LE PEUPLE KURDE ET LES PEUPLES OPPRIMES DU MOYEN ORIENT À LA CONQUÊTE DE LEURS DROITS NATIONAUX ET DÉMOCRATIQUES PAR LEURS PROPRES FORCES!

Paru sur le site du Marxisme-Leninisme Le 10 janvier 2018. Sur ROCML 

 

Au Moyen-Orient deux évènements importants se sont produits récemment qui touchent le peuple Kurde : La libération de Raqqa, ainsi que la proclamation de l’indépendance du Kurdistan Sud après un référendum.

Raqua a été libéré par les Forces Démocratiques Syriennes dont les YPG (c’est-à-dire les Kurdes et Rojava) font partie.

LA FORCE DEMOCRATIQUE  ET SOUVERAINE DE ROJAVA  LIBERE RAQQA

La libération de Raqqa est une victoire pour tous les peuples de Syrie, car le front constitué par les Forces démocratiques Syriennes est porteur d’un projet de démocratie sociale et politique pour toute la Syrie. Nous la saluons comme une victoire pour la démocratie et la souveraineté des peuples de la région. Mais elle n’a pas été accueillie partout avec enthousiasme. Depuis le début du conflit en Syrie les États-Unis réclament le départ d’Assad et sur la question kurde ils ont une position ambigüe. Ils considèrent le PKK comme une organisation terroriste mais ils ont conclu une alliance militaire avec les YPG qui ont la même ligne politique que le PKK. Pour le dirigeant des YPG Salih Muslim, la relation des YPG « avec les États-Unis est simplement une alliance contre la terreur de l’EI. C’est le peuple de Raqqa qui décide sous quelle forme et comment gouverner la ville. […] on a des relations diplomatiques dans le cadre des négociations de Genève… Je n’en connais pas tous les détails mais je sais que les États-Unis ont des projets qu’ils ne dévoilent pas » – propos rapportés par l’agence de presse turque ETNA (24 octobre 2017).

Aujourd’hui, Rojava est le fer de lance d’une force démocratique qui permet à toutes les ethnies et minorités nationales et leurs forces politiques de s’organiser et de s’exprimer démocratiquement. La victoire de Raqqa est une épine dans le pied des forces réactionnaires qui se sont mises à unifier leurs efforts pour lutter contre le peuple kurde. La Syrie, l’Iran, l’Irak et la Turquie ont infléchi leurs tactiques et même leurs objectifs stratégiques. On a vu se multiplier les rencontres entre les présidents turc et iranien (et les états-majors respectifs), la visite du président iraquien en Turquie. Quant aux liens entre l’Irak et l’Iran, ils ne sont un secret pour personne. On le voit, la question kurde est un enjeu majeur dans cette partie du Moyen-Orient.

Cela montre que la situation des forces démocratiques et kurdes n’est pas sans danger et demain elles peuvent trouver face à elles toutes les forces réactionnaires et impérialistes coalisées. Ce danger se manifeste déjà au Kurdistan Nord (Nord de la Syrie). Les bonnes relations de Barzani (président du gouvernement Kurdistan Sud) avec les pays impérialistes et les forces réactionnaires (notamment la Turquie et L’Iran) n’a pas empêché la reprise de Kirkouk par les forces irakiennes, la défaite des forces peshmerga qui dépendent du Parti Démocratique du Kurdistan (KPD) et de l’Union Patriotique du Kurdistan (YNK). Les États-Unis ne se sont pas sentis concernés et ont laissé faire leur vassal irakien. La Russie dit « comprendre les Kurdes, mais que la solution doit être trouvée avec le gouvernement central en Irak. » Dans le même temps le ministre des affaires étrangères des États-Unis a entrepris une tournée jusqu’au centre de l’Asie pour rétablir ou consolider son influence. Il ne faut pas oublier que la guerre actuelle est le résultat des conflits impérialistes au Moyen-Orient.

