Les capitaux en zone euro : l’écartèlement

LE YETI

Les capitaux fuient de plus en plus hors de l’Espagne, hors de l’Italie, hors de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal.

Ces cinq pays vont se déclarer en défaut de paiement, les uns après les autres : ce sera l’explosion de ces cinq bombes atomiques.

Pour mettre à l’abri leurs capitaux, les investisseurs internationaux ont choisi cinq abris antiatomiques. Aujourd’hui, les investisseurs internationaux placent leurs capitaux dans cinq Etats considérés comme résistants et solides : l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Finlande et le Luxembourg.

Nous, Français, sommes surpris de cet afflux de capitaux vers la France. Pourtant, c’est un fait : les investisseurs internationaux considèrent que la France sera un abri antiatomique solide, qui résistera à l’explosion de la zone euro. Ils se précipitent pour acheter les obligations de l’Etat français.

Lundi 3 décembre 2012, la France a lancé trois emprunts. La France a payé des taux historiquement bas.

Emprunt à 3 mois : le taux a été négatif : – 0,022 %. Ce taux est en baisse par rapport à la dernière émission à 3 mois : c’était – 0,020 % le 26 novembre.

Emprunt à 6 mois : le taux a été négatif : – 0,008 %.

Emprunt à 12 mois : le taux a été de 0,016 %. Ce taux est en baisse par rapport à la dernière émission à 12 mois : c’était 0,019 % le 26 novembre.

La dégradation de la France par les agences de notation n’a pas modifié la tendance : les investisseurs internationaux ont continué à se ruer vers les obligations de l’Etat français.

Mardi 4 décembre 2012 : taux des obligations à 10 ans : 2,033 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

Et après l’explosion de la zone euro ?

Qu’est-ce qui restera debout après l’explosion de la zone euro, quand le chaos sera fini, quand les poussières seront retombées ?

Réponse :

Après l’explosion de la zone euro, il ne restera debout que les États.

Après l’explosion d’une construction supranationale, les entreprises privées sont en faillite, les banques privées sont en faillite car les États ont fait défaut… et il ne reste debout que les États.

Les constructions supranationales meurent après quelques décennies… et les États survivent.

Comme d’habitude.

Fallait pas voter « oui » le 20 septembre 1992.

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