L’échelle des salaires suisses bientôt bloquée… de 1 à 12 ?

Après les Islandais, les Suisses ! Décidément, les révolutions “populistes” naissent là où on ne les attendait pas. Après voir voté le principe de la limitation des bonus, voilà que nos jeunes socialistes suisses (les Jusos) entendent faire bloquer l’échelle des salaires helvètes dans une fourchette… de 1 à 12 !

Et les citoyens suisses disposent d’un arme démocratique dont les autres champions autoproclamés de la démocratie européenne ou américaine sont fort dépourvus (et pour cause !) : la “votation”.

Des référendums d’initiative vraiment populaire

En Suisse, la votation dépend de l’initiative populaire fédérale qui donne à un groupe de citoyens (100 000 au moins, ce qui est loin d’être infranchissable) le droit de provoquer un référendum national sur le sujet de leur choix.

Le résultat de ce référendum est acquis à leur cause dès lors qu’ils obtiennent une double majorité : celle du peuple et celle des cantons.

C’est ainsi que le principe de limitation des bonus et autres parachutes dorés patronaux fut acquis. C’est ainsi que les Jusos tentent de faire restreindre l’échelle des salaires dans leur paradis fiscal. De 1 à 12 ! Rappelons qu’elle dépasse allègrement les 1 à 300 dans nos pays du droit des hommes libres et égaux.

Pour l’heure, les sondages donnent cette initiative de nos “insupportables Suisses” gagnante à 49,5 %, contre 40,4 % d’avis négatifs. Rappelons que le référendum anti-bonus pulvérisa les prédictions sondagières avec près de 70 % de votes favorables.

Vive le populisme populaire !

Les lobbies, le gratin politico-médiatique du microcosme suisse peuvent toujours gueuler (ils ne s’en privèrent pas pour le référendum limitant leurs privilèges), c’est comme ça.

Peu à peu, un fossé inconciliable se creuse entre les deux camps : le “raisonnable” (traduisez “faux-cul”) et le “populiste”. C’est très bien comme ça.

On vit, lors du décès de Chavez, que le camp des nantis (jusque dans les rangs de notre gouvernement et de la direction du Medef, ha ha ha !) était de plus en plus en proie à la fébrilité et aux aboiements défensifs : dictateur ! populiste !

Eh bien soit. Vivent les “dictateurs” populaires élus ! Vive le “populisme” populaire coup de pied au cul ! C’est comme ça, c’est bien fait, et c’est tant mieux. À bon entendeur (français, européen…), salut !

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