Le peuple Kurde est réparti dans quatre pays différents, et représenté politiquement ou militairement par des organisations divisées entre les PYG (Syrie-Rojaïa) qui sont sur la même ligne politique que le PKK en Turquie, le KPD (de Barzani) et le YNK (de Talabani) au Kurdistan Sud iraquien. Malgré tout, la demande des Kurdes pour la liberté et pour leurs droits nationaux est très grande. Mais après le référendum au Kurdistan Sud, les évènements qui ont suivi démontrent que le peuple kurde ne peut conquérir ses droits nationaux en s’appuyant sur des forces réactionnaires et oppressives. Sur la base des relations économiques avec la Turquie et l’Iran s’est constituée une nouvelle couche bourgeoise totalement dépendante de ce commerce. C’est elle qui domine le gouvernement régional du Kurdistan Sud, et est représentée par deux partis, le KPD et le YNK, lesquels sous le prétexte de manque de moyens, après une négociation humiliante pour le peuple kurde, ont abandonné la ville de Kirkouk. Et sous la pression du peuple kurde Barzani a été contraint de démissionner.

SOUTENIR LES FORCES DÉMOCRATIQUES QUI LUTTENT DANS LA RÉGION 

 

À l’époque de la domination impérialiste, aucune lutte nationale ne peut atteindre ses objectifs en s’appuyant sur l’impérialisme. Dans cette situation, l’indépendance politique, soit n’existe pas, soit est dérisoire et dépendante des enjeux politiques de l’impérialisme. Mais cette réalité ne doit pas être un prétexte pour s’opposer à l’autodétermination des nations et des peuples opprimés.

En France, certains groupes et organisations par « anti-impérialisme » dirigé contre les États-Unis prennent parti pour les autres forces réactionnaires d’Iran et de la Syrie soutenues par la Russie impérialiste. Ils ne comprennent pas que le conflit entre les pays impérialistes laisse un espace de lutte pour les forces démocratiques en Syrie. Mais cette guerre n’est pas terminée. Une fois le danger de l’EI écarté, le conflit peut prendre un autre tournant. L’alliance entre la Turquie, l’Iran et la Syrie dirigée contre les Kurdes, la « prudence » des pays impérialistes vis-à-vis de la situation au Kurdistan Sud après le référendum, laisse présager un tel tournant. Si demain des pays impérialistes reconnaissent l’existence du Kurdistan en tant que pays, ils ne le feront que contraints et forcés par une lutte continue du peuple kurde de plus d’un siècle, et poussés par les contradictions inter-impérialistes à adapter leur tactique à une nouvelle situation. Les pays impérialistes, malgré leur puissance, ne peuvent tout maitriser. Quand les pays impérialistes ont abandonné le colonialisme pour passer au néo-colonialisme, on ne pouvait pas pour autant conclure que la lutte contre le colonialisme avait été inutile simplement parce qu’elle a conduit les forces réactionnaires mondiales à s’adapter à la nouvelle situation créée par la lutte des peuples opprimés.

Aujourd’hui, que proposent toutes ces forces « anti-impérialistes » qui doutent de la justesse de la lutte du peuple kurde ? Qu’il arrête de lutter pour ses droits nationaux et démocratiques ?

 

Notre position est fondamentalement identique que ce soit pour la Palestine, la Catalogne ou pour les Kurdes. La situation est certes différente, mais les communistes ne conditionnent pas leur soutien à un peuple opprimé à la façon dont il doit mener sa lutte pour ses droits nationaux et démocratiques. Cependant « le droit d’autodétermination est une des revendications de la démocratie, qui doit naturellement être subordonnée aux intérêts généraux de la démocratie. » (Lénine – Les questions nationales et coloniales, Éditions de Pékin, p. 11), et Lénine de préciser qu’en 1848 ces intérêts consistaient au premier chef à combattre le tsarisme, aujourd’hui c’est la lutte contre les forces réactionnaires et impérialistes au Moyen-Orient. C’est pour cette raison que l’on ne peut soutenir des marionnettes de l’impérialisme comme Barzani et Cie au Kurdistan Sud.

