Le don de Julie Gayet

 

FERGUS :

Julie Gayet est-elle disposée à faire un beau geste ? Réponse, peut-être, dans les prochains jours…

Incontestablement, la notoriété de l’actrice Julie Gayet s’est considérablement accrue depuis que la planète entière a appris sa liaison avec le président François « Moi-je » Hollande. Les photos du paparazzi Sébastien Vialéla – l’homme qui avait déjà dévoilé la vie secrète de François Mitterrand – montrant notre fougueux chef d‘état juché sur son scooter devant l’entrée du 20 rue du Cirque sont évidemment pour beaucoup dans ce regain de notoriété. Et tant pis si le ridicule de la situation n’a échappé à personne, l’escapade du président normal sur les 250 m séparant le palais du monarque républicain de l’accueillant lit de sa maîtresse ayant même été moquée – pas toujours d’élégante façon – jusque dans la lointaine Taïwan. Hélas ! Paris n’est pas Florence et il n’existe pas, pour passer du lieu de pouvoir au lieu de plaisir en toute discrétion, de corridor secret tel celui de Vasari, construit pour les Médicis dans les structures du Ponte Vecchio.

Mais revenons à nos moutons. Ou plus exactement à notre blonde saltimbanque de la rue du Cirque. Blessée par la révélation publique de sa relation avec le plus connu des scootéristes de notre beau pays, Julie Gayet s’est aussitôt drapée dans sa dignité outragée pour se tourner le 10 janvier vers les juges afin de demander des comptes aux responsables de cette « atteinte à la vie privée ». Visé par la procédure : le magazine people Closer, spécialiste en reportages de caniveau et en révélations d’alcôve, coupable en l’occurrence d’avoir publié les preuves photographiques de la présidentielle liaison amoureuse.

Julie Gayet, soutenue par l’avocat Jean Ennochi, a demandé 50 000 euros de dommages et intérêts au Tribunal de Grande Instance de Nanterre lors de l’audience du 6 mars. Les juges lui en ont accordé 15 000 à l’issue du délibéré, le mercredi 27 mars. Rien là de très choquant, surtout si l’on considère que le numéro incriminé de l’hebdomadaire Closer s’est vendu à plus de 600 000 exemplaires – deux fois la vente habituelle – en générant de juteux profits.

Rien de choquant, mais un sentiment de gêne induit par cette décision judicaire. Certes, il est juste de condamner les magazines qui se rendent coupables de telles atteintes à la vie privée, ce genre de dérive étant, il faut le reconnaître, difficilement justiciable, aussi croustillantes puissent être les révélations sur les mœurs de nos élites. Est-il pour autant moral de « faire du fric » sur des déballages médiatiques de ce genre lorsqu’on est une actrice financièrement aisée issue d’une famille elle-même plutôt fortunée, entre une mère antiquaire et un père chirurgien ? À chacun d’en juger. On ne peut toutefois s’empêcher de penser que cet argent serait infiniment plus utile à des compatriotes en situation de grande précarité. C’est pourquoi Julie Gayet se grandirait en faisant don de cette somme à une association humanitaire.

Cela dit, la réponse lui appartient, et peut-être Julie Gayet voit-elle les choses sous un angle très différent. Ainsi par exemple, en se remémorant les titres de sa propre filmographie : Il était une fois une actrice et productrice qui, en voyant Valérie Trierweiler au côté de François Hollande, s’est dit « Pourquoi pas moi ? ». Rompue à « L’art de séduire », la belle Julie, elle-même tombée « Amoureuse », a connu avec le président les « Vertiges de l’amour » et sans aucun doute, dans le secret de leur garçonnière, des épisodes classés « Carré blanc ». Survient un paparazzi qui dévoile la liaison. « Le plaisir et ses petits tracas » ? Non, une vraie colère ponctuée par un procès, « Les gens qui s’aiment » ayant droit au respect de leur intimité. Avec à la clé du procès un juteux chèque. Après tout, un paquet de fric, « Ça ne se refuse pas » !

Qu’en pensez-vous, Julie ?

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