que le chef présumé du dangereux « réseau » de « terroristes » « islamistes » « radicaux », se prénommait… Jérémie !

Ce diable de Jérémie était mort les armes à la main (Magnum 357, on ne se prive de rien dans les jardins d’Allah), non sans avoir balancé au préalable sa purée de plomb sur le casque d’un poulardin miraculé.

On apprenait deux/trois autres choses intéressantes à propos de ce sulfureux personnage au fil des dépêches incendiaires. AFP, via Libé :

« Jérémie, qui s’est radicalisé progressivement en arrêtant l’alcool et en allant rencontrer des imams dans des pays du Maghreb… »

Bon, on a les lieux de désintoxication qu’on peut. La mosquée vaut peut-être mieux, finalement, qu’un café du “Joyeux chasseur” où un repenti sirote tristement son verre d’eau du robinet en lorgnant la bouteille de Ricard qui l’aguiche sur le zinc.

Un microbe sous-cutané

Mais le Jérémie en question, tout comme d’ailleurs ses compagnons de « cellule » (« des Français convertis » dixit Manuel Valls, en appuyant la charge : « des Français mu-sul-mans ») n’était pas seulement un soiffard invétéré. Mais bel et bien un ex-petit délinquant vaguement dealer et racketter sur les bords.

En plus il venait des “quartiers”. De NOS “quartiers”. Un microbe sous-cutané, en quelque sorte. Brice Hortef… Manuel Valls en est tout marri :

« C’est toute la difficulté… Il ne s’agit pas de réseaux terroristes qui viennent de l’extérieur, il s’agit de réseaux qui sont dans nos quartiers. »

Marrant, personne qui se demande pour quelle diantre raison, nos petites frappes de banlieues se transforment soudain en suppôts de Ben Laden. Personne qui ne s’inquiète de découvrir, dissimulée sous un austère niqab, une ravissante blondinette à yeux bleus qui, il y a encore quelques temps, déambulait en short-jean effrangé à ras le bonbon.

Personne qui ne se pose la question de savoir pourquoi toutes ces conversions se font systématiquement vers l’islam, et non vers le catholicisme ou le judaïsme.

Le diable est à l’intérieur

La réponse ne me paraît pourtant pas si compliquée. Qui, sinon la réaction islamiste, s’oppose aujourd’hui à ce monde occidental qui les cantonne dans des ghettos ? Qui les rejette en les accusant de communautarisme ? Qui leur enlève absolument tout repère, tout modèle sur lequel se construire et tout espoir d’y parvenir un jour ?

Je serais Claude Gué… Valls, je me méfierais que cette contamination ne déborde les “quartiers” pour toucher l’immense masse des jeunes sans avenir, sans travail.

Tiens, je lui suggérerais même d’aller ausculter les faux-plafonds des commissariats d’où sont partis le policiers venus arrêter nos dangereux comploteurs. Voir si d’aventure, ces forces de l’ordre fonctionnaires ne recèlent pas quelques exemplaires sataniques de corans extorqués à leurs proies. Et comment est organisé en douce le ramadan dans leurs casernes. Sait-on jamais.

Diversion

Parce que vous avez vu, ça tombe quand même assez bien ce martial coup de filet. Juste assez, dis donc, pour remplacer dans les manchettes l’affaire des flics ripoux de Marseille nord.

D’ailleurs, écoutez l’exploitation émotionnelle qu’en font immédiatement nos responsables en titre, de Nicolas Sark… Hollande (« l’intransigeance qui sera celle des pouvoirs publics pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme ») au pourtant bien effacé François Fill.. Ayrault (« la détermination entière de l’État à protéger les Français contre toutes formes de menaces terroristes »).

Demain, paraîtront à coup sûr des sondages signifiant qu’une majorité de Français (pas convertis pour un sou) soutient mordicus l’action de son gouvernement.

Et petit à petit, il sera donné raison à l’analyse du sociologue Michel Wieviorka condamnant d’un seul tenant les dangers du communautarisme intolérant et du nationalisme à œillères.

On ne va pas reprocher au gouvernement du président Hollande de lutter contre la délinquance sous toutes ses formes. Mais en procédant de façon partialement et grossièrement stigmatisante, la bande de notre Mister Pédalo ne garantit pas seulement le triomphe commercial des bouchers halal. Elle allume la mèche d’un énorme pétard qui pourrait bien lui, nous, sauter à la figure.

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