Dans toute situation le rôle fondamental des communistes est d’organiser le prolétariat, là où il existe, sur ses objectifs propres qui ne sont pas ceux de la bourgeoisie, petite ou grande, et ce même pendant la lutte de libération nationale. Seule l’indépendance politique et l’autonomie organisationnelle du prolétariat, là où il existe, peut l’amener à peser sur le mouvement dans le sens de ses objectifs immédiats et stratégiques. La lutte des peuples opprimés devient alors une composante de la révolution prolétarienne. Les communistes marxistes-léninistes, en participant activement à la lutte des peuples opprimés, savent par expérience que pour se débarrasser de l’oppression du capitalisme-impérialisme, une révolution prolétarienne est nécessaire comme nous l’a montré la révolution d’Octobre.

Pour conclure, nous réaffirmons avec force notre solidarité avec le peuple kurde. Le peuple kurde au Moyen-Orient est porteur de dynamismes progressistes et démocratiques, et notamment les Kurdes de Rojava et du Kurdistan Nord (Nord de la Syrie.

Nous sommes convaincus que le peuple kurde, avec le soutien international des forces révolutionnaires et communistes, peut par ses propres forces faire triompher le modèle démocratique révolutionnaire dont il est porteur dans la région (pour la Syrie : une fédération syrienne de républiques nationales démocratiques).

Vive la lutte du peuple kurde  sur la voie de sa liberté !

Vive la lutte pour la démocratie sociale et politique des peuples de Syrie !

Vive les forces YPG-YPJ à la tête de la lutte pour la démocratie et les droits nationaux !

La libération de Raqqa est une victoire pour la démocratie en Syrie.

LEXIQUE DES ORGANISATIONS

Les Forces Démocratiques Syriennes sont une alliance militaire formée de forces armées kurdes, à savoir les YPG et les PYJ (la branche féminine des YPG), et d’autres forces armées. 40% des FDS sont des forces armées arabes.

Le TEVDEM est l’alliance politique qui administre les régions du Nord, libérées de l’EI. Elle est formée principalement du parti kurde PYD (Parti de l’Union Démocratique), du Parti de Gauche de Rojava, du Baris (parti de la Paix) et d’une fraction du KPD (Parti démocratique du Kurdistan qui s’est scindé en deux et dont une partie a la même position que le KPD de Barzani en Irak) et d’autres forces politiques  plus petites.

Extraits «  La Chartre de Rojava »    Consultable en intégralité

http://www.kedistan.net/wp-content/uploads/2015/10/charte-tev-dem.pdf

(..)  la résistance des YPG/YPJ (Unités de défense du peuple et des femmes) à Kobané est la résultante d’une histoire de trente ans de résistance du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan qui a beaucoup inspiré le mouvement kurde en Syrie. Depuis 1984, le PKK mène une lutte armée contre l’État turc. En parallèle de cette résistance, le PKK a défini un programme politique innovant sous l’impulsion de son leader Abdullah Öcalan, qui depuis son emprisonnement en 1999 travaille à repenser une théorie politique innovante, où il rejette le concept d’État-nation au profit d’une organisation de la société basée sur l’autonomie et la démocratie à toutes ses échelles.

La charte du Rojava est très claire en matière d’égalité homme/femme, et la libération des femmes constitue un des axes majeurs du programme social du Rojava. Celle-ci reconnaît les inégalités de genre inhérentes à la société patriarcale existant jusque-là et ayant une influence sur la société. Toutes les institutions adoptent ainsi un système de coprésidence : un homme et une femme. Loin de se limiter à un combat militaire, la lutte des femmes passe aussi par une forte implication dans l’organisation et la vie politique du Rojava. L’Académie des femmes leur permet de recevoir une formation politique et militaire leur donnant les outils qui leur permettent de prendre leur place dans la résistance du Rojava. Ces formations sont dispensées aux femmes de tous âges, dans le but de casser la segmentation de la société en classes d’âge.

L’avenir politique du Rojava est incertain. La révolution en cours au Rojava n’en est qu’à ses débuts, et rencontre maintes difficultés. Après avoir commencé à appliquer son programme politique, le Rojava a créé une entité politique plus large, les Forces démocratiques syriennes, afin d’inclure de façon plus large les autres communautés du Nord de la Syrie, et recevoir de l’aide militaire étrangère.

Le 17 mars 2016, le conseil constitutif du Rojava a publié une déclaration de fédéralisme, engendrant aussitôt de multiples attaques, dont un nouvel embargo de la part du KRG (Gouvernement régional du Kurdistan d’Irak), empêchant la circulation des personnes et de l’aide humanitaire à destination du Rojava. Les attaques constantes des jihadistes de Daesh, l’embargo imposé par la Turquie qui ne supporte pas l’idée d’un contrôle territorial kurde à ses frontières, mais aussi par ses pions locaux, notamment le Kurdistan irakien dirigé par Barzani, sont autant d’obstacles rencontrés par les administrations locales. Difficile aussi de prévoir la posture que les alliés de circonstance, États-Unis et Russie, adopteront face à la volonté d’autodétermination du peuple du Rojava. Pour l’instant, pour ne pas froisser la Turquie, les États-Unis ont rejeté en bloc les demandes politiques de l’administration du Rojava, tout en continuant leur aide militaire. Enfin le régime syrien, qui jusque-là adoptait un silence pragmatique pour éviter d’ouvrir un conflit supplémentaire avec les Kurdes, a fait savoir qu’il n’accepterait pas d’autonomie du Rojava au sein de la Syrie. Au sein de la communauté kurde elle-même, il existe toujours des tensions entre une volonté de création d’un État-nation kurde (ce que ne soutient pas l’administration locale), et un fonctionnement fédéral sur un mode libéral (qui n’est pas non plus le programme de la charte du Rojava). Entre les deux, le processus d’autonomie démocratique tente de percer son chemin. Une chose est sûre, ce processus de démocratisation en cours au Rojava est une initiative nouvelle, appelée à s’insérer dans un processus de paix plus global au Moyen-Orient et peut être à lui servir d’inspiration.

 

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

4 pensées sur “LE PEUPLE KURDE ET LES PEUPLES OPPRIMES DU MOYEN ORIENT À LA CONQUÊTE DE LEURS DROITS NATIONAUX ET DÉMOCRATIQUES PAR LEURS PROPRES FORCES!

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    13 janvier 2018 à 2 02 18 01181
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    @ Tous

    On pourrait en perdre son latin disait un pape (probablement d’obédience marxiste-léniniste). Après un siècle d’expérience douloureuse dont les conclusions sont évidentes voici que les « communistes marxistes-léninistes » en remettent et comme ils l’ont si souvent fait dans le passé … se jettent corps perdu en faveur d’un clan impérialiste contre l’autre clan impérialiste.

    Deux extraits du texte ci-haut suffiront à étayer notre propos. Le premier que voici : « le dirigeant des YPG Salih Muslim, la relation des YPG « avec les États-Unis est simplement une alliance contre la terreur de l’EI. C’est le peuple de Raqqa qui décide sous quelle forme et comment gouverner la ville. […] on a des relations diplomatiques dans le cadre des négociations de Genève… Je n’en connais pas tous les détails mais je sais que les États-Unis ont des projets qu’ils ne dévoilent pas »

    RIDICULE en effet que cette prétention que le peuple de Raqqa qui « décide » de son avenir sous la botte des mercenaires des soi-disant Forces Démocratiques Syriennes affrétées par les puissances impérialistes occidentales comme alternative à la tactique DAESH qui a échoué. Incidemment ce Salih Muslim sait-il que ses alliés USA ont expédié des hélicoptères à Raqqa et dans d’autres villes occupées par leurs mercenaires de DAESH afin de les déplacer vers leurs nouveaux camps d’entrainement autour d’ERBIL la capitale fantoche de la bourgeoisie Kurde irakienne ???
    Savent-ils ces ML que Macron appel de ses voeux la création du Rojava avec Raqqa la ville arabe comme capitale ?

    La deuxième citation tirée du texte ci-haut : « À l’époque de la domination impérialiste, aucune lutte nationale ne peut atteindre ses objectifs en s’appuyant sur l’impérialisme. Dans cette situation, l’indépendance politique, soit n’existe pas, soit est dérisoire et dépendante des enjeux politiques de l’impérialisme. Mais cette réalité ne doit pas être un prétexte pour s’opposer à l’autodétermination des nations et des peuples opprimés. »

    Depuis un siècle les ML radotent les mêmes sornettes – d’une main ils constatent que sous le mode de production capitaliste en phase impérialiste finale les soi-disant « Luttes de Libération Nationale » ne doivent jamais s’appuyer sur l’impérialisme – NI SUR UN CAMP IMPÉRIALISTE NI SUR L’AUTRE DIRIONS-NOUS – NI SUR LE CAMP OCCIDENTAL USA – France – NI SUR LE CAMP Russie-Iran-Turquie

    La théorie des Trois-mondes a pourtant déjà prouvé sa sénilité camarades.

    Nous vous référons à notre volume QUESTION NATIONALE ET CLASSE PROLÉTARIENNE SOUS L’IMPÉRIALISME MODERNE QUESTION NATIONALE ET RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE SOUS L’IMPÉRIALISME MODERNE

    Robert Bibeau

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    En cette époque de tension guerrière meurtrière il faut revoir la politique prolétarienne sur la question des luttes de libération nationale afin de replacer le nationalisme dans une perspective de lutte de classes. La gauche a oublié que le prolétariat n’a pas de patrie et que la lutte pour le droit des bourgeoisies nationales au contrôle politique de leur État national n’entraînera jamais le combat révolutionnaire des prolétaires pour renverser le mode de production capitaliste et pour édifier le mode de production prolétarien. Afin de démontrer cette thèse l’auteur présente et commente six textes d’auteurs marxistes sur les luttes nationalistes.

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    Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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  • Ping :SYRIE, D’UNE GUERRE À L’AUTRE l’AGRESSION NE CESSE PAS! – les 7 du quebec

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    14 janvier 2018 à 2 02 59 01591
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    @ ROCML

    Nous prolétaires révolutionnaires ne prendront que deux phrases tirées de votre texte ci-haut pour tenter de vous faire comprendre que vous poursuivez en 2018 sur la voie politique erronée proposée par LÉNINE.
    Vous écrivez ceci : « aujourd’hui c’est la lutte contre les forces réactionnaires et impérialistes au Moyen-Orient. C’est pour cette raison que l’on ne peut soutenir des marionnettes de l’impérialisme comme Barzani et Cie au Kurdistan Sud. Dans toute situation le rôle fondamental des communistes est d’organiser le prolétariat, là où il existe, sur ses objectifs propres qui ne sont pas ceux de la bourgeoisie, petite ou grande, et ce même pendant la lutte de libération nationale. »

    1) Après avoir psalmodier le cantique nationaliste à propos du peuple Kurde – des « droits » du peuple Kurde de la « démocratie bourgeoise » parmi le peuple Kurde – Tout à coup vous vous rappelez que les communistes sont censés ORGANISER LE PROLÉTARIAT ET DE SES OBJECTIFS PROPRES qui EN EFFET a des objectifs différents de ceux de la bourgeoisie y compris pendant la soi-disant LUTTE DE LIBÉRATION DE LA NATION SECTAIRE ET CHAUVINE À LA LIMITE DU RACISME. Rappelez-vous ces deux guerres mondiales u des millions de prolétaires ont été appelés à la mort et aux mutilations pour défendre la soi-disant DÉMOCRATIE – LA LIBERTÉ – LA PATRIE – LA NATION… Les communistes ont alors invités les prolétaires à défendre leurs soi-disant OBJECTIFS PROPRES… si « propres » qu’à la fin des deux grandes guerres les prolétariats du monde entier sont retournés à leur esclavage salarié, dans des démocraties bourgeoises qui aujourd’hui leur retire les concessions qu’ils leurs ont alors concédées.

    2) Nous privilégions exclusivement la lutte de classes – classe contre classe – Qu’est-ce que ce concept de PEUPLE ? Quelles classes sociales font partie du « Peuple kurde » ??? Vous priorisez même la lutte féministe par rapport à la lutte de classe comme le font toutes les petites-bourgeoises de ce monde comme si le prolétariat avait pour mission de réformer et guérir le capitalisme de ses tares héréditaires. IL n’y aura de libération de la femme et égalité homme femme que dans une société communiste prolétarienne. Et nous ne nous attarderons pas sur ces prétentions de mener la lutte contre les « classes d’âge » (voir le manifeste Rojava)

    3) La « Lutte de libération nationale » est par essence une lutte nationaliste pour les droits de la NATION ce qui de facto place le prolétariat à la botte des leaders de la NATION par essence BOURGEOISE. Le prolétariat n’a pas de patrie – Lénine l’avait oublier – pas de NATION – et ne peut participer à une quelconque LUTTE DE LIBÉRATION NATIONALE – sans trahir sa mission fondamentale qui est libérer le prolétariat d’abord et le reste de la société mondiale ensuite de l’esclavage salarié, du mode de production capitaliste, de l’État bourgeois capitaliste qui ne peut être que RÉACTIONNAIRE – CE qui inclut les alliés américain et français des FDS et YPG et mercenaires du Rojava etc.

    4) L’exemple de la LUTTE NATIONALISTE CHAUVINE de la bourgeoisie palestinienne toute proche des prolétaires Kurdes devrait leur enseigner que dans une lutte nationaliste chauvine c’est toujours la bourgeoisie comme classe qui détient l’hégémonie et qui à la fin négocie sa reddition et les conditions de sa livraison de la plus-value du prolétariat « national » aux capitalistes internationaux. Déjà Barzani magouille – soutenu par les impérialistes américain et français et britannique – et empoche les prébendes sans compter que les mercenaires des FDS sont payés par ces mêmes impérialistes. Qui parmi la bourgeoisie Kurde « révolutionnaire » propose d’abolir le mode de production capitaliste ??? Ocalan ??? Mais il est devenu Hippie-Yippie et prêche le salut dans l’au-delà du fond de sa prison « innovante »! ):=)) Triste sire !

    5) La théorie maoiste des Trois-mondes appelant à l’alliance-sujétion de la classe prolétarienne avec les bourgeoisies nationalistes chauvines et capitalistes THÉORIE qui découle directement de la théorie bolchevique-Léniniste-stalinienne des soi-disant « LIBÉRATIONS NATIONALISTES » qui n’ont jamais libérées aucune section du prolétariat mondial a été abandonné par les communistes depuis l’élimination de la « Bande des quatre » (sic) vous devriez en faire autant camardes du ROCML.

    robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    22 janvier 2018 à 7 07 56 01561
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    DE DO

    Comment reconnaître un mouvement réellement contestataire

    Bonjour à toutes et à tous,

    Le capitalisme mondial finance l’anticapitalisme. Ce genre de relation est aussi absurde que contradictoire.

    Il ne peut y avoir de mouvement antiguerre significatif lorsque ce mouvement est généreusement financé par ceux qui sont derrière la guerre

    Il n’y a pas que le mouvement antiguerre qui soit perverti. Ainsi, TOUS les contestataires des années 1970 soutenaient les mouvements indépendantistes basque et catalan ; alors qu’aujourd’hui rares sont ceux qui les soutiennent.

    C’est parce que les capitalistes ont appris à se servir d’internet et ont fait de nombreux progrès dans la propagande qu’ils ont d’ailleurs renommée « communication ».

    Il faut être solides et se souvenir. L’ennemi c’est l’Amérique disait le Che, ainsi il ne saurait être question pour les contestataires de soutenir un mouvement ou une guérilla financée par les USA.

    Et il faut être cohérent : quand le pouvoir veut une chose, c’est que cette chose est mauvaise pour nous. Ainsi, le pouvoir veut l’annihilation des mouvements indépendantistes basque et catalan, donc c’est qu’ils sont bons pour nous. Il en va de même pour tout. Ainsi la règle doit être :

    Tout ce qui vient d’en haut est mauvais pour ceux d’en bas.

    Bien à vous,
    do
    20 janvier 2018
    http://mai68.org

    Source : http://mai68.org/spip2/spip.php?article1162